COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MBOMA

 

Maire FOUDA FOUDA Frédéric

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             +237 699 83 16 39

Créée par décret présidentiel N°095/82 du 24 Avril 1995

superficie de 350km2

Nombre de Conseillers 25

Localisation de la Commune

La Commune de Mboma qui couvre l’arrondissement du même nom, est située dans le département du Haut-Nyong, région de l’Est Cameroun. Les 13 villages qui la composent sont repartis sur une superficie de 350km2. La Commune de Mboma a été créée par décret présidentiel n°095/82 du 24 Avril 1995. Elle est limitée à l’Ouest par la commune de Kobdombo, à l’Est par la commune de Doumaintang, au Nord par la commune de Nguélémendouka, au Sud par la commune d’Angossas.

Milieu biophysique

La Commune de Mboma subi l’influence du climat équatorial de type guinéen avec quatre saisons :

- Une grande saison des pluies de mi-septembre à mi-novembre

- Une petite saison des pluies de mi-mars à mi-juin

- Une grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars

- Une petite saison sèche de mi-juin à mi-septembre.

La moyenne annuelle des précipitations est de 1577 mm. La température moyenne est de 25°c, avec une amplitude thermique annuelle de 2,5°C (Commune de Mboma, 2009). Ce climat favorise annuellement la conduite de 02 campagnes agricoles (de mi-juin à mi-août et de mi-août à mi-novembre).

Les sols de la Commune reposent sur un socle de quartzites et de granites. Deux principaux types de sols se rencontrent dans cette localité à savoir les sols ferralitiques et les sols hydro-morphes. D’une manière générale, les sols ferralitiques sont caractérisés par de fortes colorations rouges ou rouges claires. Sous le couvert forestier, ces sols sont quelquefois argileux, poreux, très perméables et riches en humus. Ils sont reconnus très fertiles sous le couvert forestier. Cependant, cette fertilité est assez précaire, consécutive à l’agriculture sur brûlis. Ces sols se prêtent surtout aux cultures pérennes (cacao, café, fruitiers, palmier) et aux cultures vivrières. Les sols hydro-morphes se rencontrent essentiellement dans les zones marécageuses et aux abords des cours d’eau. L’exploitation de ces sols est difficile en saison des pluies par contre, l’utilisation de ceux-ci est moins contraignante avec la baisse de la nappe phréatique en saison sèche.

La Commune de Mboma présente un relief de plateau peu accidenté. Le sommet le plus élevé se trouve à 712 m d’altitude à Kak II aux coordonnées 4°13’119N – 12°53'907 et le plus bas dans la vallée de Yirap à 538 m d’altitude, soit une altitude moyenne de 625 m. Ce relief est fait d’une succession de dépression occupée par les zones marécageuses.

Les localités de la Commune sont situées sur une ligne de crête d’où partent de nombreuses sources qui alimentent les rivières dont les plus importantes sont : Ayong qui prend sa source dans l’arrondissement de Nguélémendouka et coule dans le sens Nord-Sud et le Yirap qui coule dans le sens Nord Est-Sud- Ouest. Ces deux cours d’eau qui constituent les affluents du Nyong sont les limites de la Commune de Mboma.

La végétation de Mboma est une forêt dense parsemée de clairières. Ces formations végétales sont riches en essences commercialisables et en produits forestiers non ligneux. Les plus importants comprennent entre autres : le bitter cola (Garcinia cola), mangue sauvage (Irvingia gabonensis), le djansang (Ricinodendron heudoletti), le moabi (Baillonea toxisperma), le rotin, les noisettes (Kola edulis)et le voakanga (Voancanga africana). Les forêts marécageuses à raphiales se rencontrent dans les dépressions. Les espèces herbeuses dominantes observées par endroits sont constituées d’herbes à éléphant (penisetum purpureum, Hyparhénya rufa, Chromoléna Odorata, Mimosas) et de nombreuses graminées. La zone habitée est marquée par les jardins de case où sont présent de nombreux arbres fruitiers (Safoutiers, manguiers, avocatier, papayers).

La faune est très pauvre et peu diversifiée. Cette faune est constituée de volailles (poulets, canards …) des oiseaux, des reptiles (varan, caméléon, python, couleuvre, vipère, tortue …), d’animaux de compagnie (chien, chat) et des porcs et chèvres qui sont laissés en divagation.

Quelques espèces caractéristiques de la faune sont : Aulacode commun (Thryonomis swinderianus), Rat de Gambie (Cricetomys gabianus), Pangolin à longue queue (Manis tetradactyla), Ecureuil à quatre raies (Funisciunus isabella) et le Mangouste (Manis tricuspis).

La Commune de Mboma n’a ni réserve ni parc, mais il convient de signaler la présence d’un projet de forêt communale d’une superficie totale de 10796 ha répartie en quatre blocs. Cette forêt communale dont la procédure de classement est en cours permettra à la Commune non seulement d’améliorer ses ressources financières propres mais aussi, d’assurer la pérennisation des ressources forestières et fauniques.

Milieu humain

Historique de la Commune

Avant la période allemande, les familles étaient dispersées dans les espaces libres, sans délimitation géographique précise. Les colons à leur arrivée dès la fin du 19e siècle, les obligent à sortir des forêts pour s’organiser en communautés autour des chefs de familles qui étaient généralement des chasseurs. En 1918, la culture du cacao est imposée aux populations par l’administration coloniale, d’où la création des plantations. Dès 1920, les épidémies qui surviennent dans les villages (maladie du sommeil, dysenterie, lèpre, blennorragie, pian, cholera) vont contribuer à la diminution de la population. A partir des années 40, le principal axe routier Ngoap-Nguélémendouka sera aménagé à main d’homme et l’impact sera l’implantation des villages le long de la route. L’installation des organismes d’encadrement pour le développement à l’instar des « ZAPI-Est » (1968-1985), Care Cameroun et Plan Cameroun vont donner une impulsion au développement de la zone. Mboma ne devient Commune qu’en 1995 à travers le décret présidentiel n°95/02 du 24 Avril 1995, la détachant de ce fait de la Commune de Nguélémendouka à laquelle elle appartenait. Avec l’avènement de la Commune, le village Mboma est choisi comme chef -lieu. Les premières élections se tiennent en 1996. En 2010, un décret présidentiel transforme tous les districts du Cameroun dont Mboma en arrondissement. A nos jours la Commune a connu le passage de 02 Maires : le premier fut M. AVA NGUELE (1996-2002) et le second est Mme NGONO MENKOE Françoise (depuis 2007).

Données sociodémographiques

  • Population
  • Groupes ethniques et relations inter- ethniques

La Commune de Mboma compte une chefferie de 2ème degré et 13 chefferies de 3e degré. La compilation des données démographiques des formations sanitaires estime la population de la Commune à 8750 habitants (cf données des centres intégrés de santé de Ngoumou et Ngoap).

La population autochtone majoritaire appartient à l’ethnie Maka’a Mboanz du groupement Ayong – Yirap qui représente environ 95% de la population. Les autres groupes sont largement minoritaires. Il s’agit des Nigériens (2%) et les autres ethnies du Cameroun représentent environ 3%. Il s’agit entre autres des Sawa, Toupori, Boulou, etc. Leur présence s’explique par des raisons professionnelles et la pratique des activités commerciales. Cependant, ces populations entretiennent des relations cordiales et fraternelles.

  • Religion
  • Agriculture

Trois principales religions ont été identifiées dans la Commune à savoir, les protestants et les catholiques qui sont majoritaires suivi de la communauté musulmane. Principales activités économiques. La population de la Commune de Mboma est à 95% agricole. En dehors de l’agriculture, d’autres activités sont pratiquées notamment : le petit Commerce, la chasse, la pèche, l’élevage, l’exploitation des ressources naturelles (carrière de sable, de pierre et de latérite, les petits emplois temporaires, tels que la cueillette et la transformation des produits agricoles, la collecte des Produits Forestiers Non Ligneux). Notons aussi l’exploitation anarchique de la forêt, l’artisanat et l’agro-industrie représentée par une usine périodique de décorticage de café.

L’agriculture est la principale activité des Communautés, car pratiquée par la quasi- totalité de la population active. Il s’agit essentiellement d’une agriculture de subsistance. Les produits sont destinés à la consommation (60%) et à la vente (40%). Les spéculations agricoles portent sur les cultures vivrières et les cultures de rente ou d’exportation. Les cultures de rente sont le cacao, le café et le Palmier à huile. La cacao-culture et la caféiculture sont pratiquées par la quasi-totalité de la population masculine active de la Communauté de Mboma. La superficie moyenne des exploitations cacaoyères et caféière est de 2 ha. La main d’œuvre est essentiellement familiale et la production assez faible (3 sacs par ha). Le cacao et le café produits sont généralement écoulés par les Coxeurs (Collecteurs/Acheteurs informels) exerçant dans la région. Les données de la Délégation d’Arrondissement de l’Agriculture et du Développement Rural de Mboma font état de 30 tonnes environ vendues en 2010 par des GIC enregistrés à son niveau. Toutefois, les ventes n’étant pas organisées, la réalité pourrait révéler des chiffres plus grands. Il n’existe aucune infrastructure de coordination des ventes agricoles. La disparition des « Zones d’Action Prioritaire Intégrée de l’Est (ZAPI-EST) » a désorganisé le secteur cacao- café. Les cultures vivrières font intervenir l’agriculture itinérante sur brûlis. Celle-ci consiste à défricher un lopin de terrain dans la forêt, et à l’incinérer soit en tas, soit éparpillé. L’objectif de l’incinération est d’améliorer instantanément avec les cendres résultantes des brûlis, la fertilité du sol. Les principales cultures vivrières sont le manioc, l’igname, la banane plantain, la banane douce, le maïs, la patate douce, le macabo. Ce type de spéculation concerne surtout les femmes. Les produits sont en partie consommés et l’excédent vendu. Parmi les produits destinés à la vente, seul le manioc est généralement transformé en bâton de manioc et en couscous. Les arbres fruitiers sont de moins en moins productifs dans la Commune. Ceci est dû au manque d’encadrement des paysans sur les techniques phytosanitaires. Les principaux arbres fruitiers rencontrés comprennent l’avocatier, le safoutier, le manguier et l’oranger. D’une manière générale, ces arbres fruitiers ne présentent en eux-mêmes aucun intérêt économique de la part des populations, car celles-ci attendent passivement la saison de production pour en récolter le produit. On note toutefois leur grande dissémination dans toutes les plantations. Le secteur agricole fait face à de nombreux problèmes dont les plus récurrents comprennent la baisse rapide de la fertilité des sols cultivés (dû aux mauvaises pratiques agricoles notamment les l’agriculture itinérante sur brûlis), les maladies et attaques des cultures par des déprédateurs, les difficultés de commercialisation et de conservation des denrées alimentaires. Ceci a pour conséquence une diminution des revenus à terme.

  • Elevage et pêche
  • Petit commerce
  • Agro-industrie
  • Tourisme

L’élevage est une activité marginale dans la Commune. Il s’agit d’un élevage extensif caractérisé par des cheptels réduits avec la divagation des bêtes. Les principales espèces élevées comprennent : la volaille, les ovins, les caprins et les porcins. C’est un élevage orienté vers la consommation et la commercialisation à très faible échelle. Le principal problème reste l’absence des services techniques d’encadrement qui a pour conséquence la non maîtrise des techniques d’élevage par les populations. La pratique de la pêche est rendue possible par la présence de nombreuses rivières et des zones marécageuses qui parsèment les 13 villages de la Commune. Les cours d’eau Ayong et Yirap constituent les zones de pêche par excellence.

Le carrefour central de Mboma est l’épicentre du mouvement commercial où se concentrent les échoppes détenues à 70% par les Nigériens. Ces échoppes autant que celles qui sont disséminées dans les villages de la Commune vendent les produits de première nécessité. Dans la Commune, il y’a un marché périodique qui se tient tous les samedis à Mboma.

Le secteur agro-industriel reste sous développé dans la Commune de Mboma et se limite au décorticage du café et à la transformation du manioc et du maïs en farine avec des moulins ou des machines à main. Cette farine est destinée à la consommation ou à la commercialisation locale. Les unités de décorticage du café jadis disséminées à travers la Commune par les ZAPI-Est sont à l’arrêt. Actuellement la Commune compte une usine à café qui fonctionne de manière saisonnière.

Exploitation forestière

Il n’existe aucune concession forestière, aucune forêt communale et aucune forêt communautaire dans la commune de Mboma. Par conséquent, La Commune ne perçoit pasde redevance forestière annuelle (RFA). L’exploitation forestière ici se résume à la coupe artisanale du bois dans les formations végétales. Le bois coupé sert à des usages divers : le bois énergie, le bois d’oeuvre et le bois de construction. Ici l’arbre appartient au propriétaire de la parcelle qui dispose du droit d’usufruit. Les arbres sont généralement vendus sur pied aux exploitants informels. Les principales essences forestières sont : Sapeli (Entandrophragma cylindricum), Moabi (Baillonela toxisperma), Doussié rouge (Afzelia bipindensis), Ayous (Triplochyton scleroxylon), Sipo (Entandrophragma utile), Kosipo (Entandrophragma candoleï), Iroko (Chlorophora exelsa), Beté (Mansonia altissima) et l’Acajou (Khaya spp).

Les formations végétales de Mboma abritent de nombreux produits forestiers non ligneux. Les plus importants comprennent entre autres : la mangue sauvage (Irvingia gabonensis), le Djangsang (Ricinodendron heudolettii), le Moabi (Baillonella toxisperma), le rotin, les noisettes (Kola edulis), le Voakanga (Voacanga africana), le Bitter kola (Garcinia cola), les écorces et les racines de certaines espèces ligneuses. Ces produits sont destinés à près de 95% à l’autoconsommation et utilisés par les populations locales dans la pharmacopée traditionnelle et l’alimentation. Parmi ces PFNL, seul le Djangsang, la mangue sauvage, le rotin et le Voakanga constituent une source de revenus non négligeable allant jusqu’à 200 000 Fcfa/an pour certains ménages. D’une manière générale, ces produits restent sous valorisés dans la zone malgré l’importance du potentiel existant et l’opportunité qu’ils présentent pour le développement local. La collecte de ces produits reste essentiellement une activité féminine.

La Commune de Mboma regorge de nombreux atouts touristiques. Les atouts naturels sont de loin les plus nombreux. Il y’a de nombreuses possibilités de pratiquer l’écotourisme. La luxuriance de la végétation constitue un attrait particulier. De même, les nombreuses zones marécageuses constituent un écosystème particulier qui s’impose par leur allure. La pierre mystique de Ngoumou est le site touristique le plus attrayant. Il y’a également les atouts humains constitués par la présence de nombreux groupes de danse traditionnelle. Les contes et légendes sont des atouts non négligeables. Tous ces atouts ne sont pas exploités pour plusieurs raisons : le mauvais état des routes ne permet pas le déplacement facile pour visiter ces sites ; l’absence du marketing pour la vente des produits touristiques de la Commune et enfin, l’absence totale des structures d’accueil (hôtel, restaurants).

  • Exploitation minière

Cette exploitation artisanale s’effectue soit dans les carrières fluviales, soit dans les carrières continentales. Malgré le potentiel élevé des gisements de sable dans la Commune, leur exploitation, surtout conduite par les jeunes garçons est une activité très peu lucrative dans la localité. Elle est effectuée avec un matériel rudimentaire (pirogues, pelles manuelles et seau). Les produits sont vendus sur place et les acheteurs se recrutent à la fois parmi les locaux et les allogènes venant surtout d’Abong Mbang.

Principales infrastructures par secteur

Compte tenu de la jeunesse de l’unité administrative, les infrastructures sont encore limitées.

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Infrastructures hydrauliques

Malgré l’existence de nombreuses sources, les points d’eau aménagés sont insuffisants. Pour y faire face, des ouvrages hydrauliques ont été construits. Ainsi, on compte des puits équipés de pompes à motricité humaine. Ces points d’eau ont reçu des financements divers tels que les organismes de développement (CARE, PLAN CAMEROUN), l’Etat et les populations elles-mêmes. Les puits traditionnels et les sources sont les aménagements sommaires exécutés pour résoudre les problèmes de difficultés d’accès à l’eau. Ces eaux sont de qualité douteuse.

Infrastructures sportives et culturelles

La Commune de Mboma ne dispose pas d’un stade municipal. Cependant, les différents villages disposent d’aires de jeux gazonnées plus ou moins praticables où les jeunes s’exercent à la pratique de sport. Les infrastructures culturelles sont matérialisées par la présence des foyers culturels généralement inachevés ou en état de délabrement, il s’agit

de : Mboma, Ngoumou, Ntsimbou, Ngoap, Bengond et Zoumé. Mais, les villages Kagnol II, Kak II, Nkaoulé, Bangoué, Kagnol I, Mbamé et Kak I ne disposent pas de foyer culturel.

Infrastructures Routières

La Commune de Mboma est traversée par deux axes principaux : le premier allant de Ngoap à Kagnol II sur 15 km environ et le second allant de Mboma-centre à Zoumé sur 10 km environ. A ces deux axes se greffent deux bretelles notamment Ngoap-Nkaoulé-Bengond-Bangoué-Zoumé sur 08 km environ et la seconde bretelle va de Zoumé-Mbamé II-Kak I sur 05 km. Le point commun de tous ces axes est leur impraticabilité en saison de pluies. En résumé, la Commune de Mboma compte : 38 Km de route en terre, des ponceaux en bois entre Zoumé et Mbamé II, Plusieurs passages busés.