COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BELABO

 

Maire  ZE Boniface Honoré

Tél.     +237 677 49 38 43
      

 

Superficie de 6 000 Km²

 Nombre de Conseillers 25

Localisation de la Commune

La Commune de BELABO est située à l’Est du Cameroun, dans le Département du LOM et DJEREM à une distante d’environ 80 Km de Bertoua, chef-lieu du Département. En outre, la Commune s’étant respectivement entre 5°9 de latitude Nord, 10°26 de longitude Est. Elle couvre une superficie de 6 000 Km² pour une population estimée à 45 559 habitants (RGP, 2005) et est limitrophe au Nord par la Commune de BETARE OYA, à l’Est par la Commune de MANDJOU, au Sud-Est par la Commune de BERTOUA 1, au Sud par les Communes de NSEM et MINTA, au Sud-Ouest par la Commune de DIANG, à l’Ouest par la Commune de YOKO.

Milieu physique

Le relief de la Commune est assez diversifié et très peu accidenté. Il tient son originalité des différents mouvements tectoniques qui ont eu lieu aux temps géologiques. Ce relief laisse apparaitre comme particularité des petites collines de faible altitude dont la moyenne se situe entre 500 et 800 mètres. Les collines sont séparées de vallées qui servent de lits à la plupart des rivières qui traversent la Commune pour se jeter au fleuve Sanaga.

Le climat de la région est équatorial, de type guinéen avec des températures varient de 20°C entre Juillet-Août et 30°C entre Janvier-Février. La pluviométrie moyenne annuelle au cours de l’année 2008 fait état de 117 jours de pluies pour un total de 1 816.1 mm de précipitations. Il vient que la pluviométrie observée est bimodale, traduisant ainsi une zone équatoriale marquée par quatre saisons d’inégales durées :

- La grande saison sèche (mi- Octobre à mars)

- La petite saison sèche (Juin à mi- Août)

- La grande saison de pluie (de mi-Août à Octobre)

- La petite saison de pluie (de mars à juin).

Le réchauffement de la planète observé ces dernières années induit des changements climatiques dans la zone avec pour corollaire, la perturbation du calendrier agricole résultant du décalage des saisons sus citées.

Selon R. LETOUZEY (1985) la Commune de Belabo est située dans la région floristique guinéo - congolaise- Domaine de la forêt dense humide semi-caducifoliée. Proche de la limite forêt – savane, elle présente des unités phytogéographiques relevant de deux sous-ensembles : le secteur guinéo-soudanien avec ses différents faciès de savane, et le secteur forestier semi-caducifolié.

- Les savanes péri forestières, avec toutes gradations entre savanes boisées et savanes herbeuses, occupent 1/3, soit 2 000 Km2 de l’espace géographique communal. C’est ainsi que nous distinguons :

- Savanes péri forestières arbustives à Terminalia glaucescens. Ces savanes sont rarement densément boisées. A côté de Terminalia glauscescens, n’atteignant que 8 à 10 mètres de hauteur, on trouve Annona senegalensis, Bridelia ferruginea, Crossopteryx febrifuga, Cussonia arborea, Ficus, Hymenocardiaacida,…Le tapis herbacé est constitué pour majeure partie d’Hyparrhenia diplandra accompagné d’autres espèces du même genre. Par embroussaillement et développement d’un dense recru ligneux, ces savanes peuvent se transformer en jeune forêt dense des zones marécageuses certainement marquées par la teneur en eau du sol et du réseau hydrographique.

- Savanes intra- et péri forestières herbeuses à Imperata cylindrica, Pennisetum purpereum, raphia et marantacée. Elles représentent le plus souvent un stade évident de jachères après cultures.

Malgré l’absence d’un inventaire forestier systématique, les principales espèces de bois en exploitation dans cette zone sont les suivantes : les Sterculiacées, Ulmacées, Say/Kossipo (Etandrophragmacandolei), Say/Sapelli (Entandrophragma cylindicum), Sipo (Entandrophragma utilis), Ayah/ Maobi (Baillonna toxisperma), Mang/ Iroko (Milicia excelsa), Issa/ Bibinga (Naucleadiderrichii), Evindi/ Ebene (Nauclea diderrichii), Essadoum/ Fromager (Ceiba pentandra) Djangsang (Riccinodendron heudolotti), Eru/okok (Gnetum africanum). En ce qui concerne les produits forestiers non ligneux (PFNL), la présence d’un grand massif forestier à Deng Deng, est un atout pour la promotion de la cueillette. Les PFNL sont nombreux et divers cependant, leur exploitation demeure traditionnelle et artisanale. Les espèces Djangsang (Riccinodendron heudolotti), Eru/okok (Gnetum africanum), sont plus exploitées par les populations riveraines sont celles qui sont aussi bien consommées dans les villages et vendues au niveau du marché de Belabo.

La Commune de Belabo est traversée par le fleuve Sanaga et ses affluents. Le régime des fleuves et des rivières de la commune de ce commun est très dense. Le principal fleuve est la Sanaga. Par ailleurs, on note la présence de nombreux ruisseaux et les marigots tarissent pendant la grande saison sèche.

Les sols de la Commune sont en majorité ferralitiques, argilo sablonneux ou argilo limoneux que l’on retrouve généralement dans les plaines avec par endroit une curasse latéritique. Ils se caractérisent par leur faible capacité de rétention des éléments nutritifs et s'épuisent rapidement. La texture latéritique caractérise la présence des blocs rocheux recouverts d’un manteau latéritique de roches altérées. On note également la présence des sols hydro morphes rencontrés dans les bas-fonds, très riches en matière organique. Cependant, ces sol sont le plus souvent inondés d’eau pendant les saisons de pluies et peu drainés en saisons sèches. La fertilité des sols de la Commune est bonne dans l’ensemble et offre de bonnes potentialités de mise valeur agricole. Pour ce qui est des ressources minières, les recherches n’étant pas très poussées dans cette région, les gisements de sable constituent les principales ressources minières de la Commune. On y retrouve aussi des roches exploitables sous forme de gravier dont la plus grande carrière se trouve dans le village EBAKA1, à ce jour exploitée par la CAMRAIL. L’exploitation de ces ressources reste très faible.

La Commune compte plusieurs espèces biologiques, à savoir : les mammifères, les oiseaux, les amphibiens, les reptiles, les papillons etc. Cette biodiversité faunique est menacée à cause des actions anthropiques aux rangs desquelles ; la coupe illicite du bois et le braconnage pratiqués par les populations. La faune domestique quant à elle est très pauvre et peu diversifiée. Elle est constituée de volailles (poulets, canard), de porcs, chèvres et d’animaux de compagnie (chiens, chat).

En effet, au regard du potentiel de l’écosystème de la commune, il en ressort qu’il regorge de nombreuses potentialités favorables au développement des activités agricoles tout au long de l’année. Entre autres, on peut citer ; un climat favorable, une pluviométrie abondante, de nombreuses rivières et autres ressources forestières et halieutiques abondantes susceptibles de générer des revenus aux populations. Toutefois, il n’en demeure pas moins qu’on y rencontre aussi de nombreuses contraintes: l’abondance de l’eau et l’humidité ambiante qui sont des facteurs favorables au développement des endémies à l’instar du paludisme et d’autres maladies endémiques.

Milieu humain

La Commune de Belabo a été créé en 1982 après que la localité ait été érigée en arrondissement. Les populations s’accordent à affirmer que la gare ferroviaire de BELABO et la SOFIBEL (Société Forestière et Industrielle de Belabo) sont à l’origine de la création de cette unité administrative. En effet avec la construction en 1969 de ladite gare et en 1977 de la SOFIBEL, les activités économiques autour du quai ont attiré les populations en quête d’emploi et contraint celles-ci de s’installer non loin des rails, formant au fil des ans une grande agglomération. Son origine remonte dans les années 1960 lors du tracé de la voie ferroviaire trans camerounais avec les colons français ; l’un des français, ingénieur de son état M. DELON, se rapprocha de la famille Saleng où il se renseignadu nom du village auprès d’une dame nommée ABENG ETSE, cette dernière lui répondit Bel-Abo d’où l’origine du nom Belabo.

La population de la commune de Bélabo s’élève à 45 559 habitants. L’observation de cette figure montre que la population de Belabo est jeune. 74,8% de la population se concentre dans la tranche d’âge de 15 à 59 ans. Cette main d’oeuvre jeune pourrait être capitalisée dans la mise en oeuvre des activités de developpement.

La religion chrétienne d’obédience catholique est la plus importante, et représente près de 60% des adeptes religieux. Les autres religions sont aussi présentées au sein de la Commune : L’église islamique rassemble les populations musulmanes du grand Nord et une forte concentration de la communauté Bamoun. On note aussi la présence des autres confessions religieuses à l’instar de l’Eglise Protestante du Cameroun, l’Eglise Evangélique du Cameroun, l’Eglise Presbytérienne et l’église Adventiste du 7è jour. Au plan culturel, l’attachement des populations aux pratiques et autres rites culturels reste très variable, définissant la Commune de Belabo comme un berceau d’une grande diversité culturelle.

La population de la Commune de Belabo est composée de plusieurs ethnies réparties en quatre (04) grands groupes sociologiques notamment : les Bobilis, Képere Woutchaba, Deng-Deng et Pol, qui sont les autochtones. Ils représentent en moyenne 75,2% de la population totale. Ensuite, les populations allogènes composées des Musulman du grand Nord, les Bamoun, les Betis et les Bassa. Ces derniers représentent les 24,8% de la population de la Commune. Malgré cette diversité ethnique, les populations possèdent un fond socioculturel commun notamment en ce qui concerne le mariage et la famille. En plus, elles sont pro-natalistes dans leur majorité, du fait des coutumes, des mentalités et de la tradition. Au plan linguistique, les populations font usage de plus de 05 langues dialectales parmi les quelles ; le Bobilis, le Pol, le Képéré, le Bamoun et le Haoussa. Toutefois, cette diversité idiomatique ne remet nullement en cause la coexistence pacifique des différents groupes. Malgré cette richesse linguistique, les langues héritées de la colonisation, notamment le français et l’anglais, sont les seules langues officielles et de scolarisation, tout en servant principalement de véhicule des échanges à travers la Commune. absence quasi-totale de l’organisation des activités de fait du caractère cosmopolite de la Commune.

Ndemba I, Adiah, Djangane, Ndoumba-Olinga, Yanda Bobilis, Essandjane, Esselegue, Essamiem, Yoa, Ekak, Ndoumba Kanga, Belabo Village, Ebaka I, Yebi, Biombé, Ekombitié, Koundi, Yoko-Betougou, Mbethen II, Mbethen I, Dondi, Viali, Yambeng, Bombi, Kano, Mambaya, Mansa, Hona, Gbadanga, Kalbé, Gomdong, Woutchaba, Dimong, Dimbam, Mbea, Londjia, Sikoudji, Pouthey, Mbambassi, Lom Pangar, Ouami, Deoule, Haman, Deng-Deng, Kambo Kassi, Goyoum, Lom II, Mbaki I, Mbaki II, Satando, Mbaki-Village, Mbambo, Sakoudi, Climat de l’Est, Oyack, Sappeli, Socopao, Elobi, Belabo-Village, Mekok-Melondo, Akok-Mekel I, Akok-Mekel II, Ebaka II, Lom-Pangar.

Dans la commune de Belabo, il n’existe pas de phénomènes d’enfants de la rue en raison de la situation semi-rurale de la commune. Toutefois, il faut signaler la présence des couches vulnérables, des personnes en situation de précarité telle que les handicapés moteurs, visuels, des vieillards et des orphelins.

Principales activités économiques

L’économie de la Commune de Belabo est essentiellement primaire, à prédominance agricole et commerciale. Les produits vivriers sont d’abord destinés à l’autoconsommation des populations et l’excédent est commercialisé afin de disposer des revenus additionnels. L’artisanat, le commerce des PFNL et le sciage sauvage du bois viennent au second rang. Les autres secteurs (élevage, agro-industrie, artisanat, tourisme) sont embryonnaires. On note une absence quasi-totale de l’organisation des activités de fait du caractère cosmopolite de la Commune.

L’agriculture dans la Commune, joue un rôle de premier plan dans l’économie locale car, elle génère des revenus, garantit l’autosuffisance alimentaire, représente une source d’emplois pour la population active estimée à 65%. Les productions agricoles dans la Commune s’appréhendent essentiellement en deux grands ensembles: les cultures d’exportation ou de rente et les cultures vivrières. S’agissant des cultures de rente, on constate à quelques exceptions près que les productions des principales cultures (cacao et café robusta) ont stagné lorsqu’elles n’ont pas simplement régressé au cours de ces dernières années. Les cultures vivrières, quant à elles sont reparties en quatre (04) grands groupes : les céréales les plantes à tubercules et racines comestibles ; L'importance relative de ces cultures vivrières s’est accrue considérablement au détriment des cultures de rente, témoignant ainsi de la capacité d’adaptation des exploitations paysannes à leur environnement socio-économique, face à la chute régulière des cours mondiaux des produits de rente. Il importe à cet effet de noter que la plupart d’entre elles ont connu des améliorations sensibles de productivité et de production grâce à l’encadrement rapproché PNVRA et de certains Programmes spécifiques notamment le Programme maïs. Le tableau ci-dessous donne les grandes tendances des rendements de quelques-unes des cultures vivrières.

La pêche est reste une activité périodique dans la Commune. La saison sèche constitue un espace temporaire par excellence pour le déploiement de cette activité. Elle est pratiquée dans les principaux cours d’eau notamment: la Sanaga, Lom, Pangar, Mbouti et Djérem par une frange moins importante (en moyenne 10% de la population) constituée des hommes et des femmes. La performance de ce sous-secteur fait état d’une production annuelle moyenne de 07 tonnes depoissons au cours des années 1980 (DD-MINEPIA, 1980), qui à ce jour culmine à peine à 3 tonnes. Une tendance similaire est observée pour la production des poissons fumés commercialisés sur les marchés périodiques de Djangané et Ndemba I ainsi que sur le marché permanent de Belabo. En général les captures proviennent à 100% de la pêche artisanale.

Les techniques et les outils utilisés sont principalement ; hameçons, nasses, filet dormants, la ligne et le barrage, qui malencontreusement est une pratique incompatible avec la gestion durable des ressources de la faune ichtyologique. Les principales espèces collectées sont : les silures, les poissons vipère, les carpes, les capions, etc.

Cependant, on relève la présence de deux (02) étangs piscicoles des 300 m² chacun, propriété du GIC EPA. Les espèces élevées sont notamment ; les Tilapias, clarias et hétérosis, avec une production annuelle de 15 tonnes.

L’élevage domestique constitué essentiellement de petits ruminants, porcs et volaille, est pratiqué de manière traditionnelle dans tous les villages. Ces animaux sont laissés en divagation, avec pour corollaires ; la destruction des cultures dans les jardins de case et l’hygiène et salubrité dans les villages. L’activité constitue une source de protéines toujours disponibles et une garantie de revenus pour les populations. Malgré l’absence de statistiques fiables, il est admis que ce cheptel n’a pas connu une nette amélioration ses dernières années.

Au regard de cette situation, il en ressort que la commune produit en moyenne 59,7t de viande par an contre une demande 530 T d’où la nécessité de porter main forte à ce secteur porteur de revenus.

L’activité commerciale est assez développée dans la Commune de fait du positionnement stratégique de la ville de Belabo (porte d’entrée et de sortie de la Région de l’Est, traversée par le chemin de fer qui relie Douala à Ngaoundere) et en perspective la réalisation des projets structurants tels que ; le barrage hydroélectrique de Lom-Pangar. En outre, l’espace urbain communal est un pôle commercial important, en faveur de l’implantation de nombreux projets. Par contre dans les villages, on rencontre des boutiques, échoppes, buvettes ou cafétéria. Le commerce est exercé majoritairement par 3 757 femmes, soit 45% contre 1 069 hommes soit 13% de la population active. L’activité s’effectue les Mercredi et Dimanche sur les marchés périodiques de Ndamba I et Ndjangané, ou tous les jours sur le Marché permanent de Belabo. Malgré leur taux de fréquentation élevé, ces marchés ne disposent pas d’équipements marchands adéquats. Le flux des échanges est animé par les braiseuses de poisson, les vendeurs ambulants, call boxer et les revendeuses (Bayam Sélam) qui animent quotidiennement le marché de Belabo.

Les forêts denses de type ombrophile et semi caducifoliée recouvrent en moyenne 2/3 soit

4 000 Km² de l’espace communal. Elles ont connu une forte exploitation entre 1977 et 1996 sous la période d’activité de la SOFIBEL (Société Forestière et Industrielle de Belabo). Dans cette forêt fortement dégradée, l’activité actuelle est la coupe du bois de chauffe et la création de nouvelles plantations agricoles. On trouve cependant, deux grands massifs forestiers dans les cantons Pol, Képéré Deng Deng, et Képéré Woutchaba. Ces massifs sont constitués principalement des essences exploitables. Selon les inventaires réalisés dans les massifs forestiers de Deng Deng et de Woutchaba, exploitées respectivement par les sociétés PLACAM, SFW et Pangeotis Marilis, le potentiel ligneux compte près de 80 espèces exploitables dans les conditions actuelles du marché. Deux (2) UFA (Unité Forestière d’Aménagement) dans le massif forestier de Deng Deng, exploitées respectivement par les sociétés PLACAM et SFW (Société Forestière Wandja) ;

- une UFA dans la localité de Dimong, exploitée par la société Pangeotis Marilis ;

- une forêt communautaire en exploitation à Koundi, propriété du GIC Doh ;

- un Parc National à Deng-Deng pour la protection de la biodiversité d’une superficie d’environ 58 091,54 hectares ;

- une forêt communale en voie de classement ;

- une forêt de recherche et d’expérimentation située à Ndemba I et appartenant à l’antenne de l’Université de Dschang de Belabo.

L’activité de chasse mobilise un grand nombre de jeunes dans la Commune. Elle est pratiquée toute l’année et fait partie de l’alimentation protéique des populations dont le surplus est revendu sur le marché. Les techniques cynégétiques pratiquées principalement autour des plantations ou dans les marécages régulièrement fréquentés par les animaux et même dans les forêts sont : la chasse au fusil, le piégeage, la chasse à courue. L’intensité de chasse a légèrement diminué à cause des barrières des agents du Poste Forestier qui fouillent régulièrement les véhicules.

Cette récolte d’origine végétale ou animale fait le quotidien des populations riveraines et même pour une grande partie des populations urbaines. Les PFNL d’origine végétale sont des plantes ou parties de plantes (les écorces, les feuilles, les fruits, les amandes, les tiges, les racines, les tubercules, les bulbes, les résines, les sèves, les fleurs et le fourrage) et de champignons. Ceux d’origine animale regroupent les parties d’animaux. Ce sont des peaux, des plumes, des cornes, des griffes, des dents, des os, des excréments, du sang, de la soie, du miel, différents organes, des animaux eux -mêmes jusqu’aux termites. Les espèces plus exploitées sont celles qui rentrent directement dans l’alimentation.

Les ressources naturelles quant à elles sont en rapport avec : les sols et les carrières. Les ressources minières sont prépondérantes. La Commune dispose des carrières de sable, pierres et latéritiques localisées à EBAKA I, LOM II, EBAKA II, OUAMI, HAMAN, MANSA, MGBADANGA, SATANDO et MBAMBO. Toutes ces carrières sont exploitées de manière artisanale et gérées par les populations riveraines. Ce pendant aucune taxe d’exploitation n’est reversé à la Commune.

Le domaine de l’artisanat reste près qu’en léthargie du fait du désintéressement des jeunes à l’activité. Les artisans opèrent dans le secteur informel. Il s’agit des sculpteurs et des tisserands. L’encadrement de ce secteur d’activités est absent du fait qu’aucun organisme appuyant l’artisanat local n’intervient à Belabo. Toutefois, les artisans sont dans une large majorité des personnes dévouées et appliquées à leurs besognes. Ils sont confrontés aux difficultés d’acquisition des matières premières. Les principaux produits sont les pots, les canaris et les foyers améliorés.

Principales infrastructures par secteur

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

La commune de Belabo est alimentée par le réseau électrique Haute tension d’AES/SONEL. Cependant, le processus d’électrification rural n’a pas encore été amorcé dans 46 villages sur 62 que compte la commune. La majorité des communautés de Belabo utilise encore des lampes tempêtes à base de pétrole pour s’éclairer.

La commune dispose d’un réseau local de distribution d’eau. Elle compte à ce jour des puits, forages équipés de pompes à motricité humaine réalisés avec le concours de l’Etat et des partenaires. La commune dispose également des sources non aménagées. L’on remarque aussi la présence du réseau SCANWATER dans 6 villages. Les populations font recourt à d’autres sources d’approvisionnement. Environ 80% de la population s’approvisionnent dans les sources non aménagées, 10% dans les rivières et 10 % seulement ont accès à l’eau potable.

                                                                  

La commune manque d’espace de loisirs pour les jeunes. Cependant elle dispose d’un stade de football non aménagé dans la ville de Belabo où sont organisés des championnats de vacances. L’on remarque aussi la présence dans divers villages des aires de jeux non aménag.

La commune de Belabo dispose d’un important réseau routier dont, seulement 15 Km sont bitumés de Ndemba I à Belabo et 379 Km de routes en mauvais état.

  • Télécommunication
  • Infrastructures psychosociales
  • Infrastructures marchandes

Dans la commune de Belabo le téléphone portable répond ici à deux opérateurs à savoir MTN et Orange, la radio diffusion et la télévision locale sont les différents médias difficilement accessibles. Le téléphone fixe est déjà encore opérationnel même l’Internet. Cependant, il se pose encore de nombreux problèmes de réseau et de connexion.

La Commune de Belabo n’est pas riche en infrastructures psychosociales. Au total, il existe 15 foyers communautaires qui font office d’infrastructures psycho sociales issues des retombées du passage du Pipeline.

Il existe un marché communal au centre de Belabo. Ce dernier a besoin d’une amélioration avec la construction de nouvelles infrastructures et deux marchés périodiques : NDEMBA I (01) et NJANGANE (01).