COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

ATOK

 

Maire DAYZAL Dieudonné Dépeskidou

Tél.   +237 677 75 25 51
        +237 696 36 65 36

Superficie de 560 km2 

Nombre de Conseillers 25

Localisation de la Commune

ATOK devient une ville par décret présidentiel en 1992 à travers la création du District de Bebend ; Ceci survient à la suite de l’éclatement du Département du Haut Nyong. Elle acquiert le statut de commune en 1995 et à la suite du décret N°2010/198 du 16 Juin 2010, ATOK devient le Chef- lieu de l’Arrondissement de BEBEND. La Commune d’ATOK est située à 55 km d’Abong-Mbang, Chef- lieu du Département du Haut Nyong, à 160 km de Bertoua, Chef- lieu de la Région de l’Est et à 160 km de Yaoundé capitale du Cameroun. La Commune d’ATOK a une superficie de 560 km2 et une population d’environ 16 000 habitants. Cette Commune est traversée par la route Nationale N°10 (RN10) reliant le Chef- lieu de la Région du Centre à celui de la Région de l’Est. La Commune d’ATOK bénéficie à quelques encablures du village AKOK MAKA, de la présence du pont sur le Fleuve Nyong qu’elle partage avec la Commune d’AYOS qui elle appartient au Département du Nyong et Mfoumou de la Région du Centre ; faisant de ce fleuve la limite naturelle entre les deux Régions. L’on note également que c’est dans cette Commune que l’on retrouve la chefferie supérieure des Makak. Atok est limité : au Nord par l’Arrondissement d’Angossas, au Sud par l’Arrondissement de Messamena, à l’Est par l’Arrondissements d’Abong-Mbang, à l’Ouest par l’Arrondissement d’Ayos.

 

Milieu Biophysique

La Commune d’ATOK est constitué d’une végétation caractérisée par des forêts denses (primaires et secondaires) et des forêts marécageuses à raphia. Ces formations végétales sont riches en essences commercialisables et en Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL).

-Faune sauvage terrestre

La Commune d’ATOK regorge d’une faune sauvage très diversifiée et abondante. Cette faune sauvage se retrouve dans n’importe qu’elle zone forestière et les principales espèces que l’on rencontre ici sont : lièvre, biche, singe, antilope royale, porc épic, pangolin, chat tigre, Chevrotin aquatique, vipères, serpent boa. Les espèces protégés mais en voie de disparition dans les forêts de la commune sont le Gorille et le chimpanzé. Selon des mythes ancestraux, l’on révèle la présence d’une Panthère et d’autres espèces d’animaux féroces (Hippopotame).

L’on note également une forte présence des escargots, des tortues et des hannetons qui entrent fortement dans les habitudes culinaires des populations de la localité ; favorisant ainsi une activité commerciale qui pourrait booster l’économie locale.

-Faune sauvage aquatique

La faune sauvage aquatique se trouve principalement dans le fleuve Nyong et dans ses affluents (Mpow, Souombou). Les principales espèces rencontrées sont : Hétérotis, Clarias, Silure, tilapia sauvage, poisson chat, poisson vipère, crevettes, carpes, serpent marin, tortues marines, crocodile et aloutre.

-La faune domestique terrestre

Celle-ci quant à elle est très pauvre et peu diversifiée. Elle est constituée pour l’essentiel de volailles (poules), de porcs, chèvres, moutons et d’animaux de compagnie (chiens et chats).

-La faune domestique aquatique

L’inexistence d’étangs piscicoles entraine l’absence de la pratique de l’aquaculture ; rendant de ce fait la faune domestique aquatique quasi inexistante dans la ville communale d’ATOK.

Milieu humain

Le tissu de la population de la Commune d’ATOK est constitué de plusieurs ethnies : Maka

Bebend, des Yebekolo, des Kaka et des Baka. La position géographique de la commune d’ATOK et les nombreux mouvements des biens et personnes qui s’y opèrent, rendent la population de cette localité assez cosmopolite. C’est la raison pour laquelle l’on rencontre également des populations halogènes qui se sont intégrées au fil des ans (Haoussas, Bangoulas, les anglophones du Nord-Ouest, nigériens, nigérians, sénégalais). Il ressort de nos enquêtes et de nos investigations sur le terrain que la Commune d’ATOK compte en réalité, 25 villages et 01 campement Baka. Toutefois il est important de souligner que nous avons retrouvé les populations Baka mélangées aux populations BANTOU dans les villages Djoum et Zoguela.

Les villages de la Commune d’Atok

Landa, Ebodenkou, Akok Makak, Akok Yebekolo, Mayos, Ngoulemakong, Makok, Mbama, Ntoumb, Ngouemetag 1 et 2, Bidjigué 1 et 2, Kodja Ns, Makogou, Ba’a, Atok, Djoum, Ndankuimb, Miko Ague, Zoguela, Ndjinda, Bende, Bigoens, Nyimbe, Souombou.

Activités socio-économiques

L’activité économique bien qu’étant très faible dans l’ensemble de la commune, celle-ci se pratique selon les moyens disponibles des opérateurs de ce secteur. Elle est menée par les populations autochtones et les halogènes. En fonction de l’importance de l’activité nous recensons l’agriculture, la cueillette et le ramassage (Produits Forestiers Non Ligneux, escargots, hannetons), la pêche, l’exploitation artisanale des produits de carrière (sable, latérite, pierre), la chasse, l’artisanat, le commerce de produits pétroliers, le commerce des produits de premier nécessité et la restauration.

L’agriculture est la principale activité pratiquée par une bonne tranche de la population active de la Commune d’Atok. C’est une agriculture de subsistance qui est promue et les récoltes sont destinées soit à la consommation familiale (environ les 65%) soit à la commercialisation (environ les 35%). Les principales spéculations pratiquées portent sur les cultures maraichères, vivrières et de rente.

Les cultures de rente sont le cacao et le café. La cacaoculture est pratiquée par la quasi-totalité de la population masculine active de la Communauté ; la caféiculture quant à elle est pratiqué par une petite poignée de la communauté. La superficie moyenne par planteur est de 2ha en ce qui concerne les exploitations cacaoyères; quant aux exploitations caféières du fait de leur abandon par les populations celle-ci sont en moyenne de moins de 1ha pour un planteur. La main d’oeuvre est essentiellement familiale et la production assez faible (3 à 4 sacs par ha). L’écoulement de ces produits est de façon général pratiqué par les Coxeurs (Collecteurs/Acheteurs informels) exerçant dans la région. Du fait que les services du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural n’ont plus la charge des données statistiques liées à la production et à la commercialisation du cacao et café, il nous a été difficile d’estimer les quantités de cacao et café qui sont commercialisées dans la zone. Toutefois il n’existe aucune institution de coordination des ventes agricoles dans la commune, rendant ainsi les planteurs vulnérables aux mauvais traitements des acheteurs (prix arbitraire, fausse balance).

Depuis 2005, l’Etat camerounais à travers le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) a lancé plusieurs programme pour relancer les filières cacao et café tels que : Programme de Protection des Vergers Cacao Café, Programme Semencier Cacao Café, PACICC etc. Mais ceux-ci sont inexistants au niveau de la commune d’ATOK.

Les cultures vivrières font intervenir la pratique de l’agriculture itinérante sur brûlis et pour restaurer la fertilisation des sols, les populations pratiquent la jachère. La première technique c'est-à-dire l’agriculture itinérante sur brûlis, consiste à défricher une parcelle de terrain dans la forêt, et à l’incinérer soit en tas, soit éparpillé. L’objectif de l’incinération étant d’améliorer instantanément avec les cendres résultantes des brûlis, la fertilité du sol. Quant à la seconde technique qui est la jachère consiste à laisser le lopin de terrain exploité en friche pour permettre au sol de retrouver sa fertilité. Les principales cultures vivrières sont le manioc, l’igname, la banane plantain, la banane douce, le maïs, la patate douce, le macabo. Les produits sont en partie consommés et vendus. Parmi les produits destinés à la vente, seul le manioc est généralement transformé en bâton de manioc et en couscous. Cette production est vendue au niveau du marché local d’Atok, mais également au niveau des marchés voisins (Ayos, Abong-Mbang). Cette pratique intense de la culture et de la transformation du manioc a favorisé l’obtention à travers la commune via le Programme National de Développement des Racines et Tubercule (PNDRT), d’un important financement du Fonds International du Développement Agricole (FIDA) pour la construction d’un marché, de deux magasins de stockage avec fourres et aires de séchage, mais aussi des machines de première transformation. Nonobstant tout ce qui précède, il est à signaler une forte pratique de la culture du piment et de l’ananas dans la localité qui selon les populations pourrait constituer un véritable catalyseur de l’économique de la localité. Le secteur agricole dans la localité fait face à un ensemble de problèmes dont les plus récurrents sont la baisse rapide de la fertilité des sols cultivés (dû aux mauvaises pratiques agricoles notamment l’agriculture itinérante sur brûlis), les maladies et attaques des cultures par des déprédateurs, les difficultés de commercialisation et de conservation des denrées alimentaires, mais également la pratique de la polyculture. Ceci a pour conséquence directe la diminution des revenus à long terme, l’abandon de certaines spéculations (exploitations caféières) et la réduction des espaces cultivés.

La pratique de l’élevage dans la commune est sous valorisée ; il s’agit d’un élevage extensif caractérisé par des cheptels très faibles. La divagation des bêtes est la principale technique d’élevage pratiquée par les populations ; certaines d’entre elles continuent l’usage de cette pratique malgré son interdiction dans l’arrondissement de Bebend par le Sous-préfet. Cet élevage est essentiellement constituée de la volaille (poules, coqs), les ovins (moutons), les caprins (chèvres) et les porcins (porcs). Cet élevage constitue une forme de réserve économique qui permet aux éleveurs de résoudre les problèmes qui peuvent survenir au cours de l’année avant la période cacaoyère. Il permet également au responsable de famille de recevoir des étrangers de marques. Ce secteur soufre de la forte mortalité de la volaille en saison sèche et surtout de la recrudescence de la coccidiose pour les volailles et de la peste porcine pour les porcins mais aussi de l’absence de moyens pour la construction des enclos. Toutefois, la difficulté majeure ici reste la non maîtrise des techniques améliorées d’élevage en claustration des animaux domestiques par les populations locales et l’absence de sujets améliorés.

La zone d’ATOK qui est essentiellement forestière regorge d’une faune cynégétique diversifiée et abondante. Cette faune joue un rôle crucial dans l’économie locale et l’alimentation en protéines animales des populations d’ATOK. Cette activité est l’apanage des hommes et des jeunes garçons. Les principales techniques cynégétiques utilisées sont la chasse à court, la chasse à la nasse, le piège à câble, la chasse à l’arme, les assommoirs, les machettes, les couteaux, arcs, les appâts empoisonnés et les lances. La période de prédilection pour la chasse est la saison pluvieuse, car pendant cette période les animaux reviennent de la période d’accouplement. Durant cette période les chasseurs séjournent pendant des jours en brousse à la recherche du gibier qui servira soit à la vente soit à la commercialisation. Les principaux clients de ces derniers sont les vendeuses de denrées alimentaires et les automobilistes de la National N°10 qui traverse la quasi-totalité des villages de la Commune.

Les produits halieutiques occupent après la chasse, une place de choix dans l’approvisionnement des ménages en protéines animales. La pêche constitue la deuxième activité lucrative pour les populations des villages riverains du fleuve Nyong et de ses affluents. Il s’agit ici de relever que cette activité est pratiquée de façon artisanale. Les techniques de pêche utilisées sont pour la plus part le filet, les nasses, les lignes et les produits chimiques (néfaste pour l’environnement et la santé humaine). Cette activité connaît un ralentissement pendant la saison sèche et redevient assez fluorescente en saison de pluie. Les espèces de poissons les plus pêchées sont entre autres : le Claria, le poisson serpent (Chana chana), le kanga (l’Hétérotis), le poisson chat, le tilapia sauvage, les silures (Clarias gariepinus), le chevrotin aquatique, crevettes, carpes, serpent marin, tortues marine.

La Commune d’ATOK compte dans son patrimoine forestier une (01) forêt communautaire localisée dans plusieurs villages (Mikouague, Ndankuimb, etc). Cette forêt bien qu’étant encore peu exploitée est néanmoins utilisée à diverses fins à savoir : le bois d’œuvre, le bois de chauffe, la chasse, la cueillette, la paille, les plantes médicinales. Cependant, l’exploitation des bois d’œuvre est l’œuvre des propriétaires de cette dernière qui exportent les grumes pour la commercialisation. Les grumes ne subissent aucune transformation locale. Mais nous relèverons également une exploitation illicite faite par des sociétés forestières sans aucun agrément ; celles-ci étant aidées par des fils de la Commune

Collecte des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL)

La forêt d’ATOK abrite divers Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) tels que : le fruit du moabi (Baillonella toxisperma), la Mangue sauvage Irvingia gabonensis), la Cola sauvage, Strophantus, le fruit de l’ébène, le Cacao sauvage, l’Orange sauvage, le Yolimbé, les plantes médicinales, le Raphia (Raphia sp), le Bitter kola (Garcinia cola), le Djangsang (Ricinodendron heudolettii), les rondelles et le rotin. Ces produits sont destinés à près de 95% à l’autoconsommation, à la commercialisation et les autres 5% sont utilisés par les populations locales dans la pharmacopée traditionnelle et l’alimentation. D’une manière générale, ces produits restent sous valorisés dans la zone malgré l’importance du potentiel existant et l’opportunité qu’ils présentent pour le développement local. La collecte de ces produits reste essentiellement une activité de la junte féminine et celle des populations Baka de la localité en particulier.

Le secteur agro-industriel est à son état embryonnaire dans la commune d’ATOK, l’on note relève la présence d’appareils de transformation des tubercules de manioc au premier niveau. Cet appareillage est le fruit de la coopération existante entre la Commune d’ATOK et le Programme National de Développement des Racines et Tubercules.

La Commune d’ATOK regorge de plusieurs ressources minières tels que : le sable, le kaolin, le gravier, la latérite et l’Argile. Ces différentes ressources minières sont exploitées par différents acteurs et à diverses fins. Le sable, le kaolin et l’argile sont exploités par les populations locales ; le sable sert à la construction et est également vendu sur place ; le kaolin sert à badigeonner les maisons comme la chaux et l’argile sert à la poterie. Le gravier et la latérite par contre sont utilisés pour les travaux de réalisation des routes, c’est le cas de citer à titre d’exemple la société PANTECHNIKI qui a exploitée une carrière de pierre et une autre de latérite pour la réalisation des travaux de construction de la route Nationale N°10 (Yaoundé - Bertoua) qui traverse la commune d’ATOK.

Le petit commerce dans la Commune d’ATOK se résume pour l’essentiel à la commercialisation des produits de premières nécessités dans les boutiques tenues pour la plus part par les halogènes qui sont généralement des Haoussa et sénégalais. L’on rencontre également des fripiers, des restaurateurs, des détaillants de produits pétroliers contrefaits, des revendeurs de vivres communément appelés bayam and sellam, des tenanciers de débits de boisson et des aubergistes pour ne citer que ceux-là.

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Eau et Energie

- Infrastructures hydrauliques : la commune est couverte par un réseau d’adduction d’eau.

- Infrastructures électriques : deux villages de la Commune sont électrifiés à savoir : Akok-Maka et Akok-Yebekolo.

Culture

On retrouve 02 foyers communautaires dans l’arrondissement de Bebend ; et ces derniers sont localisés dans les villages : Mbama et Kodjans.

Travaux Publics

Infrastructures routières

-68 Km de route en bitumée ;

-115 Km de route en terre ;

-Plusieurs ponceaux en bois ;

-Plusieurs passages busés.