COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

GUERE

 

Maire LABA KAMPETE

Tél. +237 699 80 60 53
      +237 679 38 91 40

Commune créée par un arrêté présidentiel N° 82/455 du 20/09/ 1982

Superficie 465 Km2

Population 38 328 habitants soit 84,33 habitant au Km2

Nombre de Conseillers 25

Localisation de la commune
La commune de Guéré est limitée au nord par celle de Yagoua, au Sud par la République sœur du Tchad, à l’Est par la commune de Gobo et à l’ouest par la commune de Wina dont le Lac Guéré le sert de limite naturelle. Elle est située dans l’arrondissement de Guéré Chef lieu Guibi département du Mayo-Danay, région de l’Extrême-Nord Cameroun.


la localisation de la commune de Guéré
Milieu biophysique de la commune
L’espace rural est une plaine arborée dominée par les Acacia spp et Balanites egyptiaca. Une diversité des cultures de saison pluvieuse occupe la partie exondée, tandis que le Sorgho de contre saison occupe la grande partie inondable. L’élevage est parallèlement pratiqué. Environ 70% de l’espace est exploitée par l’agriculture et 10% par l’élevage. Le Nord et l’Est sont en grande partie inondables sur un vertisol argileux. Le Sud et l’Ouest sont exondés avec un sol soblo-lumoneux. Un lac côtoie la commune à l’Ouest où la pêche bat son plein, les animaux domestiques s’abreuvent et les pachydermes résident.
Climat
Le climat de la zone est du type soudano-sahélien à deux saisons très contrastés. La pluviométrie annuelle varie entre 600 à 800 mm et la différence entre la température moyenne des mois les plus chauds et celles des mois les plus froids est de l’ordre de 10°c. L’amplitude thermique journalière atteint parfois 20°c. L’harmattan chargé de brume sèche est le vent qui souffle de décembre à mars vers l’ouest. La mousson quand à elle souffle vers le nord et annonce la saison des pluies.
Relief
Tout l’arrondissement de Guéré est une vaste plaine avec quelques bas-fonds dans le canton de Sa’avousou
Sol
Le sol de Guéré fait partie de la formation géologique alluvionnaire de la cuvette Tchadienne, argile fine dans la zone de dépression et des sables argileux dans l’aire de transition. Il existe trois types de sols dans l’arrondissement de Guéré :
- Le sol argileux en grande partie dans  la commune favorable aux cultures du sorgho ss et du mil rouge
-  Le sol sablo limoneux qui existe un peu partout dans l’arrondissement. Ce sol est favorable à la culture des arachides et du pénicillaire.
-  Le  sol sableux qui  existe  dans  les  villages  tels  que  Nguering,  bourou  et Gadissou et une partie de Guibi.
Hydrographie
La circonscription de Guéré est délimitée avec le Tchad et l’arrondissement de Wina par un lac sur une partie de la frontière, très poissonneux.
Flore et la faune et aires protégées
La végétation naturelle est faite des steppes à épineux constituées d’espèces caractéristiques de la zone sahélo-sahélienne. Sur les zones exondées, l’inondation est généralement superficiel et le paysage est boisé et dominé par l’Acacia seyal et le Faidherbia albida
La faune est constituée en grande partie des hippopotames qui peuplent le lac Guéré, occasionnant des dégâts importants dans les villages riverains. On rencontre également le chat sauvage, les écureuils, et quelques rares espèces d’antilopes. La présence du lac lui confère ainsi un atout touristique important. Nous notons la présence d’une forêt communautaire qui entre Bangana Groum Tchalawa et Dangabissi.
Milieu humain
Histoire de commune de Guéré
La commune de Guéré créée en 1982 fut dirigée par les personnalités suivantes : DANNA HAMAN administrateur municipal 1982-1985 ;
BLOKNA David    nommé en 1985    décède la même année et MOUDINA SEMDI assure l’intérimaire de 1985-1987 ;
1988-1992 DJODJO KAMPETE  nommé administrateur municipal et la commune de Gobo fut créée alors la zone du bec du canard se sépare ;
1992-1996 SASSOU benoît Maire MDR avec la démocratie au Cameroun ; 1996-2002 DJODJO KAMPETE élu RDPC ;
2002-2007 DOTA Charles élu RDPC ; 2007 à ce jour LABA KAMPETE élu RDPC.
Le chef lieu de la commune est habité par le peuple Guiseyna du canton Guiseye descendants de MARSOU fils de GUERE qui serait venu de Har–Bongor.
La population et l’ethnie
Elle a une population de 3 8328 âmes donc 17909 hommes et 20419 femmes, une superficie environ de 465 Km2 donc une densité 82,42 habitant au Km2.Elle compte deux chefferies du 2nd degré et 47(villages) Chefferies du 3ème degré. Plusieurs ethnies cohabitent sur le territoire communal dont majoritairement ; les Massa, Moussey et quelques petits groupes de Peulhs, Toupouri, Bornouans, Sara et Kanuri. La religion animiste est dominante. Toutefois, les chrétiens sont bien acceptés.
Relations interethniques
Plusieurs ethniques cohabitent dans la commune de Guéré donc les Massa, les Moussey, les peuhls, les Toupouri, les kanuri et les Sara. Ceux peuples vivent en harmonie dans cette partie du territoire Camerounais qui est la commune de Guéré.
Religions et Coutumes
a)    Coutumes
Les valeurs ultimes sont l’attachement aux valeurs ancestrales, la possession d’un nombre élevé d’épouses.la mort d’un père de famille est considérée comme une fatalité, il faut saccager les maisons et le mil. Mais pour le moment ces pratiques sont entrain de disparaître petit à petit par rapport à l’introduction des autres cultures occidentales.
b)    Religions
La population de la commune de Guéré est majoritairement animiste. Néanmoins on y trouve des chrétiens et des musulmans.
Les animiste croient en un Dieu appelé LAOUNA en Massa qui serait entouré par des esprits puissant dont on paierait les faveurs par des sacrifices.
Mobilité de la population
Le taux d’immigration est faible mais celui d’émigration est très élevé car le modèle de vie actuel poussent les jeunes valides à quitter les villages pour les villes beaucoup plus vers villes du sud du pays. Les autres partent au Tchad voisin pour leurs activités quotidiennes.  Les jeunes dont le seul recours à la salvation est l’exode rural qui de peuple la commune de sa force vive.
Population vulnérable
Le groupe vulnérable est les groupes des personnes dont pour des raisons ou une autre se trouve socialement en difficulté (les enfants de la rue etc. …)
Les handicapés moteurs, les personnes de troisième âge, les mentaux, les orphelins du SIDA sont de vulnérables de la population. On peut estimer à 15% du fait de leurs incapacités d’accéder de minimum social.
Organisation sociale
La structure sociale est l’image des communautés Massa d’après les indépendances. Ici à la tête on a des auxiliaires de l’administration qui est le chef le chef de canton avec ses que sont les lawanes et les djaouros.
Dans le cas spécifique de la commune de Guéré, .il y a un chef cultuel « le Moul damara »dans le canton Guiseye où « moul nagada » dans le canton Sa’avoussou. Dans le canton de Guiseye comme sa’avoussou ; à coté nous avons des sacrificateurs.
Le Zina est la structure de ménage regroupant autour du père tous les fils mariés ou non .les décisions de gestion du patrimoine familiale reviennent au plus âgé qui est le père.
Les femmes s’occupent des taches menageres.les enfants du gardiennage des animaux et la pêche est pratiquées par toute la communauté des petits au vieux.
Habitat
Les habitants de la commune de Guéré pour la plupart, vivent dans les cases rondes d’une pièce au toit conique dont les diamètres varient entre 3et 4 m dont le toit est fait de paille. Mais certains producteurs commencent déjà à améliorer leur habitat avec les murs en brique cuites.
Le système foncier
Les terres appartient aux premiers occupants formule classique de façon générale.la terre appartient aux fils de terroir. Les bonnes sont la propriété des chefs de familles. Celle-ci leur a été concédée par leurs parents. L’accès à la terre se fait par héritage familiale. Mais les femmes n’y ont pas droit.les orphelins sont souvent victimes de cette pratique. Parfois les terres cultivables sont souvent mises en gages.
Principales activités économiques
Les principales activités des populations rurales sont l’agriculture, l’élevage et la pêche. L’agriculture est pratiquée par toutes les personnes valides et 6989 hectares de sorgho SP, 2572 ha de sorgho SS, 1365 ha de coton, 1097,7 ha d’arachide, 1061 ha de mil pénicillaire, 726 ha de niébé, 74 ha de sésame, 52 ha de manioc et 16,5 ha d’oseille de guinée sont exprimées. Un potentiel animal de 12468 bovins, 25855 petits ruminants, 22813 volailles, 159 chevaux et 136 ânes appartient à 7393 éleveurs.
Sur le plan économique, l’agriculture, l’élevage, la pêche et le petit commerce constituent les principales activités économiques de la population ; les principales cultures pratiquées sont :
-    Cultures vivrières (niébé, arachide, sésame, maïs, sorgho SS et SP)
-    Culture de rente (coton)
-    Cultures fruitières

Les principales potentialités de la commune de Guéré
L’espace communal peut s’appuyer sur les potentialités suivantes pour booster son développement :
-    Les terres fertiles ;
-    Plan d’eau important (lac Guéré) ;
-    Diversité des ressources naturelles ;
-    Présence d’un massif forestier (forêts communautaires) ;
-    Fourrage abondant ;
-    Position frontalière avec le Tchad pour des échanges économiques ;
-    Existence des marchés hebdomadaires ;
-    Existence du marché à bétail ;
-    Présence d’une organisation locale de développement (SIRAH) ;
-    Diversité ethniques et culturels.

Les tableaux suivants donnent la statistique par spéculation

Spéculation/cultures

Nbre actif(ha)

Superficie      en

ha

%

1

Sorgho SP

21 000

4 500

70%

2

Sorgho SS

1 500

2 300

5%

3

Maïs

300

300

1%

4

Niébé

1 800

400

6%

5

Arachide

2 100

200

7%

6

Voandzou

300

145

1%

7

Sésame

300

103

1%

8

Coton

1 800

735

6%

9

Manioc

450

35

1,5%

10

Milpénicillaire

300

30

1%

11

Culturesmaraîchers

150

21

0,5%


Dans  le  domaine  de  l’élevage,  plusieurs  espèces  animales  sont  élevées  et  se présentent ainsi qu’il suit :

Espècesanimales

Nombres

Bovins

8 000

Ovins

1 550

Caprins

15 700

porcins

200

Equins

320

Asins

155

Volailles

45 000

Le porc est insignifiantpour causePPA

 

Un grand marché hebdomadaire avec quelques hangars existe à Guéré. Il se tient chaque mercredi du mois et rassemble l’arrondissement de Guéré et les localités avoisinantes de Yagoua, Tchad, Gobo, Wina, Maroua et village Tchad voisin.
Le marché à bétail qui devrait se tenir le même jour ne fonctionne pas suite à des pratiques dites occultes freinant ainsi le développement de la localité. (Commune).
Principales les infrastructures secteurs
a)    Accès à l’éducation de base
L’espace rural de Guéré compte 29 écoles primaires dont : 23 publiques, 1 privée catholique et 5 des parents d’élèves. L’effectif total des élèves est de 7376 reparti en 1901 filles et 5475 garçons soit respectivement 25.77% et 74.23%. Une observation porte sur la faible scolarisation des jeunes filles. Ces élèves sont encadrés par 43 maîtres de parents, 59 contractuels et 04 fonctionnaires, soit 106 enseignants. Les réalisations infrastructurelles sont minoritaires. Les salles de classes sont : 38 en sekko, 03 en semi dur et 55 en matériaux définitifs, soit 96 salles de classes. Les 37 des salles en semi-dur et dur sont en bonne état et les 19 autres sont passables. Ces écoles ont pour tout 620 tables-bancs (soit un ratio élèves/tables-bancs de 11,90), 04 points d’eau, 16 fosses simples, 01 latrine à fosse ventilée, 03 cantines scolaires et 03 logements d’enseignant. Les 17 d’entre elles sont reboisées. Les Associations des Parents d’Elèves et Enseignants organisées sont 27, mais 25 sont fonctionnelles. Les conseils d’établissement fonctionnels sont 10 sur 20 organisés.
b)    Accès aux soins de sante de qualité
L’espace rural de la commune de Guéré compte deux structures sanitaires situées au Nord : le centre de sante intégré de Bangana et le centre de santé privée catholique de Djougoumta-Nord. Si nous ignorons l’hôpital de l’espace urbain, un centre doit effectuer une couverture sanitaire de 15567 individus en moyenne. L’insuffisance du personnel médical n’est pas bien sur à négligée dans les deux centres. Les deux centres n’ont aucun médecin. Ils ont respectivement : 01 et 00 infirmier diplôme d’état, 01 et 01 infirmier breveté chacun, 01 et 02 aides soignants, 00 et 01 commis comme personnels ; 01 bâtiment à Bangana en bonne état et 11 bâtiments à Djougoumta-Nord dont 03 sont en bonne état, 06 passables et 02 mauvais. Les centres sont équipés chacun d’un laboratoire, d’une maternité et d’une pharmacie. Bangana et Djougoumta-Nord comptent respectivement 06 et 26 lits, 00 et 03 logements du personnel médical. Le centre de Djougoumta-Nord est clôturé et reboisé, avec une latrine, un point d’eau. Les déchets sont incinérés dans une fosse ; tandis que celui de Bagana n’est que reboisé avec une latrine. Djougoumta-Nord et Bangana présentent respectivement 28,29% et 18% de taux de fréquentation, 99% et 82% taux de couverture vaccinal, 55 et 61 accouchements par an. Djougoumta- Nord a un comité de santé tandis que Bangana a le comité de gestion et le comité de santé.
c)    Accès à l’eau potable
L’accessibilité à l’eau potable dans nos villages laisse à désirer. L’espace rural est parsemé de 34 forages et 69 puits busés et 57 puits traditionnels  dont respectivement 12 en pannes, 05 et 10 abandonnés. Tous les forages sont d’une motricité humaine, 67% de marque VERGNET et 33% de marque INDIA. La répartition de ces points d’eau est moins équitable. Une communauté de 31134 âmes sans compter les animaux disputent la ressource eau qui est une denrée très rare en saison sèche. Un ratio hommes/ forage est de 915,71 soit 916 personnes pour 01 forage selon qu’il soit en panne ou fonctionnel.
d)    Etat des routes et pistes
Le réseau de communication de l’espace rural est constitué des routes non bitumées et pistes. Ces routes sont difficilement carrossables même en saison sèche. Les routes sont entrecoupées des mares d’eau et les roues des engins roulants baignent dans une patte d’argile en saison pluvieuse. Par conséquent, la commune elle- même est coupée du reste du département.