COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

LOMIE

  Maire LOMIE MABIA Gérard

Superficie de 13 000 km²

Nombre de Conseillers 25

 

 

Localisation de la Commune

La Commune de Lomié a été créée en 1955, elle est l’une des 33 Communes de la Région de l’Est, localisée dans le département du Haut Nyong. Elle se situe à 126 km d’Abong Mbang, chef-lieu du département du Haut Nyong et a une superficie de 13 000 km², avec une

Population estimée à 19000 habitants, repartie dans 64 villages La commune de LOMIÉ est limitée au Nord par la commune de Mindourou, au Sud par la commune de Ngoïla, à l’Est par la commune de Yokadouma, à l’Ouest par la commune de Messamena.

Milieu biophysique

L’Arrondissement de LOMIÉ est soumis au climat équatorial de type guinéen classique à deux saisons de pluies entrecoupées de deux saisons sèches. Au cours de l’année, les saisons se succèdent de la manière suivante :

• La petite saison des pluies de mi-mars à juin ;

• La petite saison sèche de juin à mi-août ;

• La grande saison des pluies de mi-août à mi-novembre ;

• La grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars.

La température moyenne de la commune oscille autour de 24°C. Les températures mensuelles les plus basses sont relevées au mois de juillet (22,5°C à LOMIÉ) et les plus élevées au mois d’avril (32,6°C à LOMIÉ).

Les précipitations annuelles moyennes se situent le plus souvent entre 1500 et 2000 mm (hauteur moyenne mensuelle de pluie à LOMIÉ sur les 25 dernières années : 1 750 mm). Les maxima de précipitations sont enregistrés en avril-mai et en septembre-octobre.

3.2 2. Le Relief et sol

Le relief de la commune de LOMIÉ est couvert de plaines et montagnes. Le territoire est dominé en majorité par la présence des collines à des pentes plus ou moins douces.

L’étude socio-économique réalisée dans le cadre de l’aménagement de la forêt de Lomié, les sols identifiés dans la commune sont des sols ferralitiques et fortement dénaturés, de couleur brun-jaune. Ce sont des sols acides caractérisés par une faible teneur en éléments nutritifs. On y retrouve également des sols hydromorphes situés dans les bas-fonds ainsi que des sols sableux ou argilo sableux très pauvres dont la mise en valeur nécessite un investissement important

Cependant, par endroit, l’on peut observer des sols profonds, latéritique, caillouteux, argileux, riches en matières organiques. Cette richesse est favorable au développement d’une diversité des cultures vivrières et de rentes.

3 2.3 L’Hydrographie

LOMIÉ dispose d’un réseau dense de cours d’eau dont les principaux sont : Edjié et Bom, affluents de la Dja ; Beck et Mpoul, affluents de la Boumba. La présence de ces cours d’eau présente une potentialité capitalisable dans le cadre de la poursuite et le développement des activités touristiques et halieutique.

Deux formations végétales caractérisent la végétation de Lomié. Il s’agit de la forêt dense et des savanes péri-forestières. La faune, très riche, est caractérisée par la présence des ongulés (buffles, éléphants, gazelles, etc), des rongeurs tels que (les porcs épic, les rats palmistes, les aulacodes, etc.). Toutefois, on y trouve d’autres espèces telles que, les civettes, les varans, les crocodiles, les pythons, etc.La flore quant à elle est riche en formations forestières avec des essences variées. Les principales espèces ligneuses comprennent entre autres : l’Iroko (Chlorophora exelsa), le fraké (Terminalia superba),le Sapelli (Entandrophragma cylindricum), le Bilinga (Nauclea diderrichii), l’Ebène (Diopyros crassiflora), l’ayous (Triplochyton sceroxylon), le Moabi (Baillonella toxisperma), le Kosipo (Entandrophragma candolei), le Sipo (Entandrophragma utile), le Framiré (Terminalia ivorensis), l’Eyong (Sterculia oblonga), le Movingui.On retrouve aussi les espèces non ligneuses telles que le manguier sauvage (Irvingia gabonensis), le Noisetier (Kola acuminata), le Bitter cola (Garcinia cola) et le Djangsang (Ricinodendron heudolettii).

Milieu humain

Un nommé MINDJALA, originaire de Pohempoum qui signifie, « sentier de la peau blanche », rendit visite à son oncle maternel. Celui-ci qui lui offrit un repas de viande d’une belette encore appelé en langue locale « mï ». Il insista que son neveu consomme la tête « lo » en langue locale. À partir de cet instant, on commença à appeler MINDJALA par un nouveau sobriquet « LOMI », c'est-à-dire, celui qui a mangé la tête de l’animal « mi ».En 1924, les allemands arrivèrent à l’est Cameroun et s’installèrent dans une zone quelconque et demandèrent à leur nouvel ami LOMI de leur indiquer un emplacement meilleur que celui où ils s’étaient installés. LOMÏ les conduisit sur une parcelle où il cultivait ses champs, sur l’actuel site de la ville de Lomié. À partir de cet instant, les allemands baptisèrent cet endroit du nom du donateur « LOMI », et le nom se transforma à la suit en Lomié.

La population de Lomié est estimée à 19 000 habitants environ. Elle est composée essentiellement des BAKAS, Zime, Kako, Ndjeme, des halogènes constitués de quelques fonctionnaires, commerçants de divers corps de métiers et des agriculteurs.

Pour la plupart et dans sa majorité, l’habitat est linéaire et groupé, fait de maisons rectangulaires en matériaux locaux. Ce sont des maisons en terre battue aux toits en nattes de raphia. Çà et là on note la présence de quelques maisons avec des toits en tôles ondulées. Les maisons sont construites de part et d’autre tout au long des routes desservant les villages de la Commune. Quant aux BAKAS, leur habitat est constitué en forme d’igloos faits de branchages et de feuilles, souvent bâtit sur une superficie maximum de cinq mètres carrés

Plusieurs religions en majorité d’obédience chrétienne sont pratiquées au sein de la Commune. Il s’agit notamment des Églises Catholiques, Protestantes et autres nouvelles Églises. L’islam y est également implanté.

Activités économiques

La population de la Commune est essentiellement agricole. Cependant, on note aussi la forte exploitation forestière par les grandes sociétés dans les UEFA, la pratique d’autres activités tels que : le petit Commerce, la chasse, la pèche, l’élevage, l’exploitation des ressources naturelles (carrière de sable et de pierre, les emplois temporaires, tels que la cueillette et la transformation des produits agricoles et l’artisanat.

L’agriculture est la principale activité des populations de la Commune. Elle est marquée par les cultures vivrières et les cultures de rente. Dans les villages, l’agriculture apparait comme étant le seul secteur productif important. Aussi repose telle en grande partie sur la production des vivres pratiqués par les femmes et les hommes et les cultures de rente qui constituent une véritable source de revenus. Par le passé, ces cultures étaient réservées aux hommes. Ce secteur procure plus de 80 % des ressources alimentaires de la Commune et 70% du revenu dans les ménages.

             -L’agriculture vivrière

C’est une agriculture de subsistance avec une superficie estimée à environ 120 ha. Elle est itinérante sur brulis avec des cultures mixtes (banane plantain 35 ha, manioc 50 ha, macabo:10 ha, maïs: 10 ha, autres: 15 ha) .La pratique de ces cultures occupe des superficies moyennes allant de un à deux hectares.

             -L’agriculture de rente

C’est une agriculture destinée à la commercialisation dont la superficie est évaluée à environ 150 ha. Elle est basée sur la culture du cacao et du café. Les plantations sont de taille moyenne, allant d’un hectare à cinq. Elle est encouragée ces derniers temps par la présence de la SODECAO qui met à la disposition des agriculteurs des plants à des prix très abordables.

Dans ce secteur, les principaux sites d’exploitations sont : les UEFA qui font de l’exploitation à grande échelle et génère ainsi les ressources financières à travers les redevances forestières évaluées à plus de 85% dans le compte administratif de la Commune, la forêt communale et les forêts communautaires.. Le bois exploité ici est destiné à l’exportation, la commercialisation et à l’amélioration de l’habitat. Par ailleurs cette forêt sert également à la collecte des PFNL tel que : le Djansang (Ricinodendron heudoletii), les mangues sauvages (Irvingia gabonensis) ; le petit et le gros rotin, le vin de palme et de raphia, le fruit et l’huile de Moabi (baillonella toxisperma). Le petit rotin (Eremospatha macrocarpa) et le gros rotin (Lacosperma securdiflorum) constituent la matière première pour l’artisanat.

L’élevage est l’un des secteurs les moins développé. Il s’agit d’un élevage traditionnel destiné à l’auto consommation. Les animaux rencontrés ici sont entre autres : les poulets, les chèvres, les canards, les moutons et les porcs.

La pêche est pratiquée traditionnellement par une bonne frange de la population, mais elle n’est pas assez développée. Les principales techniques sont la ligne, à la nasse et le barrage ; d’où son caractère artisanal. Les espèces courantes attrapées sont : les silures, les tilapias, les carpes, le poisson courant, le poisson vipère. Cependant, on signale l’utilisation des produits illicites et toxiques pour capturer le poisson .Les produits de pêche sont généralement voués à l’autoconsommation et quelque fois à la vente.

La chasse pratiquée par les Baka et les Bantous est traditionnelle et se caractérise par l’usage des pièges, des fusils et la chasse à courre. Cette activité est pratiquée par près de 80¨% de la population malgré les contrôles des garde-chasses du MINFOF, au regard de la présence de la réserve de la biosphère du Dja.

Cette activité est surtout pratiquée par les jeunes, les femmes et quelques vieilles personnes. La plupart des objets sont faits en matériaux locaux : bambou, rotins, bois, feuilles de palmiers, etc. Les objets fabriqués ici sont les paniers, les hottes et les mortiers.

Le commerce est l’œuvre des petits commerçants (épiceries, Ventes à emporter). Il est orienté vers la vente des produits de première nécessité, les produits agricoles et de chasses. Il existe un marché communal au centre de la ville. Dans la Commune, il existe plusieurs organisations qui favorisent l’écoulement des produits de vente.

Le sable constitue l’une des richesses naturelles de la commune. Toutefois, l’exploitation de sable reste encore limitée par rapport au potentiel de sable de la zone. Selon l’organisation et la capacité de travail, certains exploitants de sable produisent douze tonnes par jour où par mois. Les carrières de latérites et de pierres rencontrées de part et d’autre, sont également des secteurs d’activités qui, bien organisés, pourraient contribuer efficacement à la résorption du taux de chômage dans la commune.

Le secteur touristique est très peu développé dans la commune, malgré la présence de certaines potentialités dans le secteur tel que : l’arbre de la honte (les allemands y pendaient tous les chefs qui s’opposaient à leur politique de colonisation), des lacs abandonnés, de multiples grottes non aménagés, des forets sacrées. Il n’existe pas d’établissements touristiques comme les hôtels, mais on note la présence de quelques auberges mal entretenues.

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Eau et Energie

- Infrastructures hydrauliques : la commune est couverte par un réseau d’adduction d’eau.

GESTION DES RELATIONS

Forte implication dans les relations avec les partenaires de développement (PNDP)

- Bonne relations avec les acteurs de la commune tels que (les services déconcentrés, la tutelle et chefferies traditionnelles) ;

- Bonne collaboration entre services techniques et l’Etat dans le suivi des investissements dans la commune.