COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BANDJA

 

Maire DJIMGOU Barthélémy

Tel.  +237 699 92 90 64

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Création 1961

Superficie 215 km2

Population 37 000 habitants soit 172 habitants au km2

Nombre de Conseillers 25

Localisation de la commune

La Commune de Bandja est située dans l’arrondissement du même nom, département du Haut Nkam, dans la Région de l’ouest.  Elle est limitée :
-    Au Nord par l’arrondissement de Bamendjou ;

-    Au Nord-est par la ville de Badenkop ;

-    A l’Est par l’arrondissement de Bangou ;

-    Au Sud par les arrondissements de Bana (village Badoumla), de Kékem (villages Mbouébo, Tchougoum et Folentcha) et de Banka ;
-    A l’Ouest par l’arrondissement de Penka Michel (villes de Santchou, Fokoué, Fomopea, Baloum).

Le territoire communal comprend 52 villages répartis en cinq groupements. La carte de la page suivante permet d’avoir une idée plus précise de cette configuration géographique.

Liste des villages de l’espace communal

 

Villages

Groupements

 

Villages

Groupements

1

2

3

Badenla Bano Bamendjio

   

25

26

27

Bakotcha Djemla Balafi

 
               
             

4

Tchikong/ balafi

   

28

Latcheu

 

5

Balatchie

   

29

Bachitcheu

 

6

Batcham

FOTOUNI

 

30

Demchang

FONDJOMEKWET

7

Bakwop

   

31

Djiffo

 

8

Bakouotcha

   

32

Kouobong

 

9

Ngonfet

   

33

Bakoua

 

10

Tchouno

   

34

Toula

 

11

12

13

14

15

Tchala Domgoum Bakeu Ndakpeudjie Balangue

   

35

36

37

38

39

Meko-woum Mendah Batchicheu Njamkoue Djah

FONDANTI

             
             
             
             

16

Bangoko

   

40

Tchoula

 

17

Lassie

   

41

Baleugwa

 

18

19

20

Metche Tsela Basseu

BANDJA

 

42

43

44

Tchala Sessieu Nguieuh

 
               
             

21

Meka

     

45

Nteuh

 

22

Famla

   

46

Lom

 

23

Lako

     

47

Ndakven

BABOUANTOU

24

Chipa

   

48

Toula

 
         

49

Tack

 
         

50

Tcheuh

 
         

51

Ngouepi

 
         

52

Faptcheuh

 

Milieu biophysique

Climat
La commune de Bandja est sous l’influence du climat de type équatorial Camerounien caractérisé par la succession de deux (02) saisons au cours de l’année : une longue saison des pluies (de mars à novembre) et une saison sèche (de novembre à mars). Les températures oscillent entre 15 et 30°C, avec une moyenne établie à 25°C. La pluviométrie annuelle est comprise entre 1300 mm et 1600 mm.
Cependant depuis la fin des années 1990, l’arrondissement à travers la région subit les effets des changements climatiques. Ces changements se manifestent en retardant notamment l’arrivée des premières pluies de l’année.  Parfois, elles arrivent  au début  du mois d’avril et  perturbent le calendrier agricole car les agriculteurs attendent les pluies pour procéder aux semis. Par ailleurs, les pointes de précipitations des mois de juillet et d’août s’accompagnent de plus en plus de brouillard et d’importantes vagues de froid. Toutefois, le climat reste favorable aux différentes cultures pratiquées et à l‘élevage.

Sols
La commune de Bandja appartenant sur le plan géologique à une zone volcanique ancienne (datant relativement du secondaire), ses sols sont ferralitiques, riches en éléments acides et très fertiles. Hydromorphes, ils sont favorables à la pratique des cultures de contre saison. Ils tendent toutefois à perdre leur fertilité à cause de leur  utilisation intensive. Par ailleurs, à cause de l’érosion, ils sont fortement lessivés, surtout au niveau des flancs des montagnes où les populations se prêtent à la pratique de l’agriculture. De ce fait, ils font face à un appauvrissement progressif.
A l’état actuel des connaissances, le sous-sol demeure pauvre à l’exception de quelques mines potentielles de bauxite signalées en-dessous du mont Tchikong.
 

Relief

La commune de Bandja est située dans la chaîne de montagnes de l’Ouest. Elle est entourée par de hauts plateaux, notamment les monts Bana et Bangou à l’Ouest et le col de Batié au nord (qui culmine à 1580 m d’altitude). Son relief est tout aussi montagneux. En effet, sa périphérie nord- ouest est profondément marquée par la présence du mont Tchikong, son plus haut sommet qui culmine  à  1758  m.  A  l’ouest  du  territoire  se trouvent aussi les monts Baloum. Sans que l’on ne retrouve des sommets aussi hauts, le relief dans le reste de l’espace physique communal est légèrement surélevé (notamment au nord et à
l’est) et incliné vers le sud-ouest pour rejoindre, à 700 m d’altitude moyenne, la plaine des Mb’o.


Globalement, le relief est donc une succession de montagnes dont les nombreuses dénivellations (de l’ordre de plusieurs centaines de mètres), aboutissent  généralement  à des rivières. Des collines aux pentes assez abruptes encadrent l’espace urbain communal et communiquent entre elles par le biais des vallées ou bas-fonds. Une des collines abrite notamment le quartier administratif.
Ce relief très accidenté en général rend difficile l’accès à plusieurs villages.

Hydrographie
L’hydrographie est constituée d’un ensemble de rivières aux débits modestes prenant en général leur source au sein de la commune. Leurs cours sont tortueux du fait du relief montagneux et de la profondeur des vallées profondes. Elles connaissent leur période de hautes eaux pendant la saison des pluies, particulièrement entre juillet et septembre. A cette période, des quartiers entiers de certains villages sont coupés des principales agglomérations. Pendant la saison sèche, elles sont nombreuses à tarir complètement. Les plus charismatiques sont  Zeudjeu (Dongoum), Feuduen, Sabeumo (Bandja ville), Ngoun (Mendah), Tchi (Balengwa), Moun (Balatchie), Tcham (Fotouni, Tcham), Kouayap (Tchala Babouantou), Jihou (Dontchop), Feufeu (Pouadou, Latcheu). Mais elles sont très souvent des parties d’un cours d’eau dont le principal est la rivière Chiwouan, affluent du Nkam qui prend sa source dans le plateau central du pays Bamiliéké, traverse la partie ouest du groupement Batié, le sud de la ville de Bandja avant de se jeter dans le Ngoum, autre affluent du Nkam.
On retrouve également un lac poissonneux localisé dans le village Toula Fondjo.

Flore et faune

Flore / végétation
La végétation naturelle est constituée de savane herbeuse ou arborée, notamment au sommet des montagnes de Babouantou, Fotouni et Fondjomekwet, et de lambeaux forestiers, particulièrement le long des cours d’eau au sud de Fotouni (Nkwop), à Fondanti (dans ses limites avec Bakoven, Choungou et Mboébo) et à Fondjomekwet (au contact avec Mboébo). Ces îlots de forêt primaire, préservés comme des bois sacrés par les chefferies, sont chargés d’histoire et ont un rôle culturel.
La savane arborée originelle, a été largement modifiée par l’implantation de l’homme et l’exploitation agricole intensive.

Faune
Composée de félins sauvages (lions, léopards, hyènes), de ruminants (antilopes et autres bovidés) et d’animaux arboricoles (écureuils, diverses espèces de singes), la faune originelle était caractéristique de la zone de savane. Cependant, les grands fauves ont disparu de la zone suite à une chasse intensive. Les singes et antilopes sont également en voie de disparition, du fait de la destruction quasi totale de leur habitat naturel. Les forêts sacrées sont réputées contenir ces animaux sauvages disparus, notamment des lions et des léopards, mais aucun animal de ce type
n’est aperçu par la population locale. De nos jours, les animaux les plus visibles sont les rats, les rats-palmistes, les hérissons, les porcs-épics, les pangolins et diverses espèces de serpents (vipères, mambas, boas).
Le réseau hydrographique étant dominé par des rivières aux débits modestes, les ressources halieutiques sont abondantes mais presque exclusivement dominées par les espèces d’eau douce (silures, tilapia) et les carpes.

Aires protégées
L’arrondissement de Bandja n’abrite aucune aire protégée de grande envergure. Néanmoins plusieurs forêts sacrées parsèment le territoire. Elles renferment diverses espèces ligneuses, des plantes médicinales et des animaux sauvages de la savane. Cependant, il est difficile d’associer des noms à toutes ces espèces caractéristiques de leur potentiel car leur gestion et sa fréquentation sont réservées à des initiés.

Ressources naturelles
La principale ressource minière identifiée dans la zone est le sable. Il est exploité de manière artisanale dans les nombreuses rivières. Les multiples collines présentent également un potentiel en matière de carrières de pierre ou de latérite.

Milieu humain

Histoire de la Commune
Du point de vue historique, Bandja fut occupé avant les années 1800. Ses populations proviendraient de diverses contrées de l’Ouest Cameroun, poussées à s’installer dans le site actuel suite à diverses guerres à caractère foncier avec d’autres groupes bamilékés. Les limites des différents groupements constitutifs de l’arrondissement ont été figées grâce à la pacification de la région par les forces d’occupation allemandes, et conservées par l’administration coloniale française. A la veille des indépendances, Bandja n’était qu’un simple petit hameau. Les troubles politiques de la fin des années 1950 ayant été particulièrement marqués et violents dans la zone, Bandja a été érigée en «district  de company»,  les autorités de l’époque cherchant à mieux sécuriser  les  populations  locales  des  incursions  meurtrières  de  ceux  qu’on  qualifiait  de «maquisards». En effet, Balafi étant un fief de maquisards qui ont tenté en 1959, d’incendier le centre de santé (actuelle poste), un bataillon de gendarmerie s’est installé tout près, le long de la route nationale N° 5 bitumée dès 1955. C’est autour de ce bataillon que la ville s’est développée sous la forme de district de company. Elle a ensuite été érigée en arrondissement de company en 1962. En 1977, le nom original (Bandoumdja) devient Bandja.
L’histoire récente de la Commune est essentiellement marquée par la construction de nouvelles infrastructures sociales de base et par la succession des différents maires. Le lycée a été créé en 1974 (mis en fonctionnement en 1978) et la SAR/SM en 1985. Trois CETIC ont été créés au cours des dix dernières années à Bandja, Fotouni et Babouantou, ainsi qu’un CES à Basseu. Au cours de la même période, un stade municipal a été construit, permettant aux trois équipes de football de l’arrondissement de jouir d’un terrain d’expression. L’hôpital de district, construit en 2006, fait de Bandja un carrefour important du département du Haut-Nkam dans le domaine de la fourniture des soins de santé.
Depuis 1961, six (06) maires se sont succédé : Samuel WANDEU, EBONGUE LOBE, EBANG BEKALE, KAMGA, François NJELLE et Gabriel MBOMGNIN. Les trois premiers étaient des sous- préfets maires, jouant à la fois le rôle d’autorité administrative et de magistrat municipal. Le maire KAMGA a assuré la transition vers le choix des magistrats par le biais des élections.

Groupes ethniques
Le groupe ethnique autochtone est celui des Bandja, réparti entre les cinq groupements : Bandja, Babouantou, Fondanti, Fondjomekwet, Foutouni. La population est en très grande majorité composée de personnes originaires de ces cinq groupements de l’arrondissement qui partagent une quasi gémellité sur le plan linguistique et se distinguent toutefois les uns des autres par de petites particularités imperceptibles pour des oreilles non expertes.
Le deuxième groupe le plus important rassemble les originaires du Haut-Nkam (Bafang, Bana, Banka) dont l’installation est facilitée par l’appartenance au même groupe linguistique et diverses relations de parenté.
La ville communale est plus cosmopolite ; elle rassemble de petits groupes disparates de personnes originaires des régions de l’Ouest,  du Nord-Ouest  et  du Littoral.  La présence de personnes originaires des autres régions (Bassa, Bafia, Béti, Bulu, Douala) ou d’autres nationalités (Nigéria, Mali, Guinée) est quasiment anecdotique.

Organisation sociale et administrative
L’organisation sociale est complexe, du fait de la superposition d’acteurs administratifs, municipaux et traditionnels sur le même territoire. Chaque groupement est sous l’autorité d’un chef supérieur. Les cinq groupements de la commune sont indépendants les uns des autres. Chacun a son organisation sociale. Mais dans l’ensemble, on trouve presque partout les mêmes éléments. Chaque groupement a une organisation pyramidale fortement hiérarchisée. Le chef de groupement est entouré d’un conseil de 7 ou 9 notables selon les villages et des sociétés secrètes
dont le nombre et les pouvoirs diffèrent suivant les villages. Le conseil de notables et les sociétés secrètes jouent le rôle de contrepouvoirs. Le chef exerce son autorité dans les villages avec l’appui de chefs de village ayant rang de chefs de 3e degré et qui peuvent aussi avoir leurs propres sociétés secrètes et conseils de notables.
Même s’ils gardent tout leur prestige, la place des chefs dans la gestion des affaires locales est de moins en moins importante. En effet, la Commune gagne en cosmopolitisme et les populations venues d’ailleurs se sentent beaucoup moins soumises à une autorité traditionnelle précise. L’urbanisation progressive et la diversité sociologique qu’elle entraîne tendent à faire disparaître les liens ethniques et la soumission à un chef. L’organisation sociale est donc en majeure partie basée sur le respect des autorités administratives (Sous-préfet, Forces de Maintien de l’Ordre) et municipales. Cependant, ces dernières sont généralement amenées à associer les chefs traditionnels à leur action.
Les habitants s’organisent généralement en associations : associations de quartier, associations à base familiale et ethnique, associations féminines. Elles servent souvent à la gestion des conflits mais sont beaucoup plus orientées vers l’entraide, l’assistance, l’épargne et l’octroi des crédits. Un réseau d’associations de femmes, AFABA (Réseau des Associations Féminines et Familiales de l’Arrondissement de Bandja) couvre toute la Commune.

Religion
La Commune est presque exclusivement sous influence chrétienne. Les Catholiques y côtoient les Protestants. Les Catholiques se rassemblent au niveau de différentes paroisses, dont le doyenné situé à Bandja (Famla, au lieu dit Mission Catholique). Répartis entre plusieurs chapelles, les Protestants sont les plus nombreux. La variante la plus représentée est l’Eglise Evangélique du Cameroun (EEC). Les autres Protestants, bien moins nombreux, sont principalement rattachés à l’Eglise Baptiste. On retrouve tout de même une centaine de musulmans dans la ville communale; ils se recueillent au sein d’une petite salle aménagée près du Centre-ville.
La cohabitation entre ces différentes obédiences est excellente. Aucun affrontement majeur n’a opposé des membres de religions différentes.

Question foncière
Le régime foncier est basé sur le droit d’appropriation collective reparti entre les lignages fondateurs (chefs de famille) des villages. Le droit d’appropriation est administré par le chef de lignage (chef de famille) sous l’autorité du chef du village. Ainsi dans les différentes localités, les terres appartiennent aux différents chefs des familles et au chef de village. Le droit  foncier coutumier y est un ensemble de règles complexes liées à la position sociale des chefs famille.
L’acquisition des terres se fait par achat, emprunt, négociation ou héritage. Les ventes se font généralement de gré à gré, souvent sans aucune signature de document, mais toujours avec l’aval du chef de village et de ses notables. Ainsi, la majorité des propriétaires ne disposent pas de documents attestant leur possession légale de leurs biens fonciers.
En général, la femme a une possibilité d’accès à la terre mais elle ne peut jouir du statut de propriétaire terrien. Selon ses capacités à exploiter la terre, elle formule sa demande par l’intermédiaire de son mari.

Principales activités économiques
Les principales activités économiques sont concentrées autour de l’agriculture, du commerce, de l’artisanat et du transport. L’agriculture est pratiquée indifféremment par les hommes, les femmes et les jeunes. Mais, tandis que les hommes accordent une attention particulière aux cultures de rente, les femmes sont plus focalisées sur les spéculations vivrières. Toutefois, un partage des responsabilités est effectué, les tâches les plus exigeantes sur le plan physique (coupe des arbres, débroussaillage) sont réservées aux hommes et les femmes s’occupent des semis et des récoltes. Les jeunes (entre 17 et 30 ans) sont spécialisés dans le taxi moto tandis que les hommes plus âgés (trentenaires ou quadragénaires), plus expérimentés, conduisent camions et voitures de transport interurbain. Les femmes sont plus concentrées autour du petit commerce et des activités de restauration et de vente de boisson.  Le commerce est  exercé  sans différenciation sexo- spécifique particulière. L’artisanat est toutefois dominé par les hommes, tout comme les petits métiers (cordonnerie, coiffure, menuiserie, couture).

Agriculture
L’agriculture est pratiquée par la majorité des habitants. La production est diversifiée ; les cultures vivrières et maraîchères (maïs, haricot, manioc, banane-plantain, banane douce, patate, igname, arachide, tomate, carotte, laitue, piment, légumes verts) côtoient les cultures de rente (café, cacao, palmier à huile). La production à petite échelle côtoie des exploitations un peu plus intensives. Les récoltes sont écoulées sur place ou dans les marchés des localités voisines (surtout Banka et Bafang). Les grands producteurs (dont les exploitations dépassent largement le cadre de l’espace urbain et sont situes dans divers groupements de l’arrondissement) écoulent leurs récoltes auprès de grands revendeurs, généralement en direction des métropoles (Douala et, dans une moindre mesure, Yaoundé).
La pratique agricole répandue est le billonnage. On procède par défrichage, labour puis semence. L’agriculture est faite pour la majorité par les femmes qui font les cultures de saison (2 fois l’an). Les hommes s’attèlent plus à l’entretien de leurs champs de café. Le matériel utilisé est la houe et la machette. Le recours aux semences améliorées n’est pas très répandu. Les engrais chimiques sont utilisés beaucoup plus pour la culture du café. Les engrais biologiques (fientes de poules, excréments de porcs et de chèvres, compost) sont utilisés dans les champs de maïs et de produits maraîchers.
Les cultures vivrières sont par ordre d’importance priorité le maïs, le haricot, les cultures maraîchères  (légumes verts,  laitue,  tomate,  carotte,  piment),  les  tubercules  (banane-plantain,
manioc, patate, igname, macabo). La culture de rente principale est le café. La production est relativement élevée au regard des superficies exploitées.
L’agriculture nourrit la majorité de la population, de manière directe par la consommation de la production et indirectement par la transformation et/ou la vente. Elle donne lieu à une petite transformation locale (fabrication des bâtons de manioc, production de beignets koki, de mets de pistache ou d’arachide) dont les produits sont vendus localement. Elle est donc de loin le premier employeur de la commune. Au moins 70% des habitants s’y adonnent à titre exclusif.

Elevage
L’élevage local privilégie la volaille, les porcs, les chèvres et les moutons. Alors que l’élevage de la volaille et des caprins est pratiqué à titre principal, l’élevage du porc prend une place de plus en plus prépondérante depuis quelques années.
La grande majorité des agriculteurs s’exercent à l’élevage pour compléter leurs revenus. Ils sont donc nombreux à le pratiquer de manière traditionnelle, dans des locaux aménagés derrière la maison principale (pour les porcs et la volaille) ou en laissant les animaux en divagation (pour la volaille et les caprins). Ils nourrissent les bêtes avec les restes des repas et les déchets issus des productions agricoles (épluchures de manioc, de banane douce et plantain) ainsi que les herbes fraîches de la broussaille et des champs environnants. Les jeunes commencent à s’adonner à un élevage moderne plus exigeant en termes d’efforts physiques, d’attention et de moyens financiers. L’espèce privilégiée est le porc. Les bêtes sont nourries à la provende composée et le recours aux vétérinaires pour leurs soins sont assez réguliers. Cette attention est encore perfectible car le cheptel n’a pas résisté à la récente peste porcine qui l’a presque entièrement décimé.
La production n’est pas en mesure de satisfaire la demande locale. Toutefois, sa progression est significative, particulièrement en ce qui concerne l’élevage des porcs qui connait une certaine professionnalisation. A son plus haut niveau en 2012, il a atteint 300 têtes. La production traditionnelle est difficile à quantifier car elle sert grandement à la consommation familiale et n’est pas suivie par les agents sanitaires.
L’élevage traditionnel sert à la consommation familiale et alimente en partie les marchés de l’arrondissement. L’avenir est entre les mains de l’élevage des porcs auquel s’intéressent à titre exclusif plusieurs jeunes.
Ainsi, l’élevage est très répandu, particulièrement celui du porc, même si c’est à une échelle peu intensive. Les productions sont écoulées au niveau de plusieurs marchés périodiques et surtout au sein des marchés de Bandja et Fondjomekwet). Le commerce est donc une activité économique de premier plan.

Commerce
Plus de 50% des habitants de la Commune s’adonnent au commerce de manière temporaire ou permanente. L’essentiel des produits de commerce est  relatif à l’agriculture. Les agriculteurs vendent le produit de leurs récoltes et les éleveurs celui de leur cheptel ; ils s’approvisionnent en intrants agricoles (engrais biologiques et chimiques, semences, provende, outils) auprès de magasins appropriés. Les épiciers approvisionnent les habitants des quartiers en produits de première nécessité. Les quincailliers vendent les matériaux de construction et les outils de bricolage. La station service met à disposition les produits pétroliers.
La vente des produits agricoles a généralement  lieu au sein des marchés de groupements, particulièrement au cours du marché hebdomadaire. Le marché hebdomadaire concerné est alors envahi par les agriculteurs et commerçants de l’ensemble de l’arrondissement et même de villages rattachés à d’autres arrondissements. Les autres jours de la semaine, les lieux privilégiés sont les abords de la route nationale et la devanture des habitations. Chaque quartier est couvert par une grande épicerie. La station service irradie l’ensemble des cinq groupements en les approvisionnant en produits pétroliers. Elle est  concurrencée par de nombreux commerçants qui vendent  du carburant frelaté ou clandestin (zoua zoua).
La vitalité du commerce dans l’arrondissement de Bandja est une résultante de celle de l’agriculture au sein de l’arrondissement.  Cependant,  l’activité commerciale suit  le rythme  du marché hebdomadaire. Aussi est-elle assez calme le reste de la semaine. Cela met bien en évidence l’importance du commerce dans la vie économique locale.
L’espace urbain est caractérisé par la présence d’un grand nombre de corps de métiers. On y retrouve des motos taximen, des transporteurs (conducteurs de taxis brousse), des gérants de débits de boisson, des urbain et interurbain, restaurateurs, coiffeurs et coiffeuses, couturiers, revendeurs de crédit de communication.