COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BLANGOUA

 

Maire  Mahamat Abdoulkarim

Tél    +237 696 27 05 93

  

 

HILE-HALIFA

 

Maire     Ali Cheik Djibrine

Tél.     +237 676 45 48 60

  

 

KOUSSERI

 

Maire      ISSEINI DARKADRE

Tél.       +237 677 24 00 46

Superficie de 160 km²

Nombre de conseillers 41 

Localisation de la commune

La commune de Kousseri est située dans la Région de l’extrême-nord, Département du Logone et Chari aux environs du 12ème degré de latitude nord et du 15ème degré de longitude. Ses coordonnées GPS sont E : 015. 03236, N : 12.08009 et Z : 317. Kousseri est limité au nord et à l’est par le fleuve Logone, au sud par l’arrondissement de Logone-Birni et à l’ouest par l’arrondissement de Makary. La commune de Kousseri couvre une superficie de 160 km².

Milieu biophysique

Climat

Le climat de la commune est de type sahélien semi-aride avec 02 saisons : une longue sai-son sèche d’octobre à Mai et une courte saison de pluie de juin à septembre. La pluviométrie annuelle varie entre 500 et 600 mm. La température varie selon les saisons. Elle descend jusqu’à 11° pendant la période de décembre à février et augmente jusqu’à 45° à l’ombre entre mars et avril. L’harmattan chargé de la brume sèche souffle de décembre à mars vers l’ouest.

Sols

Le sol de la ville de Kousseri, comme celui de tout le département du Logone et Chari est caractérisé par de l’argile fine, du sablo-argileux et d’alluvions issues d’inondations provo-quées par des débordements des eaux des fleuves Logone et chari.

Relief

La morphologie de Kousseri est plane, et cela ne permet pas l’écoulement facile des eaux de ruissellement vers les fleuves Logone et Chari. Ainsi, la faible pente du coté Est-ouest de la ville soit moins de 3%, entraine la stagnation des eaux de pluies dans les artères de la ville et des quartiers de basse altitude. Plus précisément Le secteur de Guebala-nord exposé aux inondations. Ce secteur couvre les quartiers Madagascar, Goré, Djambalbar, Maïnani, krouang et Ngargouzo.

Hydrographie

La Commune de Kousseri est entourée par les fleuves Logone et Chari. Elle est tra-versée aussi par le Serbewel qui est un bras du fleuve Chari. Il existe deux mares à Ibou et Ngamadja qui tarissent en saison sèche.

Flore et Végétation

La commune est dominée par une savane claire, arbustive et épineuse. Les espèces dominantes sont les acacias (nelotica senegalensis sigal et seyol), quelques borabus et les arbustes rabougris.

Atouts, potentialités et contraintes du milieu biophysique

Le milieu biophysique de kousseri a pour atout sa situation géographique, porte d’entrée du Cameroun en provenance du Tchad et du Nigéria. Cette position fait d’elle une ville frontalière et commerciale. La proximité de la ville de Kousseri aux fleuves Logone et Chari constitue aussi un grand atout. La nature du sol offre également une possibilité de fa-brication des briques de terre, ce qui permettrait d’amortir les coûts des constructions.

Milieu humain

Historique de la ville de Kousseri

Kousseri dont le nom était Mser à l’origine serait fondée en l’an 197 par les Sao, avec un territoire allant au-delà du fleuve Chari, incluant fort Lami (actuel Ndjamena). La ville fut bap-tisée Fort Fourreau le 31 mars 1933 par l’administration française et de nouveau rebaptisée Kousseri en 1970 par les autorités Camerounaises.

Organisation sociale

La commune de Kousseri a à sa tête un Sultan de 1er degré qui coiffe 03 Lawana (Chefferie de 2ème degré) qui couvrent à leur tour 59 villages, dont une quinzaine pour lawanat de Guebala, une vingtaine pour Amchidiré et enfin six pour Njagaré. Les Blamas des quartiers sont commandés directement par le Sultan. Toute cette organisation sus citée est couvert par le Sous-préfet représentant l’Administration. A côté existent des structures décentrali-sées de l’État ainsi que un ensemble de services publics et les forces de maintien de l’ordre, complété par une multitude d'organisations non gouvernementales constituant la société civile.

Système foncier

Malgré l’existence des textes légaux définissant l’accès à la terre, les systèmes de droits d’accès à la terre sont complexes et étroitement liés au contexte. Certains de ces droits sont forts – par ex. le droit d’exclure autrui de son terrain. D’autres sont plus faibles et souvent limités à certaines utilisations ou périodes – par ex. l’accès au pâturage de chaumes, ou l’accès des gardiens de troupeau aux points d’eau durant la saison sèche. Les droits d’accès ne sont pas toujours visibles et peuvent se chevaucher: il arrive que certains relèvent de la communauté alors que d’autres appartiennent à un individu, et d’autres encore à l’État.

Les femmes peuvent être doublement désavantagées car les pratiques d’héritage terrien, tout comme les normes et les procédures de formalisation des droits fonciers, les soumettent souvent à un régime discriminatoire. Cependant l’accès aux terres leur ait permis.

Les systèmes peu clairs ou contradictoires (par exemple droits fonciers coutumiers contre statutaires) culminent

Contraintes, Atouts etpotentialités du milieu socio-économique

Contraintes

De façon générale, les secteurs productifs de la Commune sont faiblement soutenus. Ils se caractérisent par une faible capacité de production (non maîtrise des techniques de produc-tion, moyens de production rudimentaires…), une insécurité dans les frontières paralysant les activités économiques et un accès limité au crédit et autres moyens de production (équi-pements, nouvelles technologies, etc.).

Atouts et potentialités

Kousseri représente un véritable carrefour d’échange entre le Tchad, le Nigéria et le Came-roun. Cette situation lui confère une facilité d’accès et un relatif essor commercial. Les efforts de développement de la Commune peuvent être soutenus soit par des Organisations non Gouvernementales (ONG) Nationales ou internationales, soit par des projets et programmes initiés par le gouvernement (PNDP, PAJER-U, PIFMAS, PDRI…).

Activités économiques

a) Les différents secteurs d’activités économiques et leurs principaux acteurs

Kousseri représente un véritable carrefour d’échange entre le Tchad, le Nigéria et le Came-roun. Cette situation lui confère une facilité d’accès et un relatif essor commercial. Une ré-cente étude faite par l’union européenne mentionne que le commerce occupe 33,44% de la population active, suivi du secteur agricole (Agriculture, Elevage, Pêche) avec 26,5%. Le secteur de service (Call box, restaurant, coiffure, etc.) quant à lui occupe 23% de la popula-tion active alors que celui du transport draine 6,9%. Les autres 9,8% pratiquent les activités diverses.

b) Agriculture

Ici l’agriculture est de subsistance pratiquer manuellement. L’on rencontre la pratique de l’agriculture sur brûlis et l’agriculture mixte. Les principales cultures pratiquées sont : le maïs, le riz, le sorgho, la penicilaire, le manioc, le gombo, la tomate et l’oseille.

Les produits sont vendus au champ, dans les marchés locaux et au Tchad voisin. Dans les abords des fleuves, il est pratiqué la culture maraîchère (laitues, tomates légumes, etc.).

c) Sylviculture

La sylviculture n’est pas trop présente dans la Commune. Néanmoins elle dispose des péri-mètres de reboisement. Le tableau suivant nous renseigne sur les différentes réserves.

Ces espèces sont menacées par des feux de brousse, une coupe anarchique, mais surtout par un développement urbain de plus en plus croissant. Sa gestion est contrôlée par les ser-vices de la délégation départementale des forêts et de la faune qui oeuvrent en collaboration avec les agents de la protection de l’environnement et de la nature.

LOGONE-BIRNI

 

Maire         Danna Haman

Tél.    +237 699 85 43 38

Créée en septembre 1982

Superficie de 3 809 km2  

Localisation

Située dans la Region de l’Extrême-Nord, la commune de Logone Brirni est créée en septembre 1982. Elle occupe une superficie de 3 809 km2. Elle partage ses frontières entre le Nigeria à l’Ouest, le Tchad au Sud-est, au Nord-est Makari, Kousseri au Nord et Zina au Sud.

Le cadre humain

La population globale est estimée à 115 000 âmes. Elle comprend : les Kotoko, les Arabe-choa, les Musgum, les Kanouri et les Massa pour un pourcentage respectif de 35%, 25%, 20%, 10% et 10%. Elle est essentiellement jeune, c’est ce qui révèle une forte natalité. La croissance démographique est forte. Elle oscille autour de 12% par an. La proportion des jeunes de moins de 30 ans est de 60%. Le pourcentage des femmes est de l’ordre de 55% de la population globale. Cette situation reste sous-tendue par la forte natalité des filles. Dans certains cas, sur 10 naissances, 07 sont des filles.

La commune a une organisation administrative traditionnelle. Elle comprend un chef de canton de 1er degré, 4 blamas de second degré et 300 djaoros. Les tendances politiques sont à caractères RDPC, qui occupe tous les sièges du conseil municipal, suivi de l’UNDP, de l’ADD et du MDR.

Le cadre naturel

Situé en zone sahélienne, son climat est caractérisé par une faible pluviométrie de l’ordre de 550 mm par an. Le climat est particulièrement aride et offre peu d’opportunités aux activités agricoles. L’essentiel des précipitations se concentre entre juillet et août. C’est qui réduit les chances de réussite de l’activité agricole une fois que l’on rate les premiers semis.

Le sol est argileux. Sa faible porosité concentre l’ensemble des eaux de pluies en surface. A cette forte quantité hydrique s’ajoutent celles provenant du drainage des différents cours d’eau du bassin tchadien. C’est ce qui fait que la commune reste inondée d’août à février.

L’hydrographie comprend le fleuve Logone qui constitue une frontière naturelle avec le Tchad. Il constitue un potentiel important pour la commune. Il s’y développe une activité halieutique dont les ressources alimentent toute la province. A ce cours d’eau s’ajoutent des mares temporaires dont les plus importants sont kalkoussam et Matke.

La végétation est rabougrie, caractéristiques des zones sahéliennes. Elle se compose des rôneraies dont la forte exploitation provoque la raréfaction de cette essence. Des exploitants de charbons et de planches de rôniers viennent du Tchad. Leurs actions ajoutées à celles de la population locale restent préjudiciables à ce bois précieux au cycle végétatif très ralenti.

La commune est limitrophe au parc de Waza. Il s’y développe une activité touristique de renommée internationale. Malgré les dégâts causés sur les cultures dus à la préservation des espèces fauniques la commune ne bénéficie pas de manière directe des retombées de cette manne.

Activités économiques

L’économie locale repose sur l’agriculture, la pêche, l’élevage et le commerce.

L’agriculture concerne en particulier les céréales (riz, sorgho rouge, muskuwaari) et un peu de maraîchage. Elle occupe 80% de la population locale. Les cultures céréalières les plus développées demeurent, le sorgho rouge, et le riz. Le riz est une culture commerciale. Presque toute la production est vendue au niveau du marché de Kousseri. Le sorgho rouge est partiellement vendu, est une certaine proportion sert à alimenter les ménages. Du fait de la faible pluviosité, les rendements dépassent rarement 1,3 tonnes à l’hectare. En saison pluvieuse, l’inondation limite l’extension de l’activité agricole. 60% des terres est inondé d’août à février. Vers septembre, la culture de décrue se met en place, permettant l’exploitation des zones de retrait des eaux. Les paysans plantent du muskuwaari. Cette culture à elle seule représente 25% de la production céréalière. Le problème qui se pose est que les producteurs ayant pour seul revenu annuel, leur production, au moment des récoltes, l’achalandent sur le marché local pour racheter aux prix forts de quoi se nourrir en période de soudure.

L’activité maraîchère prend de l’importance. Les agriculteurs produisent des oignons qui alimentent le marché local, de Kousseri, et le surplus est exporté vers le Tchad voisin. Cette activité occupe près de 30% de la population en saison sèche, au moment où aucune activité agricole n’est possible.

L’élevage bovin, ovin, caprin porcin et la volaille complètent les revenus agricoles. L’activité pastorale la plus importante reste l’élevage bovins. Elle intéresse particulièrement la commune parce qu’elle génère des revenus importants à travers les taxes sur le bétail. Dans le système fiscal de la commune, le cheptel bovin est estimé à 10 000 têtes. Outre les élevages locaux, les transhumants provenant des différentes zones de la province de l’Extrême-Nord, du Tchad et du Nigeria exploitent les pâturages de cette commune. Elle prélève des taxes intitulées taxes de transhumances. Les zones inondables constituent un lieu de pacage d’animaux pendant une bonne partie de la saison sèche. Durant la période de forte concentration des transhumants, plus de 400 000 têtes de bovins se concentrent dans le territoire communal. Un marché à bétail saisonnier se met en place à Zimado. Celui-ci arrive à écouler 50 têtes par semaine.

La pêche est une activité saisonnière qui génère des revenus supplémentaires. Elle contribue à occuper près de 50% de la population locale. Elle s’étale d’août à mai. Les espèces les plus prisées sont les carpes, les capitaines, les silures et les sardines. Le Logone, Les mares de kalkoussam et de Matke fournissent d’importantes quantités de ressources pendant les périodes de fortes activités de pêche. Une taxe intitulée « sortie de poisson » est prélevée. Elle est estimée à 312 000 F CFA. Par ailleurs, coïncidant avec la forte concentration des transhumants, des cas de conflits sont courants. Les éleveurs empiètent sur les canaux de pêche laissant échapper la prise de ces derniers. Dans de tels cas, la commune est sans cesse saisie pour les départager.

Le commerce se développe assez lentement. Cette activité concerne 18% de la population locale. Dans ce domaine, les échanges se font avec les communes voisines à savoir, Zina, Kousseri, Maga. Les marchés les plus importants sont ceux de Zimado, Kidam, Kalkoussam et Logone Birni. Les acteurs locaux développent des échanges avec les pays frontaliers que sont le Tchad et le Nigeria, c’est ce qui permet d’écouler certain produit au coeur de la province de l’Extrême-Nord.

Les infrastructures

L’éducation : Au sein de la commune existent 35 écoles primaires dont 1 école maternelle, une école bilingue non fonctionnelle par manque d’enseignants et 33 écoles publiques. L’enseignement secondaire est assuré par un seul collège, c’est le CES de Logone Birni. Pour former les adultes, 05 centres d’alphabétisations ont été créés.

La santé : Dans le domaine de la santé, 3 centres de santé couvrent les besoins en soins médicaux. Il s’agit du centre de santé d’Arrondissement de Logone Birni, et de deux centres de santé intégrés à Zimado et à Dabanga.

Les pistes : le problème d’enclavement reste entier. Les pistes praticables sont celles qui lient la commune avec Kousseri et Zina. La piste Kousseri/Logone Birni a été aménagée. Compte tenu de l’ampleur des dégâts causés par les usagers, un besoin d’entretien se pose actuellement. Celle qui va de Logone Birni à Zina longue de 112 kilomètres, nécessite un investissement important pour être fonctionnelle.

Le cadre d’accueil : L’hôtel Touristique est le seul cadre qui puisse accueillir les étrangers et les touristes. Au cours du mois de mai, les éléphants viennent s’abreuver autour des mares de Kalkoussam et de Matke, c’est ce qui permet aux touristes de les percevoir et de les photographier. A cette période, cet hôtel arrive à faire le plein. Durant les autres mois de l’année, il reste vide.

MAKARY

 

Maire       Abgassi Adoum

Tél.     +237 697 53 99 74

Créée Décret  N° 60/83 du 31 Décembre 1960

Superficie de 1 880 km2  

Localisation de la commune

La Commune de MAKARY est située à 105 km de Kousseri, chef-lieu du département du Logone et Chari, région de l’Extrême Nord. Elle a été créée Décret présidentiel N° 60/83 du 31 Décembre 1960. Elle a une superficie de 1 880 km2 et une population de 131524 habitants répartie dans 54 villages dont 02 sont contenus dans l’espace urbain. Elle est limitée :

Au Nord par le Lac Tchad, les communes de Hile Alifa, Blangoua

À l’Ouest par la commune de Fotokol;

Au Sud par la République Fédérale du Nigéria et la commune du Logone Birni.

A l’Est les communes de Goulfey et Kousseri

Climat

Le climat du Logone et Chari est de type sahélien (aride) caractérisé par l’alternance de deux saisons d’inégales longueurs :

Une saison des pluies de Juillet à Septembre

Une saison sèche et froide d’Octobre à Juin

La pluviométrie est comprise entre 500 à 600mm. La température moyenne de la zone oscille entre 30 et 35°C. Le maxima de température est de l’ordre de 40 à 47°C.

L’harmattan est le vent dominant. Il souffle régulièrement dans la journée suivant la direction Nord –Nord-Est

L’insolation reste très élevée toute l’année (8 à 10heures /jour).

Sol

La commune de MAKARY se situe sur la frange sud du Bassin du lac Tchad et présente une forme plane. Brabant et Gavaud (1985)

Les sols de la région dans le paysage pédologique des sols exondés des alluvions anciennes. Les sols de cette localité apparemment d’origine volcanique sont formés d’alluvions sableuse Des observations faites sur le terrain nous permettent de dégager deux principaux types de sol :

Les planosols (plages dénudées où la végétation est très clairsemée. Ces sols nommés localement « Hardé »)

Les vertisols

Ces sols sont homogènes et de texture argileuse composée en grande proportion d’argile gonflante ayant la particularité d’absorber ou de céder de l’eau suivant l’humidité du milieu environnant.

Relief

La commune de MAKARY se situe sur le cours inférieur du Chari et du Logone dans la zone méridionale de cette immense cuvette Tchadienne où sont venus s’entasser des sédiments provenant des roches des Monts Mandara et formant des cordons dunaires anciens. Sans horizon limite, la plaine est rigoureusement plate. Du fait de l’absence de dénivellation du sol, les eaux de pluies stagnent dans les moindres dépressions en formant des bas-fonds. Notre zone d’étude se situe à une altitude de 280 mètres.

Hydrographe

A la faveur des périodes pluviales, la commune de MAKARY fut inondée par les eaux du lac Tchad à différentes reprises. C’était encore le cas il y a 10 000 ans (Vanpraet, 1977). En 1979, la construction du barrage de Maga est venue piéger une grande partie des eaux qui inondaient les yaérés (UICN/MINEF, 1997). Une des conséquences fut le raccourcissement de la durée annuelle d’inondation de la zone (Scholte, 2005). A l’heure actuelle, le réseau hydraulique de notre sphère d’étude ne se limite qu’à quelques cours d’eau temporaires ou saisonniers appelés « mayo ». Les plus importants sont : Serbowel et Elbéid. Ces mayos traversent la région en provenance du Logone et se déversent dans lac Tchad.

Flore et faune

La végétation appartient au domaine de la savane arbustive sahélienne à épineux colonisateurs. Elle est le reflet du climat et du type de sol. Cette végétation présente deux strates :

-Une strate arbustive (2 à 4m) clairsemée, très sahélienne d’aspect à Acacia seyal , Butyrospermum parkii, Faiderbia albida ,Anogeissus leocarpus, Balanites aegyptiaca , Tamarindus indica. L’influence de l’homme se traduit ici par la présence d’Azadiracta indica.et Adansonia digitata

-Une strate herbacée qui est dominée par les graminées pérennes et annuelles entremêlées dont les plus importantes sont : Andropogon spp, Loutedia togoensis, Schoenefeldia gracilis et autres.

Notons dans notre zone la disparition progressive des végétaux ligneux. Celle-ci est due à la coupe des arbres pour l’énergie calorifique des ménages, à la confection des enclos protégeant le bétail, à la construction de la tente du berger et au dégagement des arbustes permettant d’obtenir une aire de repos pour les animaux.

Faune

Avant la construction du barrage de Maga, BELGUEDE et ses environs bénéficiaient des conditions écologiques particulières qui permettaient à une faune abondante et diversifiée de subsister ceci alors que la capacité de charge de la région est généralement assez faible.

Les Mammifères

La faune des Mammifères est celle des régions soudano-sahéliennes. La présence de ces animaux se justifie par des arbustes et herbes potentiellement appétés.

Les Oiseaux

L’avifaune y est particulièrement abondante surtout pendant les mois d’Octobre, Novembre et Décembre périodes pendant lesquelles les céréales sont récoltées. Cette situation cause le plus souvent le problème de la sécurité alimentaire dans la région. Pour pallier à cette situation les populations mettent des épouvantails au milieu des champs.

Les Poissons

Concernant l’ichtyofaune, la plaine du Logone est quantitativement et qualitativement l’une des zones les plus riches du pays. En début de saison des pluies, les poissons migrent du lac Tchad vers le Logone .Pendant la période de crue certaines espèces rentrent dans la plaine où elles trouvent d’excellentes conditions pour la croissance et la reproduction

Il est à noter enfin, l’absence d’aires protégées et de forêts sacrées

Ressources minières

Les principales ressources minières rencontrées dans la commune sont le sable et l’argile. Une étude sérieuse du sous-sol de la localité n’a jamais été faite ; toutefois, les populations signalent la présence du pétrole dans la zone de Woulky.

Milieu humain

Histoire

L’histoire de Makary se perd aux confins des époques. En effet, ils sont les descendants des SAOS qui occupaient le bassin du lac Tchad il y a des lustres. Moussakala serait le premier chef fondateur de Makary. Il serait venu du Tchad avec sa famille à la recherche d’espace propice pour les activités agricoles, de pêche et de l’artisanat. L’histoire retient que 24 chefs SAO lui ont succédé. Makary viendrait de ‘’Mpadé’’ en Kotokos qui signifie mil. Le mot ‘’Mpadé’’ aurait subi des mutations successive du genre ‘’Madé’’ et sous l’influence musulmane ‘’Maka’’ en référence à la Mecque. Makary devient un sultanat à partir du 15e siècle. C’est ainsi que du 15e siècle à nos jours, Makary a connu 30 sultans dont Meyali est le trentième.

Les Mafaté, habitants de Makary ont été soumis à l’islam par Idiriss Alaoma (1580-1617). Ce sont les terres de Makari et d’Afadé qui, les premières tombèrent sous la domination des Kanouri et par là-même adoptèrent la religion de leurs nouveaux maîtres à la fin du 16e siècle d’après Barth.

Pendant la colonisation allemande, Makari fut la capitale des pays Kotoko. Puis après la perte du Kamerun par les Allemands, c’est Goulfey qui devient la capitale aux dépens de Makary qui sera par la même occasion dépossédé de ses terres suzeraines. L’organisation administrative de 1955 fait de Makary une unité administrative à part entière et la commune de Makay est créée par le décret présidentiel du 06 juin 1961.

L’histoire est surtout marquée par la délocalisation du marché vers Mada il y a 13 (treize) ans (suites à des guerres récurrentes avec les arabes), les épidémies et les inondations de 2005 et de 2010. Ces évènements ont été à l’origine des aides alimentaires octroyées en 2005 et 2010.

Population

Plusieurs ethnies peuplent la commune. Les Kotoko, Arabes, Kanouris ou Bornois, Kanoubu, Sara. Toutes ces ethnies cohabitent en parfaite harmonies dans l’espace communal avec des populations allogènes venues des autres contrées du pays pour des besoins de service telles que les Foulbés, les Haoussa, les Bamouns, les Toupouris…

Organisation sociale de la population

La commune héberge 130 496 âmes dont près de 8 000 habite la zone urbaine. L’espace urbain de la commune présente des cultures cosmopolites dominées essentiellement par la culture arabe. Dans les zones rurales, la scission est plus marquée et ne laisse entrevoir en majorité que des villages arabes et kotoko, et très peu de villages d’autres ethnies. L’organisation traditionnelle est concentrée autour du sultanat de Makary qui est une chefferie de 2e degré. La commune de Makary compte 54 villages. Tous ces villages ont à leur tête des Chefs de 3ème Degré. Ceux-ci font allégeance au sultan. Il est vrai que suites aux guerres tribales ayant opposées Kotokos et Arabes, les chefs de villages arabes boudent cet état des choses. Mais le dialogue engagé par le sultan et l’apaisement des velléités politiques ont tendance à remettre les choses dans l’ordre.

À côté de cette organisation traditionnelle, se rencontrent aussi des associations, des GICs, des membres de la société civile… tous ces groupes vivent en parfaite harmonie.

Religions pratiquées

La religion dominante est l’islam. Toutefois, on rencontre quelques animistes et chrétiens surtout catholiques. Les pratiquants de ces religions cohabitent pacifiquement.

Relations inter villages

Les relations inter villages sont apaisées et les communautés cohabitent harmonieusement sous le regard bien vigilant des autorités administratives, communales et traditionnelles.

Mobilité des populations

La population de la commune de MAKARY se déplace vers des horizons divers essentiellement pour le marché, les visites familiales et l’administration. Les destinations privilégiées sont : Gambaru au Nigéria, Lac Tchad ; Fotokol, Kousseri, Goulfey, Hile Alifa, Darak

Habitat

L’habitat à Makary est caractérisé par de grande barrière qui bordent les rues au niveau des villes et dans lesquelles sont construites de façon désordonnée de nombreuses maisonnées qui abritent une nombreuse famille. Dans les villages par contre, on rencontre un habitat groupé généralement autour du chef traditionnel.

Les cases sont pour la majorité, construites en terre avec un toit en dalle de terre soutenu par des troncs d’arbres ou en tôles caractéristiques de la culture Kotoko. On note, cependant, de plus en plus des maisons en dur recouvertes de tôles ondulées. Le type de matériel utilisé n’influence en rien le plan de construction des maisons qui ont des formes rondes, rectangulaires ou carrés. Généralement, les cases rondes sont considérées comme des enclos. Ce qui laisse entrevoir un problème d’assainissement dans les villages et les villes.

Dans la ville de Makary, l’espace est suffisamment urbanisé malgré la présence de quelques ghettos. Il serait important que la commune crée des nouveaux lotissements dans les deux villes.

Système foncier

Les terres appartiennent généralement aux familles qui les premières les ont mis en valeur. Pour ce qui est des terres de la communauté, elles sont attribuées suivant le système coutumier dans les villages centré autour du blama.

Quant aux espaces urbains, surtout pour ce qui est de la ville de Makary, ils sont supervisés par la commune sans plan de lotissement ou d’urbanisation. Les autorités devraient se dépêcher à mettre sur pied les plans sommaires d’urbanisation qui entrainerait une gestion harmonieuse des terres dans les villes de Makary et de Mada

Activités économiques

Plusieurs activités économiques sont menées par les populations de Makary. Il s’agit de : l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’artisanat, le commerce et bien d’autres.

Agriculture

Le diagnostic participatif révèle une baisse générale de la production dans le secteur agricole. Cet état de choses est justifié par

Les aléas climatiques caractérisés par des variations intempestives du climat accompagné de pluies intermittentes et irrégulières qui gênent les paysans dans leur calendrier agricole. Il s'en suit un mauvais calage des périodes de cultures. Les semences sont brulées par le soleil et les récoltes hypothéquées d'où une baisse drastique des récoltes. Il s'installe un climat de famine et de disette.

Les faibles connaissances des agriculteurs en méthodes culturales de haut rendement stigmatisées par l’ignorance des itinéraires techniques modernes, la faible utilisation des produits phytosanitaires et des fertilisants, la faible maîtrise des eaux de surface et la prolifération des canaux d'irrigation

Le faible encadrement des agriculteurs ; l’accès difficile aux équipements et matériels agricoles modernes.

L'incapacité des agriculteurs à renouveler le matériel vétuste et d'acquérir le matériel moderne.

Il en résulte une baisse continue des récoltes d'année en année à cause de l’utilisation de techniques culturales archaïques et de techniques de conservation des récoltes peu efficaces ; le faible suivi de la production, le faible rendement et l’extension anarchique des parcelles agricoles ; Perte de la fertilité des champs due aux mauvaises pratiques agricoles, les pertes post récolte et prévalence des conflits agropastoraux ; l'incapacité à acquérir les intrants.

Face à cette situation, les paysans vendent leurs produits individuellement à des prix qui ne leur permettent pas de subvenir aux besoins de base. Il s'en suit la mévente des produits, un faible revenu couplé à un faible pouvoir d'achat et partant, une faible rentabilité des activités agricoles induisant la faible croissance de la commune.

Élevage et pêche

Élevage :

Le diagnostic participatif révèle une baisse générale de la production pastorale, halieutique et des capacités de transformation des produits animaliers. Cet état de choses est justifié par

Les mouvements de transhumance sont de plus en plus fréquents convergent vers les verts pâturages du lac Tchad. Les conflits entre éleveurs s'intensifient. Les troupeaux reviennent de transhumance amoindris et le cheptel diminué. A cette situation s'ajoutent les aléas climatiques caractérisés par des variations intempestives du climat accompagné de pluies intermittentes et irrégulières qui raréfient les fourrages.

L'ensablement et la réduction du débit des cours d'eau dus à la prolifération des canaux de pêche et d'irrigation d'une part et de la non maîtrise des eaux de surface et des eaux souterraines

L'utilisation des techniques de transformation et de conservation précaires dus au nombre limité d'options et de choix du matériel de transformation et conservation

Les faibles connaissances des éleveurs et des pêcheurs en méthodes pastorales piscicoles de haut rendement stigmatisées par l’ignorance des itinéraires techniques modernes, la faible utilisation des intrants, la faible disponibilité des eaux.

Le faible encadrement des éleveurs et des pêcheurs ; l’accès difficile aux équipements et matériels d'élevage, de pêche et de conservation modernes.

L'incapacité des éleveurs, des pêcheurs et des transformateurs à renouveler le matériel vétuste et d'acquérir le matériel moderne.

Il en résulte une réduction du cheptel, de la production halieutique et des capacités de transformation d'année en année à cause de l’utilisation de techniques d'élevage et de pêche archaïques et de techniques de conservation des sous-produits de l'élevage et de pêche peu efficaces ; le faible suivi de la production, le faible rendement. La prévalence des conflits pastoraux, agropastoraux auxquels s'associent ceux des pêcheurs ; l'incapacité à acquérir les intrants.

Face à cette situation, les éleveurs, les pêcheurs et les transformateurs vendent leurs produits individuellement à des prix qui ne leur permettent pas de subvenir aux besoins de base. Il s'en suit la mévente des produits, un faible revenu couplé à un faible pouvoir d'achat et partant, une faible rentabilité des activités pastorales, halieutiques et des industries animales induisant la faible croissance de la commune.

Chasse

La chasse est une activité marginale dans la zone compte tenu de l’appartenance religieuse d’une bonne frange de la population et de son interdiction par les services des eaux et forêts. Néanmoins, elle se pratique de façon clandestine.

Artisanat

Les types d’artisanats développés à MAKARY sont : la poterie, la forge et la cordonnerie. Les artisans fabriquent les pots de différentes tailles très appréciés dans le service des boisons locales, ou dans la conservation de l’eau de boisson, des instruments de champ comme les machettes traditionnelles, les houes, des chaussures et sandales de toutes sortes…

Ces produits sont destinés à la vente ou à l’utilisation personnelle (barrières des maisons, travaux champêtres, …)

Commerce

Makary est un grand centre des affaires dans la région. Le marché de Mada est le principal lieu des échanges où s’échanges non seulement les produits issus de l’agriculture, de l’élevage et des pêches, mais aussi un haut lieu de trafic en tout genre avec les pays voisins tels le Tchad et le Nigéria. Les mercredis à Mada sont considérés par les populations comme les jours de fin de mois pour les fonctionnaires.

En dehors du marché de Mada, Makary dispose aussi d’un marché qui a perdu un peu de son envergure.

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