COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

GAZAWA

 

Maire   ADAMA MANA

Tél.     +237 699 86 14 23
          +237 677 32 41 24 

  

LOCALISATION DE LA COMMUNE

La commune de Gazawa a été créée par décret N° 93/321 du 25 Novembre 1993 suite à l’éclatement de la commune de Maroua. Elle a une population de 33 060 âmes, une superficie d’environ 180 Km2. Elle est située dans l’arrondissement de Gazawa, Département du Diamaré, Région de l’Extrême-Nord. L’arrondissement de Gazawa est délimité à l’Est par l’arrondissement de Maroua 1er, à l’Ouest par l’arrondissement de Mokolo, au Nord par l’arrondissement de Meri, au Sud par l’arrondissement de Ndoukoula.

DESCRIPTION DU MILIEU BIOPHYSIQUE

CLIMAT

La commune de Gazawa s’étend sur une superficie de 180 Km2. Le climat de Gazawa est une entité de celui de la région de l’Extrême-Nord qui forme grossièrement une bande orientée Nord –Sud permet un échantillonnage climatique complet d’une bordure sud du Sahel. Il s’agit en effet d’une zone de transition entre les régions désertiques au Nord et celui où règne un climat soudanien de plus en plus humide vers le SUD. Le climat soudano sahélienne de plaine qui règne à Gazawa se caractérise par une longue saison sèche (7 mois) et des précipitations faibles (en moyenne 800 mm d’eau par an) distribuées sur près de 60 jours.

TEMPERATURES

La température moyenne annuelle à Gazawa est presque la même sur la région de l’Extrême-Nord. Elle se situe entre 27°c et 29°c du Sud au Nord, et n’accuse aucune variation significative d’une année à l’autre. Les températures extrêmes sont enregistrées en début et fin de la saison pluvieuse. Le maximum est atteint entre le mois de mars et avril.

HUMIDITE RELATIVE

L’humidité relative est assez basse à Gazawa avec une moyenne de 35% comme dans l’ensemble de la plaine de Diamaré. L’humidité maximale se manifeste en août-septembre vers la fin de la saison pluviale ; et l’humidité la plus faible en février vers la fin de la saison sèche.

DUREE D’ENSOLEILLEMENT

Le nombre d’heures d’ensoleillement possible à Gazawa, tout comme dans la plaine de l’Extrême-Nord varie de 12,7 heures par jour en décembre à 11,5 heure/jour en juin, alors que les maxima de 350 heures/mois ont été enregistrés en novembre -janvier et des minima de 170 heures/mois pendant la période des pluies.

EVAPORATION

L’évaporation potentielle atteint un maximum en mars et un minimum en août-septembre avec une moyenne annuelle de 3500 à 3600 mm d’eau dans les plaines de Diamaré.

HYDROLOGIE ET RESSOURCES EN EAU

L’ensemble des cours d’eau de Gazawa est caractérisé par des écoulements non permanents. Leur régime est d’avantage lié à l’importance de la durée de la saison sèche qu’à la modestie des précipitations annuelles. Les cours d’eau les plus marqués sont ceux de Mayo Tsanaga qui traverse l’arrondissement de Gazawa par le Nord géographique et le Mayo-Boula qui retranche au sud, le village Miziling des autres villages de Gazawa en saison pluvieuse. Ces cours d’eau permettent à la population riveraine de s’alimenter en non bien que non potable en saison sèche par des petits puits dans le lit du mayo.

SOLS

Le sol a une texture sablo- argileux et laisse apparaître par endroit des espaces dégradées dites hardés. Deux grands types de sols sont rencontrés:

Les sols ferrugineux sont des sols de couleur rouge. Ils ont une faible teneur en argile et en matière organique, un lessivage important et une structure peu développée en surface et les vertisols qui sont caractérisé par une teinte grise foncée et par une teneur en argile constante dans tout le profil. Ils présentent des taux de matière organique et de capacité d’échange cationique élevés. Ils ont un état physique qui varie avec les saisons, larges fentes de retrait dispersée en réseau polygonal en saison sèche, gilgaï (microrelief bosselé) et gonflement de l’argile en saison des pluies. Ces sols conviennent à la culture du sorgho de contre saison (Muskwa’ari).

VEGETATION ET BIODIVERSITE

La végétation correspondante est constituée des espèces de la savane souda-sahélienne avec une dominance des arbustes à épines telles que les Acacia albida, Acacia senegal, Balanites Aegyptiaca, Ziziphus mauritania. A ces espèces, s’ajoutent les Ficus, Andosonia digitata, Tamarindus indica. Aussi les espèces exogènes sont fortement représentées au tour des habitations notamment l’Eucalyptus camaldulensis, Azadirachta indica et d’autres arbustes dispersés. Le pâturage excessif et les brûlages annuels ont ainsi considérablement modifiés la communauté des plantes.

FAUNE

La faune est très peu abondante à Gazawa. Elle se limite à quelques rongeurs (rats, écureuil, etc.), aux singes, à des multiples espèces d’oiseaux (perdrix, hibou, hirondelles, etc.) et des reptiles.

MILIEU HUMAIN

ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET SOCIALE

Gazawa fut érigé en Arrondissement en 1993. Dès lors, la ville de Gazawa était dotée d’une sous-préfecture, d’une commune rurale, d’une gendarmerie et de plusieurs délégations d’arrondissement. Le centre de santé de santé intégré deviendra CMA. Le CES deviendra également Lycée de Gazawa.

Administrativement, la commune de Gazawa est placée l’autorité d’un sous-préfet. Le territoire de la commune se confondant avec celui du canton du même nom, est sous l’autorité d’un Lamido. La commune de Gazawa comprend plus de dix villages. Certains villages ont été regroupés dans le cadre du Diagnostic participatif Niveau Espace Village.

POPULATION

Plusieurs ethnies vivent ensemble à Gazawa. Les ethnies majoritaires sont: Foulbé, Mofou, Guiziga, Mafa et Kanouri. L’arrondissement de Gazawa possède une chefferie de deuxième degré et quatre -vingt-neuf chefferies de troisième degré.

CULTURE

La culture du peuple de Gazawa est très variée. Les événements marquants de cette culture sont: la naissance, l’initiation, le mariage, le deuil, la fête des récoltes, les fêtes de ramadan et de tabaski, les contes et les mythes.

OCCUPATION DES TERRES

A l’origine, l’occupation des terres dans la plaine de Gazawa était régie par le principe selon lequel tout espace non encore mis en valeur était libre et susceptible d’appropriation. L’espace ainsi mis en valeur devenait la propriété du responsable de sa mise en valeur. Le propriétaire pouvait par la suite le louer, le prêter ou le vendre à sa volonté. Mais avec la forte pression démographique actuelle, on assiste à une saturation de l’espace; presque toutes les terres sont occupées. Cette situation crée des tensions foncières qui sont portées au quotidien à l’arbitrage des chefs traditionnels ou des autorités administratives. Les terres sont occupées par des champs, des parcs à bois, des pâturages et des habitations. Les habitations sont pour la grande partie faite des cases en terre et dont les toitures sont en paille. Les plus nantis ont bâtis des maisons modernes avec des toits ondulés.

ACTIVITES ECONOMIQUES

Les principales activités économiques des populations de Gazawa sont par ordre d’importance l’agriculture, le commerce, l’élevage et l’artisanat. En général, les populations de Gazawa sont considérées comme dynamiques et travailleuses.

Secteurs productifs

Agriculture

Gazawa est une zone essentiellement agricole ; près de 80% de la population ire ses revenus de l’agriculture. Les principales cultivent principalement en saison pluvieuses le maïs (Zea mays), le sorgho pluvial (Sorghum bicolor), l’arachide (Arachis hypogaea), le niébé (Vigna ungucuilata), le coton (Gossypium hirsitum), et en saison sèche le sorgho de contre saison (muskwa’ari) est cultivé sur des vastes étendues des vertisols.

Les céréales constituent la base de l’alimentation dans la plaine de diamaré comme c’est le cas dans l’ensemble de la zone soudano-sahélienne. Les résidus de récoltes (fanes d’arachide, chaumes de céréales, etc.) sont généralement exportés des champs. Ils servent à l’alimentation du bétail et la construction des habitations (toitures des cases et les haies mortes des clôtures des cours des maisons). Cette pratique peut véritablement contribuer à l’appauvrissement des sols en matières organiques et divers éléments nutritifs indispensables aux plantes, si des restitutions sous forme de fumiers ou composts ne sont pas effectuées régulièrement.

Commerce

Le commerce des produits manufacturés est une activité économique dans la commune de Gazawa. Cette dernière afin de promouvoir le développement économique a construit un marché et une gare routière dans la ville. Le marché est hebdomadaire. Il dispose de 10 boutiques construites en matériel définitif. Plusieurs hangars en paille y existent également et sont construits par les utilisateurs. La gestion du marché est sous la responsabilité de la commune. Le marché a bétail qui a lieu le vendredi à Gazawa est très florissant dans la commune.

Elevage

L’élevage est l’une des activités économiques de base. Les bovins sont des espèces Bos indicus de race zébus Gudali et zébus Mbororo et namshi. Aux bovins viennent s’ajouter les élevages des ovins, des équins et de la volaille.

Bien que la plupart des familles à Gazawa pratique à la fois l’élevage et l’agriculture, il existe toujours un conflit agropastoral dans les villages.

Artisanat

L’artisanat est représenté dans la commune de Gazawa. Les artisans travaillent le bois et produisent des objets d’art divers : pilons, mortiers, manches des houes, etc. Des forgerons travaillent le fer à partir des quels divers objets d’art sont fabriqués. Les femmes font beaucoup plus dans le faufilage des bonnets.

Tourisme

La commune de Gazawa ne dispose pas des paysages ou des sites attractifs aux touristes. Il faut signaler la commune a dans les multiples programmes une création d’un site touristique.

Exploitation du bois

Le bois est la principale source d’énergie des ménages. Il constitue aussi des principaux matériaux de construction. Son exploitation est faite de manière anarchique, ce qui fait craindre pour son renouvellement. Il faut dire que les zones de collecte du bois de chauffe par exemple sont de plus en plus éloignées des habitations et les initiatives de reboisement sont de plus en plus rares.

Chasse

La chasse traditionnelle à battue et à courre est souvent pratiquée. On réalise environ deux battues par an. La population armée de gourdins, flèches et accompagnée de chiens investit les espaces pour débusquer les animaux. Il faut noter que par endroit certain incendie la broussaille pour la recherche du gibier caché.

Transformation

Quelques rares produits sont transformés localement. Les produits issus de l’agriculture ou de l’élevage sont consommés directement par les ménages ou sont vendus sur les marchés. Le mil et le maïs représentent une exception car une grande partie des récoltes est utilisée pour la fermentation de la bière locale (Bill Bill ou l’Arki).