COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

LOGONE-BIRNI

 

Maire         Danna Haman

Tél.    +237 699 85 43 38

Créée en septembre 1982

Superficie de 3 809 km2  

Localisation

Située dans la Region de l’Extrême-Nord, la commune de Logone Brirni est créée en septembre 1982. Elle occupe une superficie de 3 809 km2. Elle partage ses frontières entre le Nigeria à l’Ouest, le Tchad au Sud-est, au Nord-est Makari, Kousseri au Nord et Zina au Sud.

Le cadre humain

La population globale est estimée à 115 000 âmes. Elle comprend : les Kotoko, les Arabe-choa, les Musgum, les Kanouri et les Massa pour un pourcentage respectif de 35%, 25%, 20%, 10% et 10%. Elle est essentiellement jeune, c’est ce qui révèle une forte natalité. La croissance démographique est forte. Elle oscille autour de 12% par an. La proportion des jeunes de moins de 30 ans est de 60%. Le pourcentage des femmes est de l’ordre de 55% de la population globale. Cette situation reste sous-tendue par la forte natalité des filles. Dans certains cas, sur 10 naissances, 07 sont des filles.

La commune a une organisation administrative traditionnelle. Elle comprend un chef de canton de 1er degré, 4 blamas de second degré et 300 djaoros. Les tendances politiques sont à caractères RDPC, qui occupe tous les sièges du conseil municipal, suivi de l’UNDP, de l’ADD et du MDR.

Le cadre naturel

Situé en zone sahélienne, son climat est caractérisé par une faible pluviométrie de l’ordre de 550 mm par an. Le climat est particulièrement aride et offre peu d’opportunités aux activités agricoles. L’essentiel des précipitations se concentre entre juillet et août. C’est qui réduit les chances de réussite de l’activité agricole une fois que l’on rate les premiers semis.

Le sol est argileux. Sa faible porosité concentre l’ensemble des eaux de pluies en surface. A cette forte quantité hydrique s’ajoutent celles provenant du drainage des différents cours d’eau du bassin tchadien. C’est ce qui fait que la commune reste inondée d’août à février.

L’hydrographie comprend le fleuve Logone qui constitue une frontière naturelle avec le Tchad. Il constitue un potentiel important pour la commune. Il s’y développe une activité halieutique dont les ressources alimentent toute la province. A ce cours d’eau s’ajoutent des mares temporaires dont les plus importants sont kalkoussam et Matke.

La végétation est rabougrie, caractéristiques des zones sahéliennes. Elle se compose des rôneraies dont la forte exploitation provoque la raréfaction de cette essence. Des exploitants de charbons et de planches de rôniers viennent du Tchad. Leurs actions ajoutées à celles de la population locale restent préjudiciables à ce bois précieux au cycle végétatif très ralenti.

La commune est limitrophe au parc de Waza. Il s’y développe une activité touristique de renommée internationale. Malgré les dégâts causés sur les cultures dus à la préservation des espèces fauniques la commune ne bénéficie pas de manière directe des retombées de cette manne.

Activités économiques

L’économie locale repose sur l’agriculture, la pêche, l’élevage et le commerce.

L’agriculture concerne en particulier les céréales (riz, sorgho rouge, muskuwaari) et un peu de maraîchage. Elle occupe 80% de la population locale. Les cultures céréalières les plus développées demeurent, le sorgho rouge, et le riz. Le riz est une culture commerciale. Presque toute la production est vendue au niveau du marché de Kousseri. Le sorgho rouge est partiellement vendu, est une certaine proportion sert à alimenter les ménages. Du fait de la faible pluviosité, les rendements dépassent rarement 1,3 tonnes à l’hectare. En saison pluvieuse, l’inondation limite l’extension de l’activité agricole. 60% des terres est inondé d’août à février. Vers septembre, la culture de décrue se met en place, permettant l’exploitation des zones de retrait des eaux. Les paysans plantent du muskuwaari. Cette culture à elle seule représente 25% de la production céréalière. Le problème qui se pose est que les producteurs ayant pour seul revenu annuel, leur production, au moment des récoltes, l’achalandent sur le marché local pour racheter aux prix forts de quoi se nourrir en période de soudure.

L’activité maraîchère prend de l’importance. Les agriculteurs produisent des oignons qui alimentent le marché local, de Kousseri, et le surplus est exporté vers le Tchad voisin. Cette activité occupe près de 30% de la population en saison sèche, au moment où aucune activité agricole n’est possible.

L’élevage bovin, ovin, caprin porcin et la volaille complètent les revenus agricoles. L’activité pastorale la plus importante reste l’élevage bovins. Elle intéresse particulièrement la commune parce qu’elle génère des revenus importants à travers les taxes sur le bétail. Dans le système fiscal de la commune, le cheptel bovin est estimé à 10 000 têtes. Outre les élevages locaux, les transhumants provenant des différentes zones de la province de l’Extrême-Nord, du Tchad et du Nigeria exploitent les pâturages de cette commune. Elle prélève des taxes intitulées taxes de transhumances. Les zones inondables constituent un lieu de pacage d’animaux pendant une bonne partie de la saison sèche. Durant la période de forte concentration des transhumants, plus de 400 000 têtes de bovins se concentrent dans le territoire communal. Un marché à bétail saisonnier se met en place à Zimado. Celui-ci arrive à écouler 50 têtes par semaine.

La pêche est une activité saisonnière qui génère des revenus supplémentaires. Elle contribue à occuper près de 50% de la population locale. Elle s’étale d’août à mai. Les espèces les plus prisées sont les carpes, les capitaines, les silures et les sardines. Le Logone, Les mares de kalkoussam et de Matke fournissent d’importantes quantités de ressources pendant les périodes de fortes activités de pêche. Une taxe intitulée « sortie de poisson » est prélevée. Elle est estimée à 312 000 F CFA. Par ailleurs, coïncidant avec la forte concentration des transhumants, des cas de conflits sont courants. Les éleveurs empiètent sur les canaux de pêche laissant échapper la prise de ces derniers. Dans de tels cas, la commune est sans cesse saisie pour les départager.

Le commerce se développe assez lentement. Cette activité concerne 18% de la population locale. Dans ce domaine, les échanges se font avec les communes voisines à savoir, Zina, Kousseri, Maga. Les marchés les plus importants sont ceux de Zimado, Kidam, Kalkoussam et Logone Birni. Les acteurs locaux développent des échanges avec les pays frontaliers que sont le Tchad et le Nigeria, c’est ce qui permet d’écouler certain produit au coeur de la province de l’Extrême-Nord.

Les infrastructures

L’éducation : Au sein de la commune existent 35 écoles primaires dont 1 école maternelle, une école bilingue non fonctionnelle par manque d’enseignants et 33 écoles publiques. L’enseignement secondaire est assuré par un seul collège, c’est le CES de Logone Birni. Pour former les adultes, 05 centres d’alphabétisations ont été créés.

La santé : Dans le domaine de la santé, 3 centres de santé couvrent les besoins en soins médicaux. Il s’agit du centre de santé d’Arrondissement de Logone Birni, et de deux centres de santé intégrés à Zimado et à Dabanga.

Les pistes : le problème d’enclavement reste entier. Les pistes praticables sont celles qui lient la commune avec Kousseri et Zina. La piste Kousseri/Logone Birni a été aménagée. Compte tenu de l’ampleur des dégâts causés par les usagers, un besoin d’entretien se pose actuellement. Celle qui va de Logone Birni à Zina longue de 112 kilomètres, nécessite un investissement important pour être fonctionnelle.

Le cadre d’accueil : L’hôtel Touristique est le seul cadre qui puisse accueillir les étrangers et les touristes. Au cours du mois de mai, les éléphants viennent s’abreuver autour des mares de Kalkoussam et de Matke, c’est ce qui permet aux touristes de les percevoir et de les photographier. A cette période, cet hôtel arrive à faire le plein. Durant les autres mois de l’année, il reste vide.