COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

DIMAKO

 

Maire MONGUI SOSSOMBA Janvier

Tél.                  +237 677 45 40 45

Superficie de 750 km²

Nombre de Conseillers 25

Localisation de la Commune

La Commune de Dimako est l’une des Communes du département du Haut-Nyong. Elle a été créée le 20 Septembre 1982 et s’étend sur une superficie de 750 km². Elle est limitée à l’EST par les Arrondissements de Mbang et Demnam, au Nord par les Communes de Bertoua 1er et 2e, à l’OUEST par l’Arrondissement de NDIANG, au sud par l’Arrondissement de Doume. La ville de Dimako est le chef-lieu de l’Arrondissement du même nom qui est placé sous l’autorité d’un Sous-préfet. La Commune de Dimako compte 30 villages divisés en cinq secteurs :

-Secteur Pol : Tahate, Bongossi, Ngombol, Akano, Nkolmeyanga, Grand Pol, Simeyong, Tonkoumbé, Petit Pol, Nkolbikon, Mayos

-Secteur forêt : Djandja, Kouen, Toungrelo, Lossou

-Secteur route Mbang : Kandala, Nguinda, Nkoumadjap

-Secteur savane : Petit Ngolambele, Ngolambele, Baktala, Longtimbi

-Dimako centre : Kpwengué, Source, Dieu connaît, Tombo, Ayene, Camp Nord, Mokolo, Beul.

De par sa situation géographique, Dimako, constitue une Zone de transition et Ville Carrefour.

Milieu Biophysique

Le climat dans la Commune de Dimako est équatorial de type Guinéen à quatre saisons inégalement réparties :

-Une grande saison de pluie qui s’étend de la mi-août à la mi-novembre ;

-Une grande saison sèche qui va de mi-novembre à Février ;

-Une petite saison sèche qui va de pluie de Mars à Mai ;

-Une petite saison sèche entre Juillet et mi-Août.

La hauteur moyenne annuelle des pluies à Dimako est évaluée à 1 500 mm.

Dimako est un Plateau constitué de zones plates, des Bas-fonds et de légères montées. L’altitude moyenne est de 600 m environ. Par ailleurs, on relève également la présence de quelques Zones sensibles et à risques, telles que la Zone de Bongossi-Ngombol où il y’a la présence des bas-fonds et une zone de risque d’émersion du Magma à Ngombol (apparition spontanée du feu à Ngombol). Les sols de la Région sont de couleur rouge en majorité et de type ferralitique. Ces sols sont graveleux ou latéritique et peu fertilité, acides et fragiles. Il existe également des sols Hydro-morphes dans les vallées marécageuses. Ces sols présentent en certains endroits des gisements de sable, de latérite ou de pierre exploitable (carrière). Par endroit, on note la présence d’indice d’Or (pierre précieuse).

La flore de Dimako est caractérisée par une forêt équatoriale verdoyante et ombrophile et parsemée de jachère. Elle occupe 90% du Territoire Communal. Le reste du couvert végétal représente 10 % et est constitué de Savane arbustive, notamment dans la zone Nord de la Commune. La Forêt de la Commune de Dimako a fait l’objet d’une intense exploitation forestière de dimension Industrielle depuis 55 ans par la Société Forestière Industrielle de la Doumé (SFID) qui a cessé son exploitation en 2002. Ainsi, la Formation Forestière actuelle est une Forêt secondaire dont une partie (16 240 ha) a été érigé en Forêt Communale. Cette forêt renferme de nombreuses essences dont les usages sont divers (pharmacopée traditionnelle, bois d’oeuvre, consommation de racines et fruits). De nombreuses espèces dont l’exploitation est contrôlée sont : le MOABI, (interdit d’exploitation dans le plan d’aménagement), l’Iroko, le Sapelli et le Bibolo. Certaines de ces essences font l’objet d’une surexploitation illégale et anarchique par les populations locales.

La faune sauvage est assez abondante et diversifiée avec des espèces animales courantes entres autres : les Antilopes ou Céphalophes, les petits et les grands singes (Chimpazés, Gorille), le Rat de Gambie, l’aulacode commun, l’athérure, les pangolins, les éléphants et le pangolin géant. On note également la présence des reptiles tels que le Grand Python. Dans la forêt Communale, 18 espèces de mammifères et 196 espèces d’oiseaux ont été identifiées. Cette Faune est beaucoup plus concentrée dans la partie centrale et Orientale de la Forêt. Parmi les espèces d’oiseaux identifiés, il y a 79 espèces qui sont endémique à la Forêt Guinéo-congolaise. Le phénomène de la déforestation est à l’origine de l’éloignement de nombreuses espèces.

La commune est arosée par deux principales rivières : la Douméet son grand affluent la Djo. Ces deux cours d’eau reçoivent les eaux d’un important réseau de petites rivières qui comprend : Koumbé, Sechok, Ponda, Grand Koh, Petit Koh, Mbiassambi, Kendeng, Sodié, Shasol, Chimbi, Messoua, Sonkondo, Mala, Gbanlaw, Moanapeh, Akambaga, Achoebo foulé foulé, tope, tonbeul, nkouendja, tong, Sion, Haï, Nshopel, Nbaktala, Bochin, Fempol, Miandi, Shol, Chagna, Mbolo, Kpaktala, Biendi, Tongko, Nchoko, Talpondou, Tongsanga, Pacha, Nkachoua, Mitta, Pikoko, Nguidoumé, Tokato, Nguinda, Kandala, Mondoumo,Doumbo, Birdogbo, Kouen, Nkatmambou, Sholtelo, Nkachi, Nlaw, Chèh, Ngouandja, Tinpol, Monchimbi.

Milieu Humain

La ville de Dimako a été fondée vers 1800 par une fraction des populations Bakoum de la chefferie Ngolambélé. Initialement le village s’appelait Kpwengue. A la faveur de la création de la scierie par les français Saubate et Geberon, le site aurait changé de dénomination pour devenir Dimako. En effet, les populations Kaka dont l’installation à Kpwengue aurait été facilitée par les exploitants forestiers français avaient choisi d’appeler cette terre d’accueil.Dimako en souvenir de leur village d’origine. Ce nom a été finalement adopté car plus facile à prononcer. Une anecdote raconte qu’au décès du chef Bakoum (Sakoal), son successeur et neveu Bangda André, soucieux d’apaiser les relations entre les peuples Bakoum, Pol, Kaka et autres allogènes aurait particulièrement œuvré à l’installation des fondateurs français de la scierie.

La Commune de DIMAKO abrite une population estimée à un peu plus de 13 000 âmes environ. Le tableau 1 ci-dessous présente la répartition de cette population par village. il ressort que la population de Dimako est estimée à 13 879 habitants environ. D’après le recensement de 2005. Cette population comprend toutes les tranches d’âges de 0 à 5 ans, de 6 à 17ans de 46 ans à 60 ans.

Bakoum groupe majoritaire, Pol, Pygmée Baka (ces derniers sont habitants des Villages Lossou, Nkoumadjap, Mayos et Nkolbikon). Toutefois, l’influence de l’activité économique dans la Commune de DIMAKO a contribué à l’installation d’autres groupes ethniques qui sont : - Kako, - Mézimé, - Maka, - Baya, - Beti, - Bamilekés, - Bassa, - Bafia, - Foulbés, - Bororos, sans oublier les populations venues des Pays voisins tels que : les Centrafricains, Nigérians et Nigériens.

L’habitat, en majorité rurale, est groupé et fait de maisons rectangulaires. Ces maisons sont faites en matériaux locaux pour la plupart. Il s’agit des maisons en terre battue appelées localement (potopoto) avec les toits à 90% en nattes de raphia. Cà et là on note la présence de quelques maisons avec des toits en tôles. Les maisons sont construites autour des routes desservant les communautés de la Commune. Ainsi la Commune est constituée de villages rues.

La commune de Dimako est le lieu de foisonnement de plusieurs religions en majorité d’obédience chrétienne. Ce Christianisme est majoritairement représenté par l’Église catholique, talonnée par l’Église Protestantes et autres Églises. L’islam y est également implanté.

Activités Socio-Economiques

La population de la Commune de Dimako est à 80% agricole. En dehors de l’agriculture, d’autres activités sont pratiquées notamment : le petit Commerce, la chasse, la pèche, l’élevage, l’exploitation des ressources naturelles (carrière de sable, de pierre et de latérite, les petits emplois temporaires, tels que la cueillette et la transformation des produits agricoles). Notons aussi l’exploitation forestière et l’artisanat.

L’agriculture est la principale activité des populations de la Commune. Elle est marquée par les cultures vivrières et les cultures de rente. Dans les villages, l’agriculture apparait comme étant le seul secteur productif important. Aussi repose telle en grande partie sur la production des vivres pratiqués par les femmes et les hommes et les cultures de rente qui constituent une véritable source de revenus. Par le passé, ces cultures étaient réservées aux hommes. Ce secteur procure plus de 80 % des ressources alimentaires de la Commune et 70% du revenu dans les ménages.

       -L’agriculture vivrière

C’est une agriculture de subsistance beaucoup plus destinée à l’auto consommation. Elle est itinérante sur brulis avec des cultures mixtes (banane plantain, macabo, manioc, arachide, mais) .Cette association de cultures occupe des superficies moyennes allant de un à deux hectares.

-L’agriculture de rente

C’est une agriculture destinée à la vente. Elle est basée sur la culture du cacao, du café et du palmier à huile. Cependant, l’instabilité des prix en dégradation sur le marché mondial a fait reculer la production de ces cultures en faveur des cultures vivrières. Néanmoins, la hausse des prix ces derniers temps constitue un facteur de motivation pour les paysans qui relancent progressivement la production des produits de rente.

Dans ce secteur, les principaux sites d’exploitations sont la forêt communale et les forêts communautaires. L’exploitation de ces deux forêts se passe en régie, car la commune et les populations bénéficiaires ne disposent pas suffisamment de moyens pour leur exploitation. Le bois exploité ici est destiné à la commercialisation et à l’amélioration de l’habitat. Par ailleurs cette forêt sert également à la collecte des PFNL tel que : le Djansang (Ricinodendronheudoletii), les mangues sauvages (Irvingia gabonensis) ; le petit et le gros rotin, le vin de palme et de raphia, le fruit et l’huile de Moabi (baillonella toxisperma) .Ces produits sont destinés à la pharmacopée et à l’artisanat. Le pourcentage réservé à la vente est réduit, bien que certains tels que le vin de le vin de palme et de raphia soient consacrés à la vente. Le petit rotin (Eremospatha macrocarpa) et le gros rotin (Lacosperma securdiflorum) constituent la matière première pour l’artisanat.

L’élevage est un secteur peu développé. Il s’agit d’un élevage traditionnel caractérisé par la divagation des bêtes destinées à l’auto consommation. Les animaux rencontrés ici sont entreautres : les poulets, les chèvres, les canards, les bœufs, les porcs, Les ruches pour l’apiculture et des étangs piscicoles dans l’ensemble de la commune de Dimako. Cette activité est pratiquée dans des zones marécageuses ou des étangs piscicoles sont aménagés. Les espèces de poissons les plus rencontrées ici sont : Le Tilapia du Nil et les silures (Claria gariepinus).

La pêche est pratiquée par une bonne franche de la population, mais elle n’est pas assez développée. Les principales techniques sont la ligne, à la nasse et le barrage ; d’où son caractère artisanal. Les espèces courantes attrapées sont : les silures, les tilapias, les carpes, le poisson courant, le poisson vipère. Cependant, on signale l’utilisation des produits illicites et toxiques pour capturer le poisson, utilisés du temps de l’exercice de la SFID .Les produits de pêche sont généralement voués à l’autoconsommation et quelque fois à la vente.

La chasse pratiquée ici elle est traditionnelle et se caractérise par l’usage des pièges, des fusils et la chasse à courre. Cette activité pratiquée par 70¨% de la population souffre du manque d’organisation. Autrement dit, elle est peu développée. Cette chasse est non sélective, certes elle est utile pour la préservation de la culture, mais risquant pour la protection de l’environnement.

Cette activité est surtout pratiquée par les jeunes, les femmes et quelques vieilles personnes. La plupart des objets sont faits en matériaux locaux : bambou, rotins, bois, feuilles de palmiers, etc. Les objets fabriqués ici sont les paniers, les hottes, les mortiers, pilons et les pirogues. Cette activité est également à but lucratif.

Dans la commune de Dimako, seul le petit commerce est pratiqué. Il est orienté vers la vente des produits de première nécessité, les produits agricoles et de chasses. Certains de ces produits sont exposés et vendus le long des axes routiers au niveau des villages. Il existe un marché communal au centre de DIMAKO. Dans la Commune, il existe plusieurs organisations qui favorisent l’écoulement des produits de vente. Les principaux marchés fréquentés par les populations locales comprennent : Dimako ville, Bertoua et Yaoundé. Ce sont également des lieux de vente et de ravitaillement. Les marchés de Dimako et de Bertoua sont les plus fréquentés.

Le sable constitue l’une des richesses naturelles de la commune. Toutefois, l’exploitation de sable reste encore limitée par rapport au potentiel de sable de la zone. Selon l’organisation et la capacité de travail, certains exploitants de sable produisent douze tonnes par jour où par mois. Les carrières de latérites et de pierres rencontrées de part et d’autre, sont également des secteurs d’activités qui, bien organisés, pourraient contribuer efficacement à la résorption du taux de chômage dans la commune.

Il existe certaines formes de transformation des produits agricoles. Ces transformations sont artisanales et ne concernent que le manioc et le vin de palme. Le manioc est transformé en farine et en bâton de manioc et le vin de palme en boisson forte et incolore appelée : Haah !

On peut aussi citer la fabrique des briques de terre et l’extraction de l’huile de palme.

Le secteur touristique est très peu développé dans la commune, malgré la présence de certaines potentialités dans le secteur tel que : des lacs abandonnés, de multiples grottesnon aménagés, des forets sacrées. Notons ici l’absence des établissements touristiques comme les hôtels.

Le système d’épargne et de crédit est quasi inexistant dans la ville de Dimako. L’on note quand même l’existence des tontines dans tout l’arrondissement et la présence de la CAMPOST.

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Energie

La commune de Dimako est traversée par le réseau électrique Haute tension d’AES/SONEL. Cependant, le processus d’électrification rural n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière, car la majorité des communautés de Dimako utilise encore des lampes tempêtes à base de pétrole pour s’éclairer. D’aucun s’éclairent pratiquement à l’aide du bois de chauffage. Toute foi, il faut noter que seul le périmètre urbain et 6 villages sont amplement connecté au réseau AES/SONEL.

Infrastructures hydrauliques

La commune ne dispose pas d’un réseau local de distribution CDE. On note la présence des puits et forages dont certains équipés de pompes à motricité humaine réalisé avec le concours de la commune et de l’ONG PLAN International sont fonctionnels. La commune dispose La également d’autres ouvrages hydrauliques non aménagés. L’on remarque aussi la présence du réseau SCANWATER malheureusement en panne. Les populations font recourt à d’autres sources d’approvisionnement. Environ 75% de la population s’approvisionnent dans les sources non aménagées, 15% dans les rivières et 10 % seulement ont accès à l’eau potable.

Infrastructures sportives et culturelles

La commune manque d’espace de loisirs pour les jeunes. Cependant elle dispose d’un stade de football dans la ville de Dimako où sont organisés des championnats de vacances. L’on remarque aussi la présence dans divers villages des espaces verts aménagés comme aires de jeux.

Routes

La commune de Dimako dispose d’un important réseau routier. Il est constitué du nord au sud par la route national N°10 Yaoundé/Bertoua distante de 26 Km en cours de bitumage. Il existe 56 Km autres de routes répartis en trois secteurs : Pol, Kandala, Lossou.

Télécommunication

Dans la commune de Dimako, le téléphone portable répond ici à deux opérateurs à savoir MTN et Orange, la radio diffusion et la télévision sont les différents médias. Les négociations avec CAMTEL pour le téléphone fixe et mobile sont en cours. Notons que le lycée mixte dispose et héberge un site Internet.

Infrastructures psychosociales

La Commune de Dimako n’est pas riche en infrastructures psychosociales. Au total, il existe une salle de réunion non équipé au Camp Nord, une case des Arts Baka à Mayos et la maison du Parti à Ayéné.

Infrastructures marchandes

Il existe un marché communal au centre de Dimako au quartier Source. Ce dernier se trouve en état de délabrement avancé. Les deux autres sont au quartier Dieu Connait et à Ayené. Cependant, ces deux derniers n’ont aucune infrastructure visible, tout se passe en plein air.

Principales potentialités et ressources de la Commune

La Commune de Dimako présente plusieurs opportunités pour son développement à savoir :

-Des ressources naturelles : forêt, faune, richesse du sol, des sites touristiques, des terres fertiles et un climat favorable ;

-Le dynamisme des populations et leur niveau intellectuel en voie de développement progressif ;

-Une agriculture diversifiée avec un potentiel élevé pour pratiquer sur de grande parcelle des terres cultivables ;

-Un conseil municipal actif avec une diversité ethnique et socioprofessionnelle ;

-Présence d’un répertoire des biens mobiliers et immobiliers.

-Une élite importante et intellectuelle ;

-Présence des réseaux Orange et MTN ;

-Présence des carrières de sables, de latérites de sables de pierre, d’indices d’or et de diamant.

Principales ressources de la Commune

Les principales ressources de la Communes comprennent : (Des Recettes Fiscales, Taxes communales directes, Taxes Communales Indirectes, Produits de l’exploitation du Domaine et Services Communaux, Des Ristournes et Redevances consenties par l’Etat, Des Subventions de Fonctionnement Reçues, Transfert reçu dans le cadre la coopération décentralisée, Des autres produits et profits).