COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

DZIGUILAO

 

Maire   SOUARESSAM Dénis

Tél.      +237 677 91 78 65

  

Localisation

La commune de Dziguilao se situe dans l’arrondissement de Taibong, département du Mayo-Kani, région de l’Extrême-Nord. Elle se trouve sur la frontière Cameroun-Tchad. Elle est limitée par :

- au Nord par l’arrondissement de Guidiguis

- au sud par la République du Tchad

- à l’EST par l’arrondissement de Tchatibali

- à l’Ouest par l’arrondissement de Kaélé

La commune de Dziguilao est parmi les dernières unités administratives à être créé dans le département du Mayo Kani. Elle a été créée par décret présidentiel n° 93/321 du 25 novembre 1993 après l’éclatement de l’arrondissement de Guidiguis en 3 unités administratives. Cette unité administrative compte 10 villages regroupés autour des chefferies traditionnelles à savoir 3 chefferies de deuxième degré (Goundaye, Dziguilao et Golonghini) et 7 chefferies de troisième degré (Balané, Barlang, Domba, Maporé, Mbraodong et Souaye).

Milieu biophysiques

Climat

Le climat de la région est de type soudano sahélien, caractérisé par deux saisons : une saison de pluie et une saison sèche. La saison de pluie dure quatre mois soit de juin à septembre. Quant à la saison sèche, elle s’étend d’octobre à mai soit huit mois. Les précipitations moyennes annuelles des cinq dernières années dans l’arrondissement sont d’environ 800 mm. Les mois les plus pluvieux sont ceux d’août et de septembre.

La température moyenne annuelle est de 27°c avec une amplitude annuelle de 8°2; avec un minimum de 21°c et un maximum de 45°c. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril et mai, tandis que les mois les plus froids sont ceux de décembre, janvier et février.

Les vents dominants dans la région sont :

La Mousson : de direction Ouest-Est, il souffle de mai à septembre

L’Harmattan : vent chaud et sec, il souffle du nord vers le sud à partir du mois d’octobre jusqu’en avril.

Sols

Les sols de la région sont très diversifiés et se caractérisent par la coloration qui tend à se noircir et sa texture qui varie d’un endroit à un autre On note :

- les sols sablo limoneux

- Les sols à texture sablo argileux,

-Les sols alluvionnaires à texture sablo limoneux, qui se trouvent dans les plaines et surtout sur les abords des mayos.

Relief

Le relief de la région est caractérisé par un ensemble de plaines. Le relief est peu accidenté. En effet, le territoire de la commune de Dziguilao est plat. Il n’existe pas de massif rocheux.

Hydrographie

La commune de Dziguilao est arrosée par deux mayo, le mayo de Mbraodong qui sert de limite naturelle entre la République du Cameroun et celle du Tchad, et le mayo de Dziguilao qui prend sa source dans ses environs. Ces cours d’eau sont irréguliers et à sec pendant une bonne partie de l’année. Leur écoulement de surface ne dure que trois à quatre mois : juillet, août, septembre et octobre (saison de pluie).

Flore / Végétation

La végétation dominante est la savane arbustive caractéristique de la zone soudano sahélienne. La flore est assez diversifiée. On y rencontre les espèces comme Faidherbia albida, Ziziphus mauritiana, Tamarindus indica, Azadirachta indica, Acacia seyal etc. Certaines de ces plantes sont utilisées dans la pharmacopée traditionnelle.

Il est à signaler qu’Azadirachta indica gagne du terrain dans toute la zone et s’impose comme la formation végétale la plus présente. Il est favorisé par le phénomène de reboisement.

Cette végétation subit une forte détérioration suite à la poussée démographique, à la création des nouvelles plantations et à la coupe abusive du bois de chauffe et de service.

Faune

Dans ces localités la faune sauvage est en voie de disparition les espèces les plus représentés sont les mammifères (antilopes et gazelles), les reptiles : serpent, les varans ; les oiseaux (pigeon, pintade, héron, corbeau et vautours) ; rats écureuils et les insectes

Unités écologiques

La commune de Dziguilao est parsemée de plusieurs unités écologiques à l’instar de la savane, des mayos et des sols holomormorphes.

-La savane : Elle est de type arborée. Les populations y prélèvent le bois de chauffe et de service. Celle-ci connaît une dégradation rapide du fait de l’action de l’homme. Le principal problème qu’on y rencontre c’est le déboisement.

-Les mayos : ils sont la plus part des temps asséchés et constituent un important potentiel en ressources naturelles telle le sable. Avec les alluvions qui se déposent sur les berges lors des inondations, les alentours des mayos sont prisés pour le développement du maraîcher.

-Les sols holomorphes : Ce sont les zones incultes abandonnées par les populations. Ces zones peuvent être récupérées et constituées des réserves forestières qui à termes pourraient être bénéfiques non seulement à la commune, mais à toutes les populations et contribueraient à stopper l’avancée du désert.

-Les zones inondables : Ce sont les zones où pendant l’eau stagne pendant les mois les plus orageux. Ces zones de dépression se trouvent pratiquent dans l’ensemble de la commune. Ils sont propices pour le maraichage et la pratique du riz pluvial. C’est le cas du village Mbraodong où il existe un fort potentiel pour le développement du riz pluvial.

Milieu humain

Histoire

Pour rapprocher les administrés des administrateurs, le gouvernement de la République du Cameroun a crée l’unité administrative de Taïbong, ayant pour chef lieu Dziguilao par le biais du décret présidentiel n° 93/321 du 25 novembre 1993. Cette unité est créée suite à l’éclatement de l’ancienne commune de Guidiguis.

La commune a vu succéder à sa tête trois maires. Il s’agit tour à tour de M BINWE, DJORWE et SOUARESSAM DENIS qui ont tous fait un mandat de cinq ans à l’exception du troisième qui et en cours de mandat. Chaque maire a pu réaliser selon les conditions locales les actions entrant dans le cadre du développement de la commune et l’épanouissement des populations de l’arrondissement.

3.3.2. Culture

La culture dans l’arrondissement se résume à la culture Toupouri de part la composition de la population qui est à 99% de cette ethnie. Elle s’articule autour des rites, des cérémonies de naissance, des mariages, des décès et des fêtes traditionnelles et religieuses.

L’initiation concerne les jeunes garçons de 07 ans au moins qui sont conduits en brousse par les maîtres pendant trois mois pour leur apprendre à devenir des hommes. Ces dernières années la période de trois mois n’est pas respectée compte tenu du calendrier scolaire. C’est une phase très nécessaire chez les Toupouri. Les fêtes traditionnelles sont le ‘’féo kagué’’, le « féo Baa » ou « Yii Baa », fête du coq généralement célébré au mois d’octobre par les Doré ; le ‘’féo guéré’’ ; le »féo baaré. Les danses les plus célèbres sont le « Gourna » et le « waïwa ». Le mariage en pays toupouri s’effectue de la manière suivante. Toute jeune fille en âge de procréer (14 à 21 ans) est convoitée par un prétendant. Le mariage se fait entre les habitants du village, des villages voisins et même en dehors du pays mais entre les différents clans. La dote dépend de l’entente entre la famille du prétendant et celle de la jeune fille. Il est strictement interdit de voir un couple de même clan s’unir pour se marier. Autrefois, la dote était très élevée, elle reste aujourd’hui symbolique. De ce fait, cette dote s’élève généralement :

06 boeufs pour le père de la fille,

07 chèvres accompagnées d’un gros bouc pour la mère de la fille,

Une somme de 80000 à 120000 francs CFA pour le père de la fille.

La succession dépend de l’organisation de chaque famille. Dans le cas où le fils ne peut succéder à son père, c’est l’oncle paternel qui intervient. Les décisions sont prises hiérarchiquement par le chef du village et familièrement par le chef de famille.

Le couscous de mil est le met principal, il est le plus souvent accompagné de sauces très épicées ou de légumes. Le mode d’habillement est celui du boubou chez les hommes et le pagne chez les femmes

Il existe également dans l’arrondissement des chrétiens et des musulmans. Chaque religion a ses fêtes. Les différentes religions mènent leurs activités en toute tranquillité.

Les différentes ethnies de la commune cohabitent pacifiquement. On enregistre des mariages interethniques.

Données Démographiques

La commune de Dziguilao couvre une superficie de 264 km2 et a une population estimée à 50 387 habitants, soit une densité de population de 191hbts/Km2. Cette population est repartie dans les 10 chefferies que compte l’arrondissement. Il s’agit de 3 chefferie de deuxième degré (Goudaye, Dziguilao et Golonghini ) et de 7 chefferies de troisième degré (Balané, Barlang, Domba, Maporé , Mbraodong et Souaye). En ce qui concerne la population le tableau 3 illustre l’effectif de la population en fonction de la tranche d’âge.

Mobilité de la population

Les populations de la commune de Dziguilao sont essentiellement agricoles dans la zone Cette dynamique population de la commune de Dziguilao, du fait de sa situation géographique proche du Tchad et des liens séculiers qui existent entre elles, les populations de Dziguilao vont au Tchad pour les raisons de commerce, de visite familiale et d’élevage. Ces populations vont également dans toutes les autres communes voisines à savoir Tchatibali, Kaélé, Guidiguis, Touloum, datchéka et Doukoula. En plus des ces communes environnantes, les populations vont également dans les autres départements de la Région de l’Extrême nord ainsi que les autres régions du pays pour diverses raisons (commerce, santé visite familiale, étude, agriculture, élevage)

Activités économiques

Les populations de la commune de Dziguilao sont essentiellement agricoles dans la zone rurale. Cependant, elles pratiquent aussi l’élevage, l’artisanat et le petit commerce. Dans la zone urbaine, en dehors des activités ci énumérées, on dénombre les travailleurs dans le secteur public et dans le secteur privé formel et informel.