COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

KOUSSERI

 

Maire      ISSEINI DARKADRE

Tél.       +237 677 24 00 46

Superficie de 160 km²

Nombre de conseillers 41 

Localisation de la commune

La commune de Kousseri est située dans la Région de l’extrême-nord, Département du Logone et Chari aux environs du 12ème degré de latitude nord et du 15ème degré de longitude. Ses coordonnées GPS sont E : 015. 03236, N : 12.08009 et Z : 317. Kousseri est limité au nord et à l’est par le fleuve Logone, au sud par l’arrondissement de Logone-Birni et à l’ouest par l’arrondissement de Makary. La commune de Kousseri couvre une superficie de 160 km².

Milieu biophysique

Climat

Le climat de la commune est de type sahélien semi-aride avec 02 saisons : une longue sai-son sèche d’octobre à Mai et une courte saison de pluie de juin à septembre. La pluviométrie annuelle varie entre 500 et 600 mm. La température varie selon les saisons. Elle descend jusqu’à 11° pendant la période de décembre à février et augmente jusqu’à 45° à l’ombre entre mars et avril. L’harmattan chargé de la brume sèche souffle de décembre à mars vers l’ouest.

Sols

Le sol de la ville de Kousseri, comme celui de tout le département du Logone et Chari est caractérisé par de l’argile fine, du sablo-argileux et d’alluvions issues d’inondations provo-quées par des débordements des eaux des fleuves Logone et chari.

Relief

La morphologie de Kousseri est plane, et cela ne permet pas l’écoulement facile des eaux de ruissellement vers les fleuves Logone et Chari. Ainsi, la faible pente du coté Est-ouest de la ville soit moins de 3%, entraine la stagnation des eaux de pluies dans les artères de la ville et des quartiers de basse altitude. Plus précisément Le secteur de Guebala-nord exposé aux inondations. Ce secteur couvre les quartiers Madagascar, Goré, Djambalbar, Maïnani, krouang et Ngargouzo.

Hydrographie

La Commune de Kousseri est entourée par les fleuves Logone et Chari. Elle est tra-versée aussi par le Serbewel qui est un bras du fleuve Chari. Il existe deux mares à Ibou et Ngamadja qui tarissent en saison sèche.

Flore et Végétation

La commune est dominée par une savane claire, arbustive et épineuse. Les espèces dominantes sont les acacias (nelotica senegalensis sigal et seyol), quelques borabus et les arbustes rabougris.

Atouts, potentialités et contraintes du milieu biophysique

Le milieu biophysique de kousseri a pour atout sa situation géographique, porte d’entrée du Cameroun en provenance du Tchad et du Nigéria. Cette position fait d’elle une ville frontalière et commerciale. La proximité de la ville de Kousseri aux fleuves Logone et Chari constitue aussi un grand atout. La nature du sol offre également une possibilité de fa-brication des briques de terre, ce qui permettrait d’amortir les coûts des constructions.

Milieu humain

Historique de la ville de Kousseri

Kousseri dont le nom était Mser à l’origine serait fondée en l’an 197 par les Sao, avec un territoire allant au-delà du fleuve Chari, incluant fort Lami (actuel Ndjamena). La ville fut bap-tisée Fort Fourreau le 31 mars 1933 par l’administration française et de nouveau rebaptisée Kousseri en 1970 par les autorités Camerounaises.

Organisation sociale

La commune de Kousseri a à sa tête un Sultan de 1er degré qui coiffe 03 Lawana (Chefferie de 2ème degré) qui couvrent à leur tour 59 villages, dont une quinzaine pour lawanat de Guebala, une vingtaine pour Amchidiré et enfin six pour Njagaré. Les Blamas des quartiers sont commandés directement par le Sultan. Toute cette organisation sus citée est couvert par le Sous-préfet représentant l’Administration. A côté existent des structures décentrali-sées de l’État ainsi que un ensemble de services publics et les forces de maintien de l’ordre, complété par une multitude d'organisations non gouvernementales constituant la société civile.

Système foncier

Malgré l’existence des textes légaux définissant l’accès à la terre, les systèmes de droits d’accès à la terre sont complexes et étroitement liés au contexte. Certains de ces droits sont forts – par ex. le droit d’exclure autrui de son terrain. D’autres sont plus faibles et souvent limités à certaines utilisations ou périodes – par ex. l’accès au pâturage de chaumes, ou l’accès des gardiens de troupeau aux points d’eau durant la saison sèche. Les droits d’accès ne sont pas toujours visibles et peuvent se chevaucher: il arrive que certains relèvent de la communauté alors que d’autres appartiennent à un individu, et d’autres encore à l’État.

Les femmes peuvent être doublement désavantagées car les pratiques d’héritage terrien, tout comme les normes et les procédures de formalisation des droits fonciers, les soumettent souvent à un régime discriminatoire. Cependant l’accès aux terres leur ait permis.

Les systèmes peu clairs ou contradictoires (par exemple droits fonciers coutumiers contre statutaires) culminent

Contraintes, Atouts etpotentialités du milieu socio-économique

Contraintes

De façon générale, les secteurs productifs de la Commune sont faiblement soutenus. Ils se caractérisent par une faible capacité de production (non maîtrise des techniques de produc-tion, moyens de production rudimentaires…), une insécurité dans les frontières paralysant les activités économiques et un accès limité au crédit et autres moyens de production (équi-pements, nouvelles technologies, etc.).

Atouts et potentialités

Kousseri représente un véritable carrefour d’échange entre le Tchad, le Nigéria et le Came-roun. Cette situation lui confère une facilité d’accès et un relatif essor commercial. Les efforts de développement de la Commune peuvent être soutenus soit par des Organisations non Gouvernementales (ONG) Nationales ou internationales, soit par des projets et programmes initiés par le gouvernement (PNDP, PAJER-U, PIFMAS, PDRI…).

Activités économiques

a) Les différents secteurs d’activités économiques et leurs principaux acteurs

Kousseri représente un véritable carrefour d’échange entre le Tchad, le Nigéria et le Came-roun. Cette situation lui confère une facilité d’accès et un relatif essor commercial. Une ré-cente étude faite par l’union européenne mentionne que le commerce occupe 33,44% de la population active, suivi du secteur agricole (Agriculture, Elevage, Pêche) avec 26,5%. Le secteur de service (Call box, restaurant, coiffure, etc.) quant à lui occupe 23% de la popula-tion active alors que celui du transport draine 6,9%. Les autres 9,8% pratiquent les activités diverses.

b) Agriculture

Ici l’agriculture est de subsistance pratiquer manuellement. L’on rencontre la pratique de l’agriculture sur brûlis et l’agriculture mixte. Les principales cultures pratiquées sont : le maïs, le riz, le sorgho, la penicilaire, le manioc, le gombo, la tomate et l’oseille.

Les produits sont vendus au champ, dans les marchés locaux et au Tchad voisin. Dans les abords des fleuves, il est pratiqué la culture maraîchère (laitues, tomates légumes, etc.).

c) Sylviculture

La sylviculture n’est pas trop présente dans la Commune. Néanmoins elle dispose des péri-mètres de reboisement. Le tableau suivant nous renseigne sur les différentes réserves.

Ces espèces sont menacées par des feux de brousse, une coupe anarchique, mais surtout par un développement urbain de plus en plus croissant. Sa gestion est contrôlée par les ser-vices de la délégation départementale des forêts et de la faune qui oeuvrent en collaboration avec les agents de la protection de l’environnement et de la nature.