COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

SOMALOMO

 

Maire  NDJANKOUM Félix Jean Paul

Tél.              +237 622 08 20 61

                   +237 693 73 73 65

Superficie de 5166,1 km2

Nombre de Conseillers 25

Localisation de la Commune

Créée le 24 avril 1995, la Commune de SOMALOMO est l’une des 33 Communes de la Région de l’Est, localisée dans le département du Haut Nyong.Elle se situe à 130 km environ d’Abong Mbang, chef -lieu du département du Haut Nyong et a une superficie de 5166,1 km2, avec une population estimée à 13 264 habitants, repartie dans 45 villages et 03 chefferies de 2ème degré (Dja, Badjoue nord, Lehempoho).Cette population est composée des Bakas, des Badjoue, et autres que l’on retrouve dans tous les villages. On note en outre une faible concentration d’allogènes dans la circonscription de la commune de SOMALOMO. Il s’agit précisément des populations originaires du Nord-ouest, de la région du Nord Cameroun, qui y exercent des activités commerciales. La commune de SOMALOMO est limitée au Sud-ouest par la Commune de Bengbis, au Nord-est par la Commune de Messamena, au Sud-est par la Commune de Mindourou, à l’ouest par les Communes de Meyomessala et Bengbis.

Milieu biophysique

  • Climat
  • Le Relief et Sols
    • L’Hydrographie
    • Pédologie
    • Végétation, flore et faune
    • Flore et Faune
    • Histoire et cadre de vie
    • Population
    • Religion
    • Agriculture
    • Exploitation forestière
    • Élevage
    • Pêche
    • Chasse
    • Artisanat
      • Exploitation du sable, latérite et pierres
      • Tourisme

L’Arrondissement de SOMALOMO est soumis au climat équatorial de type guinéen classique à deux saisons de pluies entrecoupées de deux saisons sèches. Au cours de l’année, les saisons se succèdent de la manière suivante :

-La petite saison des pluies de mi-mars à juin ;

-La petite saison sèche de juin à mi-août ;

-La grande saison des pluies de mi-août à mi-novembre ;

-La grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars.

La température moyenne annuelle s’élève à 23,3°C. Les températures mensuelles les plus basses sont relevées au mois de juillet (21,5°C à SOMALOMO) et les plus élevées au mois d’avril (24,6°C à SOMALOMO). La pluviométrie moyenne est de 1 640 mm par année avec le mois d’octobre représente la période la plus pluvieuse.

La commune de SOMALOMO est située sur une altitude moyenne de 650 m. La vallée est extrêmement plate, longitudinalement et latéralement. Les écoulements sont très lents, la pente est de l'ordre de 0,6/1,000.

SOMALOMO dispose d’un réseau dense de cours d’eau dont quelques-uns tels que le Dja, Ndam, Adouo. La présence de ces cours d’eau présente une potentialité capitalisée dans le cadre de la poursuite et le développement des activités touristiques et halieutique.

Les sols de Somalomo font partie de l’ordre des ultisols. Ce sont des sols de latitudes moyennes basses, qui ont un horizon contenant des argiles illuviales, peu de bases échangeables et des quantités relativement importantes d’aluminium échangeables. De même, les sols de la commune de Somalomo sont très fertiles. L’on peut observer entre autres des sols, latéritiques, caillouteux, riches en matières organiques. Cette richesse est favorable au développement d’une diversité des cultures vivrières et de rentes.

-Végétation

La forêt de Somalomo appartient au massif de forêt dense équatoriale du domaine guinéo-congolais Elle est occupée en grande partie par la réserve forestière du Dja qui dispose d’un potentiel forestier très riche et inexploité. C’est une zone par excellence agricole, car la chasse, l’exploitation forestière et la cueillette des PFNL y sont strictement proscrites. La végétation est caractérisée par des forêts marécageuses à raphia et des forêts claires à forte densité de grandes essences forestières commercialisables telles que Iroko, Doussier, Sapelli, Moabi, Fraqué, Ayous, Bubinga, etc… et en Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) tels que : le Ndjansang (condiment), le Ndor, l’Okok, le poivre noire, le Koutou (champignon local), le Tondo (condiment).

La flore dans son ensemble y est très riche en formations forestières à des essences variées. Les principales espèces ligneuses comprennent entre autres : l’Iroko (Chlorophora exelsa), le fraké (Terminalia superba),le Sapelli (Entandrophragma cylindricum), le Bilinga (Nauclea diderrichii), l’Ebènier (Diopyros crassiflora), le Doussié blanc (Afzelia pachyloba), l’ayous (Triplochyton sceroxylon), le Moabi (Baillonella toxisperma), le Kosipo (Entandrophragma candolei), le Sipo (Entandrophragma utile), le Framiré (Terminalia ivorensis), l’Eyong (Sterculia oblonga), le Movingui, le manguier sauvage (Irvingia gabonensis), le Noisetier (Kola acuminata), le Bitter cola (Garcinia cola) et le Djangsang (Ricinodendron heudolettii).

Milieu humain

Les populations Baka Bangombè seraient venues de la république Centrafricaine, car, elles parlent le Ngbaka, une langue oubanguienne. Il y a de cela 200 ans, elles ont été suivies par les Maka-Koozimé, encore appelé les Badjoué qui, venant du sud vers le nord, avaient migré des suites des atrocités de cannibalisme de leur chef de clan Mouno-Mouno. Cette migration avait été initiée vers le XVIIème siècle par l’ancêtre des Bambel et notable très écouté nommé MBEUH. Au cours de cet exode, il se retira avec les siens, les Mé-lé-né et les Mé-ki-né très loin dans la forêt. Pendant qu’il initia les siens à pratiquer l’agriculture, il envoya les BAKAS, premiers habitants du territoire, explorer les terres pour agrandir leur territoire. Ceux-ci revinrent lui dire qu’il y avait une rivière (Dja) qui les empêchait d’évoluer plus loin. Ayant trouvé plus loin une liane leur permettant de traverser la rivière, une partie de la horde rejoignit l’autre rive, tandis qu’une autre frange resta de l’autre côté, car, le nommé Nkoh, responsable d’arrêter leurs poursuivants en coupant la liane après que tout le monde eu traversé, le fit gauchement avant la traversée de toute la population, de telle manière que, pendant qu’il se noyait une autre partie de la population des Badjoué resta sur l’autre rive. Ceci explique la présence à ce jour des tribus Badjoué au sud Cameroun, au Gabon et en Guinée Équatoriale. La commune quant à elle est créée en 1995 ; Elle a été dirigée tour à tour par plusieurs Maires, à savoir : Menkeum Théodore 1996-1998, Sangona Mandjio Luc Lambert1998-2002. Le dernier en poste depuis 2002 est Monsieur NDJANKOUM Félix Jean Paul, lequel est assisté de deux adjoints.

La population de SOMALOMO est estimée à 13 264 habitants, repartie dans 45 villages et 03 chefferies de 2ème degré (Dja, Badjoue nord, Lehempoho). Des allochtones constitués de quelques fonctionnaires, commerçants de divers corps de métiers et des agriculteurs HabitatPour la plupart et dans sa majorité, l’habitat est linéaire et regroupé tout au long de la route qui divise la petite ville naissante en deux ; il est composé de maisons rectangulaires faites en matériaux locaux. Ce sont des maisons en terre battue aux toits en nattes de raphia. Çà et là on note la présence de quelques maisons avec des toits en tôles. Quant aux BAKAS, leur habitat est constitué en forme d’igloos faits de branchages et de feuilles, souvent bâtit sur une superficie maximum de cinq mètres carrés.

Plusieurs religions en majorité d’obédience chrétienne sont pratiquées au sein de la Commune. Il s’agit notamment des Églises Catholiques, Protestantes et autres nouvelles Églises. L’islam y est également implanté.

Activités économiques

Somalomo est une ville naissante. Les activités économiques n’y sont pas encore denses. La population de la Commune est essentiellement agricole. Cependant, on note aussi la pratique d’autres activités tels que : le petit Commerce, la chasse, la pèche, l’élevage, l’exploitation des ressources naturelles tels que la cueillette et l’artisanat

L’agriculture est la principale activité des populations de la Commune. Elle est marquée par les cultures vivrières et les cultures de rente. Dans les villages, l’agriculture apparait comme étant le seul secteur productif important. Aussi repose-t-elle en grande partie sur la production des vivres pour la consommation des ménages, les difficultés d’évacuation ne leur permettant pas la pratique intense. Les hommes cultivent les produits de rente qui constituent une véritable source de revenus.

-L’agriculture vivrière.

C’est une agriculture de subsistance beaucoup plus destinée à l’auto consommation. Elle est itinérante sur brulis avec des cultures mixtes (banane plantain, manioc, macabo, arachide, maïs) .La pratique de ces cultures occupe des superficies moyennes est d’un demi hectare au maximum par ménage.

-L’agriculture de rente.

C’est une agriculture destinée à la commercialisation. Elle est basée sur la culture du cacao, du palmier à huile et du café. Les plantations sont de taille moyenne, allant d’un hectare à cinq. Elle est encouragée ces derniers temps par la présence de la SODECAO qui met à la disposition des agriculteurs des plants à des prix très abordables

L’exploitation forestière est presqu’inexistante, au regard de la présence de la réserve du Dja. La petite parcelle forestière abritant la forêt communale se trouve dans la zone querellée avec la Commune de Messamena. Le bois exploité ici est destiné à l’amélioration de l’habitat. Par ailleurs cette forët sert également à la collecte des PFNL tel que : le Djansang (Ricinodendron heudoletii), les mangues sauvages (Irvingia gabonensis) ; le petit et le gros rotin, le vin de palme et de raphia, le fruit et l’huile de Moabi (baillonella toxisperma) . Le petit rotin (Eremospatha macrocarpa) et le gros rotin (Lacosperma securdiflorum) constituent la matière première pour l’artisanat.

L’élevage est l’un des secteurs les moins développé. Il s’agit d’un élevage traditionnel destiné à l’auto consommation. Les animaux rencontrés ici sont entre autres : les poulets, les chèvres, les canards, les moutons et les porcs.

La pêche est pratiquée traditionnellement par une bonne frange de la population, mais elle n’est pas assez développée. Les principales techniques sont la ligne, à la nasse et le barrage ; d’où son caractère artisanal. Les espèces courantes attrapées sont : les silures, les tilapias, les carpes, le poisson courant, le poisson vipère. Cependant, on signale l’utilisation des produits illicites et toxiques pour capturer le poisson .Les produits de pêche sont généralement voués à l’autoconsommation et quelque fois à la vente.

La chasse pratiquée par les Baka et les Bantous est traditionnelle et se caractérise par l’usage des pièges, des fusils et la chasse à courre. Cette activité concerne près de 80¨% de la population malgré les contrôles des garde-chasses du MINFOF, au regard de la présence de la réserve de la biosphère du Dja.

Cette activité est surtout pratiquée par les jeunes, les femmes et quelques vieilles personnes. La plupart des objets sont faits en matériaux locaux : bambou, rotins, bois, feuilles de palmiers, etc. Les objets fabriqués ici sont les paniers, les hottes et les mortiers.

Le commerce est l’œuvre des petits commerçants (épiceries, Ventes à emporter). Il est orienté vers la vente des produits de première nécessité, les produits agricoles et de chasses. Il existe un marché communal au centre de la ville. Dans la Commune, il existe plusieurs organisations qui favorisent l’écoulement des produits de vente.

Le sable constitue l’une des richesses naturelles de la commune. Toutefois, l’exploitation de sable reste encore très limitée en rapport à la très faible demande. Les carrières de latérites et de pierres rencontrées de part et d’autre, sont également des secteurs d’activités qui, bien organisés, pourraient contribuer efficacement à la résorption du taux de chômage dans la commune.

Le secteur touristique est très peu développé dans la commune, malgré la présence de la réserve du Dja. Il n’existe pas d’établissements touristiques comme les hôtels, mais on note la présence d’une seule petite auberge de quelques chambres.

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Eau et Energie

- Infrastructures hydrauliques : la commune est couverte par un réseau d’adduction d’eau.

Principales potentialités et ressources de la Commune

Principales potentialités

La Commune de SOMALOMO présente plusieurs opportunités pour son développement à savoir :

-Des ressources naturelles : forêt, faune, richesse du sol, des sites touristiques, des terres fertiles et un climat favorable ;

-Une agriculture diversifiée

-Des vastes terres fertiles et cultivables ;

-Un conseil municipal actif avec une diversité ethnique et socioprofessionnelle ;

-Présence des carrières de sables, de latérites de sables de pierre, des potentiels gisements de fer, d’or et de diamant.

-Disponibilité de la téléphonie mobile de CAMTEL ;

GESTION DES RELATIONS

Bonnes relations avec les acteurs externes de la commune (tutelle, autorités traditionnelles).

Forte implication dans les relations avec les partenaires de développement (PNDP).