COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BETARE-OYA

 

Maire  ADAMOU IYA Justin

Tél.       +237 673 27 52 58

Superficie de 12.600 km²

Nombre de Conseillers 25  

Localisation de la Commune

Créée le 07 juin 1955, la commune de Bétare-Oya est située dans la Région de l’Est Cameroun, Département du Lom et Djerem, Arrondissement de Bétare-Oya. Elle couvre une superficie de 12.600 km². Elle est limitée au nord par les arrondissements de Meiganga, Dir et Ngaoundal, au sud par l’arrondissement de Ngoura ; A l’est par la RCA et l’arrondissement de Garoua-boulai ; à l’ouest par les arrondissements de Bélabo et Yoko. L’arrondissement est traversé par la nationale n°1 qui va de Bertoua pour Garoua-Boulai. Un axe secondaire bitumé de 12 km relie le chef-lieu de l’arrondissement à la nationale n°1 au lieu-dit Ndokayo. La commune de Bétare-Oya compte 59 villages regroupés en trois cantons à savoir :

- Le canton Laï : Bétare-oya, Ndokayo, Mborguene, Gounté, Bongo, Kanzam, Zembe-Borongo, Sodenou, Bonga, oudoulaï, Ndanga-Gandima, Kongolo Petit, Kissi, Mbangbel, Mali, Monay ; Kpokeya (goudron), Tapare-salao, Gaba-Kede ;

- Le canton Yayoué : Touraké, Tigueda, Ibi, Bodomo-issa, mararaba, Gaïndara, Mbiboko, Boforo, Tapare grand, Mbale, Dang-patou, Mabele1, Mabele2, Kongolo Grand, Kpok-MBonga ; Kpokeya ; Oudou-laï, Dang-Haoussa+Zoubara, Bégoro, Gounté (traversée), Kassa-Ngaoundéré, Gbanbiri, Doyo, Daboule, Madépo, Dole Dang-Patou, Gaba-kede, Sarambi, Moïnam ;

- Le canton Mbitom : Mbitom, Pangar, Lom1, Liguim, Tête D’éléphant, Kawtal 1, Kawtal 2, Halamada, Gaïndara, Gboguera, Gbata ;

Milieu Biophysique

De type équatorial, le climat de Bétare-Oya comprend quatre saisons qui contribuent au développement de sa flore et de sa faune. Les caractéristiques de ce climat sont :

• Une grande saison de pluie qui s’étend de la mi-août à la mi-novembre,

• Une grande saison sèche qui va de mi-novembre à février ;

• Une petite saison de pluie qui va de mars à mai ;

• Une petite saison sèche entre juillet et mi-août.

Cependant, à cause de la poussée progressive de la déforestation et des changements climatiques, on remarque depuis quelques années des perturbations du cycle de pluies et des quantités d’eau recueillies par an.

Le relief de la commune de Bétare-Oya est relativement accidenté. C’est un relief situé à une altitude moyenne de 680 m environ. Par ailleurs, on relève également la présence des zones sensibles, les zones à risque et de quelques monticules de pierres qui parsèment les groupements et constituent une ressource non négligeable.

Les sols de la Région sont de type ferralitique. Ces sols sont graveleux ou latéritique et parfois pauvres en éléments nutritifs, acides et fragiles. Il existe également des sols Hydro morphes (20%) dans les vallées marécageuses. Ces sols présentent en certains endroits des gisements de sable, de latérite ou de pierre exploitable (carrière). De même par endroit, on note la présence d’Or (pierre précieuse).

La commune de Bétare-Oya est caractérisée par une savane péri forestière. Elle occupe 90% du territoire communal. Le reste du couvert végétal représente 1O% de forêt équatoriale primaire. La commune de Bétare-Oya compte une douzaine de villages disposant d’une forêt à fort potentiel de bois d’oeuvre exploitable industriellement. Cette forêt renferme de nombreuses essences dont les usages sont divers (pharmacopée traditionnelle, bois d’oeuvre, consommation de racines et fruits). Cependant, à cause de la proximité du chemin de fer et de la construction du barrage Lom-Pangar, l’espace forestier de la commune de Bétare-Oya subit une pression extérieure, obligeant progressivement le couvert végétal de certains villages comme Mbitom à diminuer. Certains de ces essences font l’objet d’une surexploitation illégale (phénomène de coupe illégale du bois), et anarchique par les populations de cette localité.

La faune est assez riche avec des espèces animales courantes (les antilopes, les singes, les rats palmistes, les porcs épics, les pangolins, les éléphants). On note également la présence des reptiles tels que le python. Dans la forêt qui couvre la commune, 18 espèces de mammifères ont été identifiées et 196 espèces d’oiseaux (suivant les informations reçues du poste forestier de Bétare-Oya). Cette faune est beaucoup plus concentrée dans la zone forestière de la commune. Parmi les espèces d’oiseaux identifiés, il y a 79 espèces qui appartiennent à une catégorie endémique à la Forêt Guinéo-Congolaise. De toutes ces espèces, nous avons le gorille, les éléphants, les pangolins géants et le chimpanzé qui sont les espèces protégées identifiées. Cependant, par le phénomène de la déforestation de nombreuses espèces (Gorilles – chimpanzés) s’éloignent, de même que des éléphants et des pangolins géants. Hydrographie

La commune est arrosée par deux principaux fleuves : le Lom et le Pangar. Ces deux cours d’eau reçoivent les eaux d’un important réseau de petites rivières dont les plus importantes sont : Mba, Mali, Mbal, et Kpawara.

Milieu Humain

La commune de Bétare-Oya, comme toutes les communes du Cameroun fut un village. En réalité, le peuplement de la commune de Bétare-Oya fut effectué suite à l’occupation bicéphale de l’actuelle République Centre Africaine (RCA). En effet, le chef Balaka (Baya) conduisit sa troupe pour s’installer avec le chef Kounde de la RCA. C’est ainsi que la RCA va se diviser suite à des mésententes. A la mort de Balaka, Nduimo, son successeur va conduire sa troupe pour une autre direction. Mais ses ambitions seront arrêtées par les foulbés qui l’abattirent. Son fils, Bétare-Waya, qui le succédera va à son tour refuser la cohabitation avec les foulbés et se diriger avec ses troupes vers le campement de chasse d’éléphants qui sera baptisé plus tard Bétare-Waya qui est traduit en français par Bétare-Oya.

Aujourd’hui, la commune de Bétare-Oya créée en 1955 abrite une population estimée à environ 63 882 habitants.

La Commune de Bétare-Oya abrite une population estimée à un peu plus de 63 882 âmes environ (Résultats des enquêtes menées par le CI2D). Le tableau 1 ci-dessous présente la répartition de cette population par village. La population est composée de plusieurs groupes ethniques à savoir : Baya (qui sont majoritaires), les Bororo, les foulbés, les haoussas, les Bamouns, les Vûtés (qui sont les autochtones à Mbitom) et les Mboum. Toutefois, l’influence de l’activité économique dans la Commune de Bétare-Oya a contribué à l’installation d’autres groupes ethniques qui sont : Kako, Mézimé, Maka, Beti, Bamilekés, Bassa, Bafia, sans oublier les populations venues des Pays voisins (tels que : les Centrafricains, Nigérians et Nigériens) et les occidentaux dans le cadre de l’exploitation minière. Cette population jeune dans son ensemble, en majorité agricole et minier, est sujet d’un fort courant de mobilité, conséquence de la pauvreté qui sévit dans la Commune. Entre autre, l’endogamie est considérée ici comme étant une pratique incestueuse à l’intérieur d’un lignage ; l’exogamie quant à elle est autorisée, car elle favorise le brassage entre les peuples.

L’habitat, en majorité rurale, est fait de maisons rectangulaires. Ces maisons sont faites en matériaux locaux et provisoires pour la plupart. Il s’agit des maisons en brique de terre battue appelées localement (potopoto), avec les toits en nattes de raphia à 90% environ. Cà et là on note la présence de quelques maisons avec des toits en tôles. Les maisons sont construites en bordure des routes desservant les communautés de la Commune. Ainsi la Commune est constituée de villages rues.

Les populations de la commune de Bétare-Oya sont essentiellement monothéismes, croient en un seul et unique Dieu. Cette population est en majorité d’obédience chrétienne (Catholique, protestante, pentecôtiste, témoins de Jéhovah) et une tranche de musulmans et de Baha’ies. Toute-fois, on note une forte croyance au fétichisme.

Activités Socio-économiques

La population de la Commune de Bétare-Oya est en majorité agricole à 60 %. On note, en dehors de l’agriculture, des activités secondaires telles que : l’exploitation minière artisanale (30%) (Qui prend de plus en plus de l’ampleur compte tenue de la hausse du coût de l’or ce qui réduit considérablement le nombre d’agriculteurs avec pour conséquence une faible production en denrée alimentaire), la chasse, la pêche, l’élevage, l’exploitation des ressources naturelles (carrière de sable, de pierre de sable et de latérite, les petits emplois temporaires, tels que la cueillette et la transformation des produits agricoles). Notons aussi l’exploitation artisanale des ressources forestières.

L’agriculture est la principale activité des populations de la Commune. Elle est marquée par les cultures vivrières et les cultures de rente. Dans les villages, l’agriculture apparait comme étant un secteur productif important. Aussi repose t’elle en grande partie sur la production des vivres pratiqués par les femmes et les hommes. Les cultures de rente qui constituaient une véritable source de revenus par le passé sont beaucoup plus réservées aux hommes.

-Agriculture vivrière

C’est une agriculture destinée beaucoup plus à l’auto consommation et se pratique dans les jachères .C’est également une agriculture itinérante sur brulis avec des cultures mixtes (banane plantain, macabo, manioc, arachide, maïs).Cette association de cultures occupe des superficies moyennes allant de un à deux hectares.

-Agriculture de rente

C’est une agriculture destinée à la vente .Elle est basée sur la culture du cacao, du café et du palmier à huile. Cependant, l’instabilité des prix en dégradation sur le marché mondial a fait reculer la production de ces cultures en faveur des cultures vivrières.

Dans ce secteur, l’exploitation est plus illégale. Le bois exploité ici est destiné à la fabrication des meubles, et à l’amélioration des conditions de l’habitat. Par ailleurs, cette forêt sert également à la collecte des PFNL tel que : le jansang (reconedendron hendolotii) les mangues sauvages (irvingra gabonensis) ; le petit et le gros rotin ; le fruit et l’huile de Moabi (baillonella toxisperma¨). Ces produits sont destinés à la pharmacopée et à l’artisanat. Le pourcentage réservé à la vente est réduit. Le petit rotin (eremospatha macrospa) et le gros rotin (lacosperma securdiflorum) constituent la matière première pour l’artisanat.

L’environnement naturel de la commune de Bétare-Oya est constitué d’une importante couche herbeuse renferment en majorité des graminées. Il s’agit d’un lieu de prédilection de l’élevage transhumant de bovins, des ovins, des caprins, de porcins et de la volaille. La commune est située au centre d’une zone d’élevage, mais cette activité connaît de multiples contraintes qui sont inhérentes à l’inorganisation des marchés, l’existence des conflits agro-pastoraux et le faible degré d’encadrement des éleveurs.

La commune de Bétare-Oya est dotée d’un fort potentiel hydraulique caractérisé par le fleuve Lom qui la traverse et la situation géographique au sud du plateau de l’Adamaoua. La réalisation du projet structurant du barrage hydro-électrique de Lom Pangar est une opportunité pour la réalisation des projets halieutiques. L’activité n’étant pas développé dans la commune (non maîtrise de techniques modernes de pêches et l’inorganisation des pêcheurs locaux), ces projets halieutiques peuvent apporter un appui aux riverains qui mènent l’activité de pêche de manière artisanale. La demande en sources de protéines halieutiques est constamment élevée dans la commune. Cette demande est satisfaite partiellement pendant la période allant de novembre à juin par les petits pêcheurs locaux. Le supplément est satisfait par les revendeurs des produits halieutiques avec tous les corollaires des problèmes liés à l’hygiène.

La chasse pratiquée est caractérisée par l’usage des pièges, l’utilisation des fusils de chasse, et la pratique de la chasse à courre. Cette activité pratiquée par 20% de la population souffre du manque d’organisation. Autrement dit, elle est peu développée. Cette chasse est non sélective, certes elle est utile pour la préservation de la culture, mais risquant pour la protection de l’environnement.

Cette activité est surtout pratiquée par les jeunes, les femmes et quelques vieilles personnes. La plupart des objets sont faits en matériaux locaux : bambou, rotins, bois, feuilles de palmiers, etc. Les objets fabriqués ici sont les paniers, les hottes, les mortiers et pilons, les pirogues.

Mené dans un second plan par les originaires de la commune, le commerce est une activité d’avenir. Il se caractérise par son exécution à plein temps et évolue de plus en plus dans l’informel. Ce secteur est pratiqué par les acteurs peu scolarisés, ce qui ne facilite pas la tâche de la collectivité à organiser ce secteur afin de bénéficier des taxes qui lui sont propres.

La prolifération du petit commerce étale le manque d’un cadre d’appui à ce secteur qui pourrait dans l’avenir emmener les producteurs à s’épanouir sans ambages dans les marchés périodiques existants où s’effectuent les échanges des produits agricoles, pastoraux, halieutiques et manufacturés. Les contraintes liées au développement du secteur de commerce local passent par l’inorganisation du secteur et la non construction des marchés.

Le sable constitue l’une des richesses naturelles de la commune. Toutefois, son exploitation reste encore limitée par apport au potentiel de sable de la zone. Selon l’organisation et la capacité de travail. Les carrières de latérites et de pierres rencontrées de part et d’autre, sont également des secteurs d’activités qui, bien organisés, pourraient contribuer efficacement à la résorption du taux de chômage dans la commune.

Il existe certaines formes de transformation des produits agricoles. Ces transformations sont artisanales et ne concerne que le manioc. Le manioc est transformé en farine et en bâton de manioc. On peut aussi citer la fabrique des briques de terre. Nous remarquons également que malgré la forte exploitation d’or dans la commune, il n’existe aucun circuit de transformation locale.

Le secteur touristique est non développé dans la commune, malgré la présence de certaines potentialités dans le secteur tel que : des lacs abandonnés, la flore, des forêts sacrées, les grottes (Monaï, Tapare-Salao) et les chutes d’eau sur certains cours d’eau. Notons ici l’absence des établissements touristiques comme les hôtels.

Le système d’épargne et de crédit est renforcé dans la ville de Bétare-Oya par la présence en son sein d’Alpha Fund, Express Union et de MC², qui facilitent les transactions bancaires entre la commune et d’autres localités du pays. L’on note également l’existence des tontines dans tout l’arrondissement et la présence de la CAMPOST.

L’exploitation traditionnelle de l’or par les habitants constitue une activité qui rivalise l’agriculture parce qu’apportant des réponses aux besoins ponctuels du ménage comme acquisition des outils agricoles ou d’autres objets ménagers.

Malgré ce potentiel, l’orpaillage traditionnel ne profite pas toujours aux producteurs parce que ceux-ci n’interviennent pas dans la collecte des produits et se contentent des miettes correspondantes à la vente réelle du produit opérée par les collecteurs étrangers. La présence du CAPAM depuis quelques années régularise la situation et organise les orpailleurs traditionnels.

Le secteur privé est très développé grâce l’exploitation industrielle de l’or. Plusieurs compagnies d’exploitation minière y sont installées, nous avons entre autre C and K mining, CAMINCO, SCEM. Cette présence des sociétés minières ne va pas sans conséquence, la principale étant le boom démographique remarqué ces dernières années. Les populations se livrant de plus en plus à l’activité minière au détriment des autres activités telles l’agriculture, l’élevage.

Principales infrastructures par secteur

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Dans la commune, le processus d’électrification rural n’a pas atteint sa vitesse de croisière, car tous les villages de la commune utilisent encore des lampes tempêtes pour s’éclairer. D’aucun s’éclairent pratiquement à l’aide des groupes électrogènes. Toute-fois, il faut noter que, seul le périmètre urbain de Bétare-Oya qui dispose d’une centrale thermique est amplement connecté au réseau, mais la grande majorité beigne encore dans l’obscurité.

La commune de Bétare-Oya n’est pas desservie par un réseau CDE. Comme conséquence, les populations s’approvisionnent en eau dans les cours d’eau, les sources, les puits et exceptionnellement dans les forages. Elle compte à ce jour des forages équipés de pompes à motricité humaine réalisés pour certain, avec le concours du ministère des Mines et du UNHCR. La commune dispose également des puits et d’environ 79 autres ouvrages hydrauliques non aménagés. L’on remarque aussi la présence du réseau SCANWATER. Malheureusement en panne. Les populations font recourt à d’autres sources d’approvisionnement. Environ 44% de la population s’approvisionnent dans les puits et sources non aménagées, 46% dans les rivières et 10 % seulement, ont accès à l’eau potable. Infrastructures sportives et culturelles. La commune manque d’espace de loisirs pour les jeunes. Cependant elle dispose d’un stade de football dans la ville de Bétare-Oya où sont organisés des championnats de vacances. L’on remarque aussi la présence dans divers villages des espaces verts aménagés comme aires de jeux.

Le déplacement à l’intérieur de la commune est rendu difficile à cause de l’enclavement de certaines localités et l’absence de routes entre certains villages. Le manque de suivi et d’entretien sur les routes existantes les rend impraticable à toute saison, c’est le cas des villages Dang-Patou et Kissi. Le réseau routier de la commune est constitué de la national n°1 Bertoua - Garoua-Boulaï et d’un axe secondaire desservant le chef-lieu de la commune.

Dans le canton Mbitom, le déplacement se fait uniquement par le chemin de fer et ce dernier ne serrait viabilisé que par l’ouverture de l’axe Doyo-Mbitom.

Dans la commune, le téléphone portable répond ici à deux opérateurs à savoir MTN et ORANGE. Le fixe de CAMTEL est indisponible. La commune dispose d’une radio diffusion communale qui émet dans tout l’arrondissement. La télévision émet dans la commune via une antenne parabolique Infrastructures psychosociales

La Commune de Bétare-Oya n’est pas riche en infrastructures psychosociales. Au total, il existe 12 salles communautaires (dont 1 équipée à Bétare-Oya, une non équipée à Doyo et 10 en construction : Dang-Patou, Tapare, Mali, Ndokayo, Mararaba, Bouli, Mbitom, Zembe-Borongo, Bangbel et Kongolo grand) et une maison du Parti à Bétare-Oya.

La commune de Bétare-Oya dispose d’un marché au centre commercial de la ville de Bétare-Oya. Ce dernier se trouve dans un état de délabrement avancé. On dénombre aussi 6 autres marché dans l’espace communal (Ndokayo, Mbitom, Dang-Patou, Tapare, Mabele2, kpok-mBonga). Cependant, ces marchés ne disposent d’aucune infrastructure visible, toutes les activités se passent en plein air.