COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

YAGOUA

 

Maire       FISSOU KOUMA

Tél.          +237 699 72 66 49
                       677 29 63 56

Créée par décret n°60/83 du 31 décembre 1960

Superficie de 950 km2 

Nombre de conseillers 41

Localisation de la commune : Situation géographique

Créée par décret n°60/83 du 31 décembre 1960 instituant les communes de moyen exercice au Nord Cameroun, la commune de Yagoua couvre une superficie de 950 km2. Elle est limitée à l’Ouest par la Commune de GUERE, au Sud par la Commune de WINA, au Sud-est par les Communes de GUERE et GOBO, à l’Est par le fleuve Logone, frontière naturelle entre le Cameroun et la République soeur du Tchad, au Nord par la commune de Vele, au Nord-Ouest par la commune de Kalfou. La Commune de Yagoua selon sa mairie est peuplée d’environ 170 000âmes et composée de quatre principaux groupes ethniques à savoir : les Massa, les Toupouri, les Kanuri et les Peulhs. Ces peuples cohabitent de manière pacifique. Le tissu économique de la Commune de Yagoua est soutenu par l’agriculture dont le riz et le coton bénéficient respectivement de l’encadrement de la SEMRY et de la SODECOTON.

Yagoua est le chef-lieu du département du Mayo Danay et est située à 211 Km de Maroua, chef-lieu de la région de l’Extrême Nord.

Description du milieu biophysique

Relief

Le relief de la localité de Yagoua est assez uniforme. Il se présente sous forme d’une plaine de pente négligeable appartenant au prolongement naturel de la plaine alluvionnaire du Bassin du Lac Tchad.

Sols

La pédologie de Yagoua est caractérisée par trois types de sol :

- Les Luvisols caractérisés par une accumulation d’argileS se retrouvent dans les Plaines d’inondation des yaérés. Ces sols sont favorables à l’agriculture vivrière (sorgho ou mil, mais), à l’agriculture de rente( coton et riz) et les pâturages.

- Les Fluvisols sont concentrés vers le Lac Tchad, le long du cours du Logone, et l’axe Mora-Yagoua. Ils sont très favorables à la culture du riz.

- Les Planosols caractérisés par des surfaces limoneuses, sont utilisés comme pâturage où l’on pratique également en saison sèche le le Muskuari. Ils se retrouvent généralement dans le secteur lacustre du Lac Tchad.

Climat

Le climat de Yagoua est de type soudano-sahélien à deux saisons : une saison sèche de de 8 à 9 mois et une saison de pluies de 3 à 4 mois. Les précipitations y sont assez faibles avec une moyenne annuelle de 800 mm.. Globalement, cette zone est soumise à un climat tropical au sens large dont les principales caractéristiques sont :

Une insolation importante et des températures élevées oscillant en moyenne entre 20 et 30°C;

Une seule saison de pluie qui va de juin à fin octobre ;

Une saison sèche d’autant plus rigoureuse et longue qui va de novembre à mai. Toutefois le mois d’août est plus pluvieux.

Hydrographie

Nous notons la proximité du fleuve Logone et du cours d’eau « Danay » qui traverse littéralement la ville de Yagoua. Une grande partie de la plaine est périodiquement inondée par des eaux issues essentiellement des débordements du fleuve Logone.

Le processus naturel de submersion du Yaéré s’effectue en trois étapes. Au début de la saison pluvieuse (mai-juillet), les argiles qui forment l’essentiel des sols de la plaine gonflent et deviennent imperméables. Si les eaux de pluie sont abondantes, elles remplissent les mares et constituent les premières inondations dans les bas-fonds. Les apports des cours d’eau des monts Mandara (0,5 à 1 milliard de m3), très chargés en limons arrivent ensuite pour parachever cette opération. Les débordements du Logone qui apportent la masse d’eau la plus importante (3 à 4 milliards de m3) ne commencent en général qu’au début du mois de septembre. Il se crée alors une lame d’eau de 0,7 à 1,2 m qui recouvrira la plaine durant trois à quatre mois. Quand s’amorce la décrue du fleuve, une partie des eaux d’inondation y retourne suivant un mouvement de reflux, mais une bonne partie est perdue par évaporation dans la plaine alors que l’autre a rejoint le lac Tchad par l’un des principaux exutoires de la plaine que constitue l’El Béid.

Végétation

Sur le plan de la végétation, des analyses ont montré que les espèces végétales caractéristiques des zones inondées comme le Vetiveria nigrita et Vechinochloa pyramidalis, plus riches en protéines et bien appréciées des animaux - ont été remplacées par des espèces ligneuses. Cette végétation est composée principalement des mimosacées constituées des différentes variétés d’acacias, des césalpiniacées, des papilionacées, des rôniers. C’est une végétation de steppe arborée parsemée des plantes épineuses naines et des herbes parasites. Les principales espèces florales qu’on y trouve sont le savonnier, le tamarinier, etc.

La plupart de ces espèces ont des vertus thérapeutiques et entrent dans la pharmacopée traditionnelle locale.

A ces espèces, il faut ajouter les arbres fruitiers tels que le jujubier, le manguier, etc.

Faune

Elle est composée des oiseaux migrateurs, des petits gibiers tels que les écureuils et les lapins. On y peut ajouter les rongeurs, les souris et les rats qui y prolifèrent. D’autres espèces d’oiseaux y viventégalement à savoir les vautours, les mage-mil, les éperviers, les pique-boeufs, les pigeons, les corbeaux, les aigles, les pintades, les hérons, etc.

La faune aquatique quant à elle regroupe les hippopotames, les varans et une grande variété des espèces de poisson : le tilapia, carpe, machoiron, silure, capitaine, etc.

Mais au-delà de cette richesse faunique, on note la menace considérable de disparition de certaines espèces du fait de la chasse, des feux de brousse et de la déforestation, voire de la rudesse du climat.

Description du milieu humain

La signification du nom Yagoua

Le nom Yagoua, selon l’histoire orale, serait donné par les français. A leur arrivée à Yagoua, les français avaient rencontré des femmes de retour de la collecte du bois de chauffe et ils leur demandèrent le nom du village. Ne comprenant pas la préoccupation de ces inconnus, elles leur répondirent en langue massa : « numa ay yaou goua ». Ce qui signifie « Nous revenons de la collecte du bois ». Confus devant la déclaration de ces femmes, les français finirent par s’imaginer que ce que les femmes avaient prononcé des mots proches du mot Yagoua. D’où la transcription du nom Yagoua qui en d’autres mots signifie « retour de la collecte du bois ». Yagoua a été fondé par l’ancêtre Toukou.

Rappel de quelques dates historiques :

31 décembre 1960 : création de la commune de Yagoua ; Yagoua devient alors une collectivité territoriale ;

1962 : nomination du Préfet Maire Bouba Ousmaïla ;

1966 : nomination du Sous Préfet Maire Brahim ;

1971 : nomination du Sous Préfet Maire Hamadou Adama ;

1972 : Création de la Semry (Société d’Expansion et de Modernisation du Riz de Yagoua) ;

1973 : nomination du Sous Préfet Maire Sadjo Simon;

1975 : nomination du Sous Préfet Maire Sali Bana ;

1979 : nomination du Sous Préfet Maire Ibrahim Sale ;

1982 : nomination du Maire Kalvoksou ; il a à son actif la construction de l’ancien local de la mairie aujourd’hui abandonné ;

1983 : élection du Maire Hinmara Justin ; premier Maire élu;

1986 : élection du Maire Moussa Madi ;

1989 : élection du Maire Moksia Jacques ;

1996 : élection du Maire Lawane françois ;

1999 : élection du Maire Alioum Hamadou ; il a à son actif la réorganisation et l’aménagement du marché de Yagoua, construction des bancs publics et la création de deux jardins publics ;

2002 : élection du Maire Fissou Kouma : Son arrivée a été marquée par la construction du nouvel Hôtel de Ville, la mise en place d’un éclairage public et l’informatisation des services de la commune.

Démographie

Groupes ethniques et relations inter – ethniques

Les principales ethnies sont les massa, les toupouri, les kanouri, les mouzeye, les mousgoum et les peulhs. Les autres sont arrivées à Yagoua à la faveur de travail administratif, de la recherche d’une vie meilleure ou pour l’exercice du commerce. Il s’agit de : Kotoko, Sara, Moundang, Arabe, Bamileke, Bassa, Bulu, Guiziga, Béti, Bulu, Haoussa, Douala, Gambaye, Kéra, Lelé, Mada, Mafa.

la commune de Yagoua est fortement dominé par les Massa (57,17 %), suivis immédiatement des Toupouri avec 9,88 %.

Religion

Les principales religions pratiquées dans la commune de Yagoua sont par ordre d’importance le christianisme, l’islam et l’animisme.

Le christianisme est la religion la plus pratiquée avec cependant plusieurs congrégations : les catholiques (38,12%),), les protestants (21,65%).

A côté des chrétiens se trouvent une forte population musulmane pratiquant l’islam.

L’animisme est une religion traditionnelle liée à la culture des peuples autochtones que sont les massa et les toupouri. Elle est pratiquée par tous les peuples autochtones de la vallée du Logone et constitue l’expression de la vitalité de leur culture.

Les différents équipements religieux sont :

Eglises catholiques (Sainte Anne de Tchéké, Saint Paul d’Evêché) ;

Mosquées : Grande Mosquée de Guidanmoutou ;

Eglise adventiste du 7ème jour de Doualayel ;

Eglise Fraternelle Luthérienne du Cameroun ;

Eglise Presbytérienne ;

Eglise apostolique ;

Eglise du plein évangile ;

Salle du Royaume des Témoins de Jéhovah

Mobilité de la population

Plusieurs besoins poussent les populations de Yagoua à quitter l’espace de vie pour d’autres horizons. Ces besoins sont :

Les travaux champêtres ;

Les marchés ;

Le travail (migration pendulaire de certains fonctionnaires qui travaillent dans les banlieues) ;

La santé lorsque le cas est plus grave et qui doit être référé vers d’autres formations sanitaires mieux équipées ;

Le mariage ;

Les funérailles et autres rites traditionnels ;

Les sorties religieuses ;

Les visites aux parents et autres proches.

Caractérisation des populations vulnérables

Les populations vulnérables les plus en vue rencontrées dans la commune de Yagoua sont : les handicapés moteurs, les malvoyants, les sourds muets, les vieillards, les peulhs, les veuves, les enfants de la rue, les orphelins, les filles-mères, les personnes affectées et infectées par le VIH/SIDA.

Les populations vulnérables bénéficient d’un encadrement spécialisé grâce aux services techniques des affaires sociales et de la promotion de la femme et de la famille avec l’appui de la commune. Une rubrique spéciale est consacrée annuellement au soutien des personnes vulnérables dans le budget communal. Des associations des personnes vulnérables sont mises pour faciliter la prise en charge de cette catégorie de la population. Le centre de promotion de la femme et de la famille s’occupe de la formation des filles-mères et les veuves.

On note cependant quelques difficultés communes à toutes les catégories notamment la difficulté d’accès aux soins de santé, à l’eau potable, à l’éducation, aux loisirs divers. La particularité est observée chez les filles-mères dont la situation est la conséquence directe d’un relâchement des moeurs, d’une pauvreté ambiante, d’une impunité en rapport avec le viol des enfants mineures et d’une irresponsabilité vertigineuse des parents.

Organisation sociale

L’organisation socioculturelle locale est calquée sur celle des Peulhs. Les hameaux ou grands quartiers sont dirigés par les djaouro, eux-mêmes placés sous l’autorité des lawanes.

Les regroupements de plusieurs hameaux ou grands villages encore appelés Lawanats sont dirigés par les Lawanes. Le supérieur hiérarchique des Lawans est le Lamido qui dirige un canton regroupant une communauté importante compte tenu du nombre de villages que ledit canton regorge.

Organisation de l’espace urbain

L’espace urbain de la ville de Yagoua est organisé en cinq zones distinctes :

- la zone centrale ;

- la zone Est ;

- la zone Nord ;

- la zone Sud et

- La zone Ouest.

a- Zone Centrale

La zone centrale, située à l’entrée la plus importante de la ville sur l’axe bitumé Yagoua- Maroua, est traversée par le Mayo Danay qui découpe littéralement la ville en deux. Elle constitue le pôle de développement principal de la ville. Cette zone est divisée en deux secteurs : Le secteur administratif, plus au Sud du Mayo et le secteur commercial.

L’ensemble de cette zone centrale abrite les quartiers administratifs autour desquels gravite une mosaïque de quartiers résidentiels caractérisée par une occupation anarchique et habitée par une forte majorité de populations allogènes. Ces occupants sont attirés par la proximité des équipements collectifs et scolaires en particulier. La zone abrite aussi l’essentiel des infrastructures et équipements structurants de la ville, notamment les équipements administratifs, le Marché Central, les équipements religieux de différentes confessions, les établissements scolaires, la gare routière, les industries etc.

b- Zone Nord

Elle est encore très faiblement urbanisée et très peu étendue mais bénéficie de certains équipements socio collectifs. Elle abrite déjà une piste d’aviation et des possibilités de sortie vers l’Arrondissement voisin de KAÏ KAÏ. . Les villages environnants se présentent comme de véritables zones tampons.

c- Zone Sud

La zone située au Sud est délimitée de la zone centrale par la Nationale 12. De multiples équipements administratifs et socio collectifs jonchent cette voie de communication. Il s’agit entre autres de l’Hôpital Régional, de la Délégation des Travaux Publics, du Lycée Classique. Il existe aussi un lotissement communal de 12 ha. Mais cette zone présente en réalité des caractéristiques d’un tissu rural, avec l’agriculture comme principale activité. Cette zone Sud est une potentielle zone d’extension de la ville compte tenu de la qualité du relief surélevé et de la faible probabilité d’inondation, de la possibilité d’échanger avec l’Arrondissement voisin WINA par la création des voies structurantes.

d- Zone Est

La zone Est est sous l’emprise des inondations. C’est le secteur du Mayo Danay et la zone la plus proche du Fleuve Logone. Cette zone offre l’image d’un milieu faiblement peuplé avec des villages isolés. Des équipements tels que l’Hôpital protestant et un espace forestier y sont présents. Ce secteur bénéficie de la route qui va jusqu’au Tchad et pourrait exploiter la voie en direction de VELE si elle est bitumée.

e- Zone Ouest

C’est la zone de la ville où le Mayo Danay s’étend côté Nord. Elle n’est pas encore urbanisée et jouxte le centre urbain. Elle est délimitée dans sa partie Sud par la N° 12 qui constitue dès lors un avantage indéniable de développement. On y trouve un lotissement communal de 14 ha et des réserves forestières (BOIS DE BOULOGNE). C’est aussi une potentielle zone de développement car elle remplit les mêmes caractéristiques naturelles que la zone Sud.

f- Quartiers urbains

La ville de Yagoua est organisée en deux grands groupes de quartiers que sont les quartiers centraux et les quartiers périphériques. Dans le tableau suivant sont récapitulés tous les quartiers de la ville de Yagoua.

Système foncier

Habitat

La trentaine de secteurs résidentiels qui découpent l’espace urbain de Yagoua aujourd’hui atteste dans une première mesure que cette ville a pris de l’envergure tout au moins sur le plan spatial. Ceci est certainement dû à la disponibilité foncière et aux fonctions administratives de chef-lieu de Département et d’Arrondissement de la ville de Yagoua.

Propriété foncière : Statut d’occupation du logement

L’étude du statut d’occupation des logements dans la ville de Yagoua a permis d’identifier les propriétaires, les locataires et les ménages subventionnés ou aidés. A la lumière des résultats, 65,26% des chefs de ménage sont propriétaires du logement qu’ils occupent. Les ménages ont une forte tendance à habiter leur propre maison quelque soit leur niveau de vie. Les locataires constituent 29.58 % de la population contre 5,16 % logés à titre gratuit.

Les principales activités économiques

La vallée du Logone dispose de nombreux atouts naturels qui favorisent la production des multiples spéculations agricoles comme les céréales (mil rouge, muskwari, riz), les légumineuses (arachide, niébé, voandzou, sésame), les cultures maraîchères (tomates, carottes, oignons, pomme de terre, et divers autres légumes), les tubercules et racines (patates et manioc), l’élevage de diverses espèces animales (bovins, ovins, porcins, caprins, et volaille), la pêche de nombreuses espèces de poissons. L’artisanat (vannerie, sculpture, poterie) est également présent.

AGRICULTURE

Les conditions climatiques et les dispositions du relief de la région sont favorables à l’agriculture

a- Les Cultures vivrières :

- des céréales, notamment les mil penicillaire, le muskuari de saison sèche, le maïs, le riz et le sorgho ;

- Des oléagineux, en l'occurrence l'arachide, le voandzou, le niébé ;

- Des tubercules, plus précisément, le manioc ;

- Des légumineuses (tomates, salades, carotte etc.) ;

- Des arbres fruitiers (goyaviers, manguiers, anacardiers, etc.).

b- Les Cultures de rente :

- Du coton

- Du riz

Ici se côtoient une agriculture intensive du riz et extensive pour les autres cultures.

L’agriculture intensive du riz est pratiquée dans les périmètres irrigués de la SEMRY. Elle est mécanisée avec une forte consommation d’engrais et de pesticides dont les productions sont essentiellement orientées vers la commercialisation.

L’agriculture extensive concerne toutes les autres spéculations pratiquées dans l’espace communal et mobilise environ 90% d’agriculteurs de la commune. La main d’oeuvre est essentiellement familiale avec une utilisation légère d’engrais et pesticides pour les cultures de saison pluvieuse et des cultures maraîchères.

A la faveur de la proximité du fleuve Logone et du cours d’eau « Danay » qui traverse littéralement la ville de Yagoua, la pratique des cultures maraichères occupe un pan assez important de l’économie de l’Arrondissement et même au-delà. La Commune de Yagoua partage une frontière longue d’environ 30 Km avec la République du Tchad. La porosité de cette frontière facilite tant le flux humains que la circulation des biens. Les produits de la pêche constituent une bonne source de revenus.

La Société d’Expansion et de Modernisation de Riz (SEMRY), société d’Etat est installée dans la localité de Yagoua depuis 1971. L’objectif du gouvernement à travers cet organisme était d’assurer l’autosuffisance alimentaire en riz du pays. Du temps de sa splendeur, la SEMRY employait plus de 1 500 personnes et 25 000 familles de riziculteurs, soit plus de 120 000 personnes vivant de la riziculture. Avec trois unités, SEMRY I, II et III, ce mastodonte était considéré comme le poumon économique et le deuxième employeur de la zone après la SODECOTON.

ELEVAGE

Le transit du bétail qui constituait une recette appréciable connaît des difficultés.

La présence du fleuve Logone favorise non seulement la pêche continentale avec environ 260 tonnes de poissons par an, mais aussi et surtout l'élevage des bovins (79.000), des ovins (145.500), des caprins (168.200), des porcins (42.780), des volailles (272.400), des félins (3.700), des équins (1.300), des asiniens (3.500), des canins (20.600).

Yagoua, le chef-lieu du département, est situé à 10 kilomètres de vol d'oiseau de la ville Tchadienne de Bongor, elle-même reliée par une route bitumée d'environ 200 kilomètres à N'djamena la capitale. Cela constitue un atout majeur pour le développement des échanges dans la sous-région. Au sujet de ces échanges, il est important de noter que le riz est l'une des principales cultures de rente, soit environ 44.000 tonnes par an, est exporté presque dans sa totalité vers les pays voisins, notamment vers le Nigeria et le Tchad. Cette céréale constitue une source importante de revenus.