COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

KAELE

 

Maire   SEIDOU François Xavier

Tél.     +237 675 83 93 02

  

Localisation de la Commune

La commune de Kaélé épouse le découpage administratif de l’arrondissement de Kaélé et se trouve dans le département du Mayo-Kani, Région de l’Extrême-Nord. Elle a été créée par décret présidentiel N° 060/81 du 31 décembre 1960. Et est limitée au Nord par la commune de Mindif, au Sud par la République du Tchad, à l’Est par la commune de Guidiguis, au Sud-ouest par la Commune de Guider et à l’Ouest par la commune de Moutourwa. Elle a une superficie de 1 785 Km² et sa population actuelle est de 126 376. Son chef lieu Kaélé est le chef lieu du département du Mayo-Kani, il se trouve au Sud de Maroua chef lieu de la Région de l’Extrême-Nord à environs 100 Km.

Milieu biophysique

Climat

Le climat soudano-sahélien domine la Commune. Il est caractérisé par deux saisons inégalement reparties : une longue saison sèche d’environ huit (08) mois, allant d’Octobre à Mai et une courte saison des pluies de quatre (4) mois qui couvre les mois de juin à Septembre. Les précipitations efficaces utiles pour les pratiques agricoles s’étendent entre juillet et septembre. La répartition de la pluviosité dans le temps demeure le principal facteur déterminant l’occupation des espaces par les cultures ; elles varient entre 700 et 900 mm par an.

La saison sèche est caractérisée par une température oscillante entre le froid (novembre-janvier) et la chaleur caniculaire (février à mai). La température moyenne est de 28.1 °C avec un minimum de 18°C en janvier et le maximum de 40°C en Avril et Mai. Les amplitudes des précipitations moyennes sont de 809 mm par an.

Ce climat se caractérise au fil des ans par la régression de la durée de la saison pluvieuse et de la hauteur des pluies enregistrées.

Sols

Les sols sont essentiellement granitiques discordants ou alcalins et alluvions. Ils sont généralement des formations sédimentaires. Les textures de ces sols varient de sableux à argileux en passant par sableux-argileux et argileux-sableux.

Relief

Le relief de la Commune de Kaélé est constitué de 95% des plaines, 1% des plateaux et 4% des montagnes.

Hydrographie

Situés dans la zone semi-aride, tous les cours d’eau de la Commune ont un régime intermittent. Ils sont en crues aux mois de Juillet, août et septembre et tarissent partiellement en saison sèche. D’autres cours d’eaux comme le lac de Boboyo conservent leurs eaux toute l’année et coulent de l’Ouest à l’Est. La plupart de ces mayos prennent leurs sources au Tchad.

Les principaux cours d’eau de la Commune sont : Mayo-Kani, Mayo-Zapazon et Mayo-Gamrey.

A côté de ces cours d’eau, l’on rencontre des zones inondables à Kani, Gadas, Piwa, Poukébi, Mindjil.

Flore et Végétation

La savane à steppe épineuse couvre la Commune de Kaélé. Elle est à prédominance herbacée et parsemée des formations ligneuses. Les espèces herbacées dominantes sont des graminées parmi lesquelles l’on trouve les Faidherbia albida (Tsaski), Balanites aegyptiaca (tannis), Acacias mimosacées et azadiratcha indica ( neem) principales espèces ligneuses. Cette végétation fragile subit la pression démographique due à l’extension des champs, au prélèvement des bois de chauffe et des services, et des animaux ainsi que de feux de brousse anthropiques. La destruction quotidienne de la végétation expose l’espace communal aux menaces due à l’avancée du désert et aux changements climatiques.

Faune

Sur le plan écologique, la plaine de kaélé est constituée des espèces variées. On note la présence des carnivores, des hyènes (crocuta crocutta) des chats sauvages (felix silvestris), des renards (canuis aurus), des phacochéres, des rongeurs, des pintades et des reptiles etc.

Ressources minières

La Commune de kaélé regorge un ensemble des ressources minières notamment le sable dans divers mayos et cours d’eau qui traversent la commune, les graviers concassés aux pieds des montagnes tel que à Lara et des moellons ramassés par ci par là. Ces ressources sont exploitées de façon artisanale et constituent un manque à gagner à la Commune.

Atouts, potentialités et contraintes du milieu biophysique

La Commune de Kaélé dispose de nombreux atouts et potentialités pour son réel développement économique et social, mais également des contraintes qu’il faudrait lever pour faciliter ce développement

Ces atouts et potentialités sont entre autres :

- les bas fonds propices aux cultures maraichères et de contresaison on les trouve le long du Mayo-Kani et des autres mayos qui arrosent l’espace communal ;

- Les multiples vergers des manguiers, des goyaviers et des agrumes qui offrent d’énormes possibilités de création de petites unités de transformation agro-alimentaires ;

- Les sols fertiles propices aux cultures d’oignons et de coton principales activités génératrices des revenus ;

- Les carrières de graviers et sable autour des villes de Kaélé et de Lara indiquées pour les activités de génie civil

- Les ressources humaines constituent d’une main d’oeuvre abondante mais non qualifiée ;

- L’existence des nombreuses organisations et associations de développement ;

- Les populations et élites dynamiques.

Contraintes du milieu biophysique

- Changement climatique

- Faible pluviométrie

- Fortes température

- Mauvaise répartition des pluies

- Sécheresse

Milieu socioéconomique

Histoire de la Commune

La création de la subdivision de Kaélé en 1937 et la nomination du premier chef de subdivision Monsieur DIETMANN Pierre le 14/03/1937 constituent l’événement majeur de l’Histoire de la Commune de Kaélé.

Créée en 1960 par décret N°60/81 du 31 Décembre 1960 portant création des communes de moyen exercice, Cette unité administration a été tour à tour dirigée par les sous-préfets Maires de 1960 à 1985 et par les Maires élus de 1985 à 2013.

Groupes ethniques

Les principaux groupes ethniques rencontrés sont les Moundang, les Guidar, les Toupouri, les Guiziga, les Peuls, avec les Moundag comme groupe majoritaire.

3.3.1.3. Religion

Les populations de la Commune de Kaélé pratiquent trois religions : l’islam, le christianisme et l’animisme. Elles s’acceptent mutuellement dans leurs pratiques et cohabitent en paix.

Organisation sociale

La société à kaélé est organisée autour des guides des communautés. Ces guides appelés Lamibés dans l’agglomération représentent leur communauté et sont auxiliaires de l’administration. Ils sont classés chefs de premier degré et assurent également les fonctions de chefs spirituels et traditionnels. Ils jouent un rôle important dans la préservation de la paix sociale au sein des communautés avec entre autres missions la gestion des conflits agro-pastoraux et la gestion foncières qu’ils assurent sous le contrôle du sous-préfet leur chef hiérarchique supérieur direct.

Habitat

L’habitat assez diversifié est constitué essentiellement des cases traditionnelles en zones rurales. Il s’agit ici des cases rondes ou rectangulaires aux murs en terre battue et couvertes de paille.

En zones urbaines cet habitat est de type moderne caractérisé par des bâtiments assez complexe parce que tantôt en dur, tantôt en briques cuites couverts des tôles ondulées ou tôles bacs caractéristique de la modernité. Cette diversité n’est pas compartimentée parce que, il est facile dans les quartiers de Kaélé de trouver cote à cote les bâtiments de type traditionnel et les bâtiments modernes, signe d’un développement lent mais équilibré de la société de Kaélé.

Zonage de l’espace communal

L’espace communal se subdivise en deux grandes zones essentielles. Il s’agit du milieu rural et de la zone urbaine. Le milieu rural plus vaste, couvre près 80% de l’espace géographique de cette Commune. C’est également là où se concentre la majeure partie de sa population qui a une vocation d’agropasteurs. L’économie locale est supportée par cette partie de la population qui produit près des deux tiers des ressources propres de la Commune.

Système foncier

Le domaine foncier se subdivise en espaces collectifs et en espaces individuels. Le patrimoine collectif reste sous la gestion des chefs traditionnels. Ces derniers sont les propriétaires de par la loi camerounaise et définissent le mode et les règles d’accès et d’utilisation. L’accès aux terres à Kaélé se fait par héritage, achat et/ou location. Ce domaine se compose des espaces en friches et des pâturages. Seules les autorités traditionnelles et administratives peuvent procéder sur la demande des tiers aux morcèlements dans l’objectif d’étendre les espaces agricoles, de délimiter les aires de pâturages et des réserves foncières. Cette action concerne particulièrement les hommes, les femmes étant tenues à marge de cette opération au nom de la tradition. L’accès à cette ressource se fait également par métayage et par legs.

Principales activités économiques

Agriculture

Elle est essentiellement dominée par les cultures vivrières céréales et les légumineuses, les cultures de rente coton, arachide, oignons etc. et constitue la principale source de revenus pour la majeure partie de la population.

L’agriculture est traditionnelle, extensive caractérisée par de faibles rendements. Les outils les plus fréquemment utilisés sont la houe, le coupe-coupe, la charrue etc. Les techniques culturales pratiquées sont l’assolement, la jachère, la rotation. Les zones de forte production sont Doumrou, Midjivin et Lara

L’encadrement technique et financier de producteurs est assuré par le MINADER à travers ses services et les projets PADFA, PAPA, PACA, PDR-EN, la SODECOTON à travers l’OPCC et les autres acteurs que sont les ONG, les COOPEC et les établissements de micro finance.

Élevage et pêche

La production animale est dominée par l’aviculture, l’élevage de petits ruminants, de bovins et de porcins.

Cet élevage est encore de type traditionnel. Le cheptel est livré à lui-même sans enclos. Le personnel d’encadrement du MINEPIA est insuffisant ce qui justifie les faibles productivités des différentes espèces.

En ce qui concerne le bétail, le pâturage naturel constitue la principale source d’alimentation. Il est très abondant en saison des pluies mais rare voire inexistant en saison sèche. L’abreuvement des animaux est assuré par les différents points d’eaux que sont les marigots, mares et autres retenus que l’on rencontre dans l’espace communal. L’inexistence des pistes à bétail, de couloirs de transhumance et de pâturages délimités occasionnent des conflits agriculteurs et éleveurs.

Quant à la pêche, cette activité se pratique généralement en saison de pluies par des populations riveraines des différents cours d’eau à écoulement saisonnier.

Artisanat

L’artisanat est bien développé dans la Commune de kaélé. Il occupe un nombre important d’actifs. Il est très diversifié et concentré dans le chef lieu de la commune. On peut identifier par exemple des ateliers de forgeron, de fabricants de vans et des nattes… La tannerie est beaucoup développée dans la zone de Doumrou alors que la briqueterie se trouve à l’Est de Garey. La plupart de ces artisans exercent individuellement leur métier et dans l’informel.

Commerce

L’agriculture et l’élevage ne constituent pas les seules activités productives dont les produits sont commercialisés. Les populations s’adonnent aussi au commerce. Et ce commerce concerne tous les produits des récoltes : Mil, maïs, arachides, niébé, oignon pour les hommes. Coton, arachide, maïs, gombo et Niébé pour les femmes. Les femmes commercialisent en plus des produits sus cités, les beignets, la bouillie, le Bil-Bil et les bakourous qui sont les sous produits de transformation des produits agricoles. Par ailleurs, il existe le commerce des produits manufacturés notamment les produits alimentaires. Mais ce commerce est pratiqué à faible échelle et est peu florissant à cause du faible pouvoir d’achat des populations.

Industrie

Dans le domaine de l’industrie, l’on note la transformation des produits agricoles (Arachide en huile, Niébé en Beignets, Mil en farine et en Bil-Bil), la transformation de la terre en briques cuites et l’égrainage du coton. Cette activité de transformation constitue pour beaucoup des ménages une activité génératrice des revenus.

Services

Le secteur tertiaire est représenté dans la ville de Kaélé par plusieurs services : les services de transfert d’argent (Express Union, Express Exchange, EMI Money), les cabines de téléphonie mobile, les agences de transport (Danay express), les ateliers de couture, les garages de réparation des voitures et motos, les établissements de micro finance, les agences de transports de courriers et colis, les restaurants et les hôtels…