COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MAROUA 1er

 

Maire HAMADOU HAMIDOU

Tél.    +237 697 29 68 24
         +237 677 27 37 30

Superficie de 660 km2


Localisation
La commune d’arrondissement de Maroua 1er est située dans le Département du Diamaré et la Région de l’extrême nord. Elle constitue la porte d’entrée à la ville de Maroua. Elle est limitée :

  •    Au Nord par les arrondissements de Maroua 2ème  et de Meri
  •    Au Sud par les arrondissements de Mindif et de Moutourwa dans le Mayo Kani
  •    A l’Est par l’arrondissement de  Maroua 3ème
  •    A l’Ouest par la l’arrondissement de Gazawa et le district de Ndoukoula

Les données physiques
Climat

Le climat de la région est de type soudano sahélien, caractérisé par deux saisons : une saison de pluie et une saison sèche. La saison de pluie dure quatre mois soit de juin à septembre. Quant à la saison sèche, elle s’étend d’octobre à mai soit huit mois. Les précipitations moyennes annuelles dans l’arrondissement de Maroua 1er sont d’environ 815 mm. Les mois les plus pluvieux sont ceux d’août et de septembre. La température moyenne annuelle est de 28°c avec une amplitude annuelle de 7°4; avec un minimum de 20°c et un maximum de 45°c. Les mois les plus chauds sont ceux de mars, avril et mai, tandis que les mois les plus froids sont ceux de décembre, janvier et février.
Les vents dominants dans la région  sont :
La Mousson : de direction Ouest-Est, il souffle de mai à septembre
L’Harmattan : vent chaud et sec, il souffle du nord vers le sud à partir du mois d’octobre jusqu’à avril.
Relief
Le relief de la région est caractérisé par un ensemble de plaines et de montagnes. Le relief est peu accidenté. En effet, le territoire de la commune d’arrondissement de Maroua 1er est constitué de plaine surmontée par deux montagnes : le mont Makabaye et le mont Yamdjidjim.
Sols

Les sols de la région sont très diversifiés. On note :
-    Les sols nus, à texture argileux qui se trouvent dans les karal
-    les hardés
-    Les sols à texture sablo argileux,
-Les sols alluvionnaires à texture sablo limoneux, qui se trouvent dans les plaines et surtout sur les abords des mayos et qui constituent le support d’une intense activité agricole.
Hydrographie
La commune de Maroua 1er est arrosée par trois mayo, le mayo Tsanaga qui prend sa source dans les montagnes du département du Mayo tsanaga, le mayo boula qui prend sa source dans la région du Nord et le mayo kaliao qui prend sa source dans les montagnes de Meri et ses environs. Ces cours d’eau sont irréguliers et à sec pendant une bonne partie de l’année. Leur écoulement de surface ne dure que trois à quatre mois : juillet, août, septembre et octobre (saison de pluie). Ils traversent toute la commune et se divisent donnant naissance au mayo zileng, mayel dengesdji
Végétation

La végétation dominante est la savane arbustive caractéristique de la zone soudano sahélienne. La flore est assez diversifiée. On y rencontre les espèces comme Faidherbia albida, Ziziphus mauritiana, Tamarindus indica, Azadirachta indica, Acacia seyal etc. Certaines de ces plantes sont utilisées dans la pharmacopée traditionnelle.

Il est à signaler que Azadirachta indica gagne du terrain dans toute la zone et s’impose comme la formation végétale la plus présente. Il est favorisé par le phénomène de reboisement. Dans la zone urbaine, les routes sont parsemées de cette essence. Cette végétation subit une forte détérioration suite à la poussée démographique, à la création des nouvelles plantations et à la coupe abusive du bois de chauffe et de service.

Faune
Dans ces localités la faune sauvage est en voie de disparition les espèces les plus représentés sont les reptiles : serpent, les varans ; les oiseaux (pigeon, pintade, héron, corbeau et vautours) ; rats écureuils et les insectes
Liste des différentes espèces faunique

Espèces

Nom scientifique

Actiodactyles

Céphalophe de grimm

Sylvicarpa grimmia

Gazelle à front roux

Gazella rufifrons

Phacochère

Phacocherus africanus

Rongeurs

Porc-épic

Hystrx cristata

Ecureuil fouisseur

Euxerus erytropus

Lvreàoreille de lapin

Lepxus saxatilia

Reptiles

Varan

Varanus exanthematicus

Pythoncanin

Python canina

Unités écologiques
La commune de Maroua 1er est parsemée de plusieurs unités écologiques à l’instar de la savane, des montagnes, des mayos et des hardés.

-La savane : Elle est de type arborée. Les populations y prélèvent le bois de chauffe et de service. Celle-ci connaît une dégradation rapide du fait de l’action de l’homme. Le principal problème qu’on y rencontre c’est le déboisement.

-Les montagnes : les pieds de ces montagnes sont utilisés comme lieux d’habitation pour certaines populations. Ils servent comme des zones de pâturages et on y pratique très peu l’agriculture. Ils servent aussi de site touristique.

-Les mayos : ils sont la plus part des temps asséchés et constituent un important potentiel en ressources naturelles telle le sable. Avec les alluvions qui se déposent sur les berges lors des inondations, les alentours des mayos sont très prisés pour le développement du maraîcher. Les inondations couplées aux mauvaises pratiques agricoles le long des berges de ces mayos ont favorisé les érosions.

-Les hardés : Ce sont les zones incultes abandonnées par les populations. Ces zones peuvent être récupérées et constituées des réserves forestières qui à termes pourraient être bénéfiques non seulement à la commune, mais à toutes les populations et contribueraient à stopper l’avancée du désert.

Milieu humain
Histoire

Pour rapprocher les administrés des administrateurs, le gouvernement de la République du Cameroun a crée l’unité administrative de Maroua Ier, ayant pour chef lieu Domayo par le biais du décret sus mentionné. Cette unité créée en plein cours de l’année 2007 a démarré immédiatement avec fonctionnement effectif.
La commune de l’arrondissement de Maroua Ier a eu son premier Maire élu de manière démocratique en juillet 2007
Culture
Le nombre élevé d’ethnie entraîne une diversité culturelle. Mais généralement, la culture dans la commune s’articule autour des rites, des cérémonies de naissance, des mariages, des décès et des fêtes traditionnelles et religieuses. La culture est liée aux différentes religions. En effet compte tenu de la forte influence de l’islam, le rythme de vie chez les populations musulmanes est dicté par les principes islamiques. Le type de famille le plus répandu est le type polygamique où l’islam limite le nombre à 4 femmes. Le mariage comporte plusieurs étapes : les fiançailles ou « tégal » et le mariage proprement dit. Les grandes fêtes sont la fête de tabaski ou fête de fin de ramadan et la fête du mouton. Pour les populations animistes, elles ont recours aux rites d’initiations, de bénédictions de naissance. Le pouvoir traditionnel se transmet par voix orale. La succession se fait de père en fils. L’autorité de la famille est patriarcale.  Les chrétiens quant à eux  célèbrent les fêtes de noël et pâque.
Le couscous de mil est le met principal, il est le plus souvent accompagné de sauces très épicées ou de légumes. Le mode d’habillement est celui du boubou chez les hommes et le pagne chez les femmes
Données Démographiques

La commune de Maroua Ier couvre une superficie de 660 km2 et a une population estimée à 60 000 habitants, soit une densité de population de 91hbts/Km2. En partie urbaine, elle compte les quartiers suivants : (Zilling, Makabaye, Ouro tchédé, Mayel Denguesdji, Pallar 1 et 2, Djarengol kaigama, Baouliwol, Djarengol Pitoaré, Tchoffa bani, Hardé, Domayo, Pont vert, Ouro dolé et Ngassa. En Zone rurale, elle compte trois cantons et un lamidat à savoir le lamidat de Meskine, le canton de Salak, le canton de Katoual et celui de zokok laddéo. Le lamidat est dirigée par un lamido. Chacun de ces cantons est dirigé par un chef de 2éme degré. Il existe 101 villages repartis dans la zone rurale, soit 28 dans le canton de Katoual, 18 dans le canton de Zokok laddéo,   19 dans le canton de Salak et 36 dans le lamidat de Meskine.
En ce qui concerne la population, elle est cosmopolite constituée de Guiziga (ethnie majoritaire) les Peuls, les haoussa , les bornouans, les Moufou, Mafa, Toupouri, Massa, Moundang, Bétis, Bamilékés, Sarahs et autres. Toutes ces ethnies cohabitent en parfaite harmonie.
Activités économiques
Les populations de la commune de Maroua 1er sont essentiellement agricoles dans la zone rurale. Cependant, elles pratiquent le petit élevage, l’artisanat et le petit commerce. Dans la zone urbaine, en dehors des activités ci énumérées, on dénombre les travailleurs dans le secteur public et dans le secteur privé formel et informel.

Acteurs du développement de la Commune
Les acteurs de développement dans la commune de Maroua 1er sont représentatifs. En dehors de l’Etat à travers les services déconcentrés, il y a aussi les programmes comme le PNDP, le PADDL; les organismes internationaux du VSO ainsi que des organisations locales à l’instar du CDD. Le dynamisme des élites est appréciable à travers les différents comités de développement. Le tableau 6 met en exergue les parties prenantes à consulter ou impliquer dans le processus de planification.

Les secteurs productifs
L’agriculture
L’agriculture est la principale activité économique et porte essentiellement sur les cultures vivrières (sorgho de saison des pluies, le sorgho de contre saison, arachides, sésame, niébé, etc.), les cultures de rentes (oignons, maïs, coton), les tubercules (patate, manioc) et les fruitiers (mangues, goyaves, citrons, anacardes). Les techniques culturales sont archaïques, et pratiquées avec du matériel rudimentaire. Cette agriculture est sujette la plupart de temps aux conditions naturelles défavorables et aux intempéries. Les produits de cette activité sont destinés à l’autoconsommation et à la commercialisation. Le nombre d’actifs agricole est estimé à 24 000 environ. Les rendements tournent autour de 1000 kg/ha pour les céréales, 800 kg pour les oléagineux, 1200 kg pour les tubercules notamment la patate.
Les difficultés majeures dans ce domaine d’activité sont :
·    Les difficultés d’accès aux engrais, semences et produits phytosanitaires (éloignement des centres de distribution et prix élevés) ;
·    L’inadéquation du matériel de travail (archaïque) ;
·    Difficultés de commercialisation (absences de marchés dans certains villages) ;
·    Les difficultés d’accès au financement ;
·    La faible structuration ou organisation des acteurs ;
·    Insuffisance de terres pour produire.

L’élevage
L’activité d’élevage n’est pratiquée que par une minorité de la population. Les éleveurs sont majoritairement les peuls. L’élevage se fait suivant le mode mixte : en divagation pendant la saison sèche et en claustration/ transhumance en saison des pluies. Les espèces élevées sont : les bovins, caprins, ovins, porcins, et volaille etc. On note la présence de 03 fermes avicoles à djarengol, Ziling et à Palar. Les difficultés sont :
·    La faible couverture vaccinale des animaux (petits ruminants)
·    Le faible encadrement technique des éleveurs
·    La cherté des produits vétérinaires
·    Le coût élevé du tourteau de coton et coques
·    Diminution des surfaces de pâturages
·    La faible structuration ou organisation des acteurs
Les  éleveurs  bénéficient  de  l’assistance  technique  de  trois  centres  zootechniques  et vétérinaires.
La pêche
Les activités liées à la pêche sont rythmées par les écoulements de surface des cours d’eau et les mares. La courte durée des eaux de surface ne favorise pas le développement de ces activités. Elles se pratiquent à l’aide des nasses et lignes. Ces dernières années, on assiste à l’arrivée des mousgoum au mois de août et de septembre. Ces derniers pratiquent la pêche au filet. Les espèces rencontrées sont : les silures et les carpes. Elles sont de petite taille et sont destinées à la consommation et à la commercialisation.
L’exploitation des ressources naturelles
La commune repose sur d’importantes ressources naturelles que sont : les carrières de sable, la latérite, les pierres, le bois et les essences telles le neemier et caiecédrat qui ont des propriétés formidables pour les populations de Maroua 1er. Celles-ci restent inexploitées et ne sont prélevées par les populations que pour des besoins ponctuels.
La chasse
Cette activité n’est pas assez développée dans la zone à cause de la rareté du gibier. Les populations organisent des parties de chasse groupées pour accomplir certains rites traditionnels. Le matériel de chasse utilisé est les bâtons et quelquefois des pièges. Les produits de cette activité sont destinés à l’autoconsommation.
La transformation
Il existe trois grandes unités de transformation industrielle dans la commune de Maroua 1er. Il s’agit de la SODECOTON, du SIPROMAC et de la NOTACAM. Ces trois sociétés font respectivement dans la transformation du coton, les matériaux de construction et la peau.

A coté de ces grandes unités, les populations transforment de manière artisanale les arachides et les grains de neems et de caïcédrat en huile végétale très prisée. On peut aussi signaler la transformation du mil en ‘’Billi-Billi’’ ; une sorte de boisson traditionnelle.
Le commerce et les équipements marchands
La commune compte plusieurs marchés formels qui fonctionnent périodiquement. Il s’agit des marchés de Comice (lundi), de Ouro-tchédé (Dimanche), Salak (samedi), Katoual (jeudi), Meskine (mercredi). A ces marchés s’ajoutent les marchés périodiques des quartiers tels que pont vert, Pallar, Baouliwol, Pitoaré, Domayo. On y retrouve dans ces marchés des produits tels que, le vivriers, le bétail, les petits ruminants, la volaille, les produits manufacturés etc.
L’artisanat, le Tourisme
L’artisanat est en plein essor dans la partie urbaine de la commune de Maroua Ier. On y rencontre des tanneurs, des maroquiniers, des forgerons qui fabriquent des haches, des couteaux, des faucilles, etc. ; des potiers qui fabriquent des canaris ; des tisserands qui fabriquent des nattes et tout autre objet d’art en paille. Le marché de l’artisanat est peu structuré malgré le nombre d’artisans. Il manque de débouchés, pour les produits de l’artisanat, ceci crée un désintéressement progressif des populations dans la zone rurale. On rencontre près de 1500 artisans à Maroua Ier.
La commune compte quelques sites touristiques archéologiques (le complexe artisanal, mont Makabaye, monument IBA Sangué). Ces ressources naturelles et touristiques ne sont pas suffisamment valorisées  à cause du manque de stratégie ou de plan d’exploitation.
Grenier
Les populations de l’UPP stockent leurs récoltes dans les greniers construits dans les concessions (greniers traditionnels). Ces greniers sont de forme arrondie et surmontés par des pierres pour éviter la destruction des produits par les termites et autres ennemies. Il existe une autre forme de greniers traditionnels qui sont fait de tiges de mils. Ils ont la forme arrondie. Les produits stockés sont : maïs, mil, niébé, sésame et fonio. Ils sont généralement faits en matériaux provisoires (terre cuite, ou en tige de mil).

Il existe tout de même des magasins de stockages qui ont été construits par des organisations privés comme le CDD (comité de développement diocésain), la SODECOTON, etc. L’accès à  ces magasins est subordonné au prélèvement préalable d’un franc symbolique représentant les frais d’entretien et d’emmagasinage. A côté de ces magasins on dénombre également le magasin de l’office céréalier au niveau du comice, les magasins du FAO/PAM à djarengol.
Machinisme
Comme dans toute la région, Le machinisme n’est pas très avancé dans la commune de Maroua 1er. On signale tout de même la présence des machines et tracteurs au niveau de l’IRAD et chez certains particuliers. On trouve aussi des moulins à écraser, des groupes électrogènes et des motos pompes qui font office de machinisme dans la communauté.
Les activités génératrices de revenu
Les activités génératrices de revenus portent sur le commerce et les activités temporaires comme le transport par ‘’moto taxi’’, la vente d’eau à travers des portes tout, les « call box », les garagistes etc. Ce qu’il faut noter est que tous ceux qui pratiquent ces activités sont d’abord des agriculteurs. Leur revenu n’est pas difficilement estimable du fait du caractère informel de l’activité. Mais ceux qui s’y engagent trouvent leur compte malgré la rareté des clients. Le secteur alimentaire est représenté par les grands restaurateurs et les petits dits tourne dos.
Les secteurs sociaux
Education
Sur le plan éducatif, la commune de Maroua Ier compte 15 écoles maternelles, (05 publiques, 05 privées et 05 des parents) 01 garderies d’enfants handicapés mentaux, 45 écoles primaires (37 publiques, 07 privées, 01 des parents) ; 07 établissements secondaire, L’école Normale Supérieure, l’Institut Supérieur du Sahel, le complexe ETA-CRA, le Centre Universitaire de DSCHANG et le CFJA de Ngoyang.
Dans l’éducation de base, on compte 60 écoles primaires et maternelles ; avec 346 enseignants ; 26 683 élèves ; 255 salles de classe ; 4000 tables bancs ; 131 latrines et 24 points d’eau.
Dans l’enseignement secondaire, on a 07 établissements d’enseignement secondaire avec 5471 élèves, 79 enseignants, 89 salles de classe, 1676 tables bancs, 47 latrines, 13 points d’eau.
Au niveau du supérieur, on a l’Université de Maroua comportant actuellement deux grandes écoles notamment : l’Ecole Normale Supérieure et l’Institut Supérieur du Sahel. Ces deux écoles comptent environ 9 650 étudiants, 160 enseignants. Les salles de cours sont reparties un peu partout dans la ville.
Il faut noter que la majorité des écoles primaires et secondaires souffre d’une insuffisance d’infrastructures, d’équipements scolaires et des enseignants qualifiés.
Quant à l’enseignement supérieur qui est très ressente dans la région, le problème qu’on peut relever c’est l’absence des locaux dans les sites respectifs. Les étudiants éprouvent des difficultés de déplacements lorsque les cours sont programmés dans des lieux différents.
Santé
Sur le plan sanitaire, il existe 15 structures à Maroua Ier (08 CSI, à Domayo, Ouro-Tchédé, Makabaye, Meskine, Ngassa, Katoual, Salak, la garnison militaire) 07 centres privés (CNPS, CMAO, Cabinet de soins de Pitoaré, dispensaire catholique, cabinet dentaire le CACTUS, Cabinet de soins communautaire à Hardé). Il y a au total 09 médecins, 27 infirmiers diplômés d’état (IDE), 37 infirmiers brevetés (IB), 39 Aides soignants (AS), 05 techniciens adjoints de laboratoires (TAL). On note la présence des districts de santé de Maroua rural et urbain qui couvrent toutes ces formations sanitaires.
VIH/SIDA
La situation du VIH/SIDA est alarmante dans la zone urbaine. Le taux de prévalence varie entre 2% et 13%. Ce taux se situe au dessus de la moyenne régional et national. Il est favorisé par le déficit d’information, le poids des traditions qui prône la polygamie, le nombre élevé de rapports non protégés.

La prise en charge des malades ou des personnes vivant avec le VIH/SIDA au niveau des centres de santé n’existe pas. Ces centres de santé ne dispose que de test. Pour leur approvisionnement en ARV, les malades se rendre à l’hôpital régional où est logé le centre de prise en charge et de dépistage.
Routes
Les routes de la commune de Maroua 1er souffrent d’un entretien irrégulier et inapproprié, d’une absence de fossés latéraux pour empêcher la détérioration rapide de la chaussée et d’un mauvais état voire une absence des ouvrages de franchissement. Le phénomène d’érosion est le véritable ennemie de ces routes.
Eau
Le réseau hydraulique est présent dans la commune à travers le réseau d’eau potable de la CDE dans la zone urbaine et les puits et forages dans la zone rurale. On compte environ 74 forages (parmi lesquels 24 en pannes), 122 puits à ciel ouverts aménagés (parmi lesquels 18 non fonctionnels) Les communautés dans les zones rurales s’approvisionnent à partir des puits à ciel ouvert, des forages et des mayos. On constate que le nombre de points d’eau ne croit pas avec l’augmentation exponentielle de la population. L’approvisionnement en eau reste un problème majeur pour certaines populations car le réseau CDE ne couvre que 22% de l’espace territorial de Maroua Ier. Les forages et puits sont donc insuffisants et à cela s’ajoute la faible gestion de ces points d’eau existants.
Assainissement
Il existe au sein de la commune un bureau de l’hygiène et de l’assainissement. Dans la zone urbaine, la collecte des ordures est assurée par la société HYSACAM. Toutefois cette collecte n’est pas bien organisée dans la mesure où les carrefours se sont transformés en dépotoir et les routes secondaires sont jonchées de poubelles. Dans la zone rurale, les populations avec l’aide du PLID essayent de transformer les ordures ménagères en compost. Le relief plat du territoire de la commune ne favorise pas le drainage des eaux. Dans la zone urbaine les canaux de drainage ne débouchent pas sur un exutoire. Ce réseau est peu dense et se trouve bouché par les ordures et le sables.
Energie
Le réseau électrique ENEO ne couvre pas toute l’étendue du territoire communal. Il existe des particuliers qui utilisent les groupes électrogènes dans les zones rurales. Les énergies  renouvelables ne sont pas utilisées
Environnement
La situation de l’environnement est très préoccupante dans la mesure où plusieurs de ses composantes subissent une dégradation progressive plus ou moins irréversible. Ces composantes sont la végétation et le sol.
Végétation : le couvert végétal subi de plein fouet les phénomènes de déboisement et des feux de brousse qui laissent libre court à l’avancée du désert et favorise la faible pluviométrie. En plus, les déchets collectés par la société HYSACAM sont déversés au niveau de Yonkolé en plein air, ce qui constitue pour la population riveraine en risque pour la santé.
Sol : les feux de brousse dénudent les sols et les exposent au phénomène d’érosion qui enlève la partie arable du sol et l’appauvrit. De plus les vieilles piles jetées dans la nature polluent les sols en plomb et constituent un poison pour les micro-organismes du sol.
Services sociaux de base
Il n’existe aucun centre de promotion et d’insertion social dans la commune. Un centre des handicapés est en cours de construction du côté de Doyang. Ce centre va  résoudre  le problème des handicapés, et des personnes marginalisées.
Malgré tout l’exécutif communal tient compte de l’assistance aux sinistrés (les inondations, les éboulements de terrain, les corps abandonnés etc…).
Le cimetière de Domayo est situé en ville et est de nos jours saturé. Les dernières inondations ont fait dégâts. Sa proximité avec le marché du comice où on vend le poisson est peu recommandable. Il est temps que la commune puisse créer un nouveau cimetière communal en dehors de celui de Ouro Tchédé qui est aussi situé près du Mayo.
Protection sociale
La protection sociale dans la commune est limitée à ceux qui travaillent et qui sont du reste soit pris en compte par le trésor (cas des agents de l’Etat et fonctionnaires) soit pris en compte par la CNPS. Le reste de la population est couvert par les services d’assurance installés dans la zone. Mais dans chaque canton il existe une chaîne de solidarité à travers les comités de développement et les tontines.
Moyens d’information et de communication

Aucune radio rurale n’existe dans cette commune. Toutefois la population bénéficie du réseau FM 94.8 et reçoit le signal de la CRTV télé. Pour une diversité de chaîne, certains habitants font recours  aux cablo distributeurs et antennes satellitaires.
Les réseaux Orange, MTN et Camtel sont présents mais ne couvrent pas suffisamment l’arrondissement. On note aussi la présence de Internet dans la zone urbaine.
Organisation Sociale
L’organisation sociale de Maroua 1er est celui du lamidat. Elle est divisée en deux lamidats le lamidats de Meskine chefferie de 2ème degré mais ayant à sa tête un lamido (canton Meskine) et le lamidat de Maroua dont dépendent les canton de Katoual, Salak, Dakar et les quartiers de la zone urbaine. Ces cantons sont tous des chefferies de deuxième degré ayant à leur tête un lawane qui est assisté des notables. Dans les villages, on trouve des chefs de villages appelés ‘djaoro’’. Du point de vue des services, nous notons : une sous-préfecture, les délégations du ministère des forêts, de l’agriculture, environnement, tourisme, transport, la jeunesse, commerce, sport et éducation physique, petite et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat,MINEPAT, les travaux publics, de l’éducation de base, de la santé,la CNPS,CAMTEL, le commissariat central, , la fonction Publique,le MINDAF, commissariat émi immigration, le secteur militaire terrestre, le légion de gendarmerie, le BIR, l’escadron mobil, le SEMIL, le centre multifonctionnel des jeunes ; l’université, l’IRAD, le CEDC, l’hôtel des finances, la communauté urbaine ; les services d’assurance, la TOTAL, la CAMWATER, les hôtels SAVANO, MIZAO, la Prudence, Protocole, relais porte Mayo, le Sahel, FETI, Alpha,  pour ne citer que ceux là.
Nous notons la présence de 02 postes agricoles (Meskine, Salak), 01 poste forestier à Salak et 03 centres zootechniques et vétérinaires (Makabaye, Salak et Meskine)
Les organismes de développement intervenant dans la commune de Maroua Ier sont : Le PNDP, la GTZ/PADDL, INADES-Formation, le SNV, le VSO, ACEEN, ACDEV etc.
Tous ces organismes travaillent ou ont travaillé pour l’amélioration des conditions de vie des populations et pour réduire la pauvreté.