COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

KAIKAI

 

Maire ASSIEMSYA Gérémie

Tél.    +237 695 28 47 91

Commune créée par le décret présidentiel N°93/321 du 25/12/1993.

Superficie 776 Km2

Population 55 366 habitants soit 71,35 habitants au Km2 

Localisation de la commune
Située dans le département du Mayo-Danay (Région de l’Extrême-Nord) et couvrant une superficie de 776km2, la Commune de Kaï-kaï couvre les limites territoriales de l’arrondissement du même nom. Elle est limitée :
-    au Nord par la commune de Maga,
-    au Sud par la Commune de Vélé,
-    à l’Ouest par les communes de Bogo et Moulvoudaye, dans le Département du Mayo-Kani
-    à l’Est par le Logone, frontière naturelle avec la sous-préfecture de Koumi au Tchad.


Le territoire communal comprend 42 villages.

Villages

Villages

1

MadalamGolbougayeetDilia

22

Silla

2

MadalamDjaroua

23

MangaCentre

3

Mogozi

24

GabarairouManga

4

Sadamakou

25

DoukroyeCentre

5

Mbouktang

26

DaloaDoukroye

6

DamaCentre

27

Kamas

7

DamaDava

28

Kalak

8

Nguidouang

29

Dougui

9

Barkaya

30

Houmi

10

Dedeke

31

Malia

11

Kaï-kSabongari

32

Plam

12

Kaï-kGolonbaye

33

Bah

13

Mihao

34

Kaivele

14

Massouang

35

Tchomo

15

LougoyeMassouang

36

Waka

16

BariaGodjo

37

Doboko

17

Yangha

38

Doreissou

18

Vagandja

39

Waria

19

Magayel

40

Koko

20

Djoffa

41

Balgam

21

Keleo

42

Tikalaye

Milieu biophysique
Climat
Le climat, du type soudano-sahélien, est caractérisé par la succession de deux saisons dans l’année : une saison des pluies d’environ quatre mois (de juillet à octobre) et une longue saison sèche dont la durée varie entre 7 et 9 mois (généralement entre novembre et juin). Comprise entre 700 et 800 mm, la moyenne annuelle des précipitations est faible.
Sols
Les sols sont essentiellement argilo-sableux. Inondés dans la partie nord de l’espace communal pendant une bonne partie de l’année, ils sont assez fertiles grâce aux dépôts alluvionnaires issus des inondations provoquées par les débordements du Logone et de ses affluents.
Relief
Le relief est en général plat. Cependant, le paysage est jalonné par quelques collines d’une altitude moyenne de 600m.
Hydrographie
Les principaux cours d’eau sont le fleuve Logone (à l’Ouest), le Mayo-Tsanaga (à l’Est) et le Mayo Guerléo. Le Mayo-Tsanaga, qui prend sa source dans les Monts Mandara, et le Mayo Guerléo se jettent directement dans le lac artificiel de Maga. Ils sont en général riches en poissons, même si on sent globalement un appauvrissement de leur potentiel ichtyologique.

Flore et faune
Flore / végétation

Les principales formations végétales sont la savane arbustive et la steppe. On retrouve de nombreuses espèces d’arbres: : le karité (Butyrospermum parkii), le néré (Parkia biglobosa), le kapokier rouge (Bombax Costatum), le tamarinier (Tamarindus Indica), le baobab

(Adansonia digitata), le dattier du sahel (Balanites aegyptiaca), le jujubier (ziziphus manitiaca), le Manguier    (Mangifera    indica),    le    Nimier    (Azadirachta indica),    l’Eucalyptus    (Eucalyptus camadulensis) et l’acacia (Cassia siamcre).
faune
La faune est peu diversifiée. Très loin des habitations, on peut rencontrer des antilopes, des hippopotames, des singes, des hyènes, des phacochères, des hérissons,  des rats  et  des rats palmistes. Des troupeaux d’éléphants traversent l’espace communal chaque année, généralement entre septembre et novembre.
Ressources naturelles
La principale ressource naturelle est le sable. Il y a du sable à profusion pendant la saison sèche, lorsque le Mayo Guerleo est asséché. Le sol lui-même est en surface essentiellement constitué de sable. Le potentiel en matière d’argile est également appréciable du fait de la qualité du sol, mais il n’a pas encore fait l’objet d’une exploration de grande ampleur.

Milieu humain
Histoire de la Commune
La Commune de Kaï-kaï a été créée par le décret présidentiel N° 93/321du 25 Décembre 1993. Avant cette date, elle faisait partie intégrante de la Commune de Maga. En fait, Kaï-kaï est né au début du 20e siècle suite à l’installation de peuples de pêcheurs et d’éleveurs venant de l’Est de Lougoué Massouang, après le Mayo Guerleo. Le Chef de canton de Guirividig a intercédé auprès du chef de Lougoué Massouang afin qu’il cède un espace pour le Lawan de Kaï-kaï, ce dernier ne voulant plus traverser le Mayo Guerleo de manière régulière pour certaines activités professionnelles, et ce à des heures tardives. Il a reçu une réponse positive au cours de l’année 1920. Le Lawan de Kaï-Kaï s’y est installé avec ses onze femmes et a peu à peu offert des espaces pour ses sujets, ce qui a conduit à l’agrandissement de la ville. Au début des années 1930, avec l’appui du Chef de Canton de Guirvidig, il a édifié le marché de Kaï-Kaï, qui porte son nom (Vourgoumandi), et qui a largement contribué à accroître les échanges avec les villages environnants. L’infrastructure sociale suivante ayant marqué la vie de la ville est une école primaire construite en 1952. Les colons y ont mis en place un système d’éducation quasi forcée. Grâce à l’installation du marché et de ce service social de base, la ville s’est progressivement agrandie, aidée en cela par son énorme potentiel en matière de pêche.
Démographie
Taille et structure de la population
Estimée à 55 366 âmes d’après les données du troisième recensement général de la population (RGPH) 2005, dont 26 476 hommes et 28 887 femmes, la population de la Commune de Kaï-Kaï peut être évaluée à 67 986 habitants en 2013 au regard du taux d’accroissement naturel (2,6%)4. La densité de la population est de l’ordre de 90 habitants au kilomètre carré. La population est globalement jeune.cette population est repartie entre l’espace urbain et la zone ruraleOn note au sein de la commune, la présence des couches vulnérable dominées par les Orphelins, suivi des Handicapés, des Personnes âgées, veuves et enfant de la rue. À celle-ci s’ajoute les populations Mbororos dont l’effectif est estimé à 1 000 âmes. Faute d’actualisation, ces chiffres officiels sont inférieurs à ceux collectés dans le cadre de la mission, lesauels semblent indiquer qu’entre 2005 et 2013, la population a connu un accroissement. Le tableau ci-après présente les données collectées sur le terrain relativement à la distribution de la population par village.
Groupes ethniques
L’espace humain est cosmopolite. Les principales ethnies représentées sont les Mousgoum et les Massa, mais on rencontre des ressortissants de plusieurs autres ethnies, notamment les Peulhs, les Siratas, les Toupouri, les Bororos, les Arabes Shoas, les Kotoko, les Moussey. Mis à part quelques conflits isolés d’ordre foncier, les relations interethniques et intercommunautaires sont pacifiques. Les ressortissants du Grand Sud du pays sont en général des agents de l’Etat en fonction au sein de l’espace communal.
Organisation sociale et administrative
L’organisation des populations est d’abord administrative. On retrouve dans la commune deux sultanats à savoir celui de Guirvidig et celui de Pouss. Chaque sultanat est subdivisé en Lawanats qui sont à leur tour organisés en des chefferies des villages ou de tribus gérées par les Djaoros. La société civile quant à elle est organisée en Gics ou associations généralement autour de projets initiés par l’Etat comme le PREPAFEN, le PARF, le PACA , le PENVRA, le PADFA, le PADC, ou les ONG et les Sociétés privées ou para publiques comme la Semry.
Malgré le cosmopolitisme de l’espace urbain, la population se soumet dans son immense majorité à cette organisation.
Religion
Les religions pratiquées sont l’Islam et le Christianisme, avec une prédominance nette de la religion chrétienne en termes de nombre de pratiquants. On retrouve des Catholiques et des Protestants. La cohabitation entre ces différentes obédiences est excellente.
Habitat
L’habitat traditionnel, le saré, couvre largement plus de la moitié de l’espace. Généralement en terre et en argile, doté d’un toit conique en paille et d’ouvertures (généralement une porte et une fenêtre) en natte, il offre de meilleures possibilités d’aération que les habitations classiques. Elles font l’objet de réparations quasiment chaque année, surtout après la période des pluies. On observe une variante très prisée, avec la toiture et les ouvertures en aluminium. Une autre variante utilise la même architecture conique en privilégiant le béton au niveau des murs et l’aluminium au niveau de la toiture.
Les maisons respectant une architecture classique en matériaux définitifs sont de plus en plus nombreuses mais constituent actuellement une minorité de l’habitat local. Ce sont en général des bâtiments administratifs ou des maisons d’habitation appartenant à des personnes dont le niveau de revenus est supérieur à la moyenne locale.
La plupart des habitations disposent de latrines et de salles d’eau rudimentaires. Tenant en général dans le même local et situées légèrement en retrait par rapport à la maison, les latrines ne sont pas suffisamment aménagées et tiennent souvent en un trou peu profond surmonté d’une dalle de fortune en terre ou en béton. Certaines maisons n’en possèdent même pas.
Question foncière
La gestion des terres est  encore  largement  entre les mains des autorités  traditionnelles.  La pression foncière ne se fait pas encore sentir. Les particuliers vendent ou achètent des terres, avec l’accord des autorités traditionnelles, sans aucun effort de sécurisation administrative. Cependant, l’on observe quelques bornes dans l’espace urbain, confirmant le passage des services du cadastre.
Groupes ethniques
L’espace humain est cosmopolite. Les principales ethnies représentées sont les Mousgoum et les Massa, mais on rencontre des ressortissants de plusieurs autres ethnies, notamment les Peulhs, les Siratas, les Toupouri, les Bororos, les Arabes Shoas, les Kotoko, les Moussey. Mis à part quelques conflits isolés d’ordre foncier, les relations interethniques et intercommunautaires sont pacifiques. Les ressortissants du Grand Sud du pays sont en général des agents de l’Etat en fonction au sein de l’espace communal.


Elevage

L’élevage est sans aucun doute l’activité la plus répandue après l’agriculture. Elle est pratiquée par la quasi-totalité des habitants, chaque famille possédant un nombre minimum de bêtes. L’élevage est diversifié ; les espèces privilégiées sont par ordre d’importance les bovins (14128 têtes), les caprins (9 037), les ovins (8 098 têtes), la volaille (28 000 poulets), les équins (405 têtes), les ânes (381 têtes), les porcins (127 têtes). L’élevage traditionnel (très répandu) est celui qui amène les ménages à entretenir diverses bêtes (moutons, chèvres, pintades, ânes, poules) autour des habitations, côtoie l’élevage bovin et ovin qui est en général investi par des personnes nanties. Le corps des éleveurs professionnels est fortement représenté dans le paysage socio économique. De nombreux Bororos disséminés dans l’ensemble des villages font de l’élevage leur activité principale.
Les éleveurs de bovins pratiquent la transhumance, à la recherche de pâturages pour leur bétail. La transhumance a généralement lieu entre la fin janvier et la fin juillet. Les autres types de bêtes (moutons, chèvres, porcs, volailles) sont en majorité laissés en divagation au sein de l’espace, leur élevage n’étant pas à l’échelle de l’élevage semi-intensif visible au niveau des bovins.
Pêche
La pêche est pratiquée de manière artisanale, principalement par les hommes. Ils s’y adonnent au niveau du Mayo Guerleo, du Logone, et du lac de Maga. Les femmes pratiquent généralement la pêche à la nasse, au plus fort de la saison sèche. Elles procèdent aussi au fumage du poisson. Les espèces aquatiques régulièrement pêchées sont les carpes, les silures, les sardines, les capitaines.
Commerce
Le commerce est le principal pourvoyeur  d’emplois après l’agriculture. Il s’est développé principalement autour des activités agricoles et pastorales, et en réponse au potentiel halieutique. La production des poissons, tout en occupant environ 149 hommes, alimente le travail des femmes spécialisées dans la vente de poisson frais ou fumé. Les éleveurs et les agriculteurs écoulent leur production au sein du marché local.
Les  éleveurs,  agriculteurs  et  pêcheurs  vivent  au rythme du marché hebdomadaire local (chaque mercredi) pour l’écoulement de leurs produits. Les revendeurs et intermédiaires commerciaux vont au-delà du marché de Kaï-kaï et vont vers les différents marchés hebdomadaires du département. Les personnes faisant dans le petit commerce relèvent en général du secteur informel. D’autres exercent dans l’illégalité, notamment les vendeurs de carburant frelaté ou de médicaments de contre façon.
Dans l’espace urbain, les débits de boisson et les petites entreprises de commerce général foisonnent. Les femmes sont concentrées autour du petit commerce et des activités de restauration et de vente de boisson.  Les villages abritent  en général de petites activités de commerce général situées devant des habitations.
Transport
Le transport est omniprésent dans la ville mais il est difficile d’estimer le flux de passagers transportés par an. Quoi qu’il en soit, ce nombre est extrêmement élevé car les habitants de la ville sont en constant déplacements vers les villages et villes alentours. Les transporteurs sont essentiellement les conducteurs de camionnettes (qui transportent les commerçants vers différents marchés du département) et les motos taximen (qui conduisent les habitants autant à l’intérieur de l’espace urbain qu’en direction des différents villages de l’arrondissement et même vers les villes avoisinantes). Les motos sont nombreuses à sillonner l’espace communal ; elles représentent très souvent le seul moyen d’aller dans les villages de la localité sur des longues distances. Cependant, c’est un espace non aménagé qui sert de gare routière. Les animaux sont aussi utilisés pour le transport des biens et des personnes.
Mobilité de la population
De nombreux jeunes quittent la ville communale pour se rendre sur les rives du Logone, de la Benoué et du Lac de Maga dans le but de pêcher. Mais l’activité qui crée le plus de déplacements est le commerce. Les agriculteurs, les éleveurs, les pêcheurs et les artisans qui souhaitent écouler leur production font le tour  des marchés hebdomadaires de la zone (Kaï-kaï, Maga,  Pouss, Guirvidig, MoulvoudayeYagoua, Vélé). Ces déplacements quasi journaliers font le bonheur des transporteurs. Les motos taximen transportent les commerçants isolés tandis que les conducteurs de camionnettes parquent deux ou plusieurs dizaines de commerçants avec leurs marchandises au derrière de leurs véhicules pour les transporter vers les marchés périodiques.
Yagoua (chef-lieu du Département) et Maroua (Chef-lieu de la Région) occupent une place de choix pour les épiciers et les grands commerçants car on peut y trouver des produits manufacturés en grands nombres et à des prix moins élevés. Les jeunes y sont également envoyés pour les études secondaires et universitaires. Leurs grands centres de santé (Hôpital de District, Hôpital Régional) offrent aussi plus de possibilités en matière de soins de santé. Les services déconcentrés de l’Etat qu’elles abritent sont au centre de déplacements pour des raisons administratives. Les lieux de loisirs,  particulièrement les discothèques y sont  également  plus concentrées, ce qui constitue une attraction supplémentaire pour les jeunes de Kaï-kaï.