COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MOKOLO

 

Maire  Zokom Damien

Tél.     +237 699 56 48 63

  

Localisation :

La commune de Mokolo est située dans l’arrondissement de Mokolo, département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord. Elle est limitée :

- Au Nord par Koza et Mozogo

- Au Sud par Mogode et Hina

- A l’Est par Gazawa et Soulede-Roua

- A l’Ouest par Bourha et la république du Nigéria

Les données physiques :

Le climat :

La commune de Mokolo présente un climat tropical d’altitude. Les températures sont relativement basses de novembre à janvier (20-25°) et très élevées en Mars et Avril (40-45°c). Les précipitations varient entre 700 et 900mm en 50-60jours et la saison des pluies dure environ cinq (05) mois de Mai à Septembre.

Le vent dominant est l’harmattan qui souffle du Nord au Sud.

Relief :

Le relief de la commune de Mokolo est dominé par des plaines et des collines dont la plus élevée se trouve à Ouda Haï.

Les sols :

Les sols de la commune de Mokolo sont variés ; on peut observer :

- les sols sablo-argileux et sablonneux sur les flans et les pieds des collines jonchés des pierres de différentes tailles.

- Les sols argileux riches en humus aux bords des mayos et très favorables aux cultures maraîchères et vivrières.

On note aussi d’autres types de sols qui vont des sols peu évolués des montagnes aux alluvions des bas-fonds en passant par des hardés ou sols stériles en plaine.

Hydrographie :

La commune de Mokolo est arrosée par deux cours d’eau : le Mayo – Tsanaga et le Mayo-Louti qui prennent leurs sources sur les montagnes ;pendant que le Mayo – Tsanaga s’agrandit en évoluant vers Maroua, le Mayo-Louti s’agrandit en évoluant vers Guider. Ces deux cours d’eau se dessèchent quelques mois après la saison des pluies.

Végétation :

Elle est constituée d’une savane arborée dégradée par l’action néfaste de l’homme sur l’environnement (surexploitation des activités agricoles, surpâturage , exploitation anarchique du bois) et la rudesse du climat. Néanmoins on observe deux réserves forestières à POMLA et à Mayo Legga , constituées des arbres et arbustes de différentes variétés.

1.3.6 La faune

La faune sauvage est réduite à quelques petits animaux qui viennent surtout des deux réserves. il s’agit de quelques phacochères, hyènes, chacal, porc-epics, lièvres, rats et divers variétés d’oiseaux (calao, marabout).

Unités écologiques :

Les unités écologiques présentes dans la commune de Mokolo sont constituées de :

- Les champs de cultures

- Les zones de pâturage

- Les hardés (terres stériles)

- Les collines

- Les plaines

- Les cours d’eau (le Mayo – Tsanaga et le Mayo-Louti)

Milieu humain :

Histoire :

La commune de Mokolo a été créée le 31 Décembre 1960. Elle fait ainsi partie de la première vague des communes du Cameroun. Sa population est cosmopolite avec des origines ethniques, linguistiques et géographiques différentes.

Les principaux groupes ethniques sont les Mafa, les Moufou, les Hide, les Foulbé (peuhl), les Mabas et les Woula.

Culture :

La culture dans la commune de Mokolo est très influencée par les religions. Dans cette localité, les religions sont par ordre d’importance : l’animisme, le christianisme et l’Islam.

Traditionnellement, dans la commune de Mokolo trônent :

- Deux (2) chefs de canton de premier degré (Mokolo et Matakam Sud),

- Cinq (5) chefs de canton de deuxième degré (Gawar, Moufou, Mokong ; Boula et Zamaï )

- Les Lawanes ou chefs de village

- Les Djaouro ou chefs de quartiers.

L’alimentation de base est constituée des céréales consommées sous forme de cous - cous.

Les habitats sont dans la majorité constituées de cases aux murs en terre battue surmontés de toits en paille de forme conique.

La polygamie est le type de mariage le plus répandu dans les communautés et les mariages entre ethnies ou religions différentes sont permis.

Données démographiques :

La commune de Mokolo est l’une des plus vastes communes de l’Extrême-Nord avec une superficie de 1650km² pour une population estimée à 310000 habitants dans 106 villages ; soit une densité de population de 188 habitants/km2 et un taux d’accroissement annuel de 3%.

Les activités économiques :

L’économie de la commune de Mokolo est basée sur l’agriculture (sorgho de saison des pluies, sorgho de saison sèche, arachide, niébé, soja, patate douce, les cultures maraîchères et fruitières), l’élevage (bovins, caprins, ovins, volaille), le petit commerce et l’artisanat.

Les secteurs productifs

L’agriculture

C’est la première activité économique de la commune et les principales cultures pratiquées sont :

Cultures vivrières : Sorgho de saison des pluies, sorgho de saison sèche, le maïs, l’arachide, le niébé, soja, voandzou, patate douce, pomme de terre et le manioc.

Cultures maraîchères : tomate, morelle noire, chou, salade, concombre, poireau, carotte, oseille de guinée, corète potagère, piment et gombo.

Cultures fruitières : manguiers et goyaviers

Culture de rente : Le cotonnier

Les superficies moyennes sont d’environ 0,25ha pour les femmes et 0,5ha pour les hommes ; ces terres s’acquièrent par héritage, par cession, par location ou par achat.

Le matériel agricole est généralement rudimentaire (houe, daba, machette), néanmoins les paysans nantis de moyens pratiquent la traction animale (bovine ou asine) pour exécuter certains travaux champêtres.

Les prix des denrées agricoles varient en fonction du temps et augmentent au fur et à mesure qu’on s’écarte de la période de récolte.

L’élevage :

Bien que traditionnel, l’élevage fait partie des habitudes des populations de Mokolo.

En saison sèche, le gros bétail se déplace dans l’arrondissement de Koza à la recherche de l’herbe fraîche.

Les éleveurs de Mokolo disposent des zones de pâturage, des mares, des pistes à bétail et des chefs de centres zootechniques et de contrôle sanitaire et vétérinaire pour leur encadrement.

La pêche

Elle est inexistante à Mokolo du fait de l’absence des cours ou surfaces d’eau permanente.

L’exploitation des ressources naturelles :

Il existe des carrières de sable et de pierre à Mokolo très sous-exploitées, alors qu’on assiste à une exploitation abusive du bois de chauffage.

La chasse :

La chasse n’est pas très développée dans la commune de Mokolo à cause de la quasi – inexistence du gibier ; cependant les populations proches des réserves forestières peuvent chasser les phacochères, porc-epics, lièvres et rats en leurs temps perdus.

Les produits de cette chasse sont surtout destinés à l’auto consommation.

La transformation :

En dehors de la boulangerie, il n’existe pas de structures de transformation modernes à Mokolo, néanmoins les populations transforment ;

 les arachides en huile de table et tourteaux

 Le sorgho de saison des pluies en bière locale (‘’bil – bil’’).

 Le lait frais en lait caillé et beurre.

 Les céréales en farine pour le couscous

Le commerce et les équipements marchands :

La proximité de la région de l’Extrême-Nord avec le Nigeria favorise le commerce informel du carburant et des produits de première nécessité. Néanmoins la commercialisation des produits agricoles et d’élevage est la plus intéressante malgré les difficultés de transport des lieux de production aux lieux de vente que sont les 13 marchés hebdomadaires de la localité.

A côté du marché de Mokolo ville qui est assez organisé et bâti, 6 autres marchés disposent d’un hangar ; il s’agit des marchés de Zamay, Mokong, Moufou Sud, Wanarou, Kossehone et Magoumaz.

Les équipements marchands sont constitués d’une boulangerie, des moulins à céréales et moulinettes.

L’artisanat et le tourisme :

L’artisanat est très peu développé et se réduit à quelques forgerons qui fabriquent les houes, haches et faucilles ; des potiers qui fabriquent les canaris et les vanniers ou les cordonniers.

La commune de Mokolo compte des réserves forestières qui ne sont pas valorisés ; pourtant beaucoup de touristes séjournent dans la ville de Mokolo lors de leur tourisme à Roumsiki ; une valorisation des sites de Mokolo pourrait diversifier cette activité dans le département.

Le grenier

Il existe des greniers individuels qui servent à la conservation des produits agricoles. Ce sont des infrastructures de forme ovale, construites avec la terre et qui reposent sur de grosses pierres pour éviter les attaques du contenu par les souris, rats et termites ; on y stocke généralement les céréales (sorgho, maïs). Alors que le niébé est généralement stocké en gousses sur le hangar.

A côté de ces greniers traditionnelles, on observe un nouveau type de greniers, appelé ‘’greniers communautaires’’ : Ce sont des magasins modernes de stockage des denrées alimentaires qui aident les paysans à mieux conserver leurs produits agricoles pour les reprendre à la période de disette ou les vendre au moment où les prix sont incitatifs. Plusieurs GIC de producteurs et organisations privées, projets et programmes (PDRM, comité diocésain de développement, office céréalier) s’impliquent d’avantage dans ce type d’activité.

Les activités génératrices de revenus

Les activités génératrices de revenus à Mokolo portent sur :

- Le stockage et la vente des céréales et légumineuses (sorgho, arachide, niébé).

- L’embouche bovine

- La transformation du sorgho SP en bière locale

- L’extraction d’huile d’arachide

- La poterie

- La vannerie

- La vente d’eau sur les portes – tout

- La meunerie

- Le transport par ‘’Moto – taxi’’

- Le petit commerce (restaurant, boutique, carburant, Call Box….)

- Les petits métiers (couture, coiffure, menuiserie, etc…).