COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MERI

 

Maire             HAMAWA WASSIRI

Tél.               +237 699 80 44 37
                    +237 677 38 99 22

Créée par décret N° 60/83 du 31 Décembre 1960

Superficie de 470 Km²  

Localisation

La commune de Meri est située dans le département du Diamaré, région de l’extrême- nord. Il est situé entre le 11 et 12° de latitude et entre le 13 et 14° de longitude Est.

Les frontières administratives de l’arrondissement de Meri sont définies suivant l’arrêté n° 0540/PM du 24 juin 1960. Il couvre une Superficie de 470 Km² et subdivisée en 10 canton. Il est limité au sud par l’arrondissement de Gazawa et Maroua 1, à l’est par l’arrondissement de Maroua 2, au Nord par l’arrondissement de Tokomberé et celui de Souledé –Roua à l’Oust par l’arrondissement de Mokolo

Les données physiques

Climat

Le climat rencontré est du type sahélo-Soudanien. On note des températures très élevées atteignant 45° à l’ombre et une atmosphère très sèche de mars à juin

La pluviométrie varie entre 600 et 900 mm par an. Le maximum de pluviométrie est atteint surtout entre juillet et Août. Deux types de saisons déterminent la pluviométrie de la localité :

Une longue saison sèche quittant d’octobre à avril.

Une courte saison de pluie qui occupe le reste des mois de l’année : mai à septembre

Relief

Le cadre géographique de la zone de la Commune de Meri est marqué par la géologie des roches affleurantes formant des massifs rocheux escarpés, difficilement accessible par endroit.

Sols

Les principaux types de sol rencontrés sont :

- les sols dits vertisols propices à la culture du sorgho de contre saison

- les hardés impropre à la culture

- les sols rocailleux dans les zones de montagnes

- les sols limoneux favorables aux cultures maraîchères.

Hydrographie

L’hydrographie est constituée des mayos qui tarissent en fin de saison des pluies. Les principaux cours d’eau sont : le mayo kalliao, le mayo Tchere et le mayo de Mikiri

Végétation

La végétation de l’espace Communal est caractérisée par une steppe arbustive de type soudano-sahélien. Les espèces végétales les plus rencontrées sont : le baobab, le Caïlcédrat, le Tamarinier, le Faidherbia, l’acacia SSP, le jujubier, le Figuier, le Neem, etc.

La plupart de ces végétaux servent à l’alimentation du bétail. D’autres (gui africain, faidherbia) sont appréciés pour leurs feuilles et leurs racines fertilisantes. On peut aussi noter l’importance de certaines plantes dans l’artisanat et la couverture naturelle du sol. Les sols fertiles sont indiqués par la présence du faidherbia.

Faune

La faune de l’arrondissement de Meri est pauvre et les animaux sauvages sont en voie de disparition du fait d’absence d’un cadre propice à leur développement. On rencontre quelques espèces qui sont surtout localisées dans les montagnes. Ce sont :

- les rongeurs (souris, rats, damans, écureuils, lièvres…)

- les reptiles (margouillats, lézards, serpents…)

- les criquets et les chenilles qui font rage sur des jeunes plants en mai juin dans les plantations de céréales de saison de pluies et septembre octobre (spécialement les criquets) dans les champs de Karal (sorgho de contre saison)

- les moineaux friquets qui apparaissent souvent en masses en septembre et fin janvier lors du mûrissement des céréales.

- les hyènes qui apparaissent surtout en saison sèche

- les panthères et les chats sauvages qui occupent essentiellement les zones de montagne

- les singes tapageurs qui se signalent souvent en août et causent parfois des dégâts importants aux cultures.

Unités écologiques

L’arrondissement de Meri est pauvre en unités écologiques. Nous pouvons simplement faire état de quelques montagnes protégées, des habitations, des galeries forestières, les berges des Mayos et des hardés.

Les montagnes regorgent la plus part des espèces fauniques sauvages. Les plus distingués sont les singes, les guenons, les cynocéphales, les damans et les varans. Les habitations sont situées dans les plaines et les piedmonts. Les zones de plaines sont de plus en plus exploitées au détriment des flans des montagnes abandonnés par la nouvelle génération qui déménage vers les plaines. Seuls les résidants des montagnes entretiennent encore leurs portions de terre. Les galeries forestières qui existent encore sont très éclaircies. Les espèces les plus rencontrées dans ces galeries sont les nems et les terminalia. Les hardés sont des terres nus incultes. Ils sont rencontrés dans la partie plaine de la Commune.

Milieu humain

L’arrondissement de Meri compte 170.000 âmes environ. Cette population est constituée majoritairement des jeunes (52% environ). La moyenne d’âge est comprise entre 30 et 35 ans. La densité des populations reste encore très élevée malgré les multiples mouvements de migrations des populations vers d’autres régions à la recherche de terres cultivables ou de travail.

Dans les montagnes, les habitats sont dispersés et localisés souvent au centre des plantations des ménages. En plaine cette méthode d’occupation des champs est également rencontrée mais la tendance générale est au regroupement des concessions au bord des routes.

Les langues locales les plus parlés sont : le Mofou (dans les cantons de Douroum, Douvangar, Ouazzang, Meri, Doulek et Tchéré), le Guiziga (Mambang, Kalliao, Godola) et le fulfuldes (surtout dans le canton de Godola et Mbozo).

Histoire

Les populations de l’arrondissement de Meri sont constituées des peuples dont les grands ancêtres sont d’origine tchadienne. Ces populations se sont installées dans la zone suite à des mouvements migratoires dus aux multiples guerres qui ont opposé les tribus et sous l’effet de l’impérialisme islamique. Actuellement on y dénombre trois grands groupes ethniques qui se sont définitivement installés et qui vivent en parfaites harmonie. Ce sont les Mofous, les Guizigas et les Peuhls.

La commune de Meri est créée par décret N° 60/83 du 31 Décembre 1960. Elle couvre une superficie de 460 km² environ pour une population estimée à 170 000 habitants soit une densité de 370 habitants/km². La commune de Meri compte 10 cantons et 128 lawanats de 3éme degré

Cultures

L’organisation sociale des villages et quartier de la Commune est calquée sur celle des ethnies existantes (Moufu, Guiziga et peulhs). De manière générale, chaque groupe ethnique conserve encore ses coutumes, ses rites et traditions. Cependant, les chrétiens et les musulmans très majoritaires sur les animistes dans l’espace communal influencent négativement le respect des traditions ancestrales.

Les données démographiques

Les données démographiques qui existent sont des estimations puis que les résultats du dernier recensement ne sont pas encore connus. Elle se présente par canton de la manière suivante :

Canton de Douroum : 22.590

Canton de Godola : 20.200

Canton de Doulek : 19.200

Canton de Douvangar : 18.000

Canton de Kalliao : 17.300

Canton de Tcheré : 16.500

Canton de Meri : 16.300

Canton de Mambang : 16.200

Canton de Ouazzang : 15.000

Canton de Mbozo : 8.900

Les activités économiques

Les activités économiques sont :

L’agriculture (Coton, sorgho de saison des pluies, sorgho de saison sèche, niébé, riz, arachide, etc.) ;

L’élevage (Bovins, Caprins, Ovins, porcins, Volailles, Equins, Asines) ;

Le petit commerce (savon, huile Diamaor, sucre, allumette, sel etc.…) ;

Artisanat (poterie, la forge et la couture)

La micro- finance (CVECA, CEC, CMEC)

L’exploitation de la Carrière

La fabrication et la vente du vin de mil

Les acteurs du développement de la Commune

On y rencontre plusieurs acteurs de développement qui ont intervenus dans la commune ou qui continuent à travailler avec les populations de l’espace communal. Parmi ces structures de développement on y rencontre des établissement des micros finances, des projets et programmes de l’Etat, des projets de développement, des ONG, associations et GIC de développement. Les plus connus des populations sont : PREPAFEN, FSAR, PARFAR, PNVRA (parmi les projets), SAILD, CDD, INADES, SNV, ACDES, AGIR (parmi les ONG et associations), CVECA, CEC, CMEC, CDS (parmi les EMF)

Etat des lieux du développement de la Commune

La Commune de Meri dispose d’un certain nombre de services qui oeuvre dans l’arrondissement depuis sa création. Ces services sont : les établissements scolaires, les FS, les postes agricoles, les centre zootechniques et vétérinaires, la brigade territoriale, la sous préfecture, les services sociales et de la protection de la famille, les postes des chasses, etc.

A coté de ces services on trouve des infrastructures réalisées soit par l’état ou par les populations ou encore par la Commune pour améliorer le développement de l’espace communal. Ce sont points d’eau potables, magasins, foyers de jeunes, les routes, les églises / mosquées, etc.

L’évolution de ses services et infrastructures reste très lente et souvent inadapté pour améliorer le cadre de travail et le niveau de vie des populations locales et sont mal reparties sur l’étendue de la Commune.

Les secteurs productifs

Les grands groupes professionnels existants dans les secteurs productifs sont les agriculteurs et les éleveurs. On y retrouve aussi des artisans et des commerçants.

L’agriculture

L’agriculture est pratiquée dans l’arrondissement de MERI de manière différente d’une zone à l’autre. Dans la zone de montagne c’est l’agriculture sur terrasse qui est pratiquée alors qu’en zone plaine c’est plutôt une agriculture semi intensive qui est pratiquée avec une possibilité de pratiquer une irrigation des cultures maraichères. Les reliefs montagneux qui occupent la moitié de la superficie de l’arrondissement constituent un handicap sérieux pour le développement agricole de la Commune.

L’élevage

L’élevage est pratiqué par les populations de Meri. La production animale est semi intensif. En saison sèche, tout le cheptel est en divagation sur le terrain mais en saison pluvieuse il se retrouve dans les enclos en stabulation fermée. Quelques éleveurs de bovin font paître leurs bétails en bordure des cours d’eau à cause de l’absence de pâturage.

Avant et après la saison des pluies, les animaux sont souvent déparasités par les éleveurs avec le concours des services vétérinaires. Pour le bovin il y a une campagne de vaccination obligatoire contre le charbon symptomatique, la pasteurellose et la péripneumonie contagieuse de bovin (PPCB) en novembre-décembre effectuée par la délégation d’arrondissement de l’élevage, de la pêche et des industries animales.

La pêche

La pêche n’est pas une activité intense dans l’arrondissement de MERI en raison de sa position géographique mais aussi en raison de son relief. Toute fois l’activité est pratiquée pour une courte période en septembre dans les mayos et dans les barrages de retenue d’eau qui existe dans certains cantons

L’exploitation des ressources naturelles

L’exploitation des ressources de l’espace communal est du très traditionnelle. Il n’existe qu’une seule carrière exploitée par l’entreprise KETCH. Les autres ressources comme le calcaire de Maguirdla, le natron de Godola, etc. sont exploitées de manière traditionnelle par les populations elles-mêmes.

La chasse

Il n’existe pas véritablement une zone de chasse dans l’espace communal. L’agriculture et les habitats ont occupés la plus part des espaces qui regorgeaient autrefois les espèces animales sauvage. C’est pourquoi, on y rencontre de moins en moins les populations qui s’organisent pour la chasse. On retrouve quand même quelques groupes de jeunes Guizigas surtout qui font la chasse pendant les mois de décembre. A cette période, souvent des feux de brousses sont occasionnés.

La transformation

Les seules unités de transformation des produits qui existent dans l’arrondissement de Meri sont les sont moulins à moudre ou à écraser. Ces machines sont concentrées dans les zones électrifiées surtout.

Le commerce et les équipements marchands

Il existe plusieurs marchés dans l’arrondissement de Meri, mais ne sont pas surtout bien organisés et structurés. Ils sont aussi sous équipés et ne disposent pas de structures adéquates pour sécuriser les biens des opérateurs économiques. La plus part de ces marchés (90%) non électrifiés débutent dans les après midi et finissent un peu tard dans la nuit. Ce qui n’attire pas des investisseurs d’ailleurs.

L’artisanat, le Tourisme

Dans le secteur artisanat, ce sont surtout les poteries, les fabrications de bonnets et les objets forgés qui sont fabriquées dans l’arrondissement.

Le secteur touristique est très peu développé dans l’arrondissement. Pourtant, il existe plusieurs potentialités touristiques (case moufous, cols de Meri, danse moufous, tisserands traditionnelles, objets d’arts moufous, etc…) qui permettent de développer secteur.

Grenier

Ils existent deux types de greniers dans l’arrondissement de Meri. :

- Les greniers traditionnels : ils sont différents d’un ménage à l’autre par la construction et le volume.

- Les greniers modernes ou magasins de stockages : ils sont développés par les organismes de développement pour lutter contre la famine ambiante qui sévit chaque fois dans la zone en période de soudure. Les partenaires qui ont contribués a développer ce type de grenier sont le SAILD, le CDD (qui a avec l’aide du PDRM construit plus d’une dizaine de greniers modernes), le PREPAFEN et l’AFEN.

Machinisme

Aucun machinisme n’existe dans l’arrondissement de Meri. Les activités sont toujours conduites de manière traditionnelles. Dans la partie plaine, la traction animale est quelque fois utilisée dans l’agriculture. Les seules machines qu’on peut trouver sont les unités de transformation des graines en poudre ou en pattes ou des légumes et fruits en patte.

Les activités génératrices de revenu

Plusieurs types d’activités génératrices de revenus sont développés dans l’arrondissement. Ce sont surtout les femmes qui les mènent la plus part. Ces AGR sont :

- Les petits commerces

- La fabrication et vente du vin locale

- L’embouche bovine

- La production agricole

- Le maraîchage

- Le stockage et vente des denrées

- Le commerce des légumes, fruits et vivres frais

- Etc.