COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

GAROUA-BOULAI

 

Maire  YAFFOE NDOE Esther

Tél.        +237 699 25 76 98

Superficie de 2 125 km2

Nombre de Conseillers 31 

Localisation de la Commune

La Commune de Garoua-Boulaï couvre une superficie de 2 125 km2 pour une population estimée à environ 55 000 habitants en 2010 (données du Système d’Information Sanitaire). Elle fait partie de l’Arrondissement de Garoua-Boulaï, l’un des 7 arrondissements du département du Lom et Djerem dans la Région de l’Est. Située entre 5°32’53’’et 6°4’47’’ de latitude Nord, 14°12’33’’ et 14°38’12’’ de longitude Est, la Commune de Garoua-Boulaï est limitée au Nord par la commune de Meiganga, au Sud-Ouest par la commune de Bétaré-Oya et à l’Est par la commune de Baboua en République Centrafricaine. La ville de Garoua-Boulaï est située à 244 km du chef- lieu Bertoua. La situation géographique de Garoua-Boulaï donne à cette ville une position stratégique dans la zone de transition entre le Sud Cameroun (zone de forêt dense) et le grand Nord (zone de savane). Considérée comme ville frontière (avec République Centrafricaine), elle est aussi un carrefour en ce qui concerne les destinations de Bertoua, Ngaoundéré, Garoua, Maroua et N’djaména au Tchad. Située entre 5°32’53’’et 6°4’47’’ de latitude Nord, 14°12’33’’ et 14°38’12’’ de longitude Est, la Commune de Garoua-Boulaï est bâtie sur un plateau dont l’altitude moyenne est de 600 m. Situé dans la zone de transition entre les plaines du sud-est et le plateau de l’Adamaoua, le relief de Garoua-Boulaï est globalement peu accidenté. Il est constitué de plateaux entaillés de vallées de peu profondes et de vastes zones de dépression que sont les bas-fonds. Peu marquées et peu présentes vers le sud, les hautes terres jalonnent la majeure partie de la zone nord.

Aspects biophysiques

La Commune est située à la lisière entre la forêt équatoriale et la zone sahélienne mais subit l’influence d’un climat équatorial de type guinéen à quatre saisons d’inégales durées :

-une grande saison sèche de décembre à février;

-une petite saison pluvieuse de mars à juin;

-une petite saison sèche de juillet à août ;

-une grande saison pluvieuse de septembre à novembre.

La moyenne annuelle des précipitations se situe autour de 1400 mm. La température moyenne annuelle est de 20°C avec une amplitude moyenne annuelle de 2,5°C. Ce climat est propice à deux (2) campagnes agricoles au cours de l’année : de mi-Août à mi-Juin et de mi-Août à mi-Novembre.

Situé dans la zone de transition entre les plaines du sud-est et le plateau de l’Adamaoua, le relief de Garoua-Boulaï est globalement peu accidenté. Il est constitué de plateaux entaillés de vallées de peu profondes et de vastes zones de dépression que sont les bas -fonds. Peu marquées et peu présentes vers le sud, les hautes terres jalonnent la majeure partie de la zone nord. Les sols sont pour la plupart ferralitiques et latéritiques par endroit, bruns, à horizons très différenciés. On distingue généralement du haut vers le bas :

- L’horizon superficiel (sombre) ;

- L’horizon brun plus ou moins appauvri à cause du lessivage.

Des collines vers les plaines, nous avons deux grands types de sols :

- Les sols fermes (non marécageux) ; Les sols hydro morphes (gorgés d’eau) dans les zones marécageuses;

Le réseau hydrographique est assez dense et est constitué de cours d’eau non navigables dont la Kadey, Bali, Nguli, Bah, Meloumba, Bakoumba et le Lom qui est l’un des affluents de la Sanaga. Il existe par ailleurs un vaste réseau de ruisseaux dont très peu subsistent à la saison sèche.

La végétation dans cette Commune présente des alternances de savane herbeuse, de savane arbustive et arborées par endroit. De nombreuses forêts de galerie sont identifiées surtout le long des cours d’eau et des marécages. Les espèces herbeuses dominantes sont Pennisetumpurpureum, Hyparhényarufa, Chromolaenaodorata (Bocassa), Mimosa sp et de nombreuses graminées. Les principales formations végétales rencontrées sont :

- La plaine herbacée parsemée d’arbustes ;

- La forêt marécageuse (zones périodiquement inondées dans le voisinage des cours d’eau, les bas-fonds et les vallées) ;

- La raphide marécageuse (raphia) zones marécageuses.

- Les jachères autour des maisons.

- Les galeries forestières

On note néanmoins la présence d’espèces ligneuse (Iroko, etc.) dans une poche de forêt.

Les espèces fauniques sont diversifiées. Cependant, elles sont quelque peu rares. On y trouve cependant des zones giboyeuses (Zamboï, Mborguene, Nanamoya). On y recense quelques espèces de mammifères, espèces d’oiseaux et espèces de poissons.  

La commune de Garoua-Boulaï ne dispose pas de site protégé (UFA, parcs nationaux, forets communales, réserves de faunes).

Située au milieu de quatre communes aux sols aurifères (Bétaré-Oya, Ngoura, Meiganga et Baboua en République Centrafricaine) Garoua-Boulaï a un sous riche en or. Les gisements d’or sont exploités de manière artisanale, bien qu’encadrée par le CAPAM. L’attraction des populations par l’exploitation minière demeure au point d’être à l’origine de la déperdition scolaire des jeunes de la localité et la faible production agricole par les populations.

Milieu humain

La fin du 19ème et le début du 20ème siècle enregistrent un important mouvement de populations qui s’achève par la création de nombreuses agglomérations. Parmi les causes de ces mouvements l’on peut citer entre autres :

-les discordes entre leaders ou clans ;   la recherche de meilleures conditions d’existence (terres agricoles fertiles, les meilleurs pâturages et zones de chasse, le rapprochement des infrastructures comme les centres de santé, les marchés ou la route). Peu avant, les populations avaient dû migrer à NYAMBAKA MBOULAI vers l’Adamaoua à cause des contraintes économiques1 car éloignées des grandes agglomérations. C’est sur les conseils de l’administration coloniale que le Chef Mboulaï ramena ses populations sur le site actuel, convaincu des opportunités qu’allaient porter l’ouverture des routes reliant non seulement le nord et le sud du Cameroun mais aussi le Cameroun à la République Centrafricaine, ce qui faisait de Garoua-Boulaï un grand carrefour. Garoua-Boulaï tient son nom de son hospitalité. En effet, c’est en remerciant le Chef Mboulaï qui leur avait donné un repas copieux que les porteurs qui accompagnaient des colons Français dirent «Mi Garwa-Mboulaï» qui signifie en français que nous sommes rassasiés Mboulaï. C’est à partir de cette expression que les colons donnèrent un nom pour identifier cette localité. La commune de Garoua-Boulaï a été créée en 1977 et est administrée par un CM que préside un Maire élu pour un mandat de cinq (05) ans parmi les vingt- cinq (25) membres dudit Conseil. Les dates ci-dessous méritent d’être retenues dans l’histoire de Garoua-Boulaï :

-Vers 1908 : construction de la route du sud, reliant Bertoua à Garoua-Boulaï ;

-1944 : construction du pont sur le fleuve Lom par les Français ;

-1963 : construction du pont métallique sur le Lom par l’Etat du Cameroun et bitumage de 12 kilomètres de la route sur le versant côté sud du pont ;

-1968 : construction d’un aérodrome à Nagonda par les Missionnaires Protestants de l’Eglise Evangélique Luthérienne ;

-Vers 1970 : actes barbares des coupeurs de têtes ;

-Juin 1977 : création de la Commune de Garoua-Boulaï ;

-1995 : projection cinématographique dans les villages par les Missionnaires catholiques ;

-1995 : réseau public de distribution d’eau géré par la Société Nationale des Eaux du Cameroun (SNEC) tombe en panne ;

-1997 : l’épidémie de méningite à Taparé cause l’exode des populations ;

-1999 : achèvement du bitumage de la route reliant Bertoua à Garoua-Boulaï ;

-2000 : arrivée des réfugiés dans la zone sud ;

 2003 : afflux de réfugiés Centrafricains dans la zone nord ;  

-2003 : mort accidentelle de 30 jeunes manoeuvres sur 40 venus de Komboul, travaillant à HEVECAM (Kribi) ;

-2003 : Déploiement du bataillon d’Intervention Rapide (BIR) ;

-2010 : construction du marché frontalier ;

-2010 : festival culturel du peuple Gbaya du Cameroun et de la République Centrafricaine.

Avec une population totale estimée à 52.537 habitants2 répartie en 35 chefferies traditionnelles de 3ème dégré la Commune de Garoua-Boulaï a une densité de 35 habitants au km2. Le taux de croissance de la population est de 2.1% avec un taux brut de natalité de 20°/00, et un taux brut de mortalité de 3°/00. Pour cette raison la population de la Commune est très jeune comme l’illustre sa pyramide des âges à la figure 1. Ceci qui est un sérieux défi pour les pouvoirs publics notamment en ce qui concerne la construction et la mise à disposition des infrastructures sociales telles que les hôpitaux, les écoles, les points d’eau aménagés, etc. Allogènes et Autochtones vivent en parfaite harmonie dans la commune. Le principal groupe ethnique qui représente les autochtones étant les Gbaya et les allogènes étant représenté par les Foulbés. De façon générale, le centre urbain abrite une population peu diversifiée où des expatriés (Norvégiens, Libanais) sont peu représentés. Les autres ethnies du Cameroun (Bamiléké, Foulbé, Bamoun) se retrouvent aussi dans la ville.    

Les Gbaya constituent le principal groupe ethnique de la commune. Ils sont essentiellement agriculteurs ou artisans miniers. Ils partagent le terroir avec les populations foulbés et Mbororos qui sont essentiellement éleveurs et commerçants. Ces groupes s’ajoutent de nombreux allogènes et étrangers parmi lesquels les réfugiés et populations centrafricains, les commerçants Touareg les missionnaires d’origines diverses. Cette diversité est surtout accentuée dans l’espace urbain.

Deux principales religions sont représentées dans la commune. Il s’agit : du christianisme : il s’agit principalement des protestants (d’obédience luthérienne), des catholiques romains et dans une certaine mesures des églises de réveil. Ces deux premières jouent depuis des décennies un rôle prépondérant dans l’offre scolaire, sanitaire et le développement intégré de la commune ;

- l’islam venue essentiellement avec les migrations foulbés et Haussa, elle marque de part ses lieux de culte et lieux d’apprentissage le paysage urbain.

Essentiellement constituées de villages rue, la commune de Garoua-Boulaï se caractérise par ses maisons situés le long des principaux axes routiers et par les matériaux de construction. Du point de vue de l’organisation de l’espace bâti on peut distinguer l’espace urbain et les villages d’envergure (Bindiba, Nandoungue, Gado Badzere, Mborguene) dont l’habitat, bien qu’anarchique est organisé en quartiers. La ville de Garoua-Boulaï s’organise en plan de damier avec une voirie urbaine relativement mal entretenue. Du point de vue des matériaux de construction, l’habitat peut être classé en trois groupes :

- les édifices d’envergure (églises et écoles surtout) qui sont construits en cuirasse ;

- les bâtiments d’habitations construits en parpaing et coiffés de tôles ondulées ;

- les cases d’habitation faites de briques de terre pétrie et coiffé de chaume ou de natte de raphia.

Activité économique

L’agriculture est la principale activité économique de la commune. Elle implique plus de 80% de la population. Il s’agit essentiellement des cultures vivrières utilisées pour la consommation locale et avec très peu de transformation. Parmi les cultures on peut citer :

- les racine et tubercules tels que le manioc, l’igname ou la patate (produits dans tous les villages de la commune) ;

- les céréales notamment le maïs (avec quatre bassins de production : Nandoungué, Mborguene, Bindiba et Gado Badzere) ;

- les oléagineux (arachide).  

Le sous-sol de la commune de Garoua-Boulaï contient un potentiel important en ressources aurifères. Toutefois, son potentiel n’est pas évalué et les techniques d’exploitation restent artisanales. Ceci rend le travail pénible et peut rentable. L’exploitation des mines d’or draine cependant des populations vers les chantiers d’or plus ou moins permanents. La filière doit être restructurée pour une meilleure production.

Les vaste savanes herbeuses de Garoua-Boulaï offrent des pâturages propices à l’élevage des bovins, des caprins et des ovins. L’élevage bovin reste néanmoins prépondérant du point de vue économique et de l’espace occupé. Pour améliorer la productivité et la rentabilité de leurs activités les actions à entreprendre sont :

- L’encadrement adéquat des éleveurs ;

- L’appui matériel en produits vétérinaires et en équipements de production appropriés ;

- La mise en place des installations hydrauliques et de traitement ;

- L’introduction des cultures fourragères et la lutte contre les mauvaises herbes ;

- Le renforcement des capacités organisationnelles des éleveurs.

La pêche est très peu développée dans la commune de Garoua-Boulaï. Elle est pratiquée de manière artisanale autour du Lom et les autres cours d’eau. La production halieutique ne permet pas de couvrir les besoins locaux en poisson. Les étangs piscicoles sont peu développés et les cours d’eau sont pour la plupart asséchés pendant la saison sèche.

Les populations pratiquent pour la plupart la petite pêche de subsistance et utilisent des techniques peu mécanisées (pêche à la ligne, pêche à la nasse…). Les espèces rencontrées sont entre autre, le capitaine, les silures, les Tilapias, les crevettes et les crabes. Les principales contraintes pour la pisciculture sont la non maîtrise des techniques améliorées de production et le manque des alevins de qualité et les vols répétés.

Les échanges commerciaux sont basés pour la plupart sur les produits agropastoraux et de première nécessité. La vente des produits de première nécessité (savon, huile, sucre, viande, poisson) semble avoir un poids économique plus important. La proximité de la RCA fait du marché de Garoua-Boulaï un marché centrafricain. Les ménages centrafricains s’y approvisionnent régulièrement surtout les weekends. Il s’agit là d’une opportunité pour les opérateurs économique de la localité. D’autre part, l’achat des bovins en RCA approvisionne le marché local.

-Populations Vulnérables

Garoua-Boulaï comportent quatre groupes de personnes vulnérables qui nécessitent la protection des services spécialisés. Il s’agit des Orphelins et Enfants Vulnérables (OEV), les personnes handicapées, celles du 3ième âge, les réfugiés et les enfants de la rue.

-Les orphelins et enfants vulnérables

Les statistiques disponibles au MINAS font état de 543 OEV identifiés depuis 2008 par l’Association des Pairs Educateurs de Bertoua (APEB) sur financement du CNLS. Parmi ceux-ci, 152 présentent un score de vulnérabilité élevé.

La prise en charge des OEV identifiés s’est arrêtée en 2008. Il convient donc de reprendre cette opération d’assistance aux OEV afin de leur faciliter l’accès à la protection juridique, à l’éducation/ formation, la santé et une meilleure nutrition.

-Les enfants de la Rue

Les statistiques exactes ou approximatives sur cette population sont quasiment inexistantes compte tenu de leur grande instabilité, et surtout de la difficulté des services techniques du MINAS à saisir le phénomène.

Cependant, il est certain que la détérioration du tissu social et la paupérisation résultent en un afflux de mineurs dans les rues. Il serait donc envisageable que soit conduite une enquête visant à saisir l’ampleur du phénomène d’enfants de la rue et d’engranger des initiatives de prise en charge et d’encadrement de la part de la société civile ou du Centre Social de Garoua-Boulaï.

-Les handicapés

Les statistiques disponibles au sein de l’association des personnes handicapées ainsi que celles collectées sur le terrain font état de 120 personnes handicapées (moteurs pour la plupart, et 40 non-voyants). Sous réserve d’une enquête sociale visant à identifier les besoins spécifiques des ces personnes, en se basant sur les statistiques collectées, l’OAL a préconisé 40 cannes 06 tricycles. En sus, le personnel des services sociaux de Garoua Boulaï a sollicité une machine pour braille.

-Les personnes du troisième âge

Dans le même ordre d’idées, 671 personnes du troisième âge ont été identifiées. Il convient de relever cependant qu’il n’existe pas à Garoua-Boulaï des structures de prise en charge des personnes du troisième âge.

-Les réfugiés centrafricains

De part sa position frontalière, la commune de Garoua-Boulaï a servi de zone d’accueil pour les réfugiés centrafricains depuis le début des années 2000. On y dénombre 10901 réfugiés centrafricains répartis en 07 villages/ quartiers, dont 6 637 dans l’espace urbain de Garoua-Boulaï. Lesdits réfugiés ont accès aux infrastructures sociales existantes. Qui plus est l’appui des organismes du Système des Nations Unies et autres organismes internationaux d’action humanitaire a largement bénéficié aux populations locales. Parmi ces appuis ont relevé :

- la création d’un centre nutritionnel à l’Hôpital Protestant Luthérien de Garoua Boulaï ;

- l’équipement des formations sanitaires (Hôpital de District de Garoua-Boulaï, l’Hopital Protestant Luthérien, les CSI du district de santé de Garoua-Boulaï) ;

- la mise à disposition des infrastructures hydrauliques (puits, forages, châteaux) ;

- la création des champs communautaires ;  

L’Arrondissement de Garoua-Boulaï est composé de chefferies de 2e degré et des 3 e degrés, L’institution traditionnelle se compose des organes suivants : un chef du village, un conseil de notable   ou des sages, le chef de famille, un représentant légal choisit par le chef. La succession au trône est héréditaire. Toutefois le conseil de sage peut choisir en cas de non désignation du successeur du chef décédé. Zonage de l’espace communal

La commune de Garoua-Boulaï ne dispose pas encore d’un Plan Sommaire d’Urbanisation (PSU), ni d’un plan d’occupation des sols (POS) pour la description du zonage de l’espace communal. La ville de ne dispose pas non plus d’un directeur d’urbanisme.

3..2.8 Système foncier

Le système foncier dominant est traditionnel à cause de l’ignorance par les populations des procédures administratives d’obtention des titres fonciers. Les populations et la commune occupent et exploitent ainsi des terres non sécurisées.

3..2.9 Acteurs du développement local

Dans le cadre du développement local, un certain nombre d’acteurs interviennent dans la commune de Garoua-Boulaï. Les institutions internes identifiées sont réparties en plusieurs grands groupes :

- L’autorité traditionnelle ;

- Les associations de développement (APEE, COSA, COGE, etc.) ;

- Les Groupes d’Initiatives Communes ou GIC ;

- Les organisations religieuses (église catholique et protestante) ;

- Les organisations politiques ;

- Les organismes internationaux (IRD, Croix Rouge) ;

- Les ONG (EMI) ;

- Les groupes d’entraide (Tontines).

- Le Comité de développement de l’Arrondissement de Garoua-Boulaï bien qu’inactif jusqu’ici.

De manière générale, les acteurs de développement local sont caractérisés par une diversité d’actions concourant à l’éducation, la santé, la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire et l’épanouissement des populations locales.  

Principales infrastructures par secteur dans la Commune

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Du point de vue de l’hydraulique, la commune compte des forages, adductions d’eau (CDE, Scan water et privé). Il a également été identifié 21 sources assez souvent non aménagées. Pour satisfaire les besoins des populations, il faudrait réhabiliter des puits et forage, aménager des sources. Sur le plan énergétique, la commune dispose d’un réseau d’électrification AES-SONEL dans l’espace urbain de Garoua-Boulaï. Toutefois, certains quartiers ne sont pas bien desservis. Il a été préconisé :

- l’extension du réseau vers les localités urbaines et rurales contiguës (soit 30 km de ligne moyenne tension environ) ;

- la réhabilitation des réseaux électriques autonomes de Bindia et Nandoungue ;

- la promotion des énergies solaires.  

Commune carrefour, Garoua-Boulaï sert d’espace de transit vers le Grand Nord, le Grand SUD et la RCA. Sa desserte en réseaux routier est relativement bonne. En effet, on y accède depuis le Grand Sud par la route Nationale N°4 qui est bitumé, depuis la RCA par une route sous régionale bitumée et depuis la région de l’Adamaoua par une route en cours de bitumage.

Cependant la desserte de 03 villages (Nanamoya, Zamboï et Mborguene) reste assurée par des pistes rurales dont l’état dépend des saisons. Ces piste nécessitent un entretien régulier (réfection des ponts/ ponceaux, reprofilage).

Principales potentialités et ressources de la Commune

Le milieu biophysique de la commune de Garoua-Boulaï regorge de ressources.

  • Potentialités
  • Ressources

Les potentialités dont dispose la commune Garoua-Boulaï pour son développement peuvent être les suivantes :

- La population jeune et dynamique ;

- Le relief peu accidenté

- Le climat et la végétation favorables à l’agriculture et à l’élevage ;

- L’abondance et disponibilité des terres fertiles et exploitables ;

- L’existence des gisements d’or, de sable, de cuirasse et de diamant ;

- La présence de l’eau pour la construction de puits forage et l’aménagement des sources ;

- L’Existence d’une hydrographie assez dense ;

- La présence de forêts galeries ;

- La présence des marchés frontaliers.

Les principales ressources comprennent.

-Les recettes fiscales ;

- Les taxes communales directes et indirectes

- Les ressources transférées dans le cadre de la décentralisation ;

- Les organismes d’assistance aux réfugiés centrafricains et autres partenaires au développement ;

- Les recettes de l’exploitation du patrimoine communale.