COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

GARI-GOMBO

 

Maire KALLAH Simon

Tél. +237 675 11 54 89

  

Nombre de Conseillers 25

Localisation de la commune

La Commune de Gari-Gombo est situé le long de la route Régional N°4 de l’Est Cameroun, à 60Km au nord de Yokadouma, entre les 4e et 8e degrés de latitude Nord et les 14e et 15e degrés de longitude Est, pratiquement à la frontière du Cameroun avec la République Centrafricaine (RCA). Elle est limitée au Sud par la Commune de Yokadouma, au Nord par Yola, à l’Ouest par la Commune de Ndélélé, et à l’Est par Gamboula et frontière RCA. Crée en 1995, la Commune compte 40 villages et 06 hameaux pygmées localisés le long des axes routiers qui la composent.

Milieu biophysique

La région se caractérise par un climat subéquatorial à tendance équatoriale, avec des

Précipitations à distribution bimodale à 4 saisons :

- une grande saison des pluies de septembre à fin novembre ;

- une grande saison sèche de fin novembre à mars ;

- une petite saison des pluies de fin mars à fin juin ;

- une petite saison sèche de juillet à août.

La température moyenne est de 240C. Les précipitations moyennes annuelles sont de1405mm de pluies.

Le relief généralement celui de plateau, marqué par la présence de quelques collines à faible

pente. Les bas de pente sont généralement marécageux. Dans l’ensemble, l’altitude moyenne est de 624m.

Les sols sont de type ferralitique fortement dénaturé de couleur rouge. Fortement

anthropisés, il laisse apparaitre par endroit quelques cuirasses. Dans les bas fond et aux

Abords des ruisseaux on trouve des sols hydro-morphes.

Hydrographie

La commune est traversée par quelques cours d’eau au régime permanent appartenant au

Bassin du Congo et dont les principaux sont le Ngoko et le Mbol. Dans les bas-fonds on

Retrouve généralement des marécages dans les dépressions de faible pente. Au côté nord

de l’espace urbain se trouve le cours d’eau Mbol qui traverse dans le sens Ouest Est.

Végétation et flore

La végétation de la commune est celle de forêt dense humide guinéo congolaise dans les villages toujours verte composée de plusieurs types de végétation et plusieurs types d’associations végétales. On y trouve également des herbacées dans les petites

Agglomérations les forêts secondaires et/ou marécageuse à raphiales. Le tableau ci-dessous

Présente les espèces dominantes du massif forestier de la commune.

Faune

La faune sauvage est très diversifiée dans les campagnes et de plus en plus rare, avec

L’extension des habitations dans le centre urbain. Le tableau ci-dessous présente quelques

Espèces sauvages courantes. La faune domestique est composée des espèces porcines, caprines, ovines, de la volaille et rarement des ovins. La faune ichtyologique est très diversifiée et composée des tilapias.

Milieu humain

Gari-Gombo a prie naissance vers les années 1925 par les Yangheres en provenance de la

République Centrafricaine voisine. De par sa position stratégique, cette localité fut érigée en

district en 1984, puis en arrondissement en 1996. Dès lors, Gari-Gombo a connu plusieurs

mutations socioculturelles l’amenant progressivement vers la mise en place des infrastructures administratives modernes en adéquation avec ses nouvelles missions.

La population de la commune est composite. Elle est d’environ 21 935 âmes, avec une

densité de 6 ,73 hbts /km² la figure ci-dessous illustre sa répartition par tranche d’âge.

Ethnie et relation inter-ethnies.Les principales ethnies par ordre d’importance sont :Yanghere, Mbimo, kako , Maka’a, Beti, Foulbé, Bororos, Arabes Choi, Bamoun, Bamiléké et Baka. On note également une présence remarquable des immigrés centrafricains.Les différents groupent qui composent la population de Gari-Gombo cohabitent de façon pacifique malgré les

différences de langue et d’appartenance politique. Les mariages Interethniques sont courants. Les différents groupes partagent les mêmes lieux publics telsque les marchés, les

administrations, et les lieux de culte que sont les mosquées et les églises.

Organisation sociale

La Commune est constituée de 40 villages et 06 campements pygmées Baka’a. A la tête de

chaque village se trouve un chef de 3e degré. Dans l’ensemble, les chefferies sont regroupées dans deux cantons (Yanghérés et Mbimo). Auxiliaires de l’administration, les chefs sont des démembrements de l’autorité administrative dont ils assurent le relais dans la gestion

Quotidienne des affaires administratives. Au niveau des communautés qu’ils représentent, ils assurent un rôle d’arbitre dans la gestion des litiges et d’apaisement des conflits.

Religions

Les religions pratiquées sont : l’Islam, l’animisme, le catholicisme, et le protestantisme

fortement marqué par la présence des églises dites charismatiques.

L’habitat est généralement groupé le long des rues suivant une distribution circulaire et/ ou

linéaire. Les maisons sont généralement construites en terre ou en planche de forme carrée

ou rectangulaire très basse, couverte pour la plupart d’un toit de chaume dans les villages.

Les maisons construites en matériaux définitifs (sable ciment, tôle ondulées en aluminium)

sont rares dans les campagnes et ne sont majoritairement présentes que dans l’espace urbain de Gari-Gombo. L’habitat est essentiellement précaire, dans l’espace urbain, en l’absence d’un plan d’urbanisation, la précarité est visible. Très inégalement réparti dans l’espace, dispersé de façon anarchique, généralement sans servitude de passage formellement

matérialisée.

Les Principales Activités Economiques

Le développement économique des populations de la Commune est essentiellement

tributaire de l’agriculture et de l’élevage. Très peu diversifiée, l’agriculture est dominée par la

culture du manioc, du bananier plantain et le macabo pour le vivrier et par le cacao et le café

pour la culture pérenne.ci dessous le tableau 5 présente quelques spéculations pratiquées.

L’élevage est dominé par le petit bétail (caprin et ovin). Les autres élevages sont marginaux.

Les bovins quant à eux ne se retrouvent que sporadiquement dans l’espace urbain où l’on

trouve une importante communauté musulmane. La volaille est de type traditionnel et se

limite à quelques poules et canards.

Activités très peu diversifiée, le commerce concerne généralement le petit bétail et les

produits issus de l’agriculture vivrière et maraichers. Le petit commerce des denrées de

première nécessité occupe également une place non négligeable. Les principaux lieux

d’approvisionnement des populations sont les deux marchés de l’arrondissement (Gari-

Gombo et Gribi).

Le transport est émergent, et de plus en plus dominé par les mototaxis qui sillonnent les

villages. Les petites voitures font généralement le transport des marchandises et des vivres,

des villages vers les marchés périphériques.

L’activité minière est dominée par l’orpaillage artisanal. Très pénible et très peu rentable à

cause du niveau d’équipement des actifs du secteur. Les petits exploitants sont de plus en

plus obligés d’être itinérant et les nouveaux gisements de plus en plus éloignés et difficiles à

exploiter. De même cette activité occupe la plupart des jeunes et procure néanmoins des

revenus non négligeables à ces derniers.

L’activité forestière est dominée par l’exploitation des unités forestière d’aménagement par la

société forestière SFIL. De même, la commune dispose d’une forêt communale et bénéficie

d’énormes retombées issues de l’exploitation du bois de cette dernière. C’est une activité

réglementée malgré la persistance des poches de sciage sauvages qui alimente les chantiers de construction au niveau local.

Principales infrastructures par secteur

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

secteur de la santé et de l’éducation.