COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

ABONG-MBANG

 

Maire OYAL Charmant

Tél. 237 677 81 20 49

 

Créée le 28 novembre 1955 par décret n° 230/1955

superficie de 11 340 km²

Nombre Conseillers 25

Localisation de la Commune

Créée le 28 novembre 1955 par décret n° 230/1955, Abong-Mbang, est le Chef-lieu du Département du Haut Nyong. Il est situé à 114 km de Bertoua le Chef-lieu de la Région de l’Est et à 236 km de la ville de Yaoundé, la capitale du Cameroun. Cette Commune est traversée par la route nationale n°10 Yaoundé-Bertoua. Elle couvre une superficie de 11 340 km² pour une population estimée à environ 30 381 habitants dont plus de la moitié vit dans la ville d’Abong-Mbang. Cette Commune est limitée au Nord par les Communes de Doumé et d’Angossas, au Sud par la Commune de Messamena, à l’Est par la Commune de Mindourou ,à l’Ouest par la Commune d’Atok. Elle compte 34 villages dans la partie rurale (NTANKUIMB, DJENASSOUME, ZOGUEMBOU, NKOUOLE, ANKOUABOUOMB, ANKOUAMB, OBOUL I, NTIMBE, AYENE, MADOUMA, KWAMB, MISSOUME, OBOUL I, SOKAMALAM, MIANT II, MPEMZOKMPEMZOK II, NTIMBE II, NJIBOT, ABONG MBANG II, ABONGDOUM, ANZIE, NKOL-VOLAN, ADOUMA, BAGOFIT, BINDANANG, BAMAKO, MAZABE, ANKOUNG, NKOUAl, DJONDJOCK, NDJIBE, MBENYA, NTOUNG) et 10 quartiers dans la partie urbaine (ADMINISTRATIF, DJOW, MBOULE I, MBOULE II, KAKO,MAKA, ZALOM, HAOUSSA, MBAMEWONDO, NYONG).

Historique de la Commune

Les premières bâtisses apparaissent véritablement à Abong-Mbang en 1923, avec la construction de la résidence du Chef de Région, de la prison, de l’hôpital, de la gendarmerie, de l’école régionale et du stade régional. En 1955, la bourgade d’Abong-Mbang en plein essor a été érigée en Circonscription Administrative du Haut-Nyong, consacrant ainsi la création le 28 novembre de la même année, de la Commune d’Abong-Mbang dont le premier Exécutif communal n’a été installé que trois années plus tard, à partir de 1958.

MILIEU BIOPHYSIQUE

  • Climat
  • Relief et les Sols
  • Hydrographie
  • La végétation et la flore
  • La Faune
  • Histoire des populations
  • Données démographiques
  • Groupes Ethniques et les relations interethniques
  • Religion
    • Agriculture
    • Cultures Vivrières
    • La Chasse
    • Exploitation Forestière
    • Agro-industrie
    • Le Petit commerce
    • Le tourisme
    • Le bois
    • Les produits forestiers non ligneux

La Commune d’Abong-Mbang est située dans la région équatoriale. Elle est dominée par deux saisons sèches et deux saisons de pluies. La grande saison des pluies s’étend de mi-août à mi-novembre tandis que la petite saison des pluies va d’avril à juin. La grande saison sèche

s’étend de mi-novembre à mars et la petite saison sèche se situe entre juillet à mi-août. La

moyenne des précipitations annuelles varie entre 1600 mm et 2000 mm. La température

moyenne oscille entre 23° C et 26° C avec une forte humidité atmosphérique tout au long de

l’année.

Le milieu naturel de la Commune d’Abong-Mbang est légèrement ondulé avec des pics culminant à une altitude moyenne ne dépassant pas les 600m. Les sols sont ferralitiques et latéritiques argileux rouges. La Commune étant située dans la forêt équatoriale, les sols sont de type forestier très perméable et riche en humus, fertiles et favorables à l’agriculture. Les alluvions et les sols sablonneux sont présents sur les berges du fleuve Nyong et dans les bas-fonds marécageux.Les principales caractéristiques analytiques des sols ferralitiques sous forêt de la région d’Abong-Mbang (Moyennes calculées sur 5 profils)

Le principal fleuve de cette zone est le Nyong qui traverse la ville d’Abong-Mbang dans sa partie Nord. Ce dernier est naturellement le déversoir de nombreuses rivières qui forment un réseau d’affluents importants.

La végétation de la Commune d’Abong-Mbang est dominée par une forêt dense semi décidue. Cette forêt secondaire est riche en essences économiquement importantes telles que le Moabi, l’Iroko, le Sapelli et l’Ayous. Elle a été suffisamment exploitée par les sociétés forestières et par les communautés locales à travers des activités de coupe sauvage clandestines.Les formations végétales sur sols hydro morphes, constituées de forêts marécageuses inondées temporairement sont également assez présentes dans zones.

Elle peut être divisée en deux groupes : la faune terrestre et la faune aquatique.

-La faune terrestre

Elle comprend des mammifères, des reptiles, des ruminants, des primates, des rongeurs, de Nombreuses espèces d’insectes et d’oiseaux. On y trouve des animaux tels que les antilopes (céphalophes : Cephalophus monticola, C. dorsalis, C. silvicoltor ) les rongeurs (le rat palmiste, l’aulacode (Tryonomys swinderianus), le porc-épic, écureuil ), , les pangolins (Manis spp), le sanglier, la tortue,. Il existe aussi des oiseaux tels que la perdrix, la pintade, le toucan, le perroquet, le corbeau, etc. Parmi les primates, on peut citer le singe, le chimpanzé (Pan troglodytes) et les babouins (Papio anubis). Il convient de relever aussi la présence des reptiles tels que les serpents comme la vipère, le mamba vert, le boa ou python de seba (Python sebae) ; les varans (Varanus niloticus), les lézards, etc. On compte aussi de nombreux insectes comme les papillons, les chenilles, les criquets et les invertébrés (mille pattes, escargots etc.)

-La faune aquatique

Elle compte des hippopotames, des crocodiles à museau court (Osteoaemus tretraspis) et plusieurs espèces de poissons d’eau douce tels que les silures (clarias), le poisson vipère (Parophiocephalus ou Parachanna africana) et les carpes. L’usage des produits de la forêt est dédié à la consommation locale et une petite partie est vendue pour l’achat des produits de première nécessité.

MILIEU HUMAIN

Créé vers l’année 1920 par les colons Allemands, le petit village d’attraction commercial au bord du fleuve Nyong alors navigable, est devenu au fil des temps, la ville d’Abong Mbang qui doit son nom à une appellation qui découle de la déformation de ‘‘Boung-le-Mbang’’.

En effet les autochtones, en leur langue vernaculaire, désignent par ‘‘Boung’’ une source naturelle, un puits, alors que par ‘’Mbang’’, ils désignent l’iroko. Ainsi donc, ‘‘Boung-le-Mbang’’ signifierait ‘‘la source qui coule aux pieds de l’iroko . La population de la Commune est constituée de deux groupements autochtones à savoir les Bebend et Baka. Selon la légende, les Bebend seraient venus de l’Egypte. Après plusieurs vagues migratoires, cette communauté ayant à sa tête EFFOUDOU comme Chef Supérieur, se serait d’abord installée aux environs d’Atok. Elle comprenait deux grandes familles : les Bebend et les Mboanz. Avec les découpages administratifs, ces deux familles ont été séparées. Les Bebend sont restés sur l’axe central de la Route Nationale N°10 ; alors que les Mboanz se retrouvent du côté du district du même nom et à Doumé. L’appellation Baka proviendrait de « Bakana » qui désigne un oiseau qui se perche un peu partout.Les mouvements migratoires ont pris fin juste après la période coloniale. Les raisons de leur déplacement étaient multiples. Les uns fuyaient les troubles liés à la guerre, ou voulaient échapper à la dictature d’un chef (chef supérieur des Maka’a EFFOUDOU) ou encore fuir la tentative d’islamisation des peuples par le chef militaire Ousmane Dan FODIO ou de la maladie du sommeil. Les uns voulaient se rapprocher de la route, poussés par les colons, tandis que les autres s’étaient établies sur leur site actuel pour la recherche de l’emploi et du bien-être.Dans les villages, la population est majoritairement autochtone, alors qu’elle est plutôt cosmopolite dans la ville d’Abong-Mbang du fait de son caractère urbain. Ainsi, outre les populations autochtones, on retrouve aussi d’autres peuples venus d’ailleurs à l’instar des Baya, les Kaka, les Ayong Yerap, les Ebessep, les Kozimé, les Badjoué, les Bikélé, les Abakoum, les Ndjem, les Zimé, et les ressortissants des autres régions du Cameroun : les Douala, les Mbo, les Bamoun, les Béti les Ewondo, les Bamiléké, les Bassa, les Haoussa, les Bororo, les Toupouri, les Bamiléké, les Bafia, les Anglophones, etc. Les populations de nationalité étrangère : les Centrafricains, les Congolais, les Tchadiens, les Maliens, les Nigériens, etc. On note aussi la présence de quelques occidentaux (Grecs et Français).

La population totale de la Commune d’Abong-Mbang est estimée aujourd’hui à environ 31.481 âmes, soit une densité de 3 habitants/km².

L’ethnie majoritaire est le « Maka », du même nom que la langue parlée par tous les ressortissants du Département du Haut-Nyong, y compris par les « Baka » de l’ethnie minoritaire Pygmée, en plus de leur propre langue : le Baka. Il s’agit là d’un atout important pour la cohésion sociale tant au niveau de la Commune d’Abong-Mbang que de tout le Département du Haut-Nyong. La population est majoritairement autochtone dans les 34 villages de la Commune. La population de la ville d’Abong-mbang reste assez cosmopolite en raison du caractère administratif de cette cité. Outre les populations autochtones, on recense deux catégories d’allogènes.

- Les allogènes d’origine:Camerounaise venant notamment d’autres Départements de la Région de l’EST (Lom et Djerem, Kadey, Boumba et Ngoko) tels que les Maka, les Baya, les Kaka, les Ayong Yerap, les Kozimé, les Bikele, les Ebessep, les Badjoué, les Abakoum, les Ndjem, les Zimé, etc… et d’’autres Régions du Cameroun tels que les Douala, les Ewondo, les Bamiléké, les Bamoun, les Bassa, les Mbo, les Mbororo, les Haoussa, les Anglophones des provinces du Sud - Ouest et du Nord-Ouest.

-Les populations de nationalité étrangère : Centrafricains, Congolais, Tchadiens, Maliens, Nigérians et Nigériens,…. Quelques Occidentaux sont aussi présents, notamment des Grecs et des Français. La plupart de ces étrangers opèrent dans la foresterie (scierie d’Aboung-Doum) et dans la vente des pièces détachées de véhicules et motos.

Animistes par essence, certaines populations de la Commune consultent encore des oracles en dépit de la présence de plusieurs Eglises chrétiennes parmi lesquelles on peut distinguer : l'Eglise Catholique Romaine avec sa cathédrale (Cathédrale Saint Pierre et Paul de la ville d’Abong-Mbang) ; l’Eglise Presbytérienne Camerounaise (EPC) ; l’Eglise Evangéliste du Cameroun (EEC) ; l’Eglise Presbytérienne Orthodoxe ; l’Eglise adventistes du 7e jour ; Full Gospel Mission (Mission du Plein Evangile). Il existe aussi d’autres dénominations religieuses parmi lesquelles on peut citer l’Islam (les Musulmans) ; Témoins de Jéhovah ; Les Eglises d’éveil.

ACTIVITES SOCIO-ECONOMIQUES

L’agriculture est la principale activité des populations de la Commune d’Abong-Mbang. Elle est caractérisée par des petites exploitations familiales. L’on distingue l’agriculture vivrière et l’agriculture de rente. Dans les villages, l’agriculture s’impose comme principal secteur productif. Elle repose en grande partie sur la production vivrière.

L’agriculture vivrière se pratique généralement dans les jachères. Cependant certaines cultures tel le bananier plantain et le macabo nécessitent parfois l’ouverture de nouvelles surfaces forestières. La pratique de l’agriculture itinérante sur brûlis est courante dans le territoire communal. Les principales spéculations agricoles rencontrées sont le bananier plantain, la patate douce, le manioc, l’igname, l’arachide, le maïs, le macabo. Généralement, les champs sont en cultures associées dont la superficie moyenne varie de 01 à 02 ha.

-Cultures de rente

Les cultures de rentes, qui constituaient une véritable source de revenus par le passé, sont de moins en moins pratiquées. Elles sont dominées par la culture du cacao qui connaît cependant un regain d’activités dans certains villages à l’instar de BAGOFIT où une exploitation de 30 hectares est en cours de création (Bago Plantations). La deuxième culture de rente est le palmier à huile dont 20 hectares sont en cours de création dans le secteur Sud, enfin l’on observe encore quelques vieilles plantations de caféier qui sont pour certaines abandonnées.

-Les cultures maraîchères

Les cultures maraîchères sont pratiquées dans les jardins de cases et les bas-fonds de la zone urbaine. Elles concernent les légumes tels que la morelle noire, la corète potagère et le melon, du piment, de la salade, du persil, de la pastèque, de la tomate, ananas. Certaines cultures prennent de plus en plus de l’ampleur grâce à l’appui du MINADER ; c’est l’exemple du bananier plantain, des racines et tubercules et du maïs Elevage et Pêche. L’élevage est essentiellement de type familial et concerne le petit bétail (caprins, porcins, volailles). Les bovins venant de la zone septentrionale du Cameroun sont souvent en transit.

Une petite portion du bétail est abattue sur place. Les animaux sont élevés en divagation ce qui est à l’origine de beaucoup de problèmes entre les éleveurs et les autres citoyens et participent aussi à la pollution de l’environnement et la propagation des maladies.

L’élevage moderne s’introduit timidement grâce à certaines initiatives portées par des GIC et porte sur le mini élevage (aulacodes). La pêche artisanale (au filet ou à la ligne) est pratiquée sur le fleuve Nyong. Tandis que les femmes pratiquent la pêche au barrage dans les ruisseaux et les marécages. L’aquaculture.

La chasse est pratiquée par les populations villageoises autochtones selon les techniques traditionnelles de piège. Tandis que les braconniers ont recourt aux armes à feu et à des prises massives des espèces interdites. Le gibier communément rencontré sur les marchés d’Abong-Mbang est constitué de singes, de sanglier, de vipère, de pangolin, de porc-épic, d’antilope.

C’est une activité coutumière dans la mesure où elle est perpétuée depuis des générations. La collecte des produits forestiers autres que le bois concerne les feuilles (feuilles de jonc pour emballage des aliments, les feuilles de Gnetum africana etc.), les lianes et le rotin pour l’artisanat et la construction des maisons, les écorces pour la médecine traditionnelle et la cuisine, les racines et les fruits (Garcinia cola, Cola nitida etc). Cette activité occupe une part importante dans les activités de production des populations locales à cause de la nature forestière de leur environnement.

Les activités d’agro-industrie concernent principalement la transformation du bois et les scieries où interviennent beaucoup de petits opérateurs et deux entreprises : ETS Groupe OYAL Menuiserie ALEA. Elles assurent les 80% au moins de la production du secteur, la scierie d’Abong-Doum étant encore à la phase d’implantation. Il faut aussi noter que le Lycée Technique d’Abong-Mbang, le Centre de formation Catholique de Djow et la SAR/SM d’Abong-Mbang mettent également sur le marché les produits de leurs Travaux Pratiques de menuiserie. D’autres activités telles que : La transformation des tubercules (fabrication des bâtons de manioc, du Tapioca et du couscous), la production d’huile de cacao, bien que le matériel d’extraction de cette huile ne soit pas très adapté, le séchage et le fumage de poisson La fabrication des jus des fruits (goyave, citron, papaye, ananas) ; qui reste une spécialité des Religieuses de la Mission de Djow, la boulangerie pâtisserie Haminou et Kabba ; la savonnerie.

Le petit commerce se développe un peu partout, notamment au centre de la ville d’Abong-Mbang où il existe un centre commercial en plein essor et un marché pour produits vivriers.

Le secteur informel qui regroupe plusieurs activités économiques est également en nette progression avec le développement de la téléphonie mobile qui facilite l’émergence des opérateurs de call-box, et du transport par motos taxis qui assure 80% des besoins en transport local. Quelques petits métiers tels que la vente des pièces détachées de motos et de véhicules et la vente à la sauvette, complètent ce secteur d’activités.

Le potentiel touristique est assez important et peut être évalué à travers trois aspects essentiels à savoir : Les sites touristiques, Les structures d’accueil, Les restaurants-bars-cabarets.

             -Les sites touristiques.

La mise en valeur de quelques sites identifiés peut entraîner, dans certaines mesures, le développement du secteur du tourisme. Parmi les sites identifiés on note : le lit du fleuve Nyong et ses mangroves ; la grotte naturelle située au village Ntimbe II ; la Résidence du Dr Eugène JAMOT (Sous-bois) à Madouma, déjà répertoriée par le Ministère du Tourisme en vue de sa restauration ; la Première chapelle catholique du quartier Djow construite à l’époque allemande ; Le marché communal pittoresque ; Les chutes d’eau de Kwoamb qui donnent naissance à un affluant du Dja ; Les villages BAKA ; Le lac situé à proximité de la piste d’atterrissage (abandonnée) de Madouma.

-Les structures d’Accueil.

Les structures d’accueil de la ville d’Abong-Mbang peuvent être regroupées en deux grandes catégories à savoir les hôtels et les auberges.

         -Les Restaurants –Bars-Cabarets

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

Secteur de la santé et de l’éducation.

Eau

L’hydrographie est dominée par le fleuve Nyong qui traverse la ville d’Abong-Mbang dans sa partie Nord. Tandis que la partie Sud de la Ville est inondée par NKWAM, lac marécageux qui se déverse dans le Nyong. Les activités de pêche artisanale se développent sur le fleuve Nyong, tandis que NKWAM est un étang abandonné. Ces eaux qui encerclent la ville d’Abong-Mbang rendent l’espace habitable exigu et limitent considérablement toutes possibilités d’extension de la ville. Le fleuve Nyong avec ses Mangroves constituent un potentiel touristique nautique si ses berges sont mises en valeur. La Commune d’Abong-Mbang dispose des infrastructures hydrauliques dont les forages (tous fonctionnels), des puits et des Sources. Les besoins en eau au centre urbain sont entre autres l’apanage du réseau Cam water, qui, malgré ses deux châteaux d’eau, n’arrive pas toujours à satisfaire, en quantité et en qualité, la demande en eau potable des habitants du centre urbain.

Energie

Le réseau AES-Sonel est présent dans 09 villages sur 34, soit à peine 27% des villages

Couverts, ce qui reste en deçà des besoins réels des populations. Il faudrait relever que dans les 09 villages où le réseau AES-Sonel est présent, la couverture de ces villages n’est pas totale. Certains quartiers restent non connectés. Les pannes fréquentes du réseau et les délestages entrainent un climat morose des affaires et une inefficacité des Services Publics installés notamment au Centre Urbain d’Abong-Mbang. En dehors de l’espace urbain communal, les villages où le réseau AES-Sonel est présent sont les suivants : Bagofit, Adouma, Nkol-nvolan, Djenasoume, Anzie, Abong-doum, Abong-mbang II, Ayene et Madouma.

Transport

La Commune d’Abong-Mbang, connait de sérieux problèmes de mobilité des personnes et de transport des biens. Les 200 km de route que compte la Commune, une bonne partie est constituée des routes communales en terre et en mauvais état pour la plupart. Ce qui contribue à l’enclavement de la zone, l’accès restant difficile aux véhicules de transport public. Seuls 06 villages, situés sur la Route Nationale N° 10 sur une distance de 29 Km, sont traversés par le bitume et ne représentent que 14.5% du réseau routier de la Commune. Le transport urbain en commun est assuré par les motos- taxis, en l’absence des bus ou des taxis, tandis que les liaisons interurbaines sont assurées par 04 agences de voyages formelles qui sont : Melo Voyage, Abong-Mbang car, Abong-Mbang express, Orient Express. On note la présence de plusieurs taxis-brousses.

Infrastructures Culturelles

La ville d’Abong-Mbang compte tenu de son caractère cosmopolite dispose de plusieurs foyers socioculturels, tous appartenant aux populations halogènes venues s’y s’installer.

Néanmoins on note des foyers communautaires construits dans certains villages notamment à Madouma, Oboul II, Sokamalam, Miant II, Mpemzock I, Mpemzock II, Ntimbé II, Ndjibot et Nkwamb.

Infrastructures Marchandes

Le centre urbain d’Abong-Mbang est parsemé de Boutiques et d’établissements commerciaux. Toutefois, la plus grande concentration d’établissements marchands se situe au centre commercial et à la gare routière d’Abong-Mbang.

Infrastructures de Télécommunication et Routières

Plusieurs villages de la Commune d’Abong-Mbang sont couverts par le réseau de téléphonie mobile des deux opérateurs que sont Orange et MTN, tandis que l’espace urbain bénéficie également des services de CAMTEL à travers le téléphone Fixe, et le téléphone Fixe portable (CT Phone). Une station de la CRTV existe et est opérationnelle, malgré la mauvaise qualité de l’écoute du Poste National (Radio) et du signal CRTV (Télé). Cependant, la Commune d’Abong-Mbang, possède une Radio Communautaire « Radio Metoung » qui vient pallier autant que faire se peut, le déficit communicationnel de la commune. La Commune d’Abong-Mbang est traversée par la Route Nationale N°10 (RN N°10), en cours de bitumage. Cette route relie la ville d’Abong-Mbang à Yaoundé et à Bertoua. Outre des nombreuses petites pistes rurales, le réseau routier communal comprend : Le réseau urbain d’Abong-Mbang centre long de 15 km dont 5 km bitumés ; L’axe routier Abong-Mbang – Ntimbé : 50 km non carrossables ; L’axe routier Madouma – Kwoamb 18 km en terre. En dehors d’une portion du réseau, tout le réseau routier communal est constitué des routes en terre qui sont rarement entretenues d’où leur état de dégradation avancé. Beaucoup de villages se retrouvent ainsi enclavés.

Infrastructures Sportives

Il existe presque dans tous les villages, en dehors des aires de jeu des établissements scolaires, un terrain de football en plus du stade municipal de Abong-Mbang. Tous ces terrains sont en mauvais état car non aménagés et non règlementaires. La ville d’Abong-Mbang est également équipée d’un terrain municipal de tennis et d’une piste d’athlétisme au tour du stade municipal et d’un stade de hand-ball.

PRINCIPALES RESSOURCES NATURELLES DE LA COMMUNE

Les principales ressources naturelles de la Commune sont essentiellement fauniques et floristiques.

Parmi les principales essences rencontrées on a : l’Ayous (Riplochyton scleroxylon), le Fraké (Terminalia superba), le sapelli (Entandrophragma cylindricum), le Padouk rouge (pterocarpus soyauxii), le Tali (Erytrophleum ivorense), le Kotibé (Nesogordonia papaverifera), le Diana Z (Celtis zenkeri), le Kossipo (Entandrophragma candolei) et le Dibetou (Lovoa trichilioides). Les formations végétales sur sols hydromorphes, constituées de forêts marécageuses inondées temporairement sont aussi assez présentes. Les forêts marécageuses inondées en permanence sont caractérisées par la présence de différents types de raphia dont les plus rencontrés sont le Raphia hookeri et le Raphia monbuttorum. Ces formations sont caractérisées par la présence des essences telles que le Bahia (Migragyna ciliata), le Rikio (Uapaca guineensis), l’Odjobi (Xylopia staudtii) et le Nsangomo (Allamblackia floribunda).

Dans la forêt du territoire de la Commune d’Abong-Mbang, on trouve de nombreux produitsforestiers non ligneux tels que le Ndjansang (Ricinodendron heudelotii), les mangues sauvages (Irvingia gabonensis), les fruits du Moabi (Baillonela toxisperma), les vers blancs (Rhynchophoru spp), les chenilles, les escargots, le rotin, le miel sauvage, les fibres de raphia,le koko (Gnetum africanum, les noisettes (Coula edulis), les fruits sauvages, les champignons, sauvages.