COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

NDELELE


 

Maire   BOSSI Raymond

Tél.   +237 675 54 34 05
        +237 699 78 50 56

  

Localisation de la commune

La commune de Ndelele est située dans le département de la Kadey, Région de l’Est Cameroun. Elle est limitée au Nord par la commune de Batouri, au Sud par la commune de Gari gombo, et à L’Ouest par la commune de Mbang à l’Est par la rivière Bombette qui fait frontière avec la République Centrafricaine, au Nord Est par le fleuve Kadey qui la sépare de la commune de Bombe. Elle s’étend sur 4000 Km² et Comprend 03 espaces urbains (Ndelele, Mindourou et Yola), 65 villages et 08 campements Baka répartis comme suit :Vers l’Ouest par : Andembiamo, Bekaré, Gbagbele, Ngalando, Dongali, Dongongo, Belengou, Nakombo, Tindi, Tikondi, Kentzou II ; Vers le Nord par : Hepi, Gavela, Pana I, Pana II, Alanda, Kobi, Mbembesso, Seingbot, Ngotto, Sobolo, Parnet, Sangalé, Danko-Sopélé, Wosso, Banga, Aïto, Sembé III, Ndoumbé, Bekele, Dimé, Mepouta, gamago, Belita, Soné; lissey, bélé Ndelélé

Vers le Sud par : Alouma, Bouno II, Loumbé II, Bouno I, Lélé, Ngombé, Loukouloukou, Ndanko, Ngomandjokou, Dang-Li, Gbagbale, Ngoko ; Vers l’Est par : Nakpassa I, Loumbé I, Nakpassa II, Bassia, Napion, Bié, Sembé I, Lissambé-Kadey, Ndelélé II-Ampoh, Wassa, Mbondoua II, Mbelé, Mbondoua I, Ndong, Lindi, Panawa, Mbombeté, Ngouna, et 08 campements Baka, Etom, Touni, belekoubou, Bangué, bombito, Ndondje- Ngotto.

Milieu biophysique

Le climat équatorial de type guinéen y prédomine, il connait des perturbations avec le réchauffement climatique que connait la planète, les saisons sont repartie selon le schéma suivant :

-Une petite saison de pluie qui s’étend de mars à juin ;

-Une petite saison sèche qui va de juillet à aout ;

-Une grande saison de pluie qui va de septembre à novembre ;

-Une grande saison sèche qui va de décembre à mars.

Selon qu’on se déplace de la savane (situe vers la partie nord et couverte d’un sol de type sableux argileux) vers la foret (qui couvre toute la partie sud de sol latéritique). On y rencontre également aux abords du fleuve Kadey et des rivières, des sols sablonneux.

Sur le plan géographique on y retrouve un relief peu accidenté constitué de plaine, de vallées et de quelques collines de faible altitude.

Il est assez dense, est constitué d’un fleuve, la KADEY, qui traverse la commune sur le flanc nord- Est et se jette directement dans la Sangha (bassin du Congo) la rivière DOUME est principal affluent du cote de Mindourou.

La flore est essentiellement constituée de forêt dense et de savane arborée parsemée de forêts galeries. C’est une forêt semi décidue où dominent les ulmacées et les sterculiacées. Parmi les espèces rencontrées on peut par exemple citer: l’Ayous, l’Emien, le Fraké, le Bossé, l’Iroko, L’Aningré, l’Eyong, l’Alep, l’Abalé, le Padouk rouge. D’autres espèces végétales non ligneuses sont également rencontrées à l’exemple de l’Irvingia gabonensis, le Cola Acuminata, le Gnetum africanum, le rotin et le raphia. La faune est riche, Les espèces animales courantes rencontrées dans cette partie du pays sont les lièvres, les porcs Épics, les hérissons, les rats palmistes. Plusieurs espèces animales jadis rencontrées dans la zone ont quasiment disparues (c’est le cas par exemple des grands félins). Les abords du fleuve Kadey sont fréquentés par les hippopotames en saison sèche. Lorsque la population d’hippopotames est importante, il arrive parfois que les paysans en retrouvent dans leurs Champs environnants la kadey.

Milieu humain

Les anciens nous enseignent que la commune de Ndelele tire son origine d’un regroupement de populations venues du sud soudan vers 1919, fuyant les guerres tribales. La communauté commandée par Mbassa dont le petit frère, grand guerrier assurait toujours l’arrière garde au retour des combats. La communauté obligée de l’attendre chaque fois le surnomma « Ndelele » qui signifie « trainard », ce nom qui désignait alors la descendance de ce guerrier fut plus tard entériné par le colon, puis par l’administration. Le district de Ndelele crée en 1959 est érigé en arrondissement, le 26 Décembre 1962 par la loi n° 62/10/COR la commune de Ndelele est créé.

-Taille et structure de la population

Les rapports du RGPH3 font Etat d’une population de 20 000 habitants, Néanmoins, trois sources de données peuvent être évoquées : Les chiffres fournis par la commune font état d’une population 24104 habitants, soit une densité d’environ 6.026 habitants au km². Cette densité est relativement faible. Les chiffres de la carte sanitaire font état de 45 000 habitants répartis en six aires de santé. Les données collectées sur le terrain font état d’une population de 47000 habitants inégalement répartis en 68 villages et 08 campements Baka. Du point de vue de sa structure, le ratio homme-femme est quasiment nul. Population jeune représentant 46,4%, elle nécessite des infrastructures sociales adaptées aux besoins de la jeunesse. La pyramide d’âge ci-dessous, illustre le caractère jeune de la population par sa base large et son sommet rétréci.

Principales ethnies

L’arrondissement de Ndelele compte en son sein deux principaux groupes ethniques : les Bantous d’une part qui représentent une large majorité de la population et les Baka minorité autochtone de la forêt. L’organisation sociale de ces groupes diffère l’une de l’autre.

-Les Bantous sont constitués de l’ethnie Kako ; regroupe en deux cantons (Bera et Mbessembo), qui constituent la population la plus importante de la commune de Ndelele. La migration des populations à la recherche d’emploi et des débouchés a favorisé l’installation d’autres groupes ethniques Yanguére, Foulbé ; Béti, Bamoun, Bamiléké, Bassa). Chaque village est administré par un chef traditionnel de « 3è degré ». Dans la plupart des cas, le chef de village auxiliaire de l’administration hérite de sa fonction d’un parent ayant occupé le même poste. Mais, il arrive des fois qu’il y ait plusieurs aspirants à la succession du chef défunt ou grabataire, dans ce cas les notables sont sollicités pour aider à la désignation du nouveau chef. Ce choix est entérine par l’autorité administrative en intronisant officiellement le préposé. Chaque chef de village, est entouré des notables (capitas) généralement représentatifs des grandes familles du village. Ils sont choisis par leurs familles respectives. Et jouent auprès du chef le rôle de conseiller. Ils l’assistent lors dans la gestion des litiges familiaux. Par ailleurs, ils sont également les représentants du chef dans leurs différentes familles et le remplacent lorsque ce dernier est absent. Le chef dans cette partie de la région a un pouvoir relativement limité sur ses administrés. Ce dernier a plus les attributs de substitut de l’autorité administrative locale que celui de gardien des traditions tel que observé dans d’autres sociétés, à l’instar de l’Ouest ou du nord Cameroun. En dehors de ces chefs de 3ème degré, on rencontre également deux chefs de 2ème degré. Il s’agit des chefs des deux cantons existants dans le territoire communal. Ce sont les cantons de Kako-Bera et Kako-Mbessembo. A la différence des chefs de 3è degré installés par le sous-préfet, ceux-ci sont installés par le préfet du département. Ils sont aussi assistés, dans l’exercice de leurs fonctions, par des notables. Ces derniers sont désignés ou nommés parmi certains chefs de villages que compte le canton. Le mode de désignation de cette catégorie de chef est également la succession. L’unité la plus importante de ce groupe ethnique est la famille. C’est ce qui explique le fait que tout soit défini en fonction des familles, tel que le choix des notables, la résolution des conflits, le partage des espaces agricoles, la répartition des espaces de pêche, le mariage. Les relations interpersonnelles sont hiérarchisées et le statut social est souvent fonction du niveau de richesses matérielles accumulées.

-Les Baka

Dans la société Baka, de façon générale, l’autorité réside dans le groupe et non en une personne. Au sein de ce groupe, les relations sociales sont égalitaires. Certaines personnes occupent des positions de prestige ou de pouvoir, jouant des rôles précis dans la prise de décision et la régulation de la vie au sein du campement. Il s’agit notamment du Kobo (Patriarche), du Kobo à woss (Matriarche), du Wakaho (messager) et du Ngangan (devin et guérisseur). C’est ce Kobo qui est présenté comme le plus sage et la voix la plus autorisée dans plusieurs domaines de la vie sociale du Baka. C’est lui qui arbitre les litiges de la communauté avec en cas de besoin l’aide de tous les hommes ayant également atteint le statut de Kobo. Toutefois, il est utile de signaler que de façon officielle, la société Baka reste sous l’influence Bantou notamment chaque campement baka est place sous l’autorité d’un notable de la chefferie bantou du village le plus proche. Le mode d’enterrement du pygmée est similaire à celui du Bantou sauf en ce qui concerne le Kobo. Dans ce dernier cas, on creuse entre les empattements d’un baobab une excavation à l’intérieur de laquelle sa dépouille est installée et recouverte de feuilles d’arbres. Jadis, il était usuel que le campement soit abandonné mais cette pratique a quasiment disparu du fait de la sédentarisation des Baka.

- Conflits (inter tribaux, ethniques, résolution, autres). Les conflits récurrents sont liés à l’occupation des terres arables, à l’accès aux ressources naturelles, à la divagation des bêtes, aux querelles politiques et aux divers problèmes familiaux. Pour les résoudre, les plaignants font d’abord recours au « capita » ou notable. Si le litige n’est pas résolu, les concernés vont voir le chef de village. S’il n’y a pas toujours de solution, le chef rencontre le chef canton. C’est après ces étapes que l’on peut recourir à la brigade de gendarmerie. La plainte déposée chez le chef est généralement accompagnée d’une somme qui varie entre 500 FCFA et 2500 FCFA. Le plaignant et l’accusé déposent le même montant chez le chef. Quelques fois, à la suite d’un tribunal coutumier, il y a dédommagement ou alors un arrangement à l’amiable. Mais pour les problèmes de terre cultivables, les « capitas » se rendent souvent sur le site à problème pour rétablir les limites de terrains.

Religion et croyances

Trois grands groupes religieux émergent dans l’espace urbain et sont classés par ordre d’importance comme suit :

- Le christianisme : il se partage entre l’église catholique, l’église presbytérienne du Cameroun, les mouvements pentecôtistes (mission du plein évangile, Communauté Missionnaire Chrétienne Internationale (C M C I), l’église adventiste, l’église évangélique, les témoins de Jéhovah.

- L’Islam

- Les Religions Traditionnelles Africaines (R T A) : forte croyance à la pratique de la sorcellerie. Il faut signaler chez les Baka, une autre forme de croyance basé sur le « djengui » dont les contours restent très peu connus.

Deux types de mouvements migratoires sont relevés :

- l’exode rural des jeunes qui vont vers les centres urbains à la recherche des emplois rémunérés ; - les migrations agricoles qui sont saisonnières : au cours de celles-ci les populations se déplacent des villages vers les zones de culture laissant un vide dans les villages. On relève également des transhumances chez les éleveurs bovins surtout en saison sèche (décembre, janvier février, voire mars). Et de plus en plus vers les sites d’exploitation aurifères.

La majeur partie des villages de la commune sont des villages rue. L’habitat y est aligné le long des axes routiers. Il s’agit pour la plupart de l’habitat spontané, fait de cases carrées et assez souvent en matériaux locaux (brique pétrie, toit de chaume ou de nattes de raphia).

Populations Vulnérables

Les groupes vulnérables ci-dessous ont été identifiés dans l’espace communal. Il s’agit :

-Des orphelins et autres enfants vulnérables du fait du VIH (connus sous le vocable d’OEV) ;

-Des handicapés (handicapés moteurs, aveugles/ mal voyants, sourds, muets/ malentendants) ;

-Des personnes du troisième âge ;

-Les personnes vivant avec le VIH.

2005 par le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), le programme de prise en charge des orphelins et enfants vulnérables du fait du VIH a permis d’identifier plus de 7000 OEV et d’en d’appuyer plus de 1000 dans la région de l’Est de 2005-2008. Cet appui multiforme (scolaire, nutritionnel, sanitaire, psychosocial et juridique) a été repris grâce aux fonds UNICEF depuis 2009. Il est mis en oeuvre par le Ministère des Affaires Sociales à travers les OAL. Il ressort des bases de données disponibles que des 467 OEV ont été identifiés dans la commune de Ndelele. Seuls 150 d’entre eux ont pu bénéficier d’un financement. Beaucoup reste donc à faire au regard du nombre identifié.

38 handicapés dont 28 handicapés moteurs et 10 visuels. Pour ce qui est des équipements, on peut relever (des chaises roulantes, Béquille, Aucune cannette blanche) ;

Compte tenu de l’espérance de vie assez faible en zone rurale en général, et dans la région de l’Est en particulier, le nombre de personnes de troisième âge s’avère réduit. Environ 112 ont été dénombrés.

La saisie de cette variable n’est pas une sinécure tant la stigmatisation relative à cette affection morbide est ancrée dans la population. Il existe par conséquent une sous-évaluation du nombre de PVVIH dans les villages. 03 PVVIH ont été signalées. Ce qui est évidemment peu, comparé à la séroprévalence connue de la région de l’Est. En outre i existe au centre de sante catholique une association des personnes vivant avec le VIH.

Activités économiques

L’agriculture est la principale source de revenus. Elle est repartie entre culture de rente et culture vivrières. Parmi les activités agricoles vivrières on trouve les racines et tubercules (manioc, igname, patate, Macabo), les céréales (maïs, sésame), les fruits et légumes et des oléagineux (arachides, soja) qui prennent davantage de l’ampleur.

Essentiellement constituée de l’exploitation des produits de carrières tels que le sable et la cuirasse à des fins de construction n’est menée qu’à une échelle artisanale.

L’activité minière, est embryonnaire on dénombre quelque 05 chantiers d’or dans la commune Dans la zone de Yola à Ngouna.

L’élevage fait partie des domaines d’activités porteurs dans la commune de Ndélélé. Parmi les espèces couramment rencontrées en élevage on note les porcins, la volaille, les Caprins, les ovins et les bovins. Plusieurs sous-produits d’élevage se rencontrent également dans l’arrondissement. Il s’agit notamment du lait de vache et du beurre que produisent les bororos.

La commune de Ndélélé est une vaste zone de transhumance. Elle se fait de Batouri vers Ndélélé et yokadouma, soit de la RCA vers Ndelele et vice versa. Ce mouvement est le transit des animaux vers les marches de yokadouma. Cependant, cette transhumance facilite la propagation des maladies animales qui Déciment les bêtes et réduisent par ce fait même le cheptel dans tout le territoire. Les maladies courantes des animaux varient en fonction des espèces.

L’exploitation forestière est pratiquée par deux sociétés, l’ALPI GRUNCAM de Mindourou qui exploite l’UFA 1051, et la SFIL de NDENG qui exploite l’UFA 1052, et la 1026. Un projet d’acquisition d’un foret communal est en cour. Quelques paysans pratiquent une exploitation artisanale pour des usages courants Pêche et pisciculture. La pêche et la pisciculture sont des activités faites de manière artisanale et saisonnière. Quelques étangs piscicoles ont été dénombrés çà et là. Mais la production halieutique demeure faible comparée aux potentialités offertes par la commune. La pêche est pratiquée dans les cours d’eau et étangs surtout en période d’étiage (saison sèche). La production est essentiellement destinée à la consommation locale. Sa pratique est également artisanale. Il s’agit notamment de la pêche à ligne, la pêche à la nasse, la pêche au barrage et de la pêche au filet. Les produits de pêche sont très souvent destinés à l’autoconsommation et seule une infime partie est réservée à la vente. Si les femmes exercent cette activité dans les cours d’eaux et les rivières environnant leurs villages, les hommes de leur côté pêchent dans le fleuve Kadey. Aux abords du fleuve, mis à part les natifs de la commune de Ndelélé, on rencontre également les Nigérians (secteur Mindourou) et plusieurs centrafricains impliqués dans l’activité de pêche fluviale. Parmi les espèces capturées, on cite les carpes, les tilapias, les silures, les poissons vipères, les crustacés. La pêche n’étant pas organisée, et aucun pêcheur ne tenant un journal de pêche, les estimations récoltées ont été très approximatives.

La chasse est traditionnelle. C’est une activité génératrice de revenus pratiquée par les Populations. Cependant, la pression des eaux et forêts sur les braconniers et l’éloignement du Gibier du fait de l’exploitation forestière ont permis de diminuer les prélèvements sur la faune Sauvage, Malgré leur caractère rudimentaire, les techniques de chasse sont suffisamment dévastatrices Dans la mesure où elles ne permettent pas des prises sélectives. Parmi elles ont peut citer : le Piégeage au câble d’acier, l’usage des armes à feu et la chasse à cours. il a été difficile aux planificateurs d’obtenir des informations sur les niveaux de prélèvements du gibier, toute fois, sur le marché on retrouve, le pangolin, le lièvre, le singe, les serpents , le proc épic, le hérissons ;

Contrairement à certaines communes reconnues pour leur activité artisanale, la commune de Ndelele n’est pas très impliquée dans ce type d’activité. L’art ici se limite à la fabrication de quelques objets usuels (panier, nasse de pêche, briques, nattes.Les couturiers en zone rurale sont à un nombre très réduits et les coiffeurs quant à eux sont quasi inexistants. Par contre, en zone urbaine, on en trouve quelques-uns exerçant dans ces différents domaines.

L’activité commerciale concerne essentiellement la vente et l’achat des produits du secteur primaire. Il s’agit :

-la vente des produits agricoles ;

-la vente des produits de l’élevage (petits ruminants, volaille, produits forestiers non ligneux);

-la vente des produits forestiers ligneux (bois d’oeuvre) et non ligneux (kokos, chenilles, champignons, chenilles, rotin).

-D’une manière globale, la commune ne dispose pas de marché d’envergure, en dehors des marchés de Ndelele et Bombette qui voit venir les acheteurs venus de la RCA.

               La transformation

Elle est limitée aux produits agricoles. Parmi ceux-ci, la transformation du manioc en farine constitue une place de choix. Mais toute cette activité de transformation demeure artisanale, peu durable et orientée vers la consommation locale.

Le Tourisme

En dépit de nombreuses potentialités touristiques (marre aux hippopotames, campements Baka, étendues lacustres, etc) la commune connaît très peu d’activités touristiques. En effet l’absence de structures d’accueil, l’insuffisance d’aménagement des sites, et l’absence d’évènement culturel explique la faible importance du tourisme pour cette commune. Cependant, des initiatives sont entreprises pour doter la commune des sites touristiques aménagés comme c’est le cas dans les villages Sonè et Mepouta, Banga, tous situés aux abords du fleuve Kadey. Sur chacun de ces sites, est construit avec l’appui du ministère du tourisme un mirador, permettant d’observer les hippopotames. L’accès à ces sites se fait par des pistes malheureusement peu entretenues. Actuellement, le moyen de transport le plus aisé, pour s’y rendre, est la moto. Une meilleure valorisation de ces sites permettrait à la commune d’y récolter quelques devises. Les infrastructures d’accueil sont surtout des auberges à Ndélélé et Mindourou ; Yola, qui peuvent être considéré comme les principaux espaces urbain de la commune. Ces infrastructures gagneraient en améliorant la qualité des services et surtout l’hygiène.

Epargne et crédit dans l’espace communal

Facteur de développement de l’activité économique dans l’espace communal l’épargne et le crédit à travers les structures de micro finance mérite d’être étudié ici. Seul la Campost est dispose d’un bureau, mais souffre d’une faible appropriation par le publique et d’un manque de moyens pour étendre son activités. Il existe également des tontines et autres modes d’épargne et de crédit local. L’accès aux micros crédits reste faible. Ceci est une entrave à l’essor de l’activité économique.

La récolte des produits forestiers non ligneux

Elle se fait en forêt ; les principaux produits récoltes sont ; le koko, le djansan, le Ndo’o ; champignons, les chenilles ; les escargots et autres fruits sauvages.

Principales infrastructures par secteur

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

A l’observation, les formations sanitaires de la Commune de Ndelélé souffrent du manque D’électricité. Ce qui en dit long sur les risques que courent les praticiens et surtout les malades quand on sait que dans certains de ces centres se font les opérations Chirurgicales. Sur un tout autre plan on peut également remarquer qu’à Mbondoua I il manque de latrine et un point d’eau et qu’à Ngotto il n’y a toujours pas de salles d’hospitalisation. Dans l’ensemble tout de même, l’infrastructure de santé paraît en bon état excepté le cas des toilettes à l’hôpital de District de Ndelélé et au centre de santé de Ngotto. Ces formations sanitaires souffrent d’une insuffisance en personnel et matériel de soins.

L’accès à l’eau potable reste encore faible et parfois quasi nul dans certaines localités. Des forages ont été comptabilisés lors du diagnostic. Nous avons aussi recensé des puits dont réhabiliter. Des réseaux d’adduction d’eau notamment un château du réseau scanwater existe à Mindourou, ces points d’eau ont été réalisé pour la plus part par GEOFOR et d’autres par CARE Cameroun.

Pour ce qui est des infrastructures électriques, seules la localité de Ndelele dispose d’un système d’électrification décentralisé fonctionnel, On peut ainsi constater que la commune de NDELELE reste très peu desservie en électricité.

Ici encore, beaucoup reste à faire car la couverture par les réseaux GSM reste presque nulle pour tous les villages du Canton Mbessembo dont Mindourou est le principal espace urbain Seuls les villages situés à moins de 10 km de Ndelele, ou la commune voisine de Kentzou disposent d’une couverture réseau assez stable grâce à la proximité des antennes de relais (ORANGE, MTN,) implantées à Ndelele et Kentzou. On note également la présence d’un bureau de poste voie d’installation d’un relaie Camtel. La seule radio camerounaise émettant dans la zone est la radio communautaire appelée Radio Référence de Ndelélé (FM 103.5). Elle est une oeuvre communale qui a commencé à fonctionner le 19 Mai 2005 et a été inaugurée le 15 septembre de la même année Les programmes sont diffusés en langues nationales (français et anglais) et en langues locales (Baka, Kako, Yanguelé).

La commune de Ndelele dispose d’en moyenne 106 km de route non bitumée et assez peu entretenue et bénéficie du passage de la route départementale qui traverse la commune sur une distance moyenne 70 km. Dans ce secteur, beaucoup reste encore à faire. On dénombre également 06 barrières de pluie dont 04 à réfectionner et 05 buses dégradées.

Elles sont essentiellement provisoires et sont en majorité l’oeuvre des éleveurs qui le plus souvent pratiquent un élevage en divagation Le centre zootechnique de Ndelele n’est pas construit.

Dans ce domaine, on dénombre des hangar de marché et des espaces de marché périodiques dont celui de bombette mérite une attention particulière car très fréquente par les populations transfrontalières. On y trouve aussi des séchoirs et 02 magasins de stockage (Ndelele ; kobi) Infrastructures d’encadrement psycho sociales. La commune de Ndelele compte 01 centre multifonctionnel notamment à Ndelele qui n’est malheureusement pas Construits ; et est provisoirement hébergé par un bâtiment communal il comporte une salle de réunion et du matériel de couture. Du point de vue culturel, 02 foyers culturels dont un en ruine a été répertoriés à Ndelélé et un autre à Mindourou.

Il existe quelques infrastructures sportives dans la commune. Un complexe multisport à Ndelélé ; un stade plus ou moins réglementaire avec une tribune dans la localité de Mindourou a été mis à disposition par la gruincam. Dans la plupart des villages, la cours de l’école est régulièrement investie et transformée en aire de jeu.

Principales potentialités et ressources de la commune

En dépit de l’exode rural essentiellement juvénile et masculin, la principale ressource dont dispose Ndelélé c’est la foret et une terre fertile. Une population agraire et pastorale en majorité dont l’activité est boostée par de nombreux projets d’appui gouvernementaux (PACA, PNVRA) et multilatéraux (PDR-Est). Zone d’activités primaires, constitué de vastes superficies agraires, des sols fertiles et une pluviométrie adéquate. Ces potentialités impliquent une activité agricole considérable. Enfin, l’exploitation des carrières permet d’approvisionner la ville de Bertoua en agrégats qui sont utilisés comme matériaux de construction. Les carrières de sable ou de cuirasse sont une activité économique importante qui contribuera à l’essor de la commune. Le tableau qui suit résume les ressources de la commune.