COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

DARAK

 

Maire           Ali Ramat

Tél. +237 675 76 87 09

Créé le par decrêt N°2004/008 du 29/01/04

Superficie 660 km2

Nombre de conseillers municipaux 25

Localisation de la commune

L’arrondissement de Darak a été créé le par decrêt N°2004/008 du 29/01/04. Trois années plus tard naissait la commune de Darak toujours par décrêt N° 2007/117 du 24 avril 2007. La commune couvre une superficie 660 km2 et compte 41 villages selon le découpage administratif. Avant l’occupation Nigériane en 1987, l’Ile de Darak était rattachée à la commune de Makary. En 2002 l’ile a été rétrocédée au Cameroun par arrêt de la cour Internationale de justice de Haye.

La Commune de DARAK est située dans le Département du Logone et Chari, Région de l’Extrême-Nord. Elle est limitée :

- Au nord par le lac tchad,

- Au sud par l’Arrondissement de Makari,

- A l’Est par l’Arrondissement de Blangoua,

- A l’Ouest par l’Arrondissement de Hile Alifa

Milieu biophysique

Climat

Le climat est du type est du type Soudano - Sahélien caractérisé par deux saisons contrastées : une saison pluvieuse de 3 à 4 mois allant de Juin à Septembre et une longue saison sèche de 08 mois allant d’octobre à Mai. La température moyenne annuelle est de 35C° avec un maximum au mois d’Avril- Mai atteignant 45 à 50 degré C°.

Les Sols

Le sol au niveau de l’espace urbain est un sol sablo- limoneux caractérisé par un dépôt résiduel du natron en surface. Il est également caractérisé par une nappe phréatique peu profonde (30 à 50 cm). Il y a de cela une vingtaine d’année l’espace avait une superficie trois fois plus grande, mais de nos jours cette surface a connu de rétrécissement dû aux facteurs socio- environnementaux tels que : le peuplement de l’île, et les eaux d’inondations.

Relief

Le relief au niveau de l’espace urbain est celui de la plaine inondable entrainant une rétention d’eau en saison de pluie. Ce relief est uniforme et moins accidenté, s’étalent des limites du lac Tchad jusqu’aux confins des arrondissements de Hilé- Alifa, de Makari et Blangoua.

Hydrographie

Le principal cours d’eau est le Lac Tchad qui entoure l’espace urbain communal, il est le réservoir ou viennent se jeter les fleuves du Logone et Chari.

Flore et Végétation

La flore et la végétation sont constituées de plusieurs espèces. La végétation est celle de la savane arbustive et herbacée constituée des épineux (jujubiers, acacia albidas, des zizyphus etc.…), on note également des arbres forestiers tel que les neemiers, les eucalyptus, des graminée et des arbres fruitiers (manguiers, goyaviers, citronniers, les rôniers etc…).

Faune

La faune regorge plusieurs espèces animales. Cette faune comprend :

Les mammifères tels que les hippopotames, les chacals, les écureuils, les hygiènes, les singes, les caïmans, crocodiles, les serpents, les varans ;

Les oiseaux tels que les oiseaux granivores, les canards sauvages, les Hérons, charognards, les éperviers.

Il existe également des poissons comme le Pellomula miri, le clarias (clarias alboppunctatus, C. Anguillaris), le Tilapia (Tilapia rendalli, T. Zilli), le barbus (barbus spp), le capitaine (lates niloticus) et l’hétérotis (héretritis niloticus).

Aires protégées

La commune de Darak ne dispose d’aucune aire protégée.

Ressources minières

Aucune ressource minière n’a été identifié sous réserve d’une prospection qui aurait était faite et donc les résultats n’ont pas été mise à la disposition de l’équipe de planification.

Milieu humain

Le milieu socio- économique de la commune de Darak est assujetti à plusieurs facteurs :

Histoire de la commune

Avant l’occupation Nigériane en 1987, l’île de Darak était rattachée à l’arrondissement de Makari. En 2002 suite au différend frontalier ayant opposé le Cameroun au Nigéria sur la presqu’île de Bakassi, la cours internationale de justice de la Haye et conformément au nouveau tracé des frontières entre les deux pays, l’île de Darak a été rétrocédé au Cameroun. L’arrondissement de Darak a été crée le 24 Avril 2004 par décret présidentiel N° 2007/117 du 24 Avril de la même année. Elle couvre une superficie de 658 Km2 avec 41 villages.

Taille et structure de la population

La population totale est estimée à 23 901 habitants (résultat dernier recensement de la population) cette population est repartie ainsi qu’il suit :

Résident en milieu urbain : hommes : 4647

Femmes : 3967 soit 117,14% pour le rapport de la masculinité

Résident en milieu rural : Hommes : 7888

Femmes : 7399 soit 106,61 % pour le rapport de la masculinité

Cette population est structurée en trois grands groupes : les jeunes de 0 à 33 ans, des adultes 34 à 59 ans et les vieux plus de 60 ans.

Groupes ethniques et relations inter- ethnique

Les principaux groupes ethniques sont : les Arabes choa divisés en plusieurs clans (salamat, awalmé, Kouri), les Kotokos, Haoussa, les Mousgoums, les Kanouri, Djoukoum, les Kamoubou, les Sara, les Massa et autres groupes spécifiques (les Maliens). Tous ces groupes cohabitent ensemble indépendamment de leur religion et de leur culture. La vie en société est caractérisée par plusieurs festivités (mariages, baptême etc..), célébré par chaque groupe ethnique selon sa culture.

Religion

La religion dominante est l’islam qui est pratiquée à plus de 90%. A côté de celle- ci il existe également le Christianisme, l’animisme pratiqués surtout par les allogènes et représente moins de 10% de la population.

Principales activités économiques

Plusieurs activités économiques sont développées au niveau de la commune.

Activités de pêche :

C’est un secteur primordial pour l’économie de la commune. Pour se faire, un centre d’arrondissement de contrôle de pêche est créé au niveau de l’espace urbain. Mais ne possède pas encore d’infrastructures, malgré les ressources financières qu’il génère, il est caractérisé par plusieurs difficultés qui sont entre autres : l’Insuffisance de matériels de pêche, l’inexistence de chambre froide, des tracasseries de Force de l’ordre Tchadiens dans le Lac, l’inexistence d’un marché aménagé, le manque de moyens financiers pour les GICs, l’agression des pêcheurs par les hippopotames dans le Lac.

L’activité de pêche repose non seulement sur les méthodes et outils de pêche mais aussi sur les acteurs de la filière. Les populations de la commune ont développé depuis plusieurs années un système de gestion coutumière en ressource d’eau et de certains espaces sur l’aspect communautaire. Elle mette en défens certaines zones de profondes du lit mineur du lac. Elle les exploite sur forme de pêche communautaire et collective et ensuite individuellement pour les poissons restant à l’aide de n’importe quelle méthode.

Les outils utilisés sont fonction non seulement des espèces à capturer mais aussi l’hydrographie. Ces outils sont les pirogues à moteur, les pirogues à pagaie, les filets maillants (dormants et dérivants), les éperviers, les palangres (hameçons), les nasses (clôture /appatées) et les sennes.

Les types des produits de pêche obtenus les plus répandus sont :

- Le fumage du poisson pratiqué sur les foyers améliorés ou non, par la combustion du bois ou des sous-produits ;

- Le séchage du poisson fermenté sur les claies à même le sol, sur les claies sur élevées ou encore disposés sur la paille étalée à même le sol ;

- La conservation au frais n’est pas beaucoup pratiquée à cause de la faible utilisation, voire le manque d’équipements et d’infrastructures de congélation.

Cette activité contribue énormément à l’économie des ménages à cause de sa rentabilité. Les acteurs de la filière recensée dans la zone du lac sont essentiellement composés des Mousgoum, des arabes choa, des Kotoko, des Haousa et des pêcheurs étrangers à l’instar des Tchadiens, des Maliens et Nigerians. Le poisson capturé est destiné à l’auto consommation, à la commercialisation dans les marchés environnant et à l’exportation dans les pays voisins (Nigeria et Tchad).

Activités d’agriculture :

Au niveau de la commune trois types de cultures sont pratiqués. La culture de céréale de contre saison, la culture de saison de pluie sur les buttes, la culture des légumineuses pratiquée le long de l’année (gombo, niébé et autres). Ces cultures sont pratiquées par les populations autochtones avec une main d’oeuvre constituée essentiellement des allogènes.

A travers ces systèmes de production on constaté qu’il existe de nombreuses opportunités parmi les quelles la disponibilité en eau du lac pendant toute l’année pour les besoins d’irrigation d’où la possibilité de diversification de culture. Les spéculations agricoles sont vendues dans les différents marchés de la commune (Darak, Katikimé). Tout comme la pêche cette activité constitue une source de revenu non moins importante pour les populations.

Activités d’élevage :

La zone du Lac Tchad a toujours constitué une zone de transhumance pour le bétail. On note un effectif assez important de bovins qui y séjourne 3 à 4 mois en moyenne dans la zone. La production du pâturage est estimée entre 8 et 10t/ha. C’est une zone qui abrite également une jeune importante herbivore. Cependant il est important de mettre un accent particulier sur la sécurisation des espaces pastoraux et des pistes à bétail. Les 03 grands groupes d’utilisateurs des ressources sont les pêcheurs, les agriculteurs, et les éleveurs.

Malgré ce potentiel, l’activité de l’élevage connait des difficultés telles que, le manque de marché à bétail, les maladies qui déciment le cheptel et son faible poids économique sur les revenus des populations.

Activités commerciales :

La commercialisation du bois, des produits manufacturés et d’autres produits de 1ère nécessité sont une activité importante au niveau de l’espace communal. Cette activité est pratiquée par les différents corps de métiers qui existent surtout à l’espace urbain. Faute de circuit de commercialisation efficace et contrôlé l’on assisté à une perte de denrée ce qui provoque un manque à gagner tant pour les populations que pour la commune. On peut noter citer la conversion de la monnaie (naira en cfa) qui est également une activité lucrative et dont les acteurs en tirent le bénéfice.

Activités artisanales :

Les activités portent sur la transformation des ressources naturelles (paille en natte et en seko), la forge pour la fabrication des outils (houes, couteaux etc…). Les acteurs de cette filière sont surtout recrutés parmi les populations autochtones et sont très peu nombreux. C’est un secteur très peu développé et dont l’apport en terme de revenu sur la commune à peu d’impact.