COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BATOURI

 

Maire DIMBA GOMBO Pierre

Tél.      +237 677 22 09 94
           +237 697 02 69 61

Créée par décret n° 230 du 07 Juin 1955

Superficie de 5 786 km2

Nombre de Conseillers 31

Localisation de la Commune

La commune de Batouri est située dans le département de la Kadey, dans la région de l’Est. La commune de Batouri a été créée par décret n° 230 du 07 Juin 1955 du Ministère de l’Administration Territoriale. Elle couvre une superficie de 5 786 km2. Elle est limitée au nord par l’Arrondissement de Ketté, à l’Est par la RCA, au Sud-Est par l’Arrondissement de Kentzou (frontière RCA) ; au Sud par les Arrondissements de Mbang et Ndélelé, à l’Ouest par le Département de Lom et Djerem.

Milieu biophysique

Au cours de l’année, les saisons se succèdent de manière suivante : La petite saison des pluies de mi-mars à juin, La petite saison sèche de juin à mi-août, La grande saison des pluies de mi-août à mi-novembre, La grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars. Cette alternance de saison influe grandement sur le régime des pluies dans la zone de Batouri. La commune de Batouri est soumise dans son ensemble à l’influence d’un climat équatorial chaud et humide de type guinéen classique à deux saisons de pluies entrecoupées de deux saisons sèches.

Les précipitations annuelles moyennes se situent entre 1500 et 2000 mm (hauteur moyenne mensuelle de pluie sur les 25 dernières années : 1700). La température moyenne de la région oscille autour de 23°C. Dans des telles conditions, on peut cultiver une gamme variée de tubercules, céréales et fruits toute l’année.

Le relief dominant de la commune de Batouri est relativement plat et avec une altitude moyenne qui oscille entre 600 et 1000 m d’altitude. Le paysage est celui d’une pénéplaine accidentée par endroit, supportant un couvert forestier et de savane. Des pentes abruptes peuvent être observées, mais elles restent très localisées. Deux principaux types de sols se rencontrent dans cette localité à savoir les sols ferralitiques et les sols hydro-morphes. Les sols hydro-morphes se rencontrent essentiellement dans les zones marécageuses et aux abords des cours d’eau. Le matériel parental est essentiellement composé de quartzites et de granites. La Commune est une réserve des terres fertiles exploitables.

Le réseau hydrographique est constitué des nombreuses rivières (BELINGONGA, MONDIM, DJENGOU, BOKOTO, KPWANGALA, BOUNGMAMA, MAMA, BIL, TOUKI, NOL, DJA ET DJENGUE) qui se convergent toutes vers le fleuve Kadey.

La végétation comprend une savane herbeuse au nord et une forêt luxuriante au Sud. L’Arrondissement présente des alternances de savanes herbeuses, de galeries forestières qui font place au Sud à la grande forêt sur une pénéplaine qui s’abaisse du Nord-Ouest au Sud-est dans une altitude moyenne de 700m. L’Exécutif communal a initié le processus de classement et de gestion durable de la forêt communale de Batouri ; initiative qui a eu l’accord du conseil municipal et le soutien du Centre Technique de la Forêt Communale (CTFC). La forêt communale est constituée par un bloc de forêt de 14 326 hectares d’un seul tenant située entre les axes routier Batouri – Ndélélé d’une part et Batouri-Lila d’autre part. Le bloc de forêt concerné a été réservé dans le plan de zonage du Sud Cameroun élaboré par le Ministère de l’Environnement et des Forêts en 1995. La zone forestière communale est caractérisée par des formations végétales qualifiées de forêt dense humide sempervirente, alternant avec la forêt semi décidue à grandes superficies de forêts marécageuses. Les familles dominantes sont : (les Combrétacées, les Sterculiacées, les Méliacées, les Ochnacées).

La Commune de Batouri est pauvre en faune sauvage. Les grands mammifères ont complètement disparu. Les rares espèces rencontrées sont entre autres les aulacodes, les céphalophes, les serpents boa, les cricétomes, les athérures. Il n’existe pas d’aire protégée.

Ressources minières

Batouri est une zone minière. On y retrouve de nombreux puits d’or à exploitation artisanale. Une société minière (AFRICA ORA) conduit des travaux de prospection dans la commune en vue de déterminer le potentiel en or et en Diamant. Notons en passant que l’attraction des populations par l’exploitation minière bien qu’artisanale est tellement forte qu’elle est à l’origine de la déperdition scolaire des jeunes dans les localités riveraines des chantiers d’or. A côté de l’or et du diamant, il existe dans la plupart des villages, des gisements de pierres (moellons) et de sables encore sous exploités.

Atouts, potentialités et contraintes du milieu biophysique

Le milieu biophysique de la commune de Batouri regorge d’un certain nombre d’atouts/potentialités. Il s’agit :

- Relief peu accidenté

- Climat favorable à l’agriculture et à l’élevage ;

- Abondance et disponibilité des terres fertiles et exploitables ;

- Existence des gisements d’or, de sable, de moellons et de diamant ;

- Existence des sources d’eau aménageables ;

- Existence d’une hydrographie assez importante ;

- Végétation abondante et diversifiée (savane arbustive, forêt) ;

- Disponibilité des pâturages ;

Le milieu biophysique de la commune de Batouri présente aussi quelques contraintes à savoir :

- Destruction de l’environnement du fait de l’exploitation minière anarchique et artisanale (bouleversement/détournement du lit des cours d’eau, création et abandon de multiples trous dans les espaces agropastoraux) ;

- Perturbations climatiques;

- Chasse et pêche par empoisonnement;

- Dégradation accentuée du réseau routier (enclavement de la commune) ;

- Destruction du couvert végétal par les feux de brousse et la coupe sauvage de bois;

- Destruction des exploitations agricoles et du réseau routier par les bœufs ;

- Difficulté d’accès aux soins de santé et à une éducation de qualité ;

- Difficulté d’accès à l’eau potable.

Milieu humain

Collectivité publique locale, La commune de Batouri depuis sa création a été au centre de plusieurs mutations sur le plan administratif et organisationnel. La ville de Batouri est créée en 1921 pendant la période coloniale pour se voir conférer le titre de « chef-lieu de la région de l’Est » par les Allemands. La commune mixte rurale de Batouri naît, quant à elle, en 1955, avec une superficie de 22000 km², une des plus vastes parmi les trois du genre, appartenant à l’Etat fédéral du Cameroun Oriental. Cette superficie a depuis longtemps diminué, avec la création des Communes Rurales dans les nouvelles unités administrative du département de la Kadey. La Commune de Batouri s’étend aujourd’hui sur une superficie de 5 786 km2.

Populations

                                                          

La commune de Batouri a aujourd’hui une population de 67 007 habitants dont 32 816 hommes et 34 191 femmes d’après le dernier recensement (PGPH 2005). Les femmes et les enfants sont les plus nombreux. Ces deux groupes des populations méritent une attention particulière dans la planification communale, notamment dans les domaines sociaux de base (santé, éducation, emplois).

La Commune de Batouri à une population cosmopolite. On y retrouve les Kako, Gbaya, Yanguelé, foulbés, bororos en grand nombre. Les Bamiléké, Bamouns, Maka, Bétis, Bassa et autres en petit nombre. Chaque groupe a un apport sur le plan culturel mais également économique. Ces différents groupes ethniques vivent en parfaite harmonie.

La population de Batouri est en majorité monothéiste ; elle pratique principalement deux grandes religions notamment l’Islam et le Christianisme. Le christianisme s’éclate en plusieurs sous-groupes dont les principaux sont les Adventistes, les Luthériens et les Catholiques. La foi Bahaï est aussi représentée, mais elle est très minoritaire.

Tout comme dans le reste du pays, les populations de la commune de Batouri se déplacent à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de leur commune. Celles-ci se déplacent pour des raisons de santé, de ravitaillement, de scolarité, de travail, de visites familiales, de salaires. En raison du mauvais état des routes avec pour corolaire le coût élevé et les conditions difficiles de transport, la mobilité des populations de la commune de Batouri est extrêmement difficile, surtout en saison pluvieuse.

Les populations vulnérables de la commune de Batouri sont constituées des réfugiés centrafricains, des handicapés, des orphelins, des personnes du 3ème âge. Le tableau ci-dessous présente leurs effectifs tels que estimés par les Enquêteurs. donc, les populations vulnérables représentent 32,52% de la population totale de Batouri.

Leur vulnérabilité est perceptible sur le plan alimentaire, sur le plan socioéconomique et sur le plan de la santé.

- Vulnérabilité alimentaire des populations

Plus de 2/3 des ménages dans la Commune de Batouri sont en situation de vulnérabilité alimentaire. Cette situation est très sévère chez les enfants et les femmes enceintes. La pauvreté alimentaire est imputable, à la monotonie alimentaire, à l’insuffisance de la production et de l’offre des produits alimentaires sur les marchés de la Commune. En plus, les prix de certaines denrées alimentaires sont élevés, accentuant la pauvreté alimentaire dans la Commune.

-Vulnérabilité socio-économique

La vulnérabilité socio-économique est due au taux élevé de sous scolarisation et l’analphabétisme, justifié par le manque d’intérêt des parents pour l’école et le coût élevé d’accès à l’école.

-Vulnérabilité des populations sur le plan sanitaire

Les femmes enceintes, les orphelins, les jeunes de 0-5 ans et les personnes de plus de 50 ans constituent les couches les plus vulnérables sur le plan de la santé de part les conditions où la santé de la mère et de l’enfant sont les plus précaires, liées aux grossesses multiples et rapprochées, aux accouchements dans des conditions défectueuses, à l’insuffisance des mesures d’assainissement. Le paludisme est la principale cause de mortalité et de morbidité au sein des couches les plus vulnérables. En ce qui concerne le VIH/SIDA, plusieurs barrières continuent à entraver la lutte contre ce fléau dans la Commune de Batouri, notamment : les us et les coutumes, l’alcoolisme, l’ignorance, l’analphabétisme, la polygamie et l’infidélité, les rapports sexuels non protégés, la prostitution dans les chantiers miniers, l’irresponsabilité des parents, la sexualité précoce, le manque de loisirs sains, le brassage des populations. Organisation sociale. L’Arrondissement de Batouri est composé de 02 cantons à savoir (Le canton Mbondjo et Le canton Ngbwako). L’institution traditionnelle se compose des organes suivants : un chef du village, un conseil de notable ou des sages, les capitas ou chefs de bloc, le chef de famille, un représentant légal choisit par le chef. L’ascension à la chefferie se fait par hérédité. Toutefois le conseil de sage peut choisir en cas de non désignation du successeur du chef décédé.

L’habitat est groupé dans les zones rurale et urbaine. Les principaux matériaux de construction utilisés sont la terre (poto poto), les briques, le raphia, la paille et les tôles ondulées en aluminium. Plus de 80 % des habitations en zones rurales et urbaines sont construites en matériaux provisoires. En ce qui concerne les accessoires, on note une rareté de latrines aménagées en zone rurale et urbaine.

La commune de Batouri dispose d’un Plan Sommaire d’Urbanisation élaboré avec l’appui du MINDUH.

Système foncier

Le système foncier dominant est traditionnel. Les populations et la commune occupent et exploitent des terres non sécurisées. . Les femmes n’ont accès aux terres que si elles sont héritières ou si elles bénéficient des avantages conjugaux.

Acteurs du développement local

Dans le cadre du développement local, un certain nombre d’acteurs interviennent dans la commune de Batouri. Les institutions internes identifiées sont réparties en plusieurs grands groupes :

- L’autorité traditionnelle ;

- Les associations de développement (APEE, COSA, COGE, Comités de vigilance, etc.) ;

- Les Groupes d’Initiatives Communes ou GIC Les organisations religieuses (église catholique et protestante) ;

- Les organisations politiques ;

- Les groupes d’entraide.

- Le Comité de développement de l’Arrondissement de Batouri

De manière générale, les acteurs de développement local sont caractérisés par une diversité d’actions concourant à l’éducation, la santé, la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire et l’épanouissement des populations locales. A côté des organisations communautaires de base, des acteurs externes intervenant dans la commune de Batouri ont été recensés au cours des différents diagnostics. Il s’agit des organisations de la société civile et de certains partenaires au développement.

Principales activités économiques

De manière générale, les activités économiques des populations de Batouri par ordre d’importance.

La Commune compte de plus de 1000 artisans miniers et plus de 50 collecteurs évoluant tous dans l’informel. L’exploitation minière est prépondérante dans les villages KAMBELE I, KAMBELE II, KAMBELE III, NDEM II, DIMAKO, PATER et MAMA. Les produits extraits prennent des destinations inconnues. En l’absence d’une exploitation industrielle, il n’y a pas de retombés économiques pour la Commune. Les acteurs de ce secteur d’activité nécessitent d’être organisés et structurés afin d’évoluer vers le secteur formel. Les artisans miniers sont déjà appuyés dans ce sens dans la zone par le CAPAM (Cadre d’Appui aux Artisans Miniers), mais ce programme du Ministère de Mines connait d’énormes difficultés du fait de la concurrence des collecteurs qui exercent dans l’illégalité.

Les grandes zones d’élevage bovin sont le secteur de GADJI A TOUKI, NGUINDI, MOBE, NYABI, TAPARE, MBOUMAMA. Il est cependant à souligner que cette activité est pratiquée sans une réelle participation des autochtones qui pensent que ce domaine n’est réservé qu’au fulbé et éleveurs Bororos. L’élevage de la volaille, des porcs et des petits ruminants est très peu développé. Les contraintes au développement de l’élevage sont : Les actions d’appuis nécessaires à apporter aux éleveurs pour améliorer leur productivité et la rentabilité de leurs activités sont entre autres (L’encadrement adéquat des éleveurs, L’appui matériel en produits vétérinaires et en équipements de production appropriés, La mise en place des installations hydrauliques et de traitement, L’introduction des cultures fourragères et la lutte contre les mauvaises herbes, Le renforcement des capacités organisationnelles des éleveurs).

Les villages à grande intensité d’activité de pêche sont les villages situés le long du fleuve Kadey (BENDISSOLA, BACKOMBELE, KOMBO AMOUGOU, SANDAE, DOGBO I, NABOUBOU, PANDI). Les espèces pêchées sont les grosses carpes appelées localement « Mbégou », le capitaine, les silures, le poisson courant, le brochet, les crevettes et les crabes. Dans la Kadey, la pêche se pratique toute l’année par des pêcheurs professionnels et au niveau des cours d’eau entre décembre et février. Les pêcheurs pratiquent la pêche au filet, à l’hameçon, à la nasse et les barrages dans les rivières et marigots. Les pêcheurs sont des natifs des villages riverains. Depuis quelques années, les pêcheurs ont observé un appauvrissement des eaux en poissons et autres espèces aquatiques causé par des mauvaises pratiques de pêche (utilisation des produits toxiques déconseillés, barrage, filets non-conforme, etc. ;). Les produits de la pêche sont utilisés à 30 % pour l’autoconsommation et à 70% pour la commercialisation. La pisciculture est encore très faiblement pratiquée malgré les grandes potentialités pour le développement de cette activité. Les principales contraintes pour la pisciculture sont la non maîtrise des techniques améliorées de production et le manque des alevins de qualité.

Les principales cultures pratiquées par les populations sont : le manioc, l’igname, l’arachide, le maïs, la patate, la banane douce. Une part (75%) des produits agricoles est utilisée pour l’autoconsommation et une partie (25%) est commercialisée pour générer des revenus aux ménages. Pour le moment, la culture de production des populations de la Commune est encore prioritairement orientée vers la satisfaction des besoins de subsistances ; et seulement de manière progressive vers les besoins de marché. L’agriculture est du type extensif, pratiquée avec des techniques rudimentaires sur des petites superficies variant entre ¼ et 2 hectares à proximité du village. La durée moyenne de jachère est de 2 ans. Les distances de champs varient entre 1,5 Km et 15 km. Les périodes de grande intensité agricoles se situent entre janvier à mars et entre juin à août. Le développement de l’agriculture est freiné par : la faible capacité technique des paysans (outillage rudimentaire et technique culturale archaïque, insuffisance du matériel végétal amélioré tel que les bouture de manioc, les semences de maïs),la destruction des cultures à cause du système d’élevage en divagation (conflits agro-pastoraux), les difficultés de commercialisation (mauvaise organisation des producteurs, accessibilité difficile, difficulté de conservation des produits), les techniques de conservation et de stockage non appropriées, le faible niveau organisationnel et structurel des organisations des producteurs existantes. La majorité des paysans restent impuissant face à ces contraintes qui nécessitent des grands investissements et des moyens d’accompagnement importants.

Les échanges commerciaux sont basés pour la plupart sur les produits agropastoraux et de première nécessité. La Commune est très mal lotie en infrastructures marchandes. 16 marchés locaux (YOKO BROUSSE, NDAM, BADONGOE, DALIGUENE, GUINDI, TAPARE, MBOUNOU, NGAMGAM, NGOURA 2, KAMBELE2, KAMBELE3, GADJI, NYABI, TRYPANO, BATOURI CENTRE et TIKONDI) servent de points de commercialisation des produits et de ravitaillement pour les populations. La situation linéaire des villages sur des axes routiers (Bertoua- RCA) favorise l’écoulement au quotidien de certains produits (Manioc, plantains).

La capacité d’échange pourrait s’accroître sur ces axes avec la construction des hangars, des magasins de stockage et le renforcement des capacités organisationnelles pour faciliter le groupage et l’offre des différents produits agricoles.

La chasse est pratiquée par quelques personnes dans tous les villages. Les espèces les plus chassées sont les petits mammifères et les ruminants. Ces espèces sont destinées à l’autoconsommation et la vente à l’état frais ou fumé. Il s’agit du lièvre, porc- épic, le pangolin, l’antilope, la biche, le rat, les petits singes, varan, hérisson, chat tigre, écureuil. Les techniques de chasse pratiquées sont le piège au câble d’acier, la lance, la chasse au chien, l’arme à feu. Les PFNL sont récoltés ou ramassés autour du village par les femmes, les hommes et les enfants. Il s’agit de la mangue sauvage, du djansang, des chenilles, du vin de palme, des lianes, des champignons, des escargots, du miel, du raphia et plusieurs espèces de plantes utilisées pour l’alimentation et la médecine. Une partie de ces produits est commercialisée et procure des revenus aux populations. Les photos ci-dessous présentent quelques PFNL trouvés dans la commune de Batouri.

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le Secteur de l’éducation. En général, concernant l'accessibilité aux soins sanitaires de qualité est limitée par l'insuffisance de l'effectif du personnel soignant, le faible niveau du plateau technique au niveau de ces structures et la faible capacité financière de la majorité de populations à s'offrir des soins de santé de qualité. Le recours à la pharmacopée traditionnelle et l'automédication (vendeur ambulant de médicament) est prépondérant pour la majorité de la population, Une partie non négligeable des femmes continue à accoucher à domicile, et l’une des conséquence étant les risques liés à l’accouchement non assisté par un personnel qualifié et la non déclaration de la plupart des naissances auprès des services compétents en vue de l’établissement des actes de naissance.

Eau et Energie

La ville de Batouri dispose d’un réseau d’adduction d’eau (CDE) qui approvisionne une partie des quartiers de l’espace urbain de Batouri (les puits, forages, sources). Sur le plan énergétique, le réseau électrique AES SONEL couvre le centre urbain de la commune et certains villages situés en bordure de la nationale N° 10 reliant Bertoua à Batouri (moins de 30% de la population sont connectées au réseau AES-SONEL). Cette situation décourage les initiatives nécessitant de l’énergie électrique et amène les populations à s’équiper en groupes électrogènes.

Travaux publics

Le secteur des travaux publics est constitué par un réseau routier dense en très mauvais état. Les besoins pour l’accroissement et l’amélioration de ces infrastructures restent importants pour le développement de l’économie locale.