COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

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HINA

  Maire  
  

Localisation

Créée par décret présidentiel n° 93/321 du 25 novembre 1993, la commune de Hina est située dans le département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord. Elle est aussi membre de l’association des communes et villes du Cameroun (CVUC). Elle est limitée :

- au Nord par la commune de Mokolo

- au Sud par la commune de Guider (département du Mayo Louti, Région du Nord)

- à l’Est par la commune de Ndoukoula

- à l’Ouest par la commune de Bourha

La commune de Hina est l’une des unités administratives du département du Mayo Tsanaga. Les limites de la commune épousent les limites du lamidat de Hina-Mrabak. Cette unité administrative compte 19 grands villages, dont un lamidat (Hina marbak) et 18 chefferies de troisième degré (Hina winde, Palva, Mayo kabba, Mayo Mbana, Zouvoul, Louggéré so’o, Bassara, Bamguel, Djoumdjoum, Gamdougoum, Panai, Mouldar, Ouro guertodé, Kaftaka, Panaka, Bering, Madama et Gonogo). Ces chefferies regroupent plusieurs villages ou quartiers.

Milieu biophysique

Climat

Le climat de la région est de type soudano sahélien. La localité présente une longue saison sèche d’une durée moyenne de 7 mois, de novembre à mai. L’unique saison pluvieuse (de juin à octobre) est caractérisée par des pluies abondantes centrées sur le mois d’août. La saison des pluies s’installe avec la mousson du Sud Ouest, après la remontée du Front Inter Tropical (FIT). La pluviométrie moyenne annuelle est de 950 à 1000 mm. Le ruissellement est abondant, avec un risque d’érosion élevé.

La température moyenne annuelle est de 25 à 26°C. Les températures maximales enregistrées aux mois de mars, avril et mai atteignent souvent 40°C. Des minima de l’ordre de 22°C ont été fréquemment observés en janvier. L’amplitude thermique annuelle moyenne est de 12,2°C. La région reçoit des heures d’ensoleillement abondant par an. Le fort ensoleillement enregistré en saison sèche est à l’origine d’une évapotranspiration élevée et du tarissement des cours d’eau et des mares.

Sols

Les sols sont essentiellement représentés par des arènes faiblement évoluées et des sols à tendance hydro morphe dans les bas-fonds alluviaux, à cause d'un réseau hydrographique parfois mal hiérarchisé. Les arènes constituent la caractéristique principale du massif du point de vue pédologique, si l'on fait abstraction des sols des replats des pénéplaines qui tendent vers les sols ferrugineux tropicaux.

Les types pédologiques qu’on trouve dans la région sont : les lithosols, les sols lithosoliques d'érosion, les sols d'apport peu évolués sur pédiments, les sols peu évolués d'apport alluvial, les sols en voie d'évolution sur socle acide, les sols en voie d'évolution sur socle basique, et les sols hydromorphes minéraux sur alluvions.

Relief

Le relief de la région est marqué par un ensemble de plateau d’altitude caractéristique des régions des Monts Mandara qui font parti des massifs montagneux constituant la dorsale camerounaise. Le relief est accidenté. Elle présente une altitude moyenne de 1000 m, et d'innombrables pointes rocheuses. L'essentiel du plateau est constitué de migmatites et de quelques granites ponctués d'intrusions de roches volcaniques acides et basiques.

Hydrographie

La commune de Hina est arrosée par plusieurs mayo. Ces cours d’eau sont irréguliers et à sec pendant une bonne partie de l’année. Leur écoulement de surface ne dure que trois à quatre mois : juillet, août, septembre et octobre (saison de pluie).

Flore / Végétation

Dans la commune de Hina tout comme dans le reste de la région des Monts Mandara, il ne subsiste plus de formation végétale primaire à proprement dit. La flore ligneuse de la zone, de manière générale est constituée des espèces Acacia albida, Andansonia digitata, Celtis integrifolia, Diospyros mepiliformis, Ficus spp, Holarrhena floribunda, Khaya senegalensis, Parkia biglobosa, Tamarindus indica, Azadirachta indica, Eucalyptus spp, Daniella oliveri, et Ziziphus mauritiana. Ces espèces servent principalement d'arbres d'ombrage dans les champs, de source de bois de feu et de bois d'oeuvre. En périphérie de la ville de Hina, la végétation est dominée par l’espèce Isoberlinia doka. Les jachères présentent une végétation constituée essentiellement de repousses des espèces Daniellia oliveri, Isoberlinia docka, Bauhinia reticulata, Ziziphus mauritiana, et Pennisetum spp. Cette végétation subit une forte détérioration suite à la poussée démographique, à la création des nouvelles plantations et à la coupe abusive du bois de chauffe et de service.

Faune

Dans ces localités la faune sauvage est en voie de disparition les espèces les plus représentés sont les reptiles (serpent, les varans) ; les oiseaux (pigeon, pintade, héron, corbeau et vautours) ; les rongeurs (rats, écureuils) et les insectes.

Unités écologiques

La commune de Hina est parsemée de plusieurs unités écologiques à l’instar des plateaux, la savane, des mayo.

-La savane : Elle est de type arborée. Les populations y prélèvent le bois de chauffe et de service. Celle-ci connaît une dégradation rapide du fait de l’action de l’homme. Le principal problème qu’on y rencontre c’est le déboisement.

-Les mayo : ils sont la plus part de temps asséchés et constituent un important potentiel en ressources naturelles telle le sable. Avec les alluvions qui se déposent sur les berges lors des inondations, les alentours des mayo sont prisés pour le développement du maraîcher.

-Les plateaux ou montagnes

Milieu humain

Histoire

L’origine du nom Hina-Marbak découle de la langue locale qui signifie « posséder le village ». Les premiers habitants proviendraient des zones montagneuses de Guili plus précisément vers Mandja dans l’actuel arrondissement de Bourha. L’histoire de cette localité est fortement rattachée à son lamida qui depuis la création du canton a vu succéder trois lamibé. Il s’agit de : Baba, Hammadou et Hammadou Aladji Ousmanou l’actuel lamido.

Pour rapprocher l’administration des administrés, le gouvernement de la République du Cameroun a créé l’unité administrative de Hina, ayant pour chef-lieu Hina-Marbak par décret présidentiel n° 93/321 du 25 novembre 1993.

Principaux groupes ethniques

Les groupes les plus représentatifs sont les Hina ou Daba suivi des Kapsiki, Guidar, Moufou, Mafa, Peulh et Guiziga.

Relations interethniques

Ces différents groupes ethniques vivent en parfaite harmonie depuis plusieurs années. Les brassages entre ces différentes populations sont très poussées et évidentes.

Religions

Les deux religions dominantes de la commune sont l’Islam et le christianisme. A coté de ceux-ci. Il existe également l’animisme pratiqué par une faible proportion de la population.

Mobilité de la population

Les motifs de déplacement de la population sont à la fois internes et externes. Au niveau interne (au sein de l’espace communal), les populations se déplacent pour des raisons de marché, des mariages, des baptêmes et autres cérémonies traditionnelles.

Au niveau externe (au-delà de l’espace communal), elles se déplacent également pour des besoins administratifs, des marchés (ravitaillement en produits rares), en soins de santé qualitatifs.

Caractérisation des populations vulnérables

Les groupes vulnérables identifiés au niveau de l’espace urbain de Hina sont de trois catégories, les vieillards, les aveugles et les orphelins. Leur nombre est estimé à 103 personnes environ. Ils sont caractérisés par les difficultés communes suivantes : le manque d’accès aux soins de santé, manque d’accès à l’éducation, la faible considération, le manque d’assistance.

Habitat

L’habitat est de type traditionnel fait de petites cases en terre et aux toits de chaume regroupant à la fois toute la famille (chef de ménage, épouse et enfants). Il existe également des maisons en matériaux définitifs mais en faible proportion.

Système foncier

Les terres sont gérées par les chefs des villages. Elles sont aussi héritées de père en fils.

Activités économiques

Les populations de la commune de Hina sont essentiellement agricoles dans la zone rurale. Cependant, elles pratiquent aussi l’élevage, l’artisanat et le petit commerce. Dans la zone urbaine, en dehors des activités ci énumérées, on dénombre les travailleurs dans le secteur public et dans le secteur privé formel (SODECOTON) et informel (les différents corps de métier).