COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MAROUA 3e

 

Maire BOUBAKARI BELLO

Tél.   +237 699 85 53 15

Créée par décret N°07/321 du 25/11/2007

superficie de 2 980km2

La localisation

La commune de Maroua 3ème est créée par décret n° 07/321 du 25/11/2007. Elle est située dans la Région de l’Extrême-Nord. Elle partage ses frontières à l’Est par la commune de Bogo, à l’Ouest par la commune de Maroua 1er, au Nord par la commune de Maroua 2e, et au Sud par les communes de Mindif. Elle couvre une superficie de 2 980 km2

Les données physiques

Le climat

Le climat est tropical du type sahélien. Il pleut en moyenne 700 millimètres de pluie par an. Les précipitations se concentrent entre le mois de juin et septembre. La saison des pluies dure 3 mois, période au cours de laquelle l’essentiel des travaux champêtres doivent être conduits sous peine de rater la saison agricole. Cette dernière décennie se caractérise par quelques contrastes. Les relevés pluviométriques montrent une baisse drastique du niveau des pluies. Ce phénomène résulte du réchauffement climatique qui affecte le climat mondial. Les perturbations climatiques se font ressentir au niveau des calendriers des différentes activités notamment agricole et pastorales. Les producteurs locaux ont perdu la maîtrise qu’ils ont des différentes variations saisonnières. Par  ailleurs,  cette perturbation conduit à un certains déséquilibre de l’écologie. La saison sèche dure 9 mois. Elle est rude et sèche. Il parait de plus en plus des phénomènes jusque là méconnus, qui restent responsables de l’étalage de la saison sèche parfois sur dix mois. Les températures sont variables. Ils sont de l’ordre de 25°C en saison de fraîcheur, de 30°C en saison pluvieuse et culminent à 45°C en périodes de fortes chaleurs. Elles tendent à dépasser ce sommet. En période de fraîcheur elles descendent également plus bas. Cette situation inquiète et perturbent considérablement les calendriers agricoles de cette zone.

Le relief

Bien que relativement homogène, le relief de cette commune présente quelques particularité. En effet, il est caractéristique de la plaine du Diamaré. Celui-ci est relativement plat, et s’étend des monts mandara jusqu’au abord du fleuve Logone. Par endroit, celui-ci présente des formations rocheuses assez importantes. C’est le cas de citer la montagne de Djoulgouf. Il est dominé par une colline de près de 30mètre de hauteur. C’est ce qui modifie profondément l’allure topographique de cette zone. Elle donne l’impression des villages de piémont dans ses premières allures. Le village est situé sur une assise rocheuse qui contrarie l’accès à la nappe phréatique. En revanche sur des espaces alentours, la topographie reste assez homogène c'est-à-dire sans variation presque d’altitudes. Il évolue globalement selon un plan incliné vers le lac Tchad qui constitue son bassin versant. Cependant malgré cette douceur de ses pentes, ce relief reste assez agressif et favorise l’érosion. Compte tenu de la fragilité des sols, l’érosion hydrique constitue un facteur important des dégradations des formations pédologiques.

Les sols

Les sols restent une ressource importante en milieu rural. Leur nature et leur composition conditionnent les activités agricoles et pastorales. De par leur texture, il est possible de distinguer deux types de sols. Les sols de proximité des habitations sont de nature argilosableux, ceux qui sont dans des zones de dépression sont des vertisols destinés à la culture du muskuwaari. Ces sols se sont appauvris suite à une forte exploitation parfois en monoculture, et quelques fois sous l’effet conjugué d’un manque de jachère et d’aménagement. L’apport en éléments fertilisants est néant.

L’hydrographie

Le Mayo Tsanaga reste le cours d’eau le plus important. Celui-ci traverse la ville de Maroua vers sa partie Nord. Le Mayo Kaliao traverse cette ville à partir du milieu et semble scinder Maroua en deux. Ces cours d’eau se joignent aux environs de Kongola Djiddéo. Ce sont des cours d’eau saisonnier. Ils contribuent au rechargement de la nappe phréatique en période de crue. C’est ce qui réduit d’autant les contraintes liées au manque d’eau. Par ailleurs, des activités de pêche sont menées essentiellement par des jeunes en période de crue. Cette activité n’est pas assez développée au point d’influencer l’économie locale. Ces cours d’eau sont longs de près d’une centaine de kilomètres.

La végétation

La formation végétale reste assez pauvre. Elle est typiquement sahélienne. Elle se caractérise par des arbres de petite taille de l’ordre de 10 à 15 mètres. La strate herbacée moins riche, est constituée particulièrement des graminées annuelles. La pression humaine sur les ressources naturelles est telle que le recul des parcs arborés est visible. Les exploitants de bois viennent de la zone urbaine de Maroua pour puiser dans cette ressource. Les zones autour de Djoulgouf et de Ngaba disposent d’un vaste espace au sein des quels des exploitants forestiers coupent continuellement du bois. Il n’a pas été mis en place des mesures de préservation en vu de sauvegarder ces végétaux. Les espèces rares qui ont disparu dans certaines zones peuvent s’y trouver. Les zones périurbaines par contre, sont assez pauvres. Les différentes formations végétales ont été décimées pour l’implantation des habitations.

La faune

Les espèces animales ont quasiment disparues. Bien que disposant d’un espace en friche, la présence humaine en continu a favorisé le retrait des animaux qui devront se retrancher vers les zones où ils se sentent en sécurité. Par ailleurs des petits prédateurs tels que les hyènes et les chats sauvages restent embusqués dans la forêt limitrophe afin de traquer les animaux domestiques. Les anciens ont la fierté de rappeler que naguère, les antilopes et les gros gibiers paissaient autour des villages, c’est ce qui les permettaient de prélever cette ressource afin de compléter la ration alimentaire. Ce témoignage corrobore la théorie liée à la dégradation de la biodiversité. Une fois que le gîte des espèces animales est détruit, c’est tout l’écosystème qui se trouve bouleversé. Les animaux se sont retranchés vers les zones de mise en défend notamment la réserve de Waza.

Le milieu humain Histoire

Les populations autour de cette commune se sont installées autour des différents villages autour du dix septième siècles. L’organisation sociale se défini autour des chefferies dont les peuls restent majoritaires. C’est ce qui les permet d’avoir une certaine influence dans l’organisation politique locale. Ces derniers cohabitent depuis longtemps avec d’autres ethnies notamment les bornouans et les guiziga. L’organisation traditionnelle de la chefferie met à la tête des communautés les Lamidots en dessous desquels se trouvent les Lawan, et les Djaoros. La délimitation de l’espace communale reste également les limites l’organisation spatiale traditionnelle. C’est ce qui permet aux autorités traditionnelles et administratives de collaborer et de gérer un même espace. La commune se découpe en six Lawanats et en un Lamidat.

Culture

 

La population est composée à 80% des foulbo-musulmans. Elle subit une forte influence de l’islam. On a tendance a assisté à une forme d’abandon des eus et coutumes au profit d’une forte islamisation. La culture au sein de cette UPP a été profondément modifiée au point où, ce qui en reste est loin de représenter toute sa richesse.

Sur le plan architectural, le phénomène de l’urbanisation est en cours de transformer ces gros villages en une cité urbaine à l’image de Maroua et de sa périphérie. La case peulhe est en voie de disparition. On remarque une constellation de maisons à la tôle ondulée. Dans les villages satellites, quelques

  cases traditionnelles peulhes existent. Sa beauté s’observe de l’intérieur. Elle est parée d’étalage et d’ustensiles.

Sur le plan rythmique, on distingue l’algaïta qui est un orchestre de la chefferie constitué de tambours de tambourins et d’une espèce de trompette traditionnelle. Elle est jouée essentiellement par l’orchestre du Lamido. Par ailleurs, il existe d’autres griots qui jouent une musique assez populaire à savoir abba joye, Kara, gulumru… qui parfois retient plus d’un curieux. Il faut rappeler que ces différents rythmes sont joués lors des cérémonies telles que le mariage, la circoncision…

Les autres ethnies chez les Guiziga notamment, leur rythme se reconnait par le Ndarawu qui est une danse singulière regroupant toutes les classes sociales. Les massa se retrouvent autour de la danse Dilla qui les regroupent autour d’une guitare traditionnelle. La diversité ethnique constitue un foisonnement de culture qui partout se trouve tachée d’emprunt.

Les données démographiques

L’évolution de la démographie au sein de la commune de Maroua 3ème, reflète celle des pays en voie de développement. Elle est symbolisée par un taux des natalités élevé nettement au dessus de celui de la croissance économique. La population est essentiellement jeune. Les moins de quarante ans représentent 60% de la population. Le rapport hommes/femmes est sensiblement égal à un. Par ailleurs, la croissance de la population est redevable à un maintien d’un équilibre du point de vu alimentaire et des efforts consentis en matière de santé. Encore fragile, la commune a acquis une certaine sécurité alimentaire. Il est garanti par la production locale des denrées céréalières.

Les activités économiques

L’économie locale repose sur les activités traditionnelles que sont l’élevage et l’agriculture. Celles-ci occupent près de 60% de la population locale. Elles permettent à une forte proportion sociale de tirer ses moyens de subsistance. Depuis très récemment se sont développées des activités génératrices de revenus. Ce sont surtout les petits métiers, et les services d’intérêts publics que sont les secrétariats bureautiques, les salons de coiffure.

Les acteurs de développement de la commune

Des acteurs institutionnels viennent en appui au développement de cette commune ce sont surtout des Institutions Etatiques, les projets/programmes et les ONG. Parmi ceux-là, le FEICOM, le PNDP, la GTZ/PADDL et la SNV constituent les organismes les plus importants qui contribuent au développement de cette institution et de son environnement. En interne, les différents SDE appuient directement les communautés dans l’amélioration des activités productives.

Le secteur productif

L’agriculture

L’activité agricole reste la principale occupation de la commune. Les principales cultures rencontrées sont:

·Les  céréales  tel  que :  sorgho  de  saison  sèche,  sorgho  de  saison  de  pluie  et  le  maïs représentant une proportion d’environ 65% des emblavures;

·Les autres cultures tels que : les arachides, le niébé et le sésame, représentent 15%;

·Le coton reste la seule culture destinée à l’exportation et représente environ 20 %.

Les autres produits vivriers sont destinés à la consommation d’abord, et quelque fois à la vente, puisque la vente de ces produits permet parfois aux paysans de satisfaire leurs besoins économiques.

La non maîtrise des différents techniques culturales tels que : L’assolement, la rotation, la jachère, la maîtrise d’un calendrier cultural qui est en perturbation suite au changement climatique, expose les paysans à une fluctuation importante par rapport à la production globale. Si toutes ces techniques s’appliquaient effectivement, ce qu’on pourrait obtenir des résultats satisfaisants. L’introduction des nouvelles variétés peut aussi améliorer la qualité du rendement.

La pluspart du matériel utilisé (houe) est archaïque. L’amélioration de la préparation du champ peut se faire par un labour profond à l’aide de la charrue. L’équipement en charrue et paire de bœufs exige la mobilisation d’un fond.

Très souvent il se pose des contraintes climatiques telles que : l’inondation, la baisse de la pluviométrie

Les cultures vivrières à savoir les céréales, muskuwaari, le sorgho pluvial sont organisées en filières courtes intégrant les producteurs, les intermédiaires, les gros commerçants exportateurs. La production céréalières outre le marché local, s’exporte vers les pays frontaliers que sont le Nigeria et le Tchad. La filière céréalière reste détenue par ces acteurs qui influencent le marché. Ces derniers s’imposent en maître autour des marchés locaux puisqu’ils détiennent les devises. Les paysans pressés par les besoins de différents ordres, cèdent à vil prix leur production au moment des récoltes. Ces derniers sont des teneurs des gros magasins de stockage. Ils stockent les céréales jusqu’à ce que les prix soient meilleurs. Pour certains, ces derniers créent les pénuries afin de renchérir les cours des céréales. C’est ce qui selon certains avis encourage l’installation des crises alimentaire. Une poignée d’acteurs détiennent la réserve alimentaire de toute une région.

Il se développe de plus en plus la culture maraîchère depuis ces dernières décennies. Les producteurs se spécialisent dans la culture de l’oignon. La production locale est consommée localement où exportée vers les marchés du sud Cameroun. Cette activité agricole se développe surtout autour des  parcelles des abords des berges du Mayo Tsanaga. Ces acteurs manque d’appui à la fois techniques et matériels leur permettant d’étendre les superficies.

Le coton est encouragé et soutenu par la SODECOTON. C’est la seule culture d’exportation autour de cette zone. C’est pour cette raison que la SODEOCOTON qui encadre cette culture est investi également du rôle d’assurer le développement des producteurs.

 

La SODECOTON et le rayonnement de ses activités influence considérablement l’organisation à la fois des agriculteurs et du calendrier champêtre. Pour faciliter l’accès aux crédits et obtenir un bon recouvrement des crédits intrants, la SODECOTON a encouragé les producteurs de s’organiser en groupements. Chaque groupement de producteurs se scinde en plusieurs cercles de caution solidaires. Ces sous entités regroupent les paysans ayant une certaines affinités afin de les permettre d’accéder au crédit en signant un contrat de remboursement collectif. Cette forme d’organisation permet aux agriculteurs d’accéder aux intrants courant la campagne agricole.

Les groupements coton sont la seule forme qui permet d’organisation des producteurs. C’est ce qui permet de diffuser de nouvelles techniques et différentes réformes au sein du monde rural. L’inconvénient demeure qui ces organisations mette à leurs têtes des dirigeants qu’ils se mettent à contester sans arrêt. C’est ce qui illustre d’une insuffisance de maturité.

En revanche, elles apportent des solutions efficientes par rapport aux contraintes de développement. Des itinéraires techniques notamment celles liées à la fertilisation sont développés. C’est le cas de cité la techniques de restauration des parcelles à muskuwaari, et de la préservation des par à feidherbia albida dans le but de restaurer la fertilité des sols.

Depuis très récemment, cette agriculture souffre d’un certains nombre de contraintes. Partout les producteurs décrient un déficit de rendement. Celui-ci est lié à plusieurs facteurs dont les  plus important de meurent la dégradation des parcelles et la baisse de fertilité. Les sols sont meubles. Il se pose une contrainte liée à l’érosion hydrique. Celui-ci reste assez important bien que le relief soit assez doux.

Les producteurs disposent de quelques infrastructures qui leur permettent de stocker leur production et les intrants agricoles. Celles-ci se répartissent comme suit Il s’agit de 18 Magasins construits par la SODECOTON pour stocker les intrants agricoles. Par ailleurs, en 1997, le DED organisme allemand, a financé la construction de 03 magasins pour le stockage de céréales à Kodek, Touppéré, Karagari et Kodek. Le projet DPFT a également financé la construction de 07 magasins de stockage pour conserver les céréales et assurer la sécurité alimentaire. Il s’agit des villages de Djarengol Alioum, de Kongola Djolao, de Djoulgouf, de Balaza Lawan, de Ouro Yérima, de Guinnadji et de Wala Nagué.

Elevage

L’espace communale dispose une portion d’espace en friche située à l’Est et autour de Djoulgouf. C’est une zone de pâturage où est menée l’activité d’élevage extensif. Elle concerne une groupe d’éleveur continuant dans la pratique traditionnelle. Ces domaines contrent l’essentiel des cheptels élevés de manière extensive. Ces élevages comptent : 3000 bovins. La contrainte majeure liée à cette activité reste l’appauvrissement des pâturages. Pour palier le déficit en pâturage, les éleveurs recourent à la transhumance. C’est ce qui permet de conduire les bétails aux abords des Yaérés du Logone pendant trois mois dans l’année. En outre, l’accès aux soins de santé animale demeure une des contraintes à cette activité. Une autre forme d’élevage est menée en association avec l’agriculture. Elle concerne les agro éleveurs autours des UPP de Balaza et de Kodek. Les espèces bovines, ovines et caprines sont élevées. Cette activité se développe autour des exploitations agricoles. Ces deux formes d’économies locales ont atteint un certain niveau d’interdépendance et d’intégration au point qu’il est difficile de parler distinctement de ces deux activités. Cette pratique annonce une restriction des espaces d’élevages.Les pâturages sont en train de disparaître. Le cheptel local envahis les pâturages des zones de piémont notamment de Gayak, Mogazan… Ces zones souffrent d’une saturation foncière au point de conduire les exploitants à adopter des stratégies propres notamment celles concernant la récolte et le stockage des résidus de cultures. Cependant, l’élevage souffre d’une carence d’appui. Le suivi sanitaire des animaux est mal assuré à cause d’une insuffisance du personnel vétérinaire. Les éleveurs éprouvent des difficultés liées à l’accès aux aliments du bétail. C’est ce qui tend à freiner l’activité d’embouche bovine. Les villages de la zone périurbaine restent attachés à l’activité pastorale malgré le grand bouleversement qu’aurait subi leur espace. Les pâturages ont disparu suite à une extension de la ville de Maroua. Plusieurs familles du fait de la forte concentration humaine au sein de la ville de Maroua, se sont retirées à la périphérie à la recherche d’un milieu assez spacieux moins cher. C’est ce qui a fortement accéléré l’occupation de l’espace de cette zone au détriment des espaces cultivables de cultures et de pâturages. C’est ce qui a tendance à condamner l’activité pastorale. Ces dernières années, les éleveurs ont développés une nouvelle technique  dans le but de maximiser les revenus liés à cette activité. La pratique de l’embouche bovine a été une solution. Cet élevage est pratiqué en claustration. Il concerne près de 1000 têtes de bovins qui sont achetés sur le marché, engraissés et revendus après trois mois de soins. C’est ce qui permet aux éleveurs de dégager des marges bénéficiaires importantes. Avec le renchérissement des résidus du coton, la marge est estimée à 20 000 voir 30 000 F CFA par tête. L’élevage extensif n’est pas totalement abandonné. Elle concerne près de 40% de la population active. Elle valorise surtout la transhumance. Les animaux se déplacent en fonction des saisons. Ils paissent dans les riches pâturages des yaérés du Logone et autour du lac Tchad. L’élevage du petit ruminant se trouve partout en nette recul du fait de coûts d’entretien qui se renchérissent d’avantage. La taille des exploitations est de quelques têtes d’animaux. C’est un élevage intra-muros qui arrive à travers les revenus qu’il dégage à soutenir certaines charges de la famille. Autour de des espaces pastoraux de cette commune se développent des épizooties qui sont connues et fortement combattue par les services vétérinaires. Les plus courant restent le fièvre aphteuse, la douve de foie, et d’autres pathologies bactériennes que les services vétérinaires arrivent à éradiquer.

Il se pose aux éleveurs une contrainte qui depuis ne trouve pas d’issus. Il s’agit de l’empiètement des espaces pastoraux par divers autres activité économiques notamment l’extension des zones urbaine, et surtout l’agriculture. Il n’existe pas de cadre légale pouvant sécuriser les espaces pastoraux. Autre fois, à la fin de chaque campagne agricole, un comité pluridisciplinaire contribue à la démarcation des zones d’élevage. Celui-ci se composait des autorités traditionnelles et coutumières, des responsables des services déconcentrés de l’Etat, et des représentants des communautés concernés. Depuis, ce comité est resté inactif.

Les espaces autours des différents villages sont favorables à l’élevage de la volaille. Les acteurs locaux négligent ce potentiel. Surtout avec le phénomène de la grippe aviaire avec la psychose qui s’en suit, les acteurs locaux redoutent à développement conséquemment cette activité. Un appui dans la relance de cette dynamique accroitrait à coup sûr l’économie locale.

La pêche

L’activité de pêche se développe autour des cours d’eau. Ce sont des activités saisonnières sans impact économiques. Elle reste une passion pour les différents acteurs. Ces activités sont pratiqués autour des Cours d ‘eau saisonnier que sont le mayo Tchanaga et le mayo Kaliao. Les retenues d’eau à savoir les mares naturelles concentrent une certaine quantité de ressources halieutiques. La pêche est pratiquée par les jeunes qui sont loin de représenter 1% de la population locale.

Le commerce

Le commerce a toujours été une activité qui a contribué à la prospérité de ces acteurs. Elle concerne près de 50% de la population active. La proximité de la ville de Maroua les permet d’ouvrir des boutiques au niveau de Marché en milieu urbain, de mener cette activité dans la matinée, et de regagner leur demeure une fois le soir venu. Il faut distinguer plusieurs types de commerces. Certains plus nantis, se sont spécialisés dans la vente des produits tels que les tissus, les pièces de pagnes et des produits de consommation courante. D’autres à faible capital, se consacrent à la vente des produits vivriers. Certains ont parfaitement réussis. Ils importent les produits des pays étrangers ailleurs autour des villages les plus éloignés notamment vers Ngaba et Kaoudjiga, l’activité marchande est demeurée marginale. Les acteurs locaux ont moins concentré leurs efforts dans ce domaine. Elle concerne moins de 15% de la population locale. Ces différents villages manque de marché autour duquel peuvent s’opérer des échanges. Pour écouler leurs productions, certains sont obligés de recourir aux marchés des villages voisins. Les commerçants fructifient leur capital autour activités commerciales qu’ils ont développé notamment de l’élevage. Quelques uns ont investi dans le commerce du Bétail. Ils achètent des animaux venant du Tchad à vil prix, pour le revendre plus cher autour des différents marchés à bétail de la Région de l’Extrême-Nord.

L’artisanat et les petits métiers

Du fait du manque de débouché, l’artisanat est en train d’être abandonné au profit d’autres activités plus rémunératrices. La broderie a toujours été une activité qui occupait toutes les couches sociales. Cette technique a été mécanisée, et reste sous l’emprise des populations venus de l’Afrique de l’Ouest installées au centre du marché de Maroua et qui offrent des produits riches variés et à moindre coût. Ceux qui menaient cette activité exercent d’autres métiers. Cependant quelques femmes continuent à produire les tissus en fil de coton, et du van. Ces produits sont écoulés à Maroua. L’artisanat est peu important. Il concerne seulement 12% des femmes au sein de la communauté féminine.

Les petits métiers se développent puisque cette zone s’urbanise et nécessite d’avantage d’ouvriers qualifiés. La maçonnerie reste une activité qui occupe beaucoup d’acteurs. La commune est en train de se construire, forcément, elle se trouve en carence de tels ouvriers. Ceux qui ont développé cette technique s’en sortent et arrivent à gagner leur vie au quotidien. Il est installé le long des rues des mécaniciens qui offrent leur service aux usagers des engins motorisés. Avec le foisonnement de la population et surtout avec la baisse des coûts des motos et voitures de seconde main, la majorité des acteurs locaux sont équipés de ces engins. Cette activité est constamment sollicitée, c’est ce qui permet à ces acteurs de gagner facilement leur vie.Il se retrouve également parmi les petits métiers les soudeurs qui également occupent une place importante. Ils sont installés partout dans l’espace communal  et évoluent sous forme de petites entreprises. Des métiers non techniques à savoir  les restaurateurs et  les tenanciers  des débits de boissons occupent une place importante et constituent des contribuables qui accroissent les recettes communales et résorbent le chômage. Malgré la proximité du centre de Maroua, certains villages ont gardé une physionomie rurale. La demande en main d’œuvre concerne surtout l’agriculture. C’est ce qui permet de créer une catégorie d’acteurs constituant une main d’œuvre agricole. La forte demande en main d’œuvre survient en période mise en culture. Il s’agit surtout des activités liées au nettoyage des parcelles, au semi, au sarclage et au buttage. Ces activités arrivent à procurer aux ouvriers agricoles un revenu de près de 1000 F CFA journaliers.  Avec la contrainte liée au manque d’eau,  depuis très récemment, il se développe une activité de transport et de vente d’eau. Cette activité intéresse surtout les halogènes.

L’emploi temporaire qui a été développé concerne l’agriculture. Cette activité a encore besoin de bras. Les agriculteurs recrutent les manœuvres venant des zones de montagnes pour renforcer la main d’œuvre familiale. Ces derniers sont rémunérés à la tâche. Ils assurent le sarclage et le buttage.

 

La localisation

La commune de Maroua 3ème est créée par décret 07/321 du 25/11/2007. Elle est située dans la Région de l’Extrême-Nord. Elle partage ses frontières à lEst par la commune de Bogo, à lOuest par la commune de Maroua 1er, au Nord par la commune de Maroua 2e, et au Sud par les communes de Mindif. Elle couvre une superficie de 2 980 km2

Les données physiques

Le climat

Le climat est tropical du type sahélien. Il pleut en moyenne 700 millitres de pluie par an. Les précipitations se concentrent entre le mois de juin et septembre. La saison des pluies dure 3 mois, période au cours de laquelle lessentiel des travaux champêtres doivent être conduits sous peine de rater la saison agricole. Cette dernière décennie se caractérise par quelques contrastes. Les relevés pluviométriques montrent une baisse drastique du niveau des pluies. Ce phénomène résulte du réchauffement climatique qui affecte le climat mondial. Les perturbations climatiques se font ressentir au niveau des calendriers des différentes activités notamment agricole et pastorales. Les producteurs locaux ont perdu la maîtrise qu’ils ont des différentes variations saisonnières. Par  ailleurs,  cette perturbation conduit à un certains déséquilibre de l’écologie. La saison sèche dure 9 mois. Elle est rude et sèche. Il parait de plus en plus des phénomènes jusque là méconnus, qui restent responsables de l’étalage de la saison sèche parfois sur dix mois. Les températures sont variables. Ils sont de l’ordre de 25°C en saison de fraîcheur, de 30°C en saison pluvieuse et culminent à 45°C en périodes de fortes chaleurs. Elles tendent à dépasser ce sommet. En période de fraîcheur elles descendent également plus bas. Cette situation inquiète et perturbent considérablement les calendriers agricoles de cette zone.

Le relief

Bien que relativement homogène, le relief de cette commune présente quelques particularité. En effet, il est caractéristique de la plaine du Diamaré. Celui-ci est relativement plat, et sétend des monts mandara jusquau abord du fleuve Logone. Par endroit, celui-ci présente des formations rocheuses assez importantes. C’est le cas de citer la montagne de Djoulgouf. Il est dominé par une colline de près de 30tre de hauteur. C’est ce qui modifie profondément l’allure topographique de cette zone. Elle donne limpression des villages de piémont dans ses premières allures. Le village est situé sur une assise rocheuse qui contrarie l’accès à la nappe phréatique. En revanche sur des espaces alentours, la topographie reste assez homogène c'est-à-dire sans variation presque daltitudes. Il évolue globalement selon un plan incli vers le lac Tchad qui constitue son bassin versant. Cependant malgré cette douceur de ses pentes, ce relief reste assez agressif et favorise l’érosion. Compte tenu de la fragili des sols, l’érosion hydrique constitue un facteur important des dégradations des formations pédologiques.

Les sols

Les sols restent une ressource importante en milieu rural. Leur nature et leur composition conditionnent les activités agricoles et pastorales. De par leur texture, il est possible de distinguer deux types de sols. Les sols de proximi des habitations sont de nature argilosableux, ceux qui sont dans des zones de dépression sont des vertisols destinés à la culture du muskuwaari. Ces sols se sont appauvris suite à une forte exploitation parfois en monoculture, et quelques fois sous l’effet conjug dun manque de jachère et daménagement. Lapport en éléments fertilisants est néant.

L’hydrographie

Le Mayo Tsanaga reste le cours deau le plus important. Celui-ci traverse la ville de Maroua vers sa partie Nord. Le Mayo Kaliao traverse cette ville à partir du milieu et semble scinder Maroua en deux. Ces cours deau se joignent aux environs de Kongola Djiddéo. Ce sont des cours deau saisonnier. Ils contribuent au rechargement de la nappe phatique en période de crue. C’est ce qui duit dautant les contraintes liées au manque deau. Par ailleurs, des activités de pêche sont menées essentiellement par des jeunes en période de crue. Cette activi nest pas assez développée au point d’influencer l’économie locale. Ces cours deau sont longs de près dune centaine de kilotres.

La végétation

La formation végétale reste assez pauvre. Elle est typiquement sahélienne. Elle se caractérise par des arbres de petite taille de l’ordre de 10 à 15 mètres. La strate herbacée moins riche, est constituée particulièrement des graminées annuelles. La pression humaine sur les ressources naturelles est telle que le recul des parcs arborés est visible. Les exploitants de bois viennent de la zone urbaine de Maroua pour puiser dans cette ressource. Les zones autour de Djoulgouf et de Ngaba disposent dun vaste espace au sein des quels des exploitants forestiers coupent continuellement du bois. Il na pas été mis en place des mesures de préservation en vu de sauvegarder ces végétaux. Les espèces rares qui ont disparu dans certaines zones peuvent sy trouver. Les zones périurbaines par contre, sont assez pauvres. Les différentes formations végétales ont été décimées pour l’implantation des habitations.

La faune

Les espèces animales ont quasiment disparues. Bien que disposant dun espace en friche, la présence humaine en continu a favorisé le retrait des animaux qui devront se retrancher vers les zones ils se sentent en sécurité. Par ailleurs des petits prédateurs tels que les hyènes et les chats sauvages restent embusqués dans la forêt limitrophe afin de traquer les animaux domestiques. Les anciens ont la fierté de rappeler que naguère, les antilopes et les gros gibiers paissaient autour des villages, cest ce qui les permettaient de prélever cette ressource afin de compléter la ration alimentaire. Ce témoignage corrobore la théorie liée à la dégradation de la biodiversité. Une fois que le gîte des espèces animales est détruit, cest tout l’écosystème qui se trouve bouleversé. Les animaux se sont retranchés vers les zones de mise en défend notamment la réserve de Waza.

Le milieu humain Histoire

Les populations autour de cette commune se sont installées autour des différents villages autour du dix septième siècles. Lorganisation sociale se fini autour des chefferies dont les peuls restent majoritaires. C’est ce qui les permet davoir une certaine influence dans lorganisation politique locale. Ces derniers cohabitent depuis longtemps avec dautres ethnies notamment les bornouans et les guiziga. Lorganisation traditionnelle de la chefferie met à la tête des communautés les Lamidots en dessous desquels se trouvent les Lawan, et les Djaoros. La délimitation de l’espace communale reste également les limites l’organisation spatiale traditionnelle. C’est ce qui permet aux autorités traditionnelles et administratives de collaborer et de gérer un même espace. La commune se découpe en six Lawanats et en un Lamidat.

Culture

 

La population est composée à 80% des foulbo-musulmans. Elle subit une forte influence de l’islam. On a tendance a assisté à une forme dabandon des eus et coutumes au profit dune forte islamisation. La culture au sein de cette UPP a été profondément modifiée au point où, ce qui en reste est loin de représenter toute sa richesse.

Sur le plan architectural, le phénomène de l’urbanisation est en cours de transformer ces gros villages en une ci urbaine à l’image de Maroua et de sa périphérie. La case peulhe est en voie de disparition. On remarque une constellation de maisons à la le ondulée. Dans les villages satellites, quelques

  cases traditionnelles peulhes existent. Sa beauté sobserve de l’intérieur. Elle est parée détalage et dustensiles.

Sur le plan rythmique, on distingue lalgaïta qui est un orchestre de la chefferie constitué de tambours de tambourins et dune espèce de trompette traditionnelle. Elle est jouée essentiellement par l’orchestre du Lamido. Par ailleurs, il existe dautres griots qui jouent une musique assez populaire à savoir abba joye, Kara, gulumru qui parfois retient plus dun curieux. Il faut rappeler que ces différents rythmes sont joués lors des cérémonies telles que le mariage, la circoncision

Les autres ethnies chez les Guiziga notamment, leur rythme se reconnait par le Ndarawu qui est une danse singulière regroupant toutes les classes sociales. Les massa se retrouvent autour de la danse Dilla qui les regroupent autour dune guitare traditionnelle. La diversité ethnique constitue un foisonnement de culture qui partout se trouve tachée demprunt.

Les données démographiques

Lévolution de la démographie au sein de la commune de Maroua 3ème, reflète celle des pays en voie de développement. Elle est symbolisée par un taux des natalités élevé nettement au dessus de celui de la croissance économique. La population est essentiellement jeune. Les moins de quarante ans représentent 60% de la population. Le rapport hommes/femmes est sensiblement égal à un. Par ailleurs, la croissance de la population est redevable à un maintien dun équilibre du point de vu alimentaire et des efforts consentis en matière de santé. Encore fragile, la commune a acquis une certaine sécuri alimentaire. Il est garanti par la production locale des denrées céalières.

Les activités économiques

Léconomie locale repose sur les activités traditionnelles que sont l’élevage et l’agriculture. Celles-ci occupent près de 60% de la population locale. Elles permettent à une forte proportion sociale de tirer ses moyens de subsistance. Depuis très récemment se sont développées des activités génératrices de revenus. Ce sont surtout les petits métiers, et les services d’intérêts publics que sont les secrétariats bureautiques, les salons de coiffure.

Les acteurs de développement de la commune

Des acteurs institutionnels viennent en appui au développement de cette commune ce sont surtout des Institutions Etatiques, les projets/programmes et les ONG. Parmi ceux-là, le FEICOM, le PNDP, la GTZ/PADDL et la SNV constituent les organismes les plus importants qui contribuent au développement de cette institution et de son environnement. En interne, les différents SDE appuient directement les communautés dans l’amélioration des activités productives.

Le secteur productif

L’agriculture

Lactivi agricole reste la principale occupation de la commune. Les principales cultures rencontrées sont:

·         Les  céales  tel  que :  sorgho  de  saison  che,  sorgho  de  saison  de  pluie  et  le  maïs représentant une proportion denviron 65% des emblavures;

·         Les autres cultures tels que : les arachides, le niébé et le sésame, représentent 15%;

·         Le coton reste la seule culture destinée à l’exportation et représente environ 20 %.

Les autres produits vivriers sont destinés à la consommation dabord, et quelque fois à la vente, puisque la vente de ces produits permet parfois aux paysans de satisfaire leurs besoins économiques.

La non maîtrise des différents techniques culturales tels que : Lassolement, la rotation, la jachère, la maîtrise dun calendrier cultural qui est en perturbation suite au changement climatique, expose les paysans à une fluctuation importante par rapport à la production globale. Si toutes ces techniques sappliquaient effectivement, ce quon pourrait obtenir des résultats satisfaisants. L’introduction des nouvelles variétés peut aussi améliorer la quali du rendement.

La pluspart du matériel utili (houe) est archaïque. Lamélioration de la préparation du champ peut se faire par un labour profond à l’aide de la charrue. Léquipement en charrue et paire de bœufs exige la mobilisation dun fond.

Très souvent il se pose des contraintes climatiques telles que : l’inondation, la baisse de la pluviométrie

Les cultures vivrières à savoir les céréales, muskuwaari, le sorgho pluvial sont organies en filières courtes intégrant les producteurs, les interdiaires, les gros commerçants exportateurs. La production céréalières outre le marc local, sexporte vers les pays frontaliers que sont le Nigeria et le Tchad. La filière céréalière reste détenue par ces acteurs qui influencent le marché. Ces derniers s’imposent en maître autour des marchés locaux puisqu’ils détiennent les devises. Les paysans pressés par les besoins de différents ordres, dent à vil prix leur production au moment des récoltes. Ces derniers sont des teneurs des gros magasins de stockage. Ils stockent les céréales jusquà ce que les prix soient meilleurs. Pour certains, ces derniers cent les pénuries afin de renchérir les cours des céréales. C’est ce qui selon certains avis encourage l’installation des crises alimentaire. Une poignée dacteurs détiennent la réserve alimentaire de toute une région.

Il se développe de plus en plus la culture maraîchère depuis ces dernières décennies. Les producteurs se spécialisent dans la culture de l’oignon. La production locale est consommée localement où exportée vers les marchés du sud Cameroun. Cette activi agricole se développe surtout autour des  parcelles des abords des berges du Mayo Tsanaga. Ces acteurs manque dappui à la fois techniques et matériels leur permettant détendre les superficies.

Le coton est encouragé et soutenu par la SODECOTON. C’est la seule culture dexportation autour de cette zone. C’est pour cette raison que la SODEOCOTON qui encadre cette culture est investi également du le dassurer le développement des producteurs.

 

La SODECOTON et le rayonnement de ses activités influence considérablement l’organisation à la fois des agriculteurs et du calendrier champêtre. Pour faciliter l’accès aux crédits et obtenir un bon recouvrement des crédits intrants, la SODECOTON a encouragé les producteurs de sorganiser en groupements. Chaque groupement de producteurs se scinde en plusieurs cercles de caution solidaires. Ces sous entités regroupent les paysans ayant une certaines affinités afin de les permettre dacder au crédit en signant un contrat de remboursement collectif. Cette forme dorganisation permet aux agriculteurs daccéder aux intrants courant la campagne agricole.

Les groupements coton sont la seule forme qui permet dorganisation des producteurs. C’est ce qui permet de diffuser de nouvelles techniques et différentes réformes au sein du monde rural. L’inconvénient demeure qui ces organisations mette à leurs têtes des dirigeants qu’ils se mettent à contester sans arrêt. C’est ce qui illustre dune insuffisance de maturité.

En revanche, elles apportent des solutions efficientes par rapport aux contraintes de développement. Des itinéraires techniques notamment celles liées à la fertilisation sont développés. C’est le cas de cila techniques de restauration des parcelles à muskuwaari, et de la préservation des par à feidherbia albida dans le but de restaurer la fertilité des sols.

Depuis très récemment, cette agriculture souffre dun certains nombre de contraintes. Partout les producteurs décrient un déficit de rendement. Celui-ci est lié à plusieurs facteurs dont les  plus important de meurent la dégradation des parcelles et la baisse de fertilité. Les sols sont meubles. Il se pose une contrainte liée à l’érosion hydrique. Celui-ci reste assez important bien que le relief soit assez doux.

Les producteurs disposent de quelques infrastructures qui leur permettent de stocker leur production et les intrants agricoles. Celles-ci se répartissent comme suit Il sagit de 18 Magasins construits par la SODECOTON pour stocker les intrants agricoles. Par ailleurs, en 1997, le DED organisme allemand, a financé la construction de 03 magasins pour le stockage de céréales à Kodek, Touppéré, Karagari et Kodek. Le projet DPFT a également financé la construction de 07 magasins de stockage pour conserver les céréales et assurer la sécuri alimentaire. Il sagit des villages de Djarengol Alioum, de Kongola Djolao, de Djoulgouf, de Balaza Lawan, de Ouro Yérima, de Guinnadji et de Wala Nagué.

Elevage

L’espace communale dispose une portion despace en friche située à l’Est et autour de Djoulgouf. C’est une zone de pâturage est menée l’activi d’élevage extensif. Elle concerne une groupe déleveur continuant dans la pratique traditionnelle. Ces domaines contrent l’essentiel des cheptels élevés de manière extensive. Ces élevages comptent : 3000 bovins. La contrainte majeure liée à cette activité reste l’appauvrissement des pâturages. Pour palier le déficit en pâturage, les éleveurs recourent à la transhumance. C’est ce qui permet de conduire les bétails aux abords des Yaérés du Logone pendant trois mois dans l’année. En outre, l’accès aux soins de san animale demeure une des contraintes à cette activité. Une autre forme délevage est menée en association avec lagriculture. Elle concerne les agro éleveurs autours des UPP de Balaza et de Kodek. Les espèces bovines, ovines et caprines sont élevées. Cette activi se développe autour des exploitations agricoles. Ces deux formes déconomies locales ont atteint un certain niveau d’interdépendance et d’intégration au point qu’il est difficile de parler distinctement de ces deux activis. Cette pratique annonce une restriction des espaces délevages.Les pâturages sont en train de disparaître. Le cheptel local envahis les pâturages des zones de piémont notamment de Gayak, Mogazan Ces zones souffrent dune saturation foncière au point de conduire les exploitants à adopter des stratégies propres notamment celles concernant la récolte et le stockage des résidus de cultures. Cependant, l’élevage souffre dune carence dappui. Le suivi sanitaire des animaux est mal assuré à cause dune insuffisance du personnel vétérinaire. Les éleveurs éprouvent des difficultés les à laccès aux aliments du bétail. C’est ce qui tend à freiner l’activité dembouche bovine. Les villages de la zone périurbaine restent attachés à l’activi pastorale malgré le grand bouleversement quaurait subi leur espace. Les pâturages ont disparu suite à une extension de la ville de Maroua. Plusieurs familles du fait de la forte concentration humaine au sein de la ville de Maroua, se sont reties à la périphérie à la recherche dun milieu assez spacieux moins cher. C’est ce qui a fortement accélé l’occupation de l’espace de cette zone au détriment des espaces cultivables de cultures et de pâturages. C’est ce qui a tendance à condamner l’activi pastorale. Ces dernières années, les éleveurs ont développés une nouvelle technique  dans le but de maximiser les revenus liés à cette activité. La pratique de l’embouche bovine a été une solution. Cet élevage est pratiqué en claustration. Il concerne près de 1000 têtes de bovins qui sont achetés sur le marché, engraissés et revendus après trois mois de soins. C’est ce qui permet aux éleveurs de dégager des marges bénéficiaires importantes. Avec le renchérissement des résidus du coton, la marge est estimée à 20 000 voir 30 000 F CFA par tête. Lélevage extensif nest pas totalement abandonné. Elle concerne près de 40% de la population active. Elle valorise surtout la transhumance. Les animaux se déplacent en fonction des saisons. Ils paissent dans les riches pâturages des yaérés du Logone et autour du lac Tchad. Lélevage du petit ruminant se trouve partout en nette recul du fait de coûts dentretien qui se renchérissent davantage. La taille des exploitations est de quelques têtes danimaux. C’est un élevage intra-muros qui arrive à travers les revenus qu’il dégage à soutenir certaines charges de la famille. Autour de des espaces pastoraux de cette commune se développent des épizooties qui sont connues et fortement combattue par les services vétérinaires. Les plus courant restent le fièvre aphteuse, la douve de foie, et dautres pathologies bactériennes que les services vétérinaires arrivent à éradiquer.

Il se pose aux éleveurs une contrainte qui depuis ne trouve pas d’issus. Il sagit de l’empiètement des espaces pastoraux par divers autres activi économiques notamment lextension des zones urbaine, et surtout l’agriculture. Il nexiste pas de cadre légale pouvant sécuriser les espaces pastoraux. Autre fois, à la fin de chaque campagne agricole, un comi pluridisciplinaire contribue à la démarcation des zones délevage. Celui-ci se composait des autorités traditionnelles et coutumières, des responsables des services déconcentrés de l’Etat, et des représentants des communautés concernés. Depuis, ce comité est resté inactif.

Les espaces autours des différents villages sont favorables à l’élevage de la volaille. Les acteurs locaux négligent ce potentiel. Surtout avec le phénone de la grippe aviaire avec la psychose qui sen suit, les acteurs locaux redoutent à développement conséquemment cette activité. Un appui dans la relance de cette dynamique accroitrait à coup sûr l’économie locale.

La pêche

Lactivi de pêche se développe autour des cours deau. Ce sont des activités saisonnières sans impact économiques. Elle reste une passion pour les différents acteurs. Ces activités sont pratiqués autour des Cours d eau saisonnier que sont le mayo Tchanaga et le mayo Kaliao. Les retenues deau à savoir les mares naturelles concentrent une certaine quanti de ressources halieutiques. La pêche est pratiquée par les jeunes qui sont loin de représenter 1% de la population locale.

Le commerce

Le commerce a toujours été une activi qui a contribué à la prospéri de ces acteurs. Elle concerne près de 50% de la population active. La proximi de la ville de Maroua les permet douvrir des boutiques au niveau de Marché en milieu urbain, de mener cette activi dans la matinée, et de regagner leur demeure une fois le soir venu. Il faut distinguer plusieurs types de commerces. Certains plus nantis, se sont spécialisés dans la vente des produits tels que les tissus, les pièces de pagnes et des produits de consommation courante. D’autres à faible capital, se consacrent à la vente des produits vivriers. Certains ont parfaitement ussis. Ils importent les produits des pays étrangers ailleurs autour des villages les plus éloignés notamment vers Ngaba et Kaoudjiga, lactivi marchande est demeurée marginale. Les acteurs locaux ont moins concent leurs efforts dans ce domaine. Elle concerne moins de 15% de la population locale. Ces différents villages manque de marché autour duquel peuvent sopérer des échanges. Pour écouler leurs productions, certains sont obligés de recourir aux marchés des villages voisins. Les commerçants fructifient leur capital autour activités commerciales qu’ils ont dévelop notamment de l’élevage. Quelques uns ont investi dans le commerce du Bétail. Ils achètent des animaux venant du Tchad à vil prix, pour le revendre plus cher autour des différents marchés à bétail de la Région de l’Extrême-Nord.

L’artisanat et les petits tiers

Du fait du manque de débouché, l’artisanat est en train dêtre abandon au profit dautres activités plus rémunératrices. La broderie a toujours été une activi qui occupait toutes les couches sociales. Cette technique a été mécanie, et reste sous lemprise des populations venus de l’Afrique de lOuest installées au centre du marché de Maroua et qui offrent des produits riches variés et à moindre coût. Ceux qui menaient cette activi exercent dautres métiers. Cependant quelques femmes continuent à produire les tissus en fil de coton, et du van. Ces produits sont écoulés à Maroua. Lartisanat est peu important. Il concerne seulement 12% des femmes au sein de la communauté féminine.

Les petits métiers se développent puisque cette zone surbanise et nécessite davantage douvriers qualifiés. La maçonnerie reste une activiqui occupe beaucoup dacteurs. La commune est en train de se construire, forcément, elle se trouve en carence de tels ouvriers. Ceux qui ont dévelop cette technique sen sortent et arrivent à gagner leur vie au quotidien. Il est installé le long des rues des mécaniciens qui offrent leur service aux usagers des engins motorisés. Avec le foisonnement de la population et surtout avec la baisse des coûts des motos et voitures de seconde main, la majori des acteurs locaux sont équipés de ces engins. Cette activi est constamment sollicie, cest ce qui permet à ces acteurs de gagner facilement leur vie.Il se retrouve également parmi les petits métiers les soudeurs qui également occupent une place importante. Ils sont installés partout dans l’espace communal  et évoluent sous forme de petites entreprises. Des métiers non techniques à savoir  les restaurateurs et  les tenanciers  des débits de boissons occupent une place importante et constituent des contribuables qui accroissent les recettes communales et résorbent le chômage. Malg la proximi du centre de Maroua, certains villages ont gardé une physionomie rurale. La demande en main dœuvre concerne surtout l’agriculture. C’est ce qui permet de créer une catégorie dacteurs constituant une main dœuvre agricole. La forte demande en main dœuvre survient en période mise en culture. Il sagit surtout des activités liées au nettoyage des parcelles, au semi, au sarclage et au buttage. Ces activités arrivent à procurer aux ouvriers agricoles un revenu de près de 1000 F CFA journaliers.  Avec la contrainte liée au manque deau,  depuis très récemment, il se développe une activité de transport et de vente deau. Cette activité intéresse surtout les halogènes.

Lemploi temporaire qui a été dévelop concerne l’agriculture. Cette activi a encore besoin de bras. Les agriculteurs recrutent les manœuvres venant des zones de montagnes pour renforcer la main dœuvre familiale. Ces derniers sont rémunérés à la tâche. Ils assurent le sarclage et le buttage.