COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

DARGALA

 

Maire   Ndjidda Bakari

Tél.   +237 699 82 92 80

  

Localisation de la commune

DARGALA est le chef lieu de l’arrondissement qui porte le même nom. Il fait partie du département du Diamaré, région de l’Extrême Nord. Il a pour limite :

-Au Nord, l’arrondissement de Bogo ;

-Au sud, l’arrondissement de Midif ;

-A l’est, l’arrondissement de Moulvoudaye ;

-A l’ouest, l’arrondissement de Maroua 3e ;

La Commune de Dargala a été créé par décret présidentiel N° 93/321 du 25/11/1993. Elle couvre une superficie de 442 Km2 et comporte quatre (04) lamidats de 2e degré pour un total de 117 villages regroupés en dix-neuf (19) pour la présente planification.

Le milieu bio physique de la commune

Le climat

Situé dans la zone septentrionale, Dargala connait un climat de type tropicale sec, caractérisé par une longue saison sèche (de 8 à 9 mois) et d’une courte saison de pluie d’environ 3 à 4 mois. Les pluies sont mal reparties mettant ainsi le calendrier agricole en doute ; car il n’est pas rare de voir les pluies au mois de Mars et aussi en Novembre. Toute fois d’après les données obtenues à la délégation d’arrondissement du MINADER, la pluviométrie annuelle de Dargala oscille entre 500 et 1000 mm par an.

La température évolue avec la saison. Ainsi, tout comme dans toute la région de l’Extrême Nord, la température est très variable : Elle peut atteindre 45°c à l’ombre pendant la saison sèche et peut descendre à 22°c en saison des pluies.

Relief, végétation et sols :

Le relief de Dargala est une vaste plaine inondable en pente légère (de l’est à l’ouest) avec quelques zones marécageuses.

Le sol est par en droit argileux. Les vertisols dominent les brousses avec la présence des « hardé » par endroit. L’exploitation est essentiellement constituée des parcelles d’habitation, de culture et de pâturage

La végétation est arborée dans les habitations avec la prédominance du Neem ; et de la steppe épineux dans sa brousse avec dominance du Feidherbia, du Balanites et le Nilotica. L’herbe fréquemment rencontrée est le Bracharia mais on trouve aussi l’Impérata cylindrica.

La faune

La faune sauvage est pauvre ou presque inexistant. On y retrouve des reptiles (serpent, varan, …), le petit gibier (lapin, écureuil…) et les oiseaux (pintades, perdrix…). hydrographie

La commune de Dargala est traversée dans sa partie médiane par une rivière, un affluent du mayo kalio, de provenance de Maroua, large d’environ 22 mètre. Asséchée en saison sèche, cette rivière sert par endroit à une culture de décrue telle que le maraîchage. Aussi cette rivière constitue la seule ressource disponible en sable dans tout le territoire communal.

Le milieu humain

Historique du peuplement de Dargala

Malgré l’absence d’une source écrite disponible sur l’histoire de la population de Dargala, les enquêtes personnelles auprès des dignitaires notables de la chefferie, disent que l’arrivée des premiers habitants dans la localité remonte vers les années 1900 par les peulhs transhumants à la recherche du pâturage. S’étant installé pendant une période plus ou moins longue du faite de la disponibilité du pâturage, ces transhumants s’étonnent avec beaucoup d’étonnement du rendement agricole obtenu par leur famille. Ils décident ainsi de s’y installer tout en faisant appel à leur confrère laissé derrière en disant ici « dargala » qui veut dire en arabe choix « lieu de mil » ainsi l’extension du peuplement des autres localités s »est fait par migration successive.

Le territoire de Dargala a connu, comme toute localité, des événements marquants. Ont peut citer le passage des Allemands puis des français ; l’introduction de la culture du coton en 1951 ; une grande inondation en 1997 avec perte énorme du rendement agricole mais le venue du poisson ; la grande famine de 1985 avec les morts et des migrations ; le multipartisme de 1991 avec son conflit UNDP – RDPC. Signalons que l’actuel chef de Dargala est le troisième chef depuis sa création et règne depuis 2005 et est issus de la famille royale du feu chef WABI.

Parlant de la religion, l’arrondissement de Dargala est largement dominé par l’islam. A cela s’ajoute le christianisme (catholique et protestant) et en très faible partie l’animisme.

Dynamisme de la population

L’occupation de l’espace se fait par regroupement ethnique et aussi par religion ; c’est ainsi qu’on retrouve le quartier des musulmans, le quartier des Toupouri, des Kera pour ne citer que ceux là. Toute fois, la cohabitation est pacifique entre ces différentes ethnies. La solidarité est une preuve de cette relation pacifique. En effet la population se soutienne mutuellement dans les moments de difficultés comme dans les moments de joie : le « sourgha » qui une forme d’assistance dans les travaux champêtre à une famille dépassée est très fréquent dans le milieu ; l’assistance à une personne en deuil, ou l’apport en céréales et autres à une personne en détresse sont autant des illustrations de ce parfaite relation interethnique.

Le réseau routier est très peu développé dans la commune de Dargala. Se qui rend les déplacements très difficile ; surtout en saison pluvieuse où les pistes, engorgées d’eau deviennent de véritable calvaire à arpenter. Toute fois, ces déplacements, s’il en existe se fait soit à pied ou par traction animale. Il s’agit soit du déplacement des villages vers les grands centre urbain soit vers les chefs lieu des arrondissement situés tout autour de Dargala pour écouler leurs produits agricoles et/ou d’élevages et s’approvisionner en denrée de première nécessité.

Les principales activités économiques de la commune

La population communale de Dargala est à 90% active. Dans la décomposition de la population active par rapport aux principales activités économiques, on a : 49% de la population active est agro-éleveurs ; 26% agriculteurs ; 15% commerçants, 6% fonctionnaires et 4% éleveurs.

L’agriculture : elle est l’épine dorsale de l’économie de la commune. Plus de la moitié de la population y sont impliquées. Si la culture de contre saison « le karal » est le domaine prisé, les autres spéculations sont aussi exploitées. Il s’agit du sorgho de saison pluvieuse, de l’arachide, du niébé. La culture maraichère est très minime. A côté de leur culture, les animaux (boeufs, âne ou cheval) sont élevés dans le but du labour ou de la traction animale ; d’où la large proportion des agro-éleveurs dans le milieu.

Les commerçants : la majorité des commerçants font dans le bétail et la volaille. Les femmes sont fortement impliquées dans le petit commerce (céréale, légumineuse…), enfin quelques boutiques résolvent le problème des produits de première nécessité.

Les fonctionnaires : ce sont les personnes impliquées dans la gestion des affaires publiques. Il s’agit des enseignants, des personnes sanitaires…

Les éleveurs : l’élevage est dominé par les transhumants. Il est de type traditionnel et plus souvent en divagation ; ce qui est à l’origine des conflits agro pastoral. Les espèces suivant sont représentés : les bovins, les petits ruminants, la volaille.