COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BAFANG

 

Maire KWEMO Pierre

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Superficie de 80 km²

Population 40 443 habitants soit 506 habitants au Km2

Nombre de Conseillers 25

Localisation
La commune de BAFANG est située à 300 Km   environ au Nord de   YAOUNDE ; capitale
politique et administrative du Cameroun. Elle couvre l’arrondissement de Bafang dans le département du Haut - Nkam, Région de l’Ouest. Cette unité administrative a une superficie de 80 km² et est limitée par les communes suivantes :
    BANKA au Nord ;
    Bakou au Sud-Ouest;
    Kekem à l’Ouest.

 

Les données physiques

    Le climat
Le climat est de type équatorial d’altitude, caractérisé par des précipitations abondantes atteignant
une moyenne annuelle de 1400 - 1500 mm. En effet, la zone est généralement arrosée par les pluies entre Mars et Novembre exceptée les mois de Décembre et Janvier où le taux de pluviométrie est pratiquement nul. Cependant, le taux d’hygrométrie est élevé avec des brumes matinales et le brouillard crépusculaire surtout pendant la saison sèche. On note de même une très forte chaleur dans la période de Décembre à Février et qui par contre chute entre Juin et Novembre.

Relief

Le relief est fortement accidenté, car la Commune est construite sur un plateau assez étroit et s’étend le long des pentes qui bordent les vallées profondes des groupements Bakondji, Baboutcheu ngaleu, Bassap, Babone et Baboutcha Nitcheu.

 chaine de montagne à Baboutcheu Ngaleu

Le sol
On rencontre généralement deux types de sols :
    Les sols des bas fonds (hydromorphes); très riches en matière organique souvent inondés d’eau pendant les saisons de pluies et peu drainés en saisons sèches ;
    Les sols de montagnes quant à eux, sont généralement ferralitiques, argilo limoneux avec par endroit une cuirasse latéritique. Du fait que ces sols constituent des lieux d’habitations par excellence ils connaissent une exploitation de plus en plus importante.

L’hydrographie
Le réseau hydrographique est composé de quelques cours d’eau dont le régime est calqué sur la
pluviométrie. Le cours d’eau le plus important est la Mouankeu qui traverse le territoire de la Commune. Par ailleurs, la Commune compte environ une vingtaine de petites sources d’eaux et de ruisseaux dans les différentes communautés.
 
Végétation et flore
La végétation est le reflet du climat. La savane arbustive et la savane herbacée parsemée des corridors forestiers très visibles dans  certaines communautés.A cette végétation naturelle s’ajoute une gamme variée de cultures dominantes (Caféiers,  palmier à huile), maraichères et vivriers divers.

Faune
La faune a presque disparu. Toutefois la faune existante est faite d’oiseaux, de rats palmiste, de hérissons, d’écureuils et biens d’autres espèces.
La faune domestique quant à elle est très pauvre et peu diversifiée. Elle est constituée de volailles (poulets, canard), de porcs, chèvres et d’animaux de compagnie (chiens, chats).

Les secteurs productifs

    L’agriculture
Elle est partagée entre les cultures vivrières et les cultures industrielles :
    Les cultures vivrières :
Les cultures vivrières sont reparties en 05 grands groupes :
    Les céréales : Maïs et haricot ;
    Les légumineuses : arachides;
    Les tubercules et racines : Manioc, Patate douce et Igname,
    Les cultures maraîchères : Piment, Tomate et Légumes ;
    Les cultures fruitières : Manguier, Prunier …

    Les cultures industrielles :
    Le café (culture de rente)
Cultivé dans tous les villages de la Commune de BAFANG, le café demeure incontestablement la principale culture de rente. Cette culture a bénéficié dans les années quatre vingt, de l’encadrement de proximité des agents de la UCCAO depuis sa mise en place jusqu’à la commercialisation. Ces plantations caféières à ce jour sont vieillissantes et l’on observe une baisse de rendement, consécutive à l’absence d’une politique de régénération.

    Les Principaux organismes d’appui à l’agriculture
    Délégation d’Arrondissement du MINADER (DAADER)
    Le Programme National de Vulgarisation et de Recherche Agricole (PNVRA) Ce programme met à la disposition des producteurs des conseillers agricoles appelés agents vulgarisateurs de zone (AVZ). Le rôle des AVZ est de recueillir les problèmes des producteurs à la base et les soumettre à la recherche. Les technologies mises au point par la recherche sont transférées aux producteurs par le canal des AVZ.

    Paramètres techniques de la production agricole
i.    Evolution des superficies emblavées au cours des deux dernières années
De façon globale, les superficies des principales spéculations (Maïs, Arachide et Haricot) évoluent en dents de scie tandis les superficies de manioc sont en augmentation. Une tendance similaire est observée avec l’igname et la patate douce. Une telle situation pourrait s’expliquer par la flambée des prix des sous produits issus de la transformation artisanale du manioc qui pousse les producteurs à consacrer tous leurs efforts vers la production des racines et tubercules.

ii.    Estimation des rendements de quelques spéculations agricoles
Les céréales présentent des rendements médiocres. Ceci peut se justifier, par la mauvaise répartition des pluies, les mauvaises techniques culturales et la baisse de la fertilité de certains sols.
iii.    Evolution des prix des denrées alimentaires dans l’année
Globalement, les prix des produits de récolte sur le marché de BAFANG atteignent leurs maxima entre les mois de Juillet et Août. Ils sont plus faibles entre les mois de Décembre et Janvier Cette période correspond à la fin des récoltes et de la campagne agricole pour la quasi majorité des spéculations.
iv.    Contraintes pour la valorisation du secteur agricole
•    Individualisme et manque de cohésion sociale des populations.
v.    Atouts non ou peu valorisés du secteur agricole
•    Présence  des  bas  fonds  pour  la  valorisation  des  cultures  maraîchères  de  contre  saison (tomates, légumes etc.) ;
•    Présence du Projet de Développement du Bassin Moungo Nkam

L’artisanat, le tourisme et l’hôtellerie

    L’artisanat
Les principaux artisans opèrent dans le secteur informel. Il s’agit des sculpteurs et des tisserands. L’encadrement de ce secteur d’activités est absent du fait qu’aucun organisme appuyant l’artisanat local n’intervient à BAFANG. Toutefois, les artisans sont dans une large majorité des personnes dévouées et appliquées à leurs besognes. Ils sont confrontés aux difficultés d’acquisition des matières premières.

    Le Tourisme
La population de BAFANG jouit d’une faible capacité dans l’exploitation et la valorisation des potentialités touristiques.

        L’hôtellerie
A l’instar du Tourisme, le secteur hôtelier est peu développé. On relève néanmoins la présence de quelques structures hôtelières dont notamment :
•    L’hôtel la falaise ;
•    L’hôtel grand luxe;
•    Et de nombreuses auberges
Si ces structures assurent le confort et la sécurité des clients, il n’en demeure pas moins vraie qu’elles ploient sous des contraintes dont les plus importantes sont :
•    L’absence d’eau ;
•    L’étroitesse des structures (insuffisance de lits et de chambres) pour abriter un grand nombre d’étrangers.

Le commerce
Les activités commerciales gravitent autour de la vente route des produits de récolte constituant les principaux centres d’échanges économiques pour les populations. Toutefois, les échanges de produits de première nécessité se tiennent une fois par semaine dans les marchés périodiques et à BAFANG centre tous les jours.