COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

ZINA

 

Maire   Djibrine Bakary

Tél. +237 697 37 53 28

Date de création 1993

Superficie 1 900 Km²  

Localisation de la commune

La commune de ZINA créée en 1993, est située dans la région de l’Extrême nord, département du Logone et Chari et arrondissement de ZINA. Elle est délimitée au Nord par l’arrondissement du Logone Birni, au Sud par l’arrondissement de Maga, à l’Est par le fleuve Logone et au-delà du fleuve le Tchad, à l’Ouest l’arrondissement de Waza et Sud-ouest par les arrondissements de pette et de Bogo. Elle faisait partie de l’arrondissement de Logone Birni avant sa création. La commune compte environ 88 villages et a une population d’environ 30 584 à nos jours et couvre une superficie 1 900 Km² donc une densité de 16,9 habitants au Km². Près de 80% de la superficie est constituée du yaéré et est inondable.

Milieu biophysique

Climat

Le climat de la zone est du type soudano-sahélien à deux saisons très contrastés. La pluviométrie annuelle varie entre 400 à 600 mm et la différence entre la température moyenne des mois les plus chauds et celles des mois les plus froids est de l’ordre de 10°c. L’amplitude thermique journalière atteint parfois 20°c. L’harmattan chargé de brume sèche est le vent qui souffle de décembre à mars vers l’ouest. La mousson quant à elle souffle vers le nord et annonce la saison des pluies.

Sol et relief

Le sol de Zina fait partie de la formation géologique alluvionnaire de la cuvette Tchadienne, argile fine dans la zone de dépression et des sables argileux dans l’aire de transition. Les sols sont hydromorphes à grey vertiques des yaérés aptes à la culture du riz et les zones argilo-sableuses utilisées pour la culture du mil rouge et du sorgho ss. C’est une zone de plaine parsemée par endroit des petits monticules négligeables.

Hydrographie

La circonscription de Zina est délimitée avec le Tchad par le fleuve Logone. A l’intérieur il existe deux rivières :

- le Lougoumatia qui prend sa source au lac de maga, très poissonneux traverse l’arrondissement du Nord au Sud et se divise en deux bras, un des bras se jette dans le Logone d’une part et l’autre bras approvisionne le parc de Waza en eau nécessaire à la faune du parc ;

- le bras mort du Logone ou le Mazera.

On note cependant des nombreuses mares naturelles et artificielles qui gardent de l’eau pendant une longue durée.

Flore et la faune

La végétation naturelle est faite de prairies périodiquement inondées (yaérés) et des steppes à épineux constituées d’espèces caractéristiques de la zone sahélo-sahélienne. Sur les zones exondées, l’inondation est généralement superficiel et le paysage est boisé et dominé par l’Acacia seyal et le Faidherbia albida. Dans les zones où les inondations sont accentuées, on retrouve de vastes prairies et hautes savanes dont le tapis graminéen, constitué principalement d’Echinichoa pyramidalis, Hyparrhenia rufa, Setaria palidifusca, oryza longistaminata, Sorghum arundinuceum et vertivera nigratana, sert de pâturages en saison sèche.

La faune est constituée des éléphants dont les mouvements migratoires sont observés en saison sèche à partir du Parc de Waza. On rencontre également le lion, la girafe, l’hyène, l’hippopotame et plusieurs espèces d’antilopes. Sa proximité au parc de Waza lui confère ainsi une biodiversité faunique importante.

Milieu humain

Repères historiques

A travers les ruines des grandes murailles de sécurité et de grandes jarres qui servaient de sépulcres rencontrées dans certains villages, l’on constate que les premiers habitants de la circonscription furent les Sao d’où sont descendants les Kotokos. Toutefois, le nom de Zina viendrait d’un mot arabe « Djina » car les premiers arabes en navigation dans la zone ont trouvé une zone exondée qu’ils ont appelé « Djina » et s’y sont installés, c’est par transformation de « Djina » que la circonscription doit son nom. Or, tout autour d’eux, il y avait des familles kotokos dans d’autres terres non inondées. A propos des murailles, elles ont été construites pour résister aux attaques des ennemis notamment des autres peuples et des animaux sauvages. Ces murailles étaient construites de manière qu’à l’intérieur on retrouve des mares qui devraient servir aux nombreux besoins : eau de boisson, eau de ménage, pêche.

Population

La population de Zina était de 25 572 en 2005, avec un taux d’accroissement annuel moyen de 2,6% (cf 3ème RGPH Population du Cameroun en 2010), la circonscription compterait en 2012 environ 30 584 âmes repartis de la manière suivante : 14 634 hommes et 15 592 femmes avec un rapport de masculinité de 93,85. La population urbaine estimée à 1690 personnes en 2005 est environ 1 734 personnes représentant 7 % de la population de la commune. L’exode rural est observé pendant la période où la pêche n’est pas intensive. Les jeunes vont dans d’autres zones (Lac Tchad, Lagdo, Magba…) pour pêcher et reviennent lorsque le Logone devient poissonneux. La commune compte 03 chefferies de 2ème degré (cantonnât) et 140 chefferies de 3ème reconnues officiellement. Ces chefferies font partie du Sultanat de Logone Birni qui est une chefferie de 1er degré.

La religion dominante est l’islam avec d’autres pratiquent plus radicales dont les femmes ne sortent qu’entièrement couvertes des robent noires. Les chrétiens se recrutent beaucoup plus parmi les ethnies minoritaires et sont pour la plupart de l’Eglise Fraternelle Luthérienne du Cameroun. Les relations inter-ethniques se sont beaucoup améliorées car de 2007 à 2009, des tensions ont existées entre les Mousgoums et les Kotokos pour des raisons politiques et d’appropriation des mares de pêche. Les villages sont constitués d’habitats groupés avec des maisons en matériaux locaux. Le système foncier est du type traditionnel dans lequel l’attribution d’un terrain se fait soit par héritage ou soit par la chefferie.

Principales activités économiques

Les activités économiques sont dominées par la pêche, l’élevage, l’agriculture et le petit commerce.

- La pêche est pratiquée dans le Logone, les rivières Lougoumatia et le Mazera, dans les mares naturelles et artificielles et les canaux de pêche.

- L’élevage dans la commune existe sous deux modes : transhumance et sédentaire. La transhumance est pratiquée par les bororos qui en Décembre arrivent dans le département et repartent en Juin. Les sédentaires quant à eux sont les Mousgoums et les Kotokos qui habitent dans l’arrondissement. Les espèces élevées sont : les bovins, les caprins, les ovins, les volailles, les asins, les équins.

- L’agriculture dans la zone est dominée par la riziculture et la culture du sorgho ss. On retrouve par endroit la culture du mil. Le maraîchage est insignifiant et peu remarquable.

- Le petit commerce quant à lui concerne les produits vivriers, de l’élevage, de pêche et de première nécessité. Il y a 07 marchés périodiques dont 01 a un hangar (Mazera).