COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

WAZA

 

Maire    Ibrahim Mohamed

Tél.     +237 671 11 11 12

créée par décret n°93/321 du 25/11/93  

Localisation

La Commune de Waza est créée par décret n°93/321 du 25/11/93. La Commune de Waza est situé dans le Département du Logone et Chari, Région de l’Extrême-Nord . Elle est limitrophe à quatre Communes du Cameroun et au pays voisin le Nigéria. Au Sud par la Commune de Pétté, l’Est par la Commune de Zina, au Nord par celle de Logone Birni et le Nigéria et enfin à l’Ouest par la Commune de Mora. Cette collectivité territoriale est occupée en grande partie par la Parc National de Waza crée depuis 1968 à cheval entre les Communes de Zina, Logone Birni et Pétté.

Données physiques

Climat

L’arrondissement est situé en zone climatique soudano-sahélienne. Le climat y est donc de type tropical semi-aride. On distingue trois saisons :

- une saison des pluies de juin à octobre

- une saison sèche et « froide » de novembre à février

- une saison sèche et chaude de mars à juin

Si on se base sur la période 1970-1995, la moyenne annuelle des précipitations à Waza est de 600 mm. Cette pluviométrie reste très variable d’une année à l’autre. Des variations de 50% ne semblent pas être exceptionnelles (Vanpraet, 1977) Les pluies sont amenées par la mousson, qui souffle du Sud-ouest. Comme dans toute cette zone écologique, elles sont très localisées et de grandes différences peuvent exister entre des localités proches.

La température moyenne annuelle se situe autour de 28°C, avec des moyennes mensuelles maximales de 36°C en Mai et minimum de 22°C en Décembre. En saison sèche, les variations diurnes sont très élevées, avec des écarts de 10 à 15°C, alors qu’elles sont faibles en saison des pluies.

Relief

Le relief comprend une large plaine inondable surmonté de trois montagnes granitiques au pied desquelles est située la ville de Waza. La plus haute culmine à une altitude 508 mètres (Vanpraet, 1977, UICN/MINEF, 1997). L’altitude varie de 300 à 310 mètres d’Est en Ouest (UICN/MINEF, 1997).

Sols

Cinq types de sols peuvent être distingués dans l’arrondissement de Waza :

Les sols ferrugineux : On les retrouve dans la zone forestière à Combreteceae. Ce sont des sols très sableux, profonds, perméables, toujours bien drainés.

Les plano sols : Ils correspondent aux plages dénudées de végétation, ou à végétation très clairsemée. Ces sols dénommés localement « hardés » sont généralement fortement dégradés. Le profil possède deux horizons caractéristiques : un mince horizon blanchi et particulaire et, en dessous, un horizon massif et très compact, souvent imperméable. Ces sols alternent avec des sols lessivés. Sableux, ils présentent un horizon caractéristique, compact et peu perméable, à la profondeur de un mètre environ.

Les vertisols. : A la limite des deux précédents, ils constituent une unité bien délimitée, qui correspond à la zone à Acacia seyal. Ces sols sont homogènes et de texture argileuse. Composés en grande proportion d’argile gonflante, ils ont la particularité d’absorber ou de céder de l’eau suivant l’humidité du milieu environnant.

Les sols hydromorphes : Ces sols s’étendent sur toute la partie du parc inondée saisonnièrement (yaérés). Ils contiennent, également, une forte proportion d’argiles gonflantes. Dans ce paysage pédologique uniforme très plat à végétation herbacée, surgissent quelques îlots d’arbres établis sur des buttes d’origine anthropique.

Les sols anthropiques : Ils sont situés sur des buttes exondées dans les yaérés et dans la zone centrale du parc (vertisols). On considère généralement ces buttes comme des sites d’habitats édifiés par les peuples Saho vers le 15ème siècle. Le sol très perturbé par l’activité humaine est de texture sablo-argileuse à argileuse en surface (Vanpraet, 1977).

Hydrographie

A la faveur de périodes pluviales, la région dans laquelle se trouve l’arrondissement de Waza fut inondée par les eaux du Lac Tchad dans sa partie sud-est surtout. Les apports d’eau passent par deux voies principales : les mayos (cours d’eau temporaires), venant des Monts Mandara et les eaux d’inondation venant du débordement du Fleuve Logone et de ses branches, le Logomatya et le Loromé Mazra. Juste à l’Ouest de la localité, on retrouve une zone d’inondation, alimentée par quelques mayos. La plupart des autres mayos, issus des Monts Mandara, s’arrêtent au pied du cordon dunaire, que l’on rencontre dans cette zone de la région sont : Le Kotoko peuple issu de Sao, l’Arabe choa qui est à l’origine des pasteurs nomades venant d’une région à cheval entre l’actuel Tchad et Soudan, le Mousgoum venu du côté est la Commune, le Peuhl généralement appelait Foulbé venu du coté ouest (Mali), le Bournoua dont l’origine est difficile à déterminer et en fin la présence moins notoire de l’ethnie Massa.

Cultures

La culture pratiquée est celle de la religion musulmane étant donné que à l’exception de quelque rare Massa qui sont animistes ou chrétiens toutes les autres ethnies pratiquent l’Islam.

Données démographiques

Sur une superficie de 1900 kilomètres carrés, peuplée par des personnes faisant parties de plusieurs ethnies (environ 13 : Kanouri ou Bornoi ou encore Sirata, Arabe, Kotoko, Mouwgoum, Peuhl, Mafa, Toupouti, Moufou, Mada, Moungang, Haoussa, Sara et Kera) reparties dans quarente huite villages et la ville de Waza. La population de la Commune de Waza est estimée 25 000 habitants dont 18750 est agricoles, jeune à près de 60%. La femme représente quant à elle 51%.

Activités économiques

Agriculture

Elle concerne les spéculations suivantes : les céréales (le sorgho pluvial, le petit mil, le muskuwari, le maïs, le niébé, les arachides, le gombo, l’oseille de Guinée, le voandzou, les sésames, le riz et les légumineuses). Les plus importantes spéculations sont : les céréales (le sorgho pluvial, le petit mil, le muskuwaari et les légumes.

Elevage

L’élevage, bovin, ovin, caprin, porcin et la volaille complètent les revenus agricoles. Selon les statistiques de la Commune, les espèces bovines sont estimées à 5000 têtes, les caprins 7860 têtes, les ovins 5451 têtes et la volaille à 8700 espèces. Outre les élevages locaux, les transhumants provenant des différentes zones de la province de l’Extrême-Nord, du Nigeria du Niger et du Tchad exploitent les pâturages de cette Commune.

Pêche

La pêche est une activité économique importante, une des activités lucratives dans plusieurs villages de l’arrondissement. On dénombre 6 marres naturelles poissonneuses mais en mauvais état. Les marres artificielles sont remblais dont nécessitent le récurage. La durée moyenne de l’eau dans ces marres est de six mois, cela varie en fonction de la pluviométrie, de l’inondation et du climat qui favorise l’assèchement des marres. Les principales espèces rencontrées dans la zone sont : les silures, les anguilles et les carpes. Les silures l’espèce la plus appréciée à raison de son prix élevé lors de l’écoulement au remplissant la nappe phréatique de la zone sablonneuse qui s’étend jusqu’à la partie Sud du PNW. En 1979, la construction du barrage de Maga est venue piéger une grande partie des eaux qui inondaient les yaérés (UICN/MINEF, 1997). Une des conséquences fut un raccourcissement de la durée annuelle d’inondation de la partie orientale de la Commune (Scholte, 2005).

Végétation

La végétation est caractérisée par la forêt claire soudanienne des savanes boisées soudaniennes à Combrétacées dominantes dont les principales espèces sont Sclerocarya birrea, Anogeissus leiocarpus et Lannea humilis (Scholte et al, 2000). On note une mosaïque de formations herbeuses. Cette végétation est sous la menace des feux de brousse.

Faune

La création d’une aire protégée à Waza n’a rien du hasard. Avant la construction du barrage de Maga, le PNW et ses environs bénéficiaient de conditions écologiques particulières, qui permettaient à une faune abondante et diversifiée de subsister. Les yaérés attirent, également, une avifaune très abondante et diversifiée (Vanpraet, 1977).

L’essentiel des espèces fauniques rencontrées sont hébergées dans le Parc. Ce sont :

Mammifères.

La faune des grands mammifères du PNW est celle des régions soudaniennes et sahéliennes (Esser et Van Lavieren, 1979). Le PNW ne compterait pas moins d’une trentaine de mammifères. Les principaux mammifères rencontrés dans le parc sont : éléphants (Loxodonta africana), lion (Panthera leo), Cub de buffon (Kabus kob), hyène rayée (Hyena hyena), Gazelle à front roux (Gazella rufifrons).

Oiseaux.

L’arrondissement de Waza et ses environs constituent un des sites les plus intéressants d’Afrique centrale en matière d’avifaune (UICN/MINEF, 1997). Cet ainsi, qu’on dénombre au total, 379 espèces dans le PNW (Loth, 2004). L’avifaune y est particulièrement abondante pendant les mois d’octobre à décembre, lorsqu’un grand nombre de migrateurs paléarctiques fréquentent le PNW (Esser et Van Lavieren, 1979).

Poissons.

Concernant l’ichtyofaune, la plaine du Logone est quantitativement et qualitativement l’une des zones les plus riches du pays. Plus de 56 espèces de poisson sont rencontrés dans et autour de PNW les plus rencontrées (UICN/MINEF, 1997, Mvondo et al. 2003).

Unités écologiques

La Commune de Waza est l’une des Communes de la région qui présente une diversité d’unités écologique. Cette collectivité a sa spécialité d’avoir une aire protégée de renommée internationale, cette richesse naturelles d’une importance capitale dote celle-ci d’une unité écologique spécifique. A côté de cela l’on rencontre une large plaine inondable surmontée de quelques montagnes, qui garantit la production agricole de la population de l’arrondissement et qui constitue en plus pour celui-ci une autre unité écologique formidable.

Milieu humain

Histoire

Il y a des centaines d’années, plusieurs villages et campements de pêcheurs et d’éleveurs existaient dans cette zone. Des artefacts villageois, à côté de la plupart des mares principales témoignent de cette occupation humaine ancienne. Plusieurs marres été creusées par ces populations ancestrales (UICN/MINEF, 1997). Certains villages actuels ont été créés dans la partie depuis le 3ème siècle de notre ère. D’autres ont été créés plus récemment : aux 18ème, 19ème et 20ème siècles (Mbouche, 1995). Les principales ethnies niveau des marchés. Par ailleurs, cette activité génère une taxe intitulée colis de poisson qui grossie les recettes communales.

Commerce

Le commerce est une activité qui se développe de plus en plus dans la localité. Il occupe près de 10% de la population locale. Les commerçants locaux sont spécialisés dans la vente des denrées alimentaires. Les échanges se font en interne et avec les Communes voisines. Il s’agit plus particulièrement des Communes de Logone Birni et de Zina. D’autres marchés notamment à Zigagué et Bilé se mettent en place de manière périodique. Pour tout dire, le commerce n’est pas suffisamment développé à Waza.

Acteurs du développement de la Commune

Les acteurs de développement de la Commune de Waza sont constitués de la population qui est l’acteur principal de la Commune, des leaders d’opinion, des hommes politiques, des élites, des organisations non gouvernementales, de l’administration, des touristes, de l’Etat, des bailleurs de fonds etc.... Le tableau ci-après présente les différents acteurs/parties prenantes regroupés en catégories qui seront impliqués d’une ou d’autre manière dans la mise en oeuvre du plan de développement de la Commune.

Secteurs productifs

Agriculture

Elle concerne les spéculations suivantes : les céréales (le sorgho pluvial, le petit mil, le muskuwari, le maïs, le niébé, les arachides, le gombo, l’oseille de Guinée, le voandzou, le sésame, le riz et les légumineuses). Les plus importantes spéculations sont : les céréales (le sorgho pluvial, le petit mil, le muskuwari et les légumes. Elle occupe 75% de la population locale soit 18 750 personnes qui se nourrissent de l’agriculture et l’actif agricole est de 4 668. Sur cette population agricole, seule 6% de la population est exploitant agricole.

Elevage

L’élevage bovin, ovin, caprin, porcin et la volaille complètent les revenus agricoles. Selon les statistiques de la délégation d’arrondissement de l’élevage des pêches et des industries animales les espèces bovines sont estimées à 5000 têtes, les caprins 7860 têtes, les ovins 5451 têtes et la volaille à 8700 espèces. Outre les élevages locaux, les transhumants provenant des différentes zones de la province de l’Extrême-Nord, du Nigeria du Niger et du Tchad exploitent les pâturages de cette Commune. La taxe sur la transhumance constitue la fiscalité la plus importante. Les zones inondables constituent un lieu de pacage d’animaux pendant une bonne partie de la saison sèche. Les ethnies les plus impliquées dans l’élevage sont les Kanouri et les Mouzgoum, ceci s’explique par le fait que ces ethnies sont autochtones de la localité et que ceux-ci estiment cette activité comme une source financière importante pour leur famille. La tranche d’âge la plus impliquées est comprise entre 30 et 50 ans. Cette activité d’une valeur sociale importante au niveau de la Commune de Waza connaît d’énorme difficultés, particulièrement le manque d’eau d’abreuvement et les maladies des bétails malgré les efforts consentis par le service de l’élevage. Il faut souligner que les animaux de la localité de Waza trouvent leur compte dans le parc national en termes de l’eau d’abreuvement et du pâturage surtout en saison sèche. En effet, dans les villages où l’activité principale est l’élevage, les yaérés, les alentours du village et le PNW sont sollicités pour le pâturage, tandis que les forages, les puits traditionnels, les eaux des yaérés et la zone d’Abouli sont exploitées pour l’abreuvement.

Pêche

Quelques mares naturelles existent dans l’arrondissement constituent. L’exploitation fait l’objet de conflits fratricides entre les pêcheurs des différentes localités (Adam, 1995). Dans le passé, cette activité était réglementée par une loi coutumière. La pêche dans les mares y a pratiquement été menée toute l’année (Adam, 1995). A ce sujet, il faut mentionner que les revenus liés à la pêche peuvent être assez conséquent (Noordzij, 1989). Il semblerait, d’ailleurs que le prélèvement de poissons soit l’activité la plus rémunératrice de toutes les activités consommatrices de ressources naturelles dans le PNW (Bauer, 2003). Les pêcheurs peuvent être classés en différentes catégories: agriculteurs-pêcheurs, pêcheurs professionnels, pêcheurs migrants et commerçants-pêcheurs (Adam, 1995). Ces pêcheurs utilisent différents engins: filets maillants, nasses, palangres, harpons, pièges de capture.

Exploitation des ressources naturelles

La population de Waza vie essentiellement des ressources naturelles notamment les terres, les marres, les arbres etc. L’utilisation de ces ressources se manifeste par des exploitations (illégales) de ses ressources à travers la pêche, la cueillette (surtout celle qui concerne la partie aire protégée), l’élevage. L’exploitation des ressources naturelles n’est pas organisée au niveau local. Les caractéristiques de gestion des principales ressources sont :

Bois

Le bois demeure la seule source d’énergie dans les ménages. La population le ramasse partout, même à l’intérieur du Parc National. La Commune est aussi une zone de ravitaillement en bois des villes de Maroua, de Kousseri et de Mora. Cette ressource est menacée de fait de sa coupe abusive par la population.

Poisson

Comme partout d’ailleurs dans la plaine inondable, la réglementation n’est pas respectée pour sa gestion. Pourtant une organisation de la filière rapporterait mieux à la population et à la Commune.

Paille

Elle sert à plusieurs utilisations dans le domaine artisanal et à la fabrication des toits des maisons.

Faune

Elle est utilisée comme produit touristique, elle est peu valorisée et est la proie des braconniers.

Terres agricoles

Une grande partie est encore sous utilisée cause de l’inondation et du parc.

Eaux d’inondation

Elles ne sont pas captées et se retirent avant leur utilisation optimale.

Pâturage

Il est partiellement exploité et est utilisé par les éleveurs de la localité et des environs, notamment les tchadiens, les nigérians et les nigériens. Il constitue une part importante des recettes communales.

Miel

Il est aussi partiellement exploité, on dénombre quelques apiculteurs dans la Commune. Le miel qui y est produit est très prisé sur les marchés locaux voire même au Tchad. Mais la quantité produite est très faible.

Gomme arabique

Partiellement exploitée mais constitue l’une des principales ressources financières des familles dans la Commune. Cette gomme est collectée à partir des peuplements naturels. Il n’existe aucune plantation d’Acacia seyal qui pourrait permettre une exploitation à une plus grande échelle. D’autre part sa commercialisation se fait de manière presque frauduleuse aux frontières, et la Commune n’en bénéficie pas.

Carrières de graviers

Ils sont totalement sous exploités, cette sous exploitation est du au manque des matériels pouvant faciliter son exploitation à grande échelle.

Chasse

Le braconnage reste le seul système de chasse dans la région de Waza. Aucune chasse à proprement parler n’est organisée ni dans le parc ni dans ses environs étant donné qu’une zone de chasse n’existe dans cette localité. Ce braconnage devient de plus en plus important que dans les années passées d’après les rapports WWF. Différents modes de chasse sont utilisées : arc et flèches empoisonnée, chiens, alcool mélangé à l’eau (pour les pintades), fusil (surtout la nuit en éblouissant les animaux), battue (avec feux de brousse),… (Noordzij, 1989). Le grand braconnage, touchant notamment les éléphants et les girafes, serait, plutôt, le fait d’étrangers : Nigérians et Tchadiens (Noordzij, 1989, UICN/MINEF, 1997).

Transformation

Sur toute l’aire communale, il est difficile de parler de la transformation car aucune initiative allant dans ce sens n’est rencontrée. Mais dans quelques familles dans la ville da Waza, on rencontre des jus de gingembre et de l’oseille qui font croire qu’il y a de la transformation dans la localité.

Commerce et les équipements marchands

Le commerce dans la Commune de Waza tourne autour de la vente des produits manufacturés et des produits agro-élevage. Parlant de commerce des produits manufacturés, l’on rencontre dans la ville de Waza, à Zigagué, à Ndiguina, à Bilé, à Toukoumaya et à Mada quelques boutiques qui alimentent la ville et les villages de Waza. D’autres petites choses d’origine locale sont vendues également dans les marchés tels que Zigagué, Bilé et Waza ville malgré le fait qu’il n’y a pas un marché. Il faut dire que ces trois lieux de vente sont d’une importance capitale dans les affaires des commerçants notamment le commerce des produits agricoles, élevages et pêches pour ne citer que ceux-là. En ce qui concerne les équipements marchands, la Commune n’a pas assez investi sur les marchés existent. Aucun investissement marchand n’a été signalé dans un document ou lors des entretiens avec les responsables de la Commune.

Artisanat, le Tourisme

Artisanat

Parlant de l’artisanat à Waza, plusieurs produits sont fabriqués à base des matériels locaux. Les produits fabriqués sont les vanniers, les nattes, les séckos, les bracelets, des produits en peau, des produits de la forge (houes, faucilles etc...) et de la poterie. Il faut quant même dire que cet artisanat est encore traditionnel du fait qu’aucun appui en techniques nouvelles n’a encore souri à cette population sur ce plan.

Tourisme

Les ressources naturelles abondantes dans l’arrondissement de Waza en général et dans le parc national, réserve de la biosphère en particulier est un atout capital pour le développement des activités du tourisme dans cette localité.

Le parc national de Waza est considéré comme le plus connu des parcs nationaux du Cameroun et celui dont la réputation a déjà franchi les frontières. On y rencontrait la plus forte densité d’animaux sauvages. C’était, aussi, un parc où le touriste était sûr de pouvoir admirer les grands animaux et oiseaux sauvages (éléphants et des girafes et le seul à posséder des autruches). A ce propos, pour Tchamba (1996), les éléphants sont l’élément qui attire le plus de touristes, viennent ensuite les lions. L’absence de reliefs, homogénéité des formations végétales, absence de certains mammifères spectaculaires, période d’impraticabilité constituent le frein au développement de tourisme à Waza. Aujourd’hui le tourisme confronte plusieurs difficultés notamment la chute drastique des animaux du PN qui dégoute les visiteurs, les infrastructures d’accueil ne sont plus à la mode, l’incapacité financière de la structure d’encadrement du service du tourisme ne permet pas une attraction considérable des visiteurs dans cette localité touristique comme dans le passé.

Grenier

La Commune dispose de deux (02) magasins de stockage des céréales construit par l’ex-PREPAFEN à Tagawa et à Zigagué.

Machinisme

Le machinisme est peu développé sur le rayon communal. Le machinisme est basé sur les outils oratoires rudimentaires (houes, machettes, daba, plantoir, …). Quelques paysans louent en provenance des autres localités des engins tels que le tracteur.

Activités génératrices de revenu

L’économie de la Commune est une économie de subsistance basée sur l’agriculture céréalière et l’élevage. La pêche constitue aussi une source importante de revenu. La Commune dispose à cet effet de six (06) mares poissonneuses. La présence du parc national fait aussi de cette Commune une forte réputation touristique. Le tourisme constitue donc une source de revenu non négligeable pour les populations. La proximité du Nigéria fait de la Commune une zone de commerce et de transit. La filière de la gomme arabique est une source importante de revenu des ménages. Les gommes sont collectées de manière clandestine dans le parc. Un effort d’organisation des acteurs de cette filière serait souhaitable. Des opportunités sont nombreuses à l’instar des organismes nombreux intervenant dans la filière.