COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BOURRHA

 

Maire   Tchikoua

Tél       +237 694 74 92 80 

  

Localisation de la commune.

La commune de Bourha est située dans l’arrondissement de Bourha, département du Mayo- Tsanaga, Région de l’Extrême- Nord. Elle a été créée en 1982. Elle couvre une superficie de 660 km². Elle comporte 24 villages selon le découpage de la planification locale. Elle est limitée :

- Au Nord par l’arrondissement de Mogodé ;

- A l’Est par l’arrondissement de Hina ;

- Au Sud par l’arrondissement du Mayo Oulo ;

- Et à l’Ouest par la république du Nigeria.

Milieu biophysique

Climat

Le climat est de type Soudano- Sahélien. La température moyenne variée entre 29°C et 32°C en plaine. L’amplitude thermique moyenne est de 8°C avec une température élevée 44° au mois de Mars-Avril-Mai. La plus basse est de 18° aux mois de Décembre-Janvier-Février. La pluviométrie moyenne est de 800 mm. Les vents dominants sont l’harmattan d’octobre à Avril et la mousson de Mai à Septembre.

Sol

La région de BOURHA appartient au domaine des sols argileux-sableux en plaine, et sableux en montagne. Ces sols ont une coloration brune et sont assez lessivés. La zone de montagne est marquée par un amas de bloc granitique. On note par endroit la présence des kraals très fertiles ; qui constituent le soclet d’une intense activité agricole.

Relief

La commune de BOURHA est constituée des zones de plaine entrecoupées des chaînes de montagnes. Ce relief est donc un ensemble de plaine émaillée de chaîne de montagne.

Hydrographie

La commune est arrosée par un grand cours d’eau, partagé entre la république fédérale du Nigeria et le Cameroun, on note également plusieurs petites rigoles. Ce sont de cours d’eau non permanents. Leur période de crue ne dure que trois à quatre mois (juillet, août, septembre et octobre) et en saison de pluie.

Flore et faune

La flore est très peu diversifiée. On y rencontre quelques espèces comme Faidherbia albida, Ziziphus mauritiana, Tamarindus indica, Azadirachta indica, Acacia seyal etc. Certaines de ces plantes sont utilisées dans la pharmacopée traditionnelle. Dans cette commune, la faune est essentiellement terrestre. Celle-ci est très peu diversifiée du fait d’une raréfaction du gibier.

Néanmoins on trouve des espèces telles que :

-Singe -Lièvre -Pintades -Perdrix

-Ecureuil -Varan -Hérisson

Source : Enquête TERDEL-GIE

Milieu humain

Population

La population de la commune est estimée à 88 585 habitants.

Projection de la population de 2005 à 2030

Selon les données de projection de la population réalisé par AFVP/MIDIMA en 1987, la densité de la population à l’horizon 2030 sera de l’ordre de 190 habitants au Km2 sur l’ensemble de la région de l’extrême-nord avec certes des disparités entre les départements et les arrondissements du même zone. C’est ainsi que la commune de Bourha qui est passée de 66 427 Habitants en 2005 atteindra le cap de 140 000 habitants en 2030.

Ethnies

C’est une population cosmopolite composée de plusieurs groupes ethnies à savoir les Djimi, Bana, Daba, Téléki, Goudé, Mafa et Peulhs.

Groupes vulnérables : Le diagnostic de l’espace communal a ressorti 03 grands groupes. Il s’agit des enfants de la rue, des handicapés (mal voyant, sourd-muet, les dépressifs mentaux) et les vieillards. Les entretiens menés a révélé leur importance en effectif. Les problèmes auxquels les différents groupes sont confrontés sont identifiés et se résument à la difficulté d’accès aux services sociaux de base et au manque d’organisation de la part de ces couches. C’est une population estimée à 470 personnes.

Les activités pratiquées par cette couche sont peu rentable et se limite à la vente de petite outillage, cotissage, à la cordonnerie, au rasage, au pousseur. Les opportunités qui s’offrent à eux sont peu nombreuses et la plupart ne collabore pas avec la commune.

Les attentes exprimées par ce groupe sont l’appui aux activités génératrices des revenus et l’accès aux dons.

Populations marginales : elles sont constituées essentiellement des bororo qui vivent dans la brousse à la recherche du pâturage avec leurs animaux. Sa population est estimée à une centaine de personnes. C’est une population instable du fait de leur déplacement régulier (transhumance).

Religions

Les populations de la commune pratiquent trois principales religions : l’islam, le christianisme et l’animisme. Elles s’acceptent mutuellement dans leurs pratiques religieuses.

Principales activités pratiquées

Les activités économiques pratiquées au niveau de la commune sont :

- L’agriculture est basée essentiellement sur les cultures de maïs, d’arachide, du mil autour des concessions. Elle est pratiquée par des populations autochtones et une main d’oeuvre et une main d’oeuvre constituée de quelques allogènes. Les produits de cette activité est destinée à l’auto consommation et à la vente.

- L’élevage concerne les gros et petits ruminants tel que les boeufs, moutons, les chèvres, la volaille. Cette activité a pour but de générer de petit revenu pour survenir aux besoins domestiques. Elle est également pratiquée à deux niveaux :

Au niveau domestique par les populations locales et au niveau externe par les bororo. Les produits tirés de cette activité sont la vente de la viande, du lait etc…

C’est une activité rentable car elle procure aux populations des sources de revenus non négligeables.

- Le commerce constitue essentiellement de la vente des produits de premières nécessités, des produits manufacturés tel que le sucre, le savon et petit restaurant et la vente des médicaments de la rue. Elle génère de revenus à ses pratiquants qui sont constitués de plusieurs personnes de fortune diverses.

- L’artisanat est pratiqué par une infime partie de la population et concerne la fabrication du petit outillage agricole (houe, machette, couteau) et la poterie (fabrication des canaris). Ces artisans sont les forgerons, les potiers.

Principales infrastructures par secteur

Couverture en service sociaux de base et infrastructures par secteur

Agriculture : Existence de 01 délégation d’arrondissement à Bourha et 02 postes agricoles

Elevage : Existence de 01 délégation d’Arrondissement des Pêches et des Industries Animales, 01 boucherie et des parcs vaccinogènes.

Faune et forêt : Existence de 01 poste forestier au niveau de l’espace urbain donc la mission est de couvrir l’ensemble de la commune.

Administration territoriale, décentralisation et maintien de l’ordre : Au niveau de ce secteur, on note la présence des infrastructures : la sous-préfecture, la commune, la brigade de gendarmerie, le commissariat spécial installées au niveau de l’espace urbain communal.

Education de base : Existence de 33 écoles publiques et privées et 06 écoles maternelles réparties sur l’ensemble de la commune.

Enseignement secondaire : Existence de 03 CES et 03 Lycées

Santé : Existence de 08 centres de santé intégrés et de 01 hôpital de district répartis au niveau de l’espace communal.

Eau : Au niveau des infrastructures hydrauliques on note 64 puits et 48 forages dissimilés à travers le territoire communal.

Energie : Présence du réseau AES-SONEL plus particulièrement dans les grandes agglomérations Bourha, Tchévi, Boukoula, et Guili.

Travaux publics : Il est caractérisé par un réseau routier en terre non entretenu et qui se dégrade régulièrement. Les ouvrages de franchissements ou d’arts sont insuffisants et constamment dégradés.

Sport et éducation physique : Secteur marqué par la présence de quelques aires de jeux non aménagées (terrain de foot). Ces aires se trouvent généralement au niveau des établissements scolaires.

Transport : Il n’existe pas de gare routière construite seuls quelques espaces aménagés servent d’embarquements et de débarquements des passagers.

Emploi et formation professionnelle : Il existe une SAR/SM à Bourha et qui souffre de problèmes d’équipements malgré des efforts fait par la commune pour le fonctionnement de cet établissement.

Commerce : Présence des hangars et boutiques de marché en matériaux provisoires dans les principales agglomérations tels que : Bourha, Boukoula, Gamboura, Tchévi, Guili.

Postes et télécommunications : Secteur caractérisé par la présence d’un télé centre polyvalent non fonctionnel. Existence également d’un pilonne du réseau Orange qui couvre totalement la commune.

Les autres secteurs restant sont marqués par une absence totale d’infrastructures aussi bien qu’en matériaux provisoires et définitifs. Il s’agit des secteurs suivants:

- Domaines et affaires foncière ;

- Développement urbain et habitat ;

- Environnement et protection de la nature ;

- Enseignement supérieur ;

- Affaires sociales ;

- Promotion de la femme et de la famille ;

- Jeunesse ;

- Petite et moyenne entreprise de l’économie sociale et de l’artisanat ;

- Recherche scientifique et innovation ;

- Tourisme ;

- Culture ;

- Mines et développement industriel ;

- Travail et sécurité sociale.

Principales potentialités et contraintes de la commune

Principales Potentialités

La commune dispose des nombreux atouts et potentialités pour son développement économique et social. Ses potentialités sont constituées de plusieurs ressources (ressources naturelles) encore moins non exploités et dont la mise en valeur permettrait à la commune de se développer. Parmi ces ressources, l’on peut citer :

La fertilité des sols qui permet la pratique de plusieurs cultures (céréales, tubercules, oléagineux). Les cours d’eau qui permettent le développement des cultures maraichères et sucrières. Ce sont de cours d’eau qui constituent des réservoirs d’eau pouvant permettre la création de micro barrage.

La végétation, elle est constituée de plusieurs espèces d’arbres favorisant la fertilité de sols (Acacia, albida).

Une faune diversifiée et constituée de petits animaux (singe, lièvre, écureuil…).

Des blocs granitiques non exploités qui sont également une réserve qui peuvent constituer des réserves de carrière.

Principales Contraintes

Les contraintes auxquelles la commune est confrontée sont surtout d’ordre naturel. Parmi ces contraintes on peut citer :

- la nature du relief qui ne permet pas une production agricole de quantité ;

- la pluviométrie qui est souvent capricieuse ne permet pas une bonne répartition des pluies ;

- le sol qui est par endroit lessivé à cause de l’érosion ;

- l’inaccessibilité de routes en saison de pluie.

Activités économiques

Les activités économiques pratiquées au niveau de l’espace urbain sont constituées de l’agriculture, du petit élevage, du petit commerce et de l’artisanat.

- L’agriculture est basée essentiellement sur les cultures de maïs, d’arachide, du mil autour des concessions. Elle est pratiquée par plus de 80% de la population aussi bien au niveau de villages que de l’espace urbain. La rentabilité est de cette activité est affectée par les aléas climatiques dont on ne peut maitriser la survenue.

- L’élevage concerne les petits et les gros ruminants tel que les moutons, les chèvres, la volaille et les boeufs. Cette activité a pour but de générer de petits revenus pour survenir aux besoins domestiques. Il est pratiqué à moindre échelle au niveau de chaque famille. Les gros ruminants sont élevés hors des villages par de bororos généralement en transhumance. Cette activité est généralement peu productive bien qu’elle génère quelque revenu.

- Le petit commerce constitué par la vente des produits de premières nécessités, des produits manufacturés tel que le sucre, le savon et petit restaurant et la vente des médicaments de la rue. Elle est pratiquée de petits détaillants au niveau de village et de centre urbain.

- L’artisanat pratiqué par une infime partie de la population et concerne la fabrication du petit outillage agricole (houe, machette, couteau) et la poterie (fabrication des canaris). Cette activité concerné surtout une catégorie des personnes constituées des personnes âgées et des femmes.