COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MORA

 

Maire   ABBA BOUKAR

Tél.    +237 699 33 41 98
                 677 32 61 50

Date de création : 31/12/1960

Superficie Totale : 1 735 Km²

Nombre de villages : 60

Localisation de la commune

La Commune de Mora est l’une des 3 communes du Département du Mayo Sava. Elle abrite le chef-lieu du Département du Mayo Sava, Région de l’Extrême- Nord Cameroun.

Elle est limitée :

A l’Est par la Commune de Pétté et Maroua III ;

A l’Ouest par la Commune de Kolofata, Mayo Moskota et la République Fédérale du Nigeria ;

Au Nord par la Commune de Waza ;

Au sud par les communes de Tokombéré et de Koza

La ville de Mora qui est en même temps le siège de la Commune et Chef-lieu du Département du Mayo-Sava, est étalée dans une plaine à proximité des Monts Mandara. Cette ville coloniale créée vers le 12ème siècle fut un champ de bataille pendant la première guerre mondiale. On y découvre plusieurs constructions et autres vestiges attestant le passage des puissances étrangères en l’occurrence celui des Allemands.

Milieu biophysique

Le relief

Le territoire de la commune de Mora est caractérisé par deux types de relief la zone de montagne 20% et la zone de plaine 80%

- La zone de Montagne

Elle est située à l’Ouest et au Sud- Ouest et constitue la continuité de la chaine montagneuse de l’Ouest. Cette zone est fortement peuplée et est dominée au point de vue agricole essentiellement par les cultures de saison de pluies.

- La zone de plaine

Elle est située entièrement dans les parties Est, Sud et Sud-est de Mora. On y pratique à la fois les cultures de saison de pluies, de contre saison et du coton qui est la principale culture de rente.

Le climat

La commune de Mora est caractérisée par un climat de type soudano- sahélien avec une longue saison sèche de 8 à 9 mois et une courte saison des pluies de 3 à 4 mois. Les précipitations dépassent rarement 700 mm et affectent significativement l’occupation des espèces culturales pratiquées par ses populations.

Vents dominants et direction

Le vent dominant est l’harmattan. Il est très chaud et sec, souffle du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest. Il est plus violent en saison sèche causant en début de saison de pluies d’importants dégâts tant sur les habitations que sur les cultures.

Type des sols

L’Arrondissement présente une très grande diversité des sols.

- Les sols peu évolués : ils se trouvent au pied des montagnes, sont peu profonds, caractérisés par une faible fertilité due à l’érosion hydrique et à sa structure essentiellement pierreuse. Seules les cultures moins exigeantes comme le mil rouge, le mil jaune et les légumes feuilles y réussissent facilement.

- Les sols sablo-limoneux occupent une grande partie de la Commune. Ils sont très fertiles et profonds et favorables à toutes les cultures de saison de pluies et le coton

La végétation

La végétation est essentiellement composée d’épineux et de savanes arbustives. Elle est clairsemée et disparate. On rencontre le long des mayos des formations végétales herbacées.

Paysage

Avec le départ des précipitations le paysage à l’heure actuelle est tout à fait sec compte tenu des cultures ou des graminées sauvages qui ont bouclé leur cycle végétatif. Quant aux arbres, ils gardent pleinement leur feuillage et d’aucuns amorcent déjà la floraison.

Lacs, zones inondées ou inondables

Les principales zones inondables de la commune de Mora se rencontrent dans le canton de Mémé (lac de Gogo), Canton de Magdémé et les localités de Boundéri, Touski, Kossa, Homaka, Doublé, Tchakramari, Kangaléri, Wambaché, etc. Ces sols sont généralement inondés en saison des pluies et se fendillent en saison sèche.

Hydrographie

Les cours d’eau sont de régime irrégulier. Ils sont appelés généralement Mayo. Les principaux cours d’eau sont :

- Le Mayo Sava duquel le Département tire son nom ;

- Le Mayo Ouldémé ;

- Le Mayo Gomégé qui traverse la ville au niveau du pont du marché ;

- Mayo derrière le Lycée classique de Mora avec un radier sur la route Mora -Kourgui ;

- Mayo Goua Amtchali avec un radier au niveau du camp militaire ;

- Mayo de Kourgui ;

- Mayo Doulo/ Mahoula;

- Le Mayo qui entrecoupe la route Mémé-Yala Yalta;

- Le Mayo sur route Méhé-Mangavé ;

- Le Mayo Dzabayo entre Goujimdélé et Malika

Ces mayos se remplissent d’eau en période de grandes pluies et se vident quelques temps après, laissant place au banc de sable en saison sèche

Les cours d’eau sont de régime irrégulier. Ils sont appelés généralement Mayo. Ils se remplissent après une grande pluie et se vident quelques temps après. En saison sèche, il ne reste que de banc de sable, l’eau pouvant se trouver à une profondeur de 6 à 7m dans le sol.

Ressources naturelles

Les ressources naturelles existantes dans la commune sont entre autres:

a- Le sable : On le trouve en abondance dans les mayos. Il est essentiellement utilisé pour les constructions et ne rapporte pas jusqu’aujourd’hui grand-chose à la Commune à cause de difficultés de son transport vers le centre urbain.

b- Les carrières de terre latéritique et d’argile:

La latérite : On la trouve en abondance à trois endroits considérés comme des carrières : Route Doulo, Sera Warda et sur la route de Kourgui quartier Blé-Blé. Cette ressource est également sous valorisée du fait des mêmes difficultés que connait le sable.

L’argile : il se trouve par endroits dans les villages. L’exploitation de cette ressource expose les champs de plus en plus à la dégradation, ce qui pousse souvent leurs propriétaires à interdire l’accès à leurs parcelles.

c- Les pierres, les cailloux et le gravier : On trouve ces ressources au piedmont, le long de la chaine de montagnes qui occupe la partie Sud du territoire communal (Mora Massif, Vadi Mora, Biwana, Godigong, Makoulahé ; Doulo, Mémé ; quartiers Pouché et Mokolo à Mora, etc) L’exploitation de cette ressources est anarchique et ne rentre pas assez de devises dans les caisses communales.

d- De vastes bandes inondables

Les principales zones inondables de la commune de Mora se rencontrent dans le Canton de Mémé, , Groupement de Magdémé (lac de Gogo, Doublé,) et les localités de Boundéri, Touski, Kossa, Homaka, Tchakramari, Kangaléri, Wambaché, etc. Ces sols sont généralement inondés en saison des pluies et se fendillent en saison sèche.

e-Les terres agricoles (argilo limoneuses) :

Elles sont situées le long des cours d’eau et dans les bas-fonds en plaine. On pratique les cultures vivrières et maraichères et une partie est utilisée comme pâturage.

f-La paille : Elle se trouve en zone de montagne (Mora massif, les cantons Podoko et Mouktélé, les cantons de Limani, Kossa et Boundéri). Le contrôle d’accès est parfois exercé par certains chefs traditionnels (cas de Mora massif) et subit une dégradation progressive due aux feux de brousse et à une exploitation anacrhique.

g- Les anguilles : On les trouve dans les zones inondables (Farcha) des cantons de Limani (Homaka, Kangaléri) et de Boundéri. Exploitées anarchiquement, elles sont menacées de disparition.

h- Les Arbres / Bosquets/ Forêt : Essentiellement constitués des forêts reboisés par l’Etat, le couvert végétal dense se rencontre dans le« Sahel vert » de Mora, dans la forêt communautaire Doulo/ Magdémé, et le long des grandes routes, en zones rurales et urbaines. Elle subisse une coupe abusive, clandestine et les effets des feux de brousse incontrôlés. Le contrôle d’accès est fait par la commune et les services des forêts.

Ressources touristiques

On note dans l’espace communal la présence des sites touristiques et d’infrastructures hôtelières favorables à la promotion du tourisme. Il s’agit du campement d’Oudjila, l’historique de la ville de Mora, les cimetières des soldats des forces alliées et des Allemands tombés pendant la deuxième guerre mondiale, l’histoire du Sultanat du Wandala et sa fantasia, etc. Toutefois, ce potentiel touristique n’est pas suffisamment valorisé.

Milieu socio- économique

Repères historiques de la Commune

L’histoire de la commune de Mora est semblable à celle des premières communes du Cameroun.

En effet, depuis sa création par Décret présidentiel N°60/83 du 31/12/1960, cette commune a été gérée depuis 1986 par les Sous- Préfet-Maires suivants : Abba Sadou ; Abdoulaye Koué ; Youssoufa Dawa ; Mamadi Mahamat et enfin Biébi Paul.

Il ne nous a pas été possible d’obtenir au niveau de la commune les dates exactes de passage de ces différents Sous-Préfet- Maires avant la nomination du Maire El Hadj Abba Boukar en 1986.

El Hadj Abba Boukar, nommé par Arrêté Présidentiel le 06/11/1986 a été le tout premier Maire non Sous- Préfet.

Nommé donc en 1986 comme précisé ci-dessus, El Hadj Abba Boukar a été à la faveur de multiples élections municipales réélu Maire à la tête de cette Commune jusqu’aujourd’hui .Il est aussi à noter que les communes de Kolofata et Tokombéré sont issues de sa partition en 1982, à la faveur de la création du Département du Mayo-Sava.

Taille et structure de la population

La Commune de Mora couvre une superficie de 1 735 Km² avec une population totale de 244 330 habitants en 2013 dont 107 481 hommes et 136 849 Femmes. Soit 43,99 % d’hommes et 56, 01% de femmes avec une densité est de 141 habitants au Km².

Groupes ethniques et relations interethniques

La population vivant dans le territoire de la commune de Mora est composée des principales ethnies conformément au tableau ci-dessous :

D’autres tribus venues des dix régions du pays pour des raisons professionnelles.

Les ethnies précitées se trouvant dans la Commune de Mora malgré leur diversité religieuses et culturelles cohabitent bien, chacune respectant les us et coutumes des uns et des autres et agissent en synergie pour le développement de la Commune.

Estimation de la composition de la population de la Commune de Mora par ethnie et en pourcentage :

Sur les bases des données du dernier recensement général de la population de 2005, il ressort que la composition de la population de Mora en termes de principaux groupes ethniques vivant dans l’espace communal est comme suit :

ETHNIE /GROUPE ETHNIQUE

EFFECTIF

POURCENTAGE (%)

RANG

1

Mandara

28122

11,5

4ème

2

Podoko

46594

19,07

1er

3

Matal ou Moukté

33498

13,71

3ème

4

Moura/ Mbirmé

21672

8,86

5ème

5

Mousgoum

14684

6

8ème

6

Bornouan ou Kanouri

35159

14,38

2ème

7

Mafa

9773

3,99

9ème

8

Mada

15002

6,14

6ème

9

Mouyeng

4887

2

11ème

10

Peuls ou Foulbé

3323

1,36

12ème

11

Arabes chouas

14855

6,07

7ème

12

Hourza

7330

3

10ème

13

Moundang

733

0,3

18ème

14

Toupouri

1222

0,5

15ème

15

Guiziga

977

0,39

16ème

16

Zoulgo

2468

1,01

14ème

17

Gamergou

2956

1,2

13ème

18

Banana

782

0,32

17ème

19

Haoussa

293

0,11

19ème

 

TOTAL

244330

99,91

 

Les religions

Les principales religions pratiquées dans la commune de Mora sont :

- l’islam, pratiqué principalement par les premières ethnies à s’installer dans la zone telles que les Mandara et Bornouans, les Gamergous, les Arabes Chouas et les peuls ;

- le christianisme, pratiqué par les ethnies descendues des Massifs de Mont Mandara tels que les Mafas, les Mouktélé, les Podoko, les Zoulgo, les Bananas, les Moura etc.

- l’animisme, pratiqué par une partie des différentes ethnies issues des Monts Mandara.

Mobilité de la population

Les populations de la commune de Mora sont dans l’ensemble stables. Toutefois, on peut relever :

- les déplacements massifs que certaines familles avaient effectués les années précédentes dans le Grand Nord du pays (zone de Lagdo, Touboro, etc), à la recherche des terres fertiles ;

- l’exode rural de plus en plus régulier des jeunes vers le Nigeria et le Sud du pays, attirés par les mirages des villes, fuyant le travail de la terre et le poids de la tradition.

A l’intérieur de la commune, on note des déplacements inter villages pour des raisons familiales (mariages, marchés, funérailles, travaux agropastoraux etc.).

Organisation sociale

La commune de Mora comprend 01 Sultanat (Sultanat de Wandala), 10 cantons (Mémé, Limani Mora-Massif, Warba, Podoko Centre, Podoko Nord, Podoko Sud, Zouelva, Baldama, Bounderi, Kossa et 05 Groupements (Mora-Ville, Doulo, Madgémé, Djoundé, Kourgui). A la tête de chaque Canton on trouve un Lawan ou Chef de Canton du 2ème degré et les Blama au niveau des villages (Chefs de 3ème degré).

Habitat

L’habitat dans la commune de Mora varie selon qu’on est en zone urbaine ou en milieu rural d’une part, ou selon les ethnies d’autre part. En zone urbaine, les maisons sont pour la plupart en matériaux définitifs (murs en dur, toits en tôles) tandis qu’en zone rurale, les habitations sont en matériaux provisoires (murs en terre battue ou en seko, toits en paille). Chez les éleveurs Arabes choas et autres, les habitats sont des cases rondes et de toiture en paille. Il s’agit ici des huttes vastes à l’intérieur divisée en deux compartiments dont un pour le bétail.

Système foncier

L’accès à la terre se fait uniquement par héritage, par achat, par la mise en gage ou location auprès des tiers. Mais d’une manière générale de par la loi les chefs traditionnels sont des propriétaires fonciers et les gèrent sous la supervision du Sous- préfet représentant de l’Administration Territoriale. S’agissant de l’héritage des terres, seuls les hommes en ont droit. Les terres appartiennent à une minorité d’autochtones. Les allogènes sont obligés de les louer auprès de ces derniers pour y pratiquer l’agriculture. Les locataires terriens n’ont pas le droit d’y pratiquer les cultures pérennes faute de quoi les propriétaires les récupèrent. La fertilité de ces terres est assurée par la pratique des cultures en terrasse très vulgarisée et maitrisée dans la zone.

Activités économiques

Les principales activités économiques menées dans l’espace communal de Mora sont : l’Agriculture, l’élevage, le commerce et l’artisanat.

Agriculture :

L’agriculture est la principale activité économique pratiquée dans la commune après l’élevage. Les principales cultures pratiquées par ordre d’importance sont : le sorgho de saison de pluie ; le sorgho de saison sèche (Mouskouari) ; le niébé ; le maïs ; l’oignon (saison sèche et de saison de pluies) ; le gombo ; l’ail (en pleine introduction) ; le tabac (en zone de montagne) ; le riz pluvial ; l’arachide ; le voandzou ; le sésame ; le coton. Cette production est destinée en partie à la consommation et à la commercialisation.

Si la diversité culturale , le dynamisme et l’ardeur au travail des populations, la présence de vastes bandes de terres fertiles et très propice au maraîchage ainsi qu’aux cultures fruitières constituent de grands atouts pour l’agriculture, levier de l’économie locale de la commune, les aléas climatiques, la pauvreté des sols par endroits (surtout en zone de montagne) ainsi que l’accès des producteurs très limité aux financements (pour l’acquisition des intrants agricoles) , la faible mécanisation des activités de production constituent des contraintes au développement de l’agriculture dans la commune. Le faible degré de transformation des produits agricoles constitue également un obstacle qui n’est pas le moindre.

L’encadrement technique des paysans est assuré par les services et organismes ci- après :

- les services du MINADER : qui s’occupent de la vulgarisation des techniques agricoles et de l’organisation paysanne en général ;

- La SODECOTON : Elle s’occupe de la promotion de la culture de coton et autres cultures vivrières associées ;,

- Les structures telles que le CDD, CVECA, la CAMCUL et le Crédit du Sahel intervenant dans le domaine agricole accordent les micro- crédits aux agriculteurs de la Commune.

Elevage

L’élevage passe pour la 2ème activité du secteur secondaire. Les principales espèces élevées sont entre autres les bovins, les ovins, les caprins, les volailles, les ânes, les chevaux et les porcins. Le tableau ci-dessous donne une idée du nombre de têtes élevées par espèce.

Si cet élevage est diversifié et dense, il reste encore un élevage extensif, ce qui ne permet pas aux éleveurs de mieux bénéficier de leur activité. Par ailleurs, les pâturages de l’espace communal sont en pleine dégradation sous l’effet de plusieurs facteurs que sont l’agriculture extensive due à la démographie galopante, les feux de brousse et la déforestation.

Une pêche artisanale des anguilles se développe à côté de cet élevage dans la zone de Wambéché-Homaka-Touski. L’apiculture, d’introduction récente est également pratiquée ici.

Les affections du bétail les plus récurrentes sont les avitaminoses, les boiteries, les diarrhées, les parasites, les gales, les toux, les stress, les pneumonies, les traumatismes. Il est à relever également un faible engouement des éleveurs à se regrouper, ce qui ne facilite pas leur encadrement

Commerce :

Le commerce est la 3ème activité menée par les populations. IL se fait localement sous forme de petit commerce dans les villages, de commerce de gros et détail des produits manufacturés en provenance des autres villes du Cameroun ou du Nigeria.

Ce commerce est essentiellement ‘informel, ce qui rend difficile l’élaboration par la Commune du fichier des contribuables. D’une manière générale, les activités commerciales portent sur :

- l’achat et la revente des produits manufacturés ;

- la commercialisation des produits et sous produits agro pastoraux et artisanaux ;

Malgré un nombre élevé des marchés dans l’espace communal de Mora, la commune dispose très peu d’infrastructures marchandes telles que les boutiques, les magasins ; les aires d’abattage, les hangars, etc., rendant difficile l’encadrement des commerçants et la valorisation de ce potentiel. De nombreux corps de métiers existent dans les grandes agglomérations mais exercent dans la clandestinité. Il s’agit entre autres des tailleurs, des bouchers, des motos taximen, des restaurateurs, des brasseurs de la bière de mil et de maïs, des vendeurs de carburant, etc. Ce secteur qui emploie une bonne partie de la population jeune et féminine mérite d’être organisé et développé.

Artisanat :

Les activités artisanales portent essentiellement sur : la poterie; la confection des nattes et seko en paille dans les villages ; la forge ; la maroquinerie, etc. L’artisanat souffre d’une manière générale du problème de manque de matière première ; de son caractère très traditionnel ; du manque d’organisation des artisans ; des difficultés d’accès des artisans au financement etdu faible encadrement technique etc.

ETHNIE /GROUPE ETHNIQUE

EFFECTIF

POURCENTAGE (%)

RANG

1

Mandara

28122

11,5

4ème

2

Podoko

46594

19,07

1er

3

Matal ou Moukté

33498

13,71

3ème

4

Moura/ Mbirmé

21672

8,86

5ème

5

Mousgoum

14684

6

8ème

6

Bornouan ou Kanouri

35159

14,38

2ème

7

Mafa

9773

3,99

9ème

8

Mada

15002

6,14

6ème

9

Mouyeng

4887

2

11ème

10

Peuls ou Foulbé

3323

1,36

12ème

11

Arabes chouas

14855

6,07

7ème

12

Hourza

7330

3

10ème

13

Moundang

733

0,3

18ème

14

Toupouri

1222

0,5

15ème

15

Guiziga

977

0,39

16ème

16

Zoulgo

2468

1,01

14ème

17

Gamergou

2956

1,2

13ème

18

Banana

782

0,32

17ème

19

Haoussa

293

0,11

19ème

 

TOTAL

244330

99,91