COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

TCHATI BALI

 

Maire         HOUMO Joseph

Tél.      +237 699 76 14 04

Créée par décret N° 93/321 du 25 Novembre 1993

Nombre de conseillers municipaux 25

LOCALISATION DE LA COMMUNE

Créée par décret N° 93/321 du 25 Novembre 1993, la commune de Tchatibali est située dans la partie sud-ouest du département du Mayo Danay, région de l’Extrême-Nord du Cameroun. Elle est limitée au Nord par les arrondissements de Karhay et Porhi, à l’Est par celui de Datchéka, et enfin à l’Ouest par l’arrondissement de Taibong et au Sud par le Tchad.

DESCRIPTION DU MILIEU BIOPHYSIQUE

Climat

La commune de Tchatibali s’étend sur une superficie de 150 Km2. Elle est une zone de plaine inondable. La saison sèche est la plus longue (8 à 9 mois) et celle des pluies courte dure entre 3 et 4 mois. Les pluies sont irrégulièrement reparties sur une période estimée entre 45 et 60 jours pour des précipitations qui varient entre 300 mm à 600 mm /an.

Sols

Le sol a une texture sablo- argileux et laisse apparaître par endroit des espaces dégradées dites hardés. Deux grands types de sols sont rencontrés: Les sols ferrugineux et vertisols.

Relief

Le relief est une vaste plaine inondable faisant partie intégrante du bassin du lac Tchad.

Hydrographie

En terme d’hydrographie, l’espace communal de Tchatibali ne présente que quelques petites marres saisonnières et des bas fonds qui tarissent aussitôt avec la fin des pluies.

Flore et végétation

La végétation correspondante est constituée des espèces de la savane souda-sahélienne avec une dominance des arbustes à épines telles que les Acacia albida, Acacia senegal, Balanites Aegyptiaca, Ziziphus mauritania. A ces espèces, s’ajoutent les Ficus, Anona senegalensis, Andosonia digitata, Tamarindus indica. Aussi les espèces exogènes sont fortement représentées au tour des habitations notamment l’Eucalyptus camaldulensis, Azadirachta indica et d’autres arbustes dispersés. Les éléments soudaniens, assez nombreux, montrent que l'on a affaire à une “sahélisation” due à l'homme avec invasion par des espèces ligneuses typiquement sahéliennes des terrains de parcours et des cultures abandonnées. Le pâturage excessif et les brûlages annuels ont ainsi considérablement modifiés la communauté des plantes.

Il n’existe pratiquement pas des grands mammifères et d’autres espèces animales sauvages. Les espèces fauniques qu’on puisse rencontrer se limitent à quelques rares reptiles tels que les écureuils, les rats, les mangoustes.

Aires protégées

L’arrondissement de Tchatibali ne dispose pas des aires protégées. Néanmoins, on rencontre certains bosquets dits forêts sacrées sont rencontrées dans presque chaque quartier, il n’y a ni parc, ni réserve ni autre forme d’aire protégée dans l’espace de la Commune de Tchatibali.

Ressources minières

Des sources recueillies auprès des différents participants au DEUC, aucun site n’a pas été identifié comme regorgeant une ressource minière dans l’espace urbain communal.

Atouts, potentialités et contraintes du milieu biophysique

Atouts /potentialités

Tchatibali présente des vastes étendues des terres cultivables. Le brassage ethnique dans la localité dans la localité de Tchatibali est un atout non négligeable. Il faut signaler une existence non encore bien exploitée d’une zone de pâturages. Tchatibali est classé parmi les secteurs cotonniers de la région septentrionale possédant une des meilleures usines d’égrainage de la SODECOTON. Tchatibali bénéficie d’un circuit d’échange transfrontalier Tchad-Cameroun.

Contraintes

Les sols de Tchatibali sont de manière globale fatigués et infertiles et ceci impliquerait à la longue un climat d’insécurité alimentaire permanente et un exode rural massif.

DESCRIPTION DU MILIEU SOCIO-ECONOMIQUE

Histoire de la commune

La commune de Tchatibali a été créée par décret N° 93/321 du 25 Novembre 1993. Elle a une superficie de150 km² et peuplée des TOUPOURI, FOULBE, MOUNDANG, GUIZIGA, HAOUSSA qui vivent en parfaite harmonie

Au plan physique, l’espace communal est une zone de plaine inondable. La saison sèche est la plus longue (8 à 9 mois) et celle des pluies courte dure entre 3 et 4 mois. Les pluies sont irrégulièrement reparties sur une période estimée entre 45 et 60 jours pour des précipitations qui varient entre 300 mm à 600 mm /an. Le sol est en grande partie sablo- argileux et laisse apparaître par endroit des espaces plus secs dites hardés. La végétation est constituée essentiellement de la steppe herbeuse parsemée de quelques arbres (Acacia albida, Zizuphus sp, Azadirachta indica, etc).

Démographie

Taille et structure de la population

Quant aux données démographiques, les résultats du 3ème RGPH font état d’une population estimée à 32 063.

Groupes ethniques et relations inter-ethniques

Les principaux groupes ethniques de la commune de Tchatiali sont formés des Toupouri (99 %) ; Moundangs, Massa, Guiziga et Peuls (1 %). Ils vivent en paisiblement dans l’arrondissement.

Religion

Trois religions dominantes sont pratiquées dans la commune, à savoir l’islam, le christianisme et l’animisme.

La mobilité dans l’espace urbain de Tchatibali

Au niveau de l’espace urbain de Tchatibali, la carte de mobilité montre que les principales destinations des populations les villages périphériques ou les localités réputées pour leur marché important (Doukoula, Zouaye, Guidiguis, Touloum, Dziguilao, Yagoua, Youye au Tchad etc.).

Ces déplacements peuvent se justifier soient par des raisons de santé, d’études, d’approvisionnement /écoulement des produits agricoles ou manufacturés ou cas de deuil.

Par ailleurs, l’usine d’égrainage de la SODECOTON fait de Tchatibali une zone d’attraction pour des emplois temporaires.

Organisation sociale

L’organisation sociale dans la commune de Tchatibali comme dans la plupart des communes du département du Mayo – Danay, se fondent sur les cultures des différents groupes ethniques. Comme la plupart des sociétés traditionnelles du Nord Cameroun, les sociétés Toupouris, Moundangs, Massa, Peulh et Guiziga rites initiatiques qui constituent pour l’homme une formation sociale, l’endurance à l’adversité. Ainsi, on rencontre chez les Toupouri la pratique du «Gourna», Chez les Massas « Tourna Massa » et chez les Moundang la circoncision «Dakané».

Organisations socioéconomiques au niveau de l’espace urbain

L’espace urbain de Tchatibali renferme très peu d’organisations socioéconomiques légalement reconnues.

Au niveau des corps de métiers et couches vulnérables seuls les tradi-praticiens sont organisés en GIC MOUHOUNA qui est en voie de légalisation. En dehors des APEE des établissements primaires et secondaires, on note quelques GIC SODECOTON et plusieurs tontines dites ‘’paré’’ des femmes mais aussi des mixtes. Il faut également noter la présence de d’AJED-MR, seule association reconnue dans l’espace urbain qui oeuvre dans le développement du monde rural par la réalisation des ateliers de formation, l’accompagnement des communautés locales et la Commune dans les domaines de la décentralisation, de la gouvernance locale et gestion participative des ressources locales.