COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

DOUMAINTANG

 

Maire MBOLA NDJAS Charles

Tél.       +237 694 74 03 74

            +237 675 33 54 08

 

superficie  2 800 km²

Nombre de Conseillers 25  

Localisation de la Commune

La commune de Doumaintang est située dans l’arrondissement de Doumaintang, département du Haut-Nyong, région de l’Est. Elle a une superficie d’environ 2800 km² pour une population totale d’environ 12.500 âmes en 2009, soit une densité de moins de 5 habitants au km². Ce qui signifie que cette commune est très peu peuplée. Doumaintang est limitée au Nord par l’Arrondissement de Diang, au Sud-Ouest par l’Arrondissement de Mboma, au Sud-Est par l’arrondissement d’Angossas, à l’Est par l’Arrondissement de Doumé, à l’Ouest par l’arrondissement de Nguelemendouka. Doumaintang se trouve à 330 km de Yaoundé, à 110 km de Bertoua chef- lieu de la région de l’Est, et à 110 km d’Abong-Mbang chef- lieu de département.

Description du milieu biophysique

 

Le climat de l’arrondissement de Doumaintang est de type équato-guinéen à quatre saisons inégalement réparties à savoir :

  • La petite saison des pluies de mi-mars à Juin ;
  • La petite saison sèche de Juin à mi-août ;
  • La grande saison des pluies de mi-août à mi-novembre ;
  • La grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars.

La température moyenne de la région est d’environ 23°C. Les températures mensuelles les plus basses sont relevées au mois de juillet (21,8°C) et les plus élevées au mois d’avril (24,6°C). Les précipitations annuelles moyennes se situent le plus souvent entre 1550 et 2000 mm (hauteur moyenne mensuelle de pluie sur les 25 dernières années : 1654 mm). Les maxima de précipitations sont enregistrés en avril-mai et en septembre-octobre.

Le relief de la Commune de Doumaintang est accidenté et varié (présence de plaines, de collines et de plateaux) avec des pentes assez importantes comprises entre 20 et 45% traduisant une forte érosion du sol. L’altitude moyenne est de 712m.

Les sols de Doumaintang sont de deux types ; en profondeur c'est-à-dire en zone marécageuse on a des sols hydromorphes et au niveau des collines, des plaines et plateaux aux sols ferralitiques. Les sols ferralitiques sont caractérisés par une texture sablo-argileuse d’où le caractère collant et glissant du sol de Doumaintang. Ils sont pauvres en éléments nutritifs, acides, fragiles et caractérisés par de fortes colorations rouges. Comme la plupart des sols sous couvert végétal forestier, ces sols sont parfois fertiles et sont utilisés particulièrement pour la production du Cacao, du café et des cultures vivrières.

Les sols hydromorphes (meubles) se retrouvent uniquement dans les zones marécageuses et aux bords des cours d’eau. Ces sols sont presqu’inexploités en saison pluvieuse par les populations puisqu’ils regorgent de beaucoup d‘eau. Ils sont simplement utilisés pour la collecte des produits tels que les huitres, les vers blancs. Cependant, en saison sèche ils sont mis en valeur par les populations. Ils y exploitent le sable et d’autres produits comme les nattes et les bambous servant à la construction des cases et des outils de danses traditionnelles.

La Commune de Doumaintang est arrosée de plusieurs rivières au régime permanent ou saisonnier et poissonneux telles que : La doumé, Ntel, Joul, Boul, Kouabouo, Okoual, Miangal, Méyouké, Nodo, Yidhô,Kon, Aminémekoug, Koudeukoudeu.

La végétation est caractérisée par des forêts denses et des forêts marécageuses à raphiales. Ces formations végétales sont riches en essences commercialisables telles que : Iroko, Doussier, Sapelli, Moabi, Fraqué, Ayous, Bubinga, etc, et en Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) tels que : le Ndjansang (condiment), le Ndo’o (Irvingia spp), l’Okok (Gnetum sp), le poivre noire, le Koutou (champignon local), le Tondo (condiment). Les espèces herbeuses dominantes dans les zones de savane herbeuse sont : Pennisetum purpureum, Hyparhénya rufa, Chromolaena odorata, Mimosa sp et de nombreuses graminées. Les prairies marécageuses sont surtout colonisées par les Maranthacées et les Zynziberacées. A ces espèces végétales, il faut ajouter la gamme variée des cultures vivrières et pérennes. Les jachères sont colonisées principalement par Musanga cercropiodes (parassolier), Eupatorium sp et Chromolaena odorata.

La Commune de Doumaintang abrite une faune sauvage très diversifiée et abondante. Cette faune sauvage se retrouve dans n’importe qu’elle zone forestière et les principales espèces que l’on rencontre sont : Lièvre, biche, singe, porc épic, pangolin, rat de gambie, Chevrotin aquatique, Potamochère, Buffle de la forêt, Guib harnaché, Sitatunga, Céphalophe à bande dorsale noire, éléphant de forêt, Pangolin géant, Athérure africain, Aulacode, Colobe Guéresa, Gorille. La faune sauvage aquatique se trouve principalement dans les cours d’eau et marécages. Les principales espèces pêchées sont : Silure, Tilapia, Carpes, poisson vipère etc.

Les espèces d’oiseaux identifiées sont : Perroquet Jacko, Touraco géant, Vautour palmiste, Martin chasseur pygmée, Guêpier à gorge blanche, Calao à joues brunes, Hirondelle noire, Bulbu.l

modeste . la zone possède aussi une multitude d’espèces d’insecte non identifiées, ainsi que des reptiles tels que : la vipère du Gabon, le mamba vert, le varan du Nil, le crocodile nain etc.

Ressources minières

Le sol de la Commune regorge de grande potentialité en matière de ressources minières, cependant ces ressources n’ont jamais encore été explorées par l’administration en charge.

DESCRIPTION DU MILIEU SOCIO-ECONOMIQUE

La Commune de Doumaintang est née du décret présidentiel N° 93 /321 du 25 Novembre 1993, portant réaménagement des Communes sur l’ensemble du territoire National. Doumaintang signifie le Baobab des toiles d’araignées. La Commune de Doumaintang nait de l’éclatement de l’ex Commune de Doumé en 3 communes autonomes appelés les trois ‘’D’’ ; il s’agit de : Doumé, Dimako et Doumaintang. Cette mesure respecte la volonté du gouvernement Camerounais de rapprocher l’administration des administrés. Du fait de la mise en application tardive du décret présidentiel de 1993, l’élection du 1er maire a eu lieu en 1996.

         Démographie

La commune de Doumaintang compte 28 villages et un espace urbain constitué de quatre quartiers. Ils sont traditionnellement dirigés par une chefferie de 2e degré et par 24 chefferies de 3e degré. Il ressort du tableau 1 que, la population de Doumaintang est estimée à 12172 habitants environ (Source : Enquête de terrain WAPAL, 2011). Cette population est Constituée des tranches d’âges de 0 à 5 ans, de 6 à 15ans, de 16 à 35 ans, de 36 à 60 ans et plus de 60 ans. La population est essentiellement jeune.

Groupes ethniques et relations inter-ethniques

La population de Doumaintang est constituée d’un seul groupe ethnique, les MAKA MBOANS. Toutefois, l’influence de l’activité économique et l’affectation des fonctionnaires dans les différents services publics de l’arrondissement a contribué à l’installation d’autres groupes ethniques tels que : Baya, Beti, Foulbé, Bafia et Bamileké. On trouve aussi les populations venues des Pays voisins tels que les Nigériens. Les relations inter-ethniques sont pacifiques.

Religion

La commune de Doumaintang regorge une multitude de religion, en majorité d’obédience chrétienne. Le Christianisme est majoritairement représenté par l’Église catholique romaine, suivi de l’Église Protestantes, Adventiste etc. L’islam est très faiblement représenté.

Mobilité de la population

La population de la Commune de Doumaintang possède plusieurs lieux hors de l’arrondissement où ils vont se ravitailler pour les principales causes suivantes : Produits de première nécessité, loisirs, problème de justice, commerce, recherche d’emploi rémunéré, éducation scolaire etc. Les principales villes où vont ces populations sont les suivantes : Nguelemendouka, Doumé, Abong-Mbang, Bertoua, Yaoundé, Douala.

Caractérisation des populations vulnérables

La Commune ne possède pas d’infrastructure sociale pouvant permettre l’encadrement des personnes vulnérable de la zone du fait de l’absence des services des affaires sociales. Une liste non exhaustive des populations vulnérable de la commune à été dressée et comporte les catégories ci-après : Handicapés moteurs (80), sous-muet/ mal entendant (09), handicapés visuels (24), orphelins mineurs (127), grands malades (20), veuves (121), personnes du 3ème âge (607), personnes vivant avec le VIH/SIDA (21). Il n’existe pas d’enfants de la rue dans l’arrondissement.

Organisation sociale

La structure sociale dans la commune de Doumaintang est organisée autour d’une chefferie de 2e degré et de 22 chefferies de 3e degré. Par ailleurs elle aussi constituée de Groupement d’Initiative Commune (GIC), et d’associations. Les différentes activités menées par ces derniers sont les suivantes : La création des champs communautaires, l’entraide, et les tontines.

Habitats

Les maisons sont anarchiquement construites le long des principaux axes routiers avec un taux de promiscuité très élevé. Comme la plupart des sociétés africaines, les concessions familiales sont groupées autour d’un noyau central qui est soit le chef de famille ou le patriarche. Les enquêtes ont permis de classer les habitats en plusieurs catégories : les maisons en matériaux définitifs, semi-définitifs ou provisoires avec ou sans latrines. Il est à noter que le problème de latrine est crucial pour les communautés rurales qui n’en ont pratiquement pas. Les principaux matériaux de construction utilisés sont la terre (potopoto), les briques ou blocs de terre, les parpaings, le ciment, les planches, le raphia, la paille et les tôles ondulées en aluminium. La mentalité des populations rurales ne les stimulent pas à construire des habitats décents, d’où la précarité de ceux-ci. Pour preuve, 95% des maisons de Doumaintang sont construites en matériaux provisoires. Le type de matériaux utilisés n’influence en rien le plan de construction des maisons qui sont de formes rectangulaires ou carrées.

Système foncier

Le titre foncier n’est pas l’apanage de toutes les populations de Doumaintang. La possession du terrain se fait par héritage du père à l’enfant (male), par don, et par achat de gré à gré. Les terrains sont délimités par des bornes naturelles à savoir : cours d’eau, arbres, routes et pistes.

Acteurs du Développement local

Les acteurs du Développement local sont classés en deux catégories :

Les acteurs internes à savoir : les GICs, les associations religieuses et non religieuses ;

Les acteurs externes à savoir : Les ONGs nationales et internationales, et les Ministères. Tous ces acteurs concourent au développement de la Communauté locale.

Activités économiques

L’agriculture est la principale activité pratiquée par les populations actives de la Commune de Doumaintang. C’est une agriculture de subsistance en générale, et les récoltes sont destinées à 70% pour la consommation des ménages et le reste pour la vente. Les principales spéculations pratiquées portent sur les cultures vivrières et de rente.

Les cultures vivrières font intervenir l’agriculture itinérante sur brûlis et la jachère, celles cultivées dans la zone de Doumaintang sont les suivantes : Arachides, piment, maïs, concombre, banane-plantain, macabo, manioc etc. Toutes ces cultures sont associées sur des parcelles culturales variant de 01 à 02 ha par cultivateurs.

Les cultures de rente : Celles cultivées dans la zone de Doumaintang sont les suivantes : le café robusta, le cacao de variété traditionnelle et améliorée, et le palmier à huile. La superficie moyenne des exploitations cacaoyères est de 1,5ha. La main d’oeuvre est essentiellement familiale et la production assez faible (3 à 4 sacs par ha). Le cacao produit est généralement écoulé par les ‘’Coxeurs’’ (Collecteurs/Acheteurs informels) exerçant dans la région. Il n’existe aucune infrastructure de coordination des ventes agricoles. La disparition des « Zones d’Action Prioritaire Intégrée de l’Est (ZAPI-EST) » en janvier 1990 a complètement désorganisé le secteur cacao-café et découragé la plupart des paysans qui s’y adonnait. Depuis 2005, l’Etat camerounais à travers le MINADER a lancé plusieurs programmes pour relancer les filières cacao et café tels que : PPVCC, PSCC, PACICC etc. mais les retomber de ces programmes ne se font pas ressentir à Doumaintang. Il est à noter que la culture du café ne fait plus partie des priorités des populations de Doumaintang à cause de la cherté des intrants agricoles et du mauvais prix d’achat sur le marché. D’ailleurs les caféiers sont progressivement remplacés par les pieds de bananier-plantain en vogue pour le moment dans plusieurs villages.

Sylviculture

La sylviculture ne fait pas encore partie des habitudes de la population de Doumaintang, cela se remarque par l’absence des pépinières forestières dans la zone et l’absence d’un plan de reboisement.

Elevage et pêche

La population de Doumaintang pratique très peu l’élevage. Il représente dans cette commune un secteur peu développé. L’élevage pratiqué est de type traditionnel non claustré caractérisé par la divagation des bêtes. Les produits de cet élevage sont majoritairement destinés à l’auto consommation et le reste à la vente. Les animaux élevés ici sont : les poulets, les canards, les chèvres, les moutons, et les porcs.La population pratique aussi la pisciculture. 03 étangs piscicoles de type barrage ont été inventoriés, et sont créés sur les crêtes de petits cours d’eau. Les espèces de poissons piscicoles rencontrées sont : Le Tilapia du Nil (Oreochromis niloticus), les hemichromis (poisson contrôlant la prolificité des Tilapia en étang) et les silures (Claria gariepinus).

L’arrondissement de Doumaintang est traversé par une multitude de cours d’eau qui se versent dans la Doumé. Ces cours d’eau rendent la zone propice à la pêche. Par ailleurs les techniques de pêches utilisées par la population sont de type traditionnel et peu développé. Les principaux modes de pêches utilisés sont : la pêche à la ligne, à la nasse et par barrage, d’où son caractère traditionnel. Les espèces courantes pêchées sont : les silures, les tilapias, les carpes, le poisson vipère, les crevettes, les crabes, les tortues marines, et les couleuvres. Les produits de pêche sont généralement destinés à l’autoconsommation et dans une moindre mesure à la vente.

La zone de Doumaintang est essentiellement forestière et par cette caractéristique, elle abrite une faune cynégétique assez diversifiée mais pas très abondante. La perte de cette biodiversité est due au fort taux de braconnage et à la coupe anarchique des essences forestières qui provoquent l’éloignement de la faune sauvage. La population de Doumaintang pratique une chasse de subsistance afin de pallier leur besoins protéiniques. Les techniques de chasse pratiquées sont de type traditionnel et caractérisées par l’usage des pièges à collet, des armes à feu (fusils), les appâts empoisonnés, les lances, les assommoirs et la chasse à courre. Cette activité est pratiquée par 80 % de la population et souffre d’un manque d’organisation. Autrement dit, c’est une activité non organisée. Ces techniques de chasse sont non sélectives, de ce fait elles portent préjudice à la préservation de la faune sauvage locale.

La commune de Doumaintang possède une forêt communale en cours de classement d’une superficie de 34 718 hectares. Ladite forêt est située dans les villages de l’axe Doumaintang-Mbalengue. Ceci pourrait être un atout majeur pour la Commune de Doumaintang vu que les redevances forestières qu’elle percevra, additionnés au BIP et au CAC pourront lui permettre de faire face à un certain nombre de difficultés si et seulement si les mécanismes d’une gestion efficiente sont mis en place. Les principaux sites de collecte de ces produits sont la forêt communale et les forêts du domaine national (Forêts non classées). Les produits issus de la forêt sont les suivants : Bois d’œuvre, bois de chauffe, chasse, cueillette, paille, plantes médicinales. Cependant, l’exploitation de ces ressources se fait pour le moment de façon anarchique.

Collecte des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL)

La forêt de Doumaintang abrite divers produits forestiers non ligneux (PFNL) tels que : la Mangue sauvage (Irvingia spp), Cola sauvage, Cacao sauvage, Orange sauvage, plantes médicinales et écorces, le Raphia (Raphia sp), le Bitter kola (Garcinia cola), le Djanssang (Recinodendron heudolettii). Ces produits sont destinés à près de 90% à l’autoconsommation et sont utilisés par les populations locales dans la pharmacopée traditionnelle et l’alimentation. D’une manière générale, ces produits restent sous valorisés dans la zone ; malgré l’importance du potentiel existant et l’opportunité qu’ils présentent pour le Commerce développement local. La collecte de ces PFNL est plus pratiquée par les femmes.

L’artisanat dans la zone est une activité pratiquée par les jeunes, les femmes et quelques vieux. Les objets d’arts sont fait à base du matériau local, à savoir : bambou de raphia, rotins, bois (Padouk rouge etc.), feuilles de palmiers et de raphia, etc. Les objets d’art fabriqués sont : les paniers, les mortiers, les pilons, les pirogues, les lits, les chaises et les tabourets. Les objets fabriqués sont vendus et utilisés par les populations elles-mêmes. C’est une activité lucrative mais peu développée dans la zone à cause de l’absence de débouché.

Dans la commune de Doumaintang, les populations pratiquent le petit commerce, qui ne concerne que la vente des produits de première nécessité, les produits agricoles et de chasses. La plupart de ces produits sont exposés et vendus le long des axes routiers au niveau des villages de l’arrondissement.

Le secteur souffre d’une absence d’infrastructures marchandes ce qui entraine l’absence d’un marché formel. La population vient d’initier un marché périodique au centre de Doumaintang. Il n’existe pas encore aucune organiastion qui favorise les ventes groupées au sein des villages. Les principaux marchés fréquentés par les populations locales sont les marchés de : Doumé, Nguelemendouka, Bertoua, Abong-Mbang et Yaoundé. Les marchés de Doumé et de Nguelemendouka sont les plus fréquentés.

Services

Les établissements de micro finances, d’épargne et de crédit sont inexistants dans la Commune de Doumaintang. Il existe tout au moins des tontines dans chaque village. Il n’existe pas encore de gare routière à Doumaintang. Le réseau téléphonique est parcellaire, il n’existe aucune antenne relai.

Autres activités économiques

Le sable, la latérite et les pierres font partie des ressources naturelles présentes dans la zone et exploitées par les populations de l’arrondissement de Doumaintang. Toutefois, le sable exploité en termes de quantité reste encore limité par rapport au potentiel de sable de la zone. Il existe aussi des carrières de pierres et de latérites exploitées par les populations. Malgré ces potentialités, les exploitants de sable et de pierre sont mal organisés, or c’est un secteur qui bien organisé peut réduire le taux de chômage des jeunes de la zone, et améliorer les recettes communales.

Certains produits agricoles sont transformés par les populations de Doumaintang, à savoir le vin de palmier issu des troncs du palmier à huile qui est transformé en boisson forte et incolore appelé traditionnellement ‘‘Harki’’. Il y a aussi la transformation des tubercules de maniocs en couscous ou en bâton de maniocs. Toutes ces transformations se font de manière artisanale. A cela s’ajoute la fabrication des briques de terre et l’extraction de l’huile de palme issues des noix de palmiers.

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Eaux

Les infrastructures hydrauliques de la Commune sont reparties de la manière suivantes des Forages, Sources traditionnelles, des Puits bâches, un Réseau Scan water non fonctionnel.

Energie

Le réseau électrique n’existe pas dans la Commune de Doumaintang ; mais grâce à un financement du FEICOM à hauteur de 280 000 000 FCFA, la Commune de Doumaintang sera désormais doté d’un réseau monophasé qui couvrira partiellement la zone. Toute -fois, il faut noter que, quelques ménages utilisent les groupes électrogènes à usage personnel ainsi que les lampes tempêtes pour leur éclairage.

Sport et Education Physique

La Commune de Doumaintang est en train de faire construire un stade municipal qui sera le seul équipement sportif moderne dans la Commune ; elle dispose néanmoins de plusieurs aires de jeu (terrain de football et handball inappropriés) dans certains villages.

Transport/ Travaux publics

La Commune ne possède pas encore de gare routière, on peut aussi noter une faible une faible immatriculation des motos et voitures de la Commune sous CEMAC. Par ailleurs, en matière d’infrastructures routière, la Commune compte : 148 Km de route en terre ce qui est très insuffisant vue sa grande superficie. Plusieurs ponceaux en matériaux provisoires (bois) et définitifs (ciment). Les différents problèmes rencontrés sont : le mauvais état de la route, le mauvais état des ouvrages de franchissement (ponceau) et l’absence des comités de gestion des routes.

Poste et Télécommunication/ Communication

Il n’existe aucune infrastructure de communication dans la Commune de Doumaintang, néanmoins des poches de réseau des opérateurs MTN et ORANGE couvre partiellement le territoire communal. Comme problèmes, notons le faible signal CRTV Télé et radio, l’absence d’un télé centre et d’une radio communautaire.

Affaires sociales

La commune de Doumaintang souffre d’une absence totale en infrastructures des affaires sociales. Ce service n’est pas encore effectif dans l’arrondissement ; néanmoins, un recensement non exhaustif a permis de dénombrer un important effectif des personnes nécessiteuses.

Tourisme

Le secteur du tourisme à Doumaintang n’est pas développé dans l’arrondissement, malgré la présence de certains sites touristiques non reconnu par le Ministère en charge du tourisme, à l’instar : des grands étendus de marécage regorgeant des crocodiles nains, la forêt communale ayant une biodiversité très riche, et les différents villages construits encore traditionnellement sont tous des éventuels sites potentiels pour le tourisme local. Afin que ces sites soient visités, il faudrait qu’il y ait des établissements touristiques tels que les auberges, restaurants, motels.

Principales potentialités et ressources de la Commune de Doumaintang

La Commune possède un grand potentiel pour son développement à savoir :

- Des ressources naturelles : forêt, faune sauvages, des sites touristiques, et un climat favorable à la vie des populations ;

- Le dynamisme, la solidarité des populations et l’élévation marquée de leur niveau d’instruction ;

- Richesse du sol sur le plan agricole (fertilité du sol) et minier (ressources pas encore identifiées) ;

- Des grandes surfaces non cultivées pouvant servir au développement de l’agriculture ;

- Une agriculture diversifiée ;

- Une élite importante et intellectuelle ;

- Présence des carrières de sables, de latérites de sables de pierre.