COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NGUELEBOK

 

Maire  LOUMBOUA Emmanuel

Tél.        +237 699 99 03 16

Superficie de 1 469 Km2  

Nombre de Conseillers 25

Localisation de la commune

Située dans le Département de la Kadey, région de l’Est, la commune de Nguélébok est limitée au Nord et au Nord-ouest par l’arrondissement de Dimako, à l’Est par l’arrondissement de Batouri et au Sud par l’arrondissement de Mbang. Elle est reliée à Batouri, son Chef- lieu de Département, par une route en terre, de praticabilité saisonnière et longue de 45 km. Elle s’étend sur une superficie de 1469 Km2. La Commune comporte 32 villages, qui sont principalement des villages rue. L’ethnie majoritaire est le kako ; on y rencontre également les minorités Bakas et Bororos ainsi que des Haoussas et des Bamouns.

Histoire de la Commune

La Commune de Nguélébok est une commune relativement jeune. Elle a été créée en 1995. Un an plus tard elle est devenue opérationnelle. Depuis lors plusieurs Maires se sont succédés à sa tête. M. LOUMBOUA Emmanuel, le Maire actuel, est le troisième à siéger à la tête de la Commune.

MILIEU BIOPHYSIQUE

En ce qui concerne les aspects climatiques, la commune de Nguélébok est soumise à un climat équatorial de type guinéen classique à quatre saisons. Au cours de l’année, les saisons se succèdent de la manière suivante :

-Une petite saison des pluies de mi-mars à juin,

-Une petite saison sèche de juin à mi-août,

-Une grande saison des pluies de mi-août à mi-novembre,

-Une grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars,

Les précipitations annuelles oscillent entre 1500 et 2000 mm et les températures varient autour de 23°C.

Les sols sont à dominance ferralitique de couleur caractéristique rouge et ont donné lieu par endroit à des formations (concrétions) latéritiques. Le relief dominant est relativement plat avec une altitude moyenne qui oscille entre 600 et 760 m. Le paysage est celui d’une pénéplaine accidentée par endroit, supportant un couvert forestier dense ainsi que des enclaves de savane et quelques espaces marécageux. Des pentes un peu abruptes peuvent être observées, mais elles restent très localisées.

Le réseau hydrographique n’est pas très dense. Les principaux cours d’eau sont : Doumé, Miéri, Jetti, Zotie, Nol, Touki, Sangoe et Yanzama. Le plus représentatif de par sa longueur et son débit est le fleuve Doumé. Les cours d’eau sont riches en espèces halieutiques. On note le poisson vipère (Parachara obscura), les silures (Clarias sp), le tilapia (Oreochromis niloticus), la carpe (Lutianus sp).

NGUELEBOK appartient au domaine phytogéographique Camerouno-congolais, caractérisé par une forêt dense humide sempervirente de moyenne altitude dite « forêt congolaise », alternant avec la forêt semi-décidue et des enclaves de savane. Les familles végétales dominantes dans cette forêt sont les Méliacées et les Sterculiacées et dans la savane on retrouve beaucoup plus les Combrétacées, les Sterculiacées et les Ochnacées perdant leur feuillage en saison sèche. On observe également une alternance des plantations de cacaoyers et de caféiers ainsi que des champs vivriers. Les principaux produits forestiers non ligneux (PFNL) qu’on y retrouve sont : Gnetum Africanum (okok), Irvingia Gabonensis (Andok), Rhicinodendron Heudelotii (djansan). Les nombreuses espèces de lianes que l'on trouve dans les forêts sont d'une utilité particulière aux populations, pour la fabrication du mobilier de maison. Le vin de palme extrait du palmier à huile (Elaeis guineensis) et du raphia (Raphia hookeri) entre dans le cadre d'une véritable stratégie d'alimentation des populations. Ses qualités gustatives, son caractère vitaminé, énergétique et surtout socioculturel font de lui la boisson préférée des populations rurales.

La faune dans la commune de Nguélébok est relativement riche. Les espèces les plus rencontrées se présentent comme suit : Céphalophe bleu, Lièvres, Antilopes, Pangolins, Chats Tigre, Vipères, Porc-épic, Rat palmiste, Silures, Tilapias, Carpes, Poisson Courant,Poisson Vipère.

MILIEU HUMAIN

Les populations autochtones de Nguélébok font partie du grand groupe Bantou qui sont une composante importante des peuples qui vivent dans le bassin du Congo. Après de longues migrations ponctuées par de multiples péripéties comme les guerres, elles on occupé les sites actuels.

La population de Nguélébok, selon les résultats du recensement général de la population de 2005, est de 10 411 habitants. Elle est estimée aujourd’hui à près de 11600 habitants. La densité de la population est de 8 habitants au kilomètre carré.

Groupes ethniques et relations inter-ethniques

Nguélébok connaît un brassage important de populations d’origines ethniques diverses. Les Kako constituent l’ethnie majoritaire. On y rencontre également les minorités : les Baka, Bororos ainsi que des Haoussas et des Bamouns. Toutes ces ethnies vivent en relations harmonieuses.

Religion

Au plan religieux, le Christianisme est la principale religion pratiquée, suivi par l’Islam. La religion musulmane est particulièrement présente dans le village Koba. On note également l’existence de l’animisme.

Habitat

L’habitat est en général de type traditionnel. Les constructions sont faites en terre battue ou en planches, avec des toitures en tôles ou plus souvent en nattes de raphia. On y retrouve quelques maisons en matériaux définitifs. Les cases ont la forme rectangulaire.

Activités Socio-économiques

C’est la principale activité économique de la population (environ 80% de la population active). On y pratique deux types de cultures : les cultures de rente (Café robusta, cacao, l’hévéa) et les cultures vivrières (manioc, maïs, arachides, haricots, piments, tomates, macabo, banane plantain, patates). L’agriculture vivrière est pratiquée avec des techniques et des outils rudimentaires sur de petites superficies variant entre 0,3 et 1ha. Les jachères sont pratiquées et leur durée moyenne est de deux ans. Les distances des habitations aux champs varient entre 500m et 7km. L’agriculture alentours des habitations est confrontée au phénomène de divagation des animaux domestiques qui détruisent les cultures. Les périodes de pointe dans les activités agricoles se situent entre Janvier et Mars et entre Juin et Août. Une partie des produits agricoles est utilisée pour l’autoconsommation et l’autre partie est commercialisée pour générer des revenus aux producteurs. Il s’agit en général d’une agriculture qui associe dans les mêmes champs des arbres fruitiers et des cultures vivrières. Parmi les cultures de rente, le cacao est d’introduction récente. L’extension du verger cacaoyer est favorisée par le niveau élevé des prix aux producteurs, mais les agriculteurs se heurtent à la faible disponibilité du matériel végétal. En revanche, le caféier robusta est cultivé dans la zone depuis l’époque coloniale. Seulement, à la suite de la baisse drastique des prix du café des années 90, les planteurs l’on pratiquement abandonné. Depuis, il tarde à renaître de ses cendres, étant donné les prix encore trop bas.

Les espèces les plus importantes sont : les bovins (surtout à Koba), les ovins, les porcs et les caprins. Il s’agit d’un élevage extensif. Les bovins de Koba parcourent les pâturages du village à longueur de journée, surveillés par les bergers. Les éleveurs Bororos en majorité connaissent des problèmes agro-pastoraux du fait de la destruction des cultures par les bêtes. Les élevages de volailles, de porcs, d’ovins et de caprins, sont faits en divagation et les produits sont en général destinés à l’autoconsommation.

Les activités de pêche sont périodiques (en saison sèche) et sont pratiquées dans le fleuve Doumé et dans d’autres cours d’eau et rivières de la Commune. Les espèces trouvées sont : le Tilapia appelées « Mbégou », le capitaine d’eau douce, les silures, « le poisson courant », le brochet, les crevettes et les crabes. Les techniques de pêche utilisées sont : le filet, l’hameçon, la nasse et les barrages dans les rivières et les marigots. Les pêcheurs sont les natifs des villages riverains. Depuis quelques années, les pêcheurs ont observé un appauvrissement des eaux en poissons et autres espèces aquatiques. Cet appauvrissement est causé par les mauvaises pratiques de la pêche (utilisation des produits toxiques déconseillés, le barrage, les filets non conformes…). Les produits de la pêche sont utilisés pour l’autoconsommation et la commercialisation.

La chasse est pratiquée par quelques personnes dans tous les villages. Les espèces les plus chassées sont les petits gibiers. Ces espèces sont destinées à l’autoconsommation et la vente à l’état frais ou fumé. Il s’agit du lièvre, du porc-épic, du pangolin, des antilopes, de la biche, du rat, des singes, du varan, des hérissons, du chat tigre et des écureuils. Les techniques utilisées sont le piège au câble, la lance, la chasse au chien et l’arme à feu. Il n’existe pas de chasseurs étrangers.

Bien que les forêts aient été longuement exploitées (légalement ou de manière frauduleuse), la commune dispose encore d’un important couvert forestier. La commune de NGUELEBOK comprend trois Unités Forestières d’Aménagement (UFA) et fait partie de l’Association des Communes Forestières du Cameroun (ACFCAM). La commune a en projet de créer une forêt communale. Trois forêts communautaires sont en activité dans la commune. Il s’agit des forêts communautaires de DIMAKO II, de NGOULMEKONG et de Djassi. Les PFNL sont récoltés ou ramassés dans les forêts par les femmes, les hommes et les enfants. Il s’agit des mangues sauvages (Irvingia gabonensis) , du ndjansan (Ricinodendron heudoletii), des chenilles, du vin de palme, des lianes sauvages, champignons, escargots, miel, raphia et plusieurs espèces de plantes utilisées pour l’alimentation et la pharmacopée. Une partie de ces produits est commercialisée et procure des revenus aux populations.

L’artisanat est pratiqué dans presque tous les villages. Les objets fabriqués sont : le lit, la natte, le mortier, les paniers à partir du raphia et des lianes. Ces objets ont à la fois un usage domestique et commercial.

La distribution des biens est pour l’essentiel informelle et concerne les boissons industrielles (bières, sucreries…) et quelques produits de première nécessité. Toutefois on note l’existence de 03 échoppes au centre- ville. Il n’y a pas de magasin, pas de complexe commercial, pas de gare routière construite, pas d’abattoir et pas de pépinière communale. Les savons et le sucre sont des produits courants. Par contre le pain et l’huile de cuisson industrielle sont assez rares. Les femmes cuisent et vendent les beignets ; elles se ravitaillent en farine de blé et en levure  au marché de Batouri.

Ces transformations sont artisanales et ne concernent pour l’essentiel que le manioc, le maïs et le vin de palme. Le manioc est transformé en farine et en bâton de manioc et le vin de palme en boisson forte et incolore appelée : Haah ! On peut aussi citer l’extraction de l’huile de palme.

En dehors des grumiers et de quelques véhicules personnels, le principal moyen de transport dans la localité c’est la moto.

PRINCIPALES INFRASTRUCTURES PAR SECTEUR

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Energie et Eau

Il existe un réseau électrique non fonctionnel (encore en cours d’exécution) à Nguélébok. Le réseau compte 20km de moyenne tension et 5Km de basse tension. On dénombre des forages, des puits et sources aménagées existent.

Poste et Télé Communication

Les postes et télé communications accusent un grand retard avec l’absence des réseaux téléphoniques mobiles MTN et Orange sur toute l’aire communale. Cependant, on note la présence des antennes paraboliques.

Infrastructures sportives et culturelles

La commune manque d’espace de loisirs pour les jeunes. L’on remarque aussi la présence dans divers villages des espaces verts aménagés comme aires de jeux.

Routes

La commune de Nguélébok est desservie par divers axes routiers qui sont :

-Batouri–Nguelebok 45 Km, état passable ;

-Nguelebok - Nzembele Par Bitamyen-Sangoe-Konga-Ngoutou-Lelo-Nol-Dimako 2 (45 Km), état passable ;

-Nguelebok - Nyamsambo Par Ngoulemekong (10km), état passable ;

-Nguelebok - Kambamyeri Par Nguikouassima-Gabaleta (17 Km), état passable ;

-Nyamtibi 1 - Koba Par Kamba Myeri (19 Km), mauvais état ;

-Nyamtibi 1 - Ndengoro Par Melambo-Bello-Meloupo-Djassi-Djal-Ndoumbe-Dem 1-Mboufou-Godanga-Gonga-Gounte Village-Ndem Nam Gounte Carrefour (47 Km), mauvais état ;

-Nyamtibi 2 - Axe Nyamtibi 1 – Ndengoro (10km), mauvais état ;

-Gounte Carrefour – Fona (10km), mauvais état ;

-Babetho - Koba Par Bitamyen-Mbenmbyo (33km), état passable.