COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

SALAPOUMBE

 

Maire MOSSADIKOU Norbert

Tél. 674 22 45 39

Superficie de 9 400 km2

 

Localisation de la Commune

La Commune de SALAPOUMBÉ est située à 150 km de Yokadouma, Chef-lieu du Département de la Boumba et Ngoko, à 468 km de Bertoua, Chef-lieu de la Région de l’Est et à 788 km de Yaoundé Capitale Politique du Cameroun. La Commune de SALAPOUMBÉ a une superficie de 9400 km2 et une population d’environ 18 000 habitants. SALAPOUMBÉ est limité au Nord par la commune de Yokadouma, au Sud par la commune de Moloundou , à l’Est par les pays frontaliers que sont la République Centrafricaine et le Congo, à l’Ouest par la commune de Lomié.

Historique de la Commune

La Commune de SALAPOUMBÉ voit le jour par décret présidentielle 24 mars 1995 avec la création du District de SALAPOUMBÉ suite à l’éclatement de l’Arrondissement de

Moloundou. A la Suite des décrets présidentielsN°2008/376 du 12 novembre 2008 portant organisation de la République du Cameroun et celui N°2010/198 du 16 Juin 2010 portant érection des Districts existants au 12 novembre 2008 en Arrondissement, le District de Salapoumbé après 18 ans d’existence est érigé en Arrondissement de Salapoumbé avec pour chef-lieu Salapoumbé. La Commune de Salapoumbé bénéficie à quelques encablures des villages Libongo et Bela, de la présence du Fleuve Sangha qu’il partage avec les pays

frontaliers du Cameroun que sont : la République Centrafricaine et le Congo. Cette proximité avec les pays voisins crée un brassage des populations et un lieu d’échanges des biens.

Milieu Biophysique

Le climat dans la Commune de Salapoumbé est équatorial de type Guinéen caractérisé par quatre saisons inégalement réparties :

-Une grande saison de pluie qui s’étend de la mi-août à la mi-novembre ;

-Une grande saison sèche qui va de mi-novembre à Février ;

-Une petite saison sèche qui va de pluie de Mars à Mai ;

-Une petite saison sèche entre Juillet et mi-Août ;

La hauteur moyenne annuelle des pluies à Salapoumbé est évaluée à 1 700 mm.

Salapoumbé est situé au passage du plateau Sud Cameroun dans la cuvette congolaise. Il est constitué d’une série de vallées et des collines avec des altitudes relativement basses variant entre 350 et 650 mm. Les sols de la zone sont de couleur rouge en majorité et de type ferralitique (massif latéritique à Libongo). Ces sols sont graveleux ou latéritique et peu fertilité, acides et fragiles. Il existe également des sols hydro-morphes dans les vallées marécageuses. Ces sols présentent en certains endroits des gisements de sable, de latérite ou de pierre exploitable (carrière).

La Commune de Salapoumbé est arrosée par un important réseau de cours d’eau dont la plupart sont les affluents du fleuve Sangha. Ce fleuve constitue par ailleurs la limite Est de cette Commune avec la République Centrafricaine.

La Commune de Salapoumbé est constituée d’une végétation caractérisée par des forêts denses (primaires et secondaires) et des forêts marécageuses à raphia. Ces formations végétales sont riches en essences commercialisables et en Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL).

La Commune de SALAPOUMBÉ regorge d’une faune sauvage très diversifiée et abondante. Cette faune sauvage se retrouve dans n’importe qu’elle zone forestière. Les principales espèces que l’on rencontre ici sont : céphalophe, bongo, biche, singe, antilope royale, porc épic, pangolin, chat tigre, Chevrotin aquatique, vipères, serpent boa, panthères et éléphants. Les espèces protégés mais en voie de disparition dans les forêts de la Commune sont le Gorille, le Buffle, Panthère, Eléphant, Pangolin géant et le Chimpanzé. La faune sauvage aquatique se trouve principalement dans le Fleuve Sangha et dans ses principaux affluents. Les principales espèces rencontrées sont : Hétérotis, Clarias, Silure, tilapia sauvage, poisson chat, poisson vipère, crevettes, carpes, serpent marin, tortues marines, crocodiles et hippopotames. Faune domestique terrestre est pauvre et peu diversifiée. Elle est constituée pour l’essentiel de volailles (poules, canards), de porcs, de chèvres, de moutons et d’animaux de compagnie (chiens et chats). Faune domestique aquatique est présente dans la localité. L’on dénombre de nombreux étangs de poissons dans le coin. La Commune dispose d’un étang municipal.

Les aires protégées de la commune de Salapoumbé sont constituées de quatre ZIC (ZIC GC N°1, ZIC 28, ZIC 36, ZIC 37). Deux UFA (UFA 10007 et 10011). Et de deux parcs nationaux (LOBEKE et BOUMBA BEK).

Milieu humain

Les populations bantoues de la commune de Salapoumbé sont arrivées dans les années 50 venant du sud soudan. Ils poursuivaient les sociétés forestières qui s’installaient dans la zone.Les populations Bakas quant à elles, occupaient ces terres bien avant l’arrivée du bantou et ducolon. Elles étaient installées en forêt. C’est l’administration coloniale de l’époque qui fait en sorte qu’elles sortent de la brousse pour s’installer avec le bantou. Salapoumbé portait le nom de Kinshasa en 1940 du fait que les premiers habitants se ravitaillaient et fréquentaient le Zaïre. Par ce nom Kinshasa ces derniers sont revenus surnommés leur village Kinshasa. Le village change de nom en 1977 et devient Salapoumbé qui se définit comme : Sala = fourche de soutien afin d’affronter l’ennemi. Poumbé = ennemi, ce changement est la conséquence du détournement des biens que le gouvernement Camerounais envoyait aux populations de Salapoumbé par les congolais.

Données sociodémographiques

Les données sociodémographiques présentées ci-dessous sont : la population, les groupes ethniques et les relations inter-ethniques.

Il ressort de nos enquêtes de terrain et des entretiens avec les autorités locales que la Commune de SALAPOUMBÉ compte en réalité, dix (10) villages et onze (11) campements Bakas. Soit une population totale estimée à 18 335. A l’exception de SALAPOUMBÉ la vie qui n’est autre qu’un hameau de SALAPOUMBÉ, tous les autres villages Bantou ont chacun à leur tête un Chef Traditionnel de 3ème Degré. Les campements BAKA du fait de leur non reconnaissance ne dispose pas de chefferie traditionnelle.

Le tissu de la population de la Commune de SALAPOUMBÉ est constitué de plusieurs ethnies à savoir : les Bakas, les Bagandos, les Mbomams, Nvong-Nvong et Mbimou.La position géographique de la Commune de SALAPOUMBÉ, la présence de nombreuses sociétés d’exploitations forestières (SEFAC, SEBAC, SEBC, STBK) et les nombreux mouvements des biens et personnes qui s’y opèrent, rendent la population de cette localité assez cosmopolite. C’est pour cette raison que l’on rencontre également des populations halogènes qui ont connues une intégration réussie avec le temps (Haoussas, Bamilékés, Nigériens, Nigérians, Sénégalais, Centrafricains, Congolais, Français, Italiens).Toutes ces ethnies vivent ensemble dans la commune dans un climat de paix.

Plusieurs groupes religieux existent dans la commune de Salapoumbé. On y retrouve ainsi les presbytériens, les catholiques, les musulmans, l’église adventiste du 7e jour, les pentecôtistes.

Activités socio-économiques

L’activité économique bien qu’étant très faible dans l’ensemble de la Commune, celle-ci se pratique avec les moyens dont disposent les opérateurs de ce secteur. Elle est conduite par les populations autochtones et les halogènes selon les secteurs de l’économie. En fonction de l’importance de l’activité nous recensons l’agriculture, la cueillette et le ramassage (Produits Forestiers Non Ligneux, escargots, hannetons), la pêche, l’exploitation artisanale des produits de carrière et miniers (sable, latérite, pierre, or, diamant, etc.), la chasse, l’artisanat, le commerce de produits pétroliers, le commerce des produits de première nécessité et la restauration. Les revenus de l’exploitation des produits miniers ne rentrent pas en grande partie dans l’économie locale de la localité, du fait de la pratique clandestine de cette activité qui pourtant pourrait constituer un véritable catalyseur de l’économie de la Commune de Salapoumbé.

L’agriculture est l’activité pratiquée par une bonne tranche de la population active de la Commune de SALAPOUMBÉ. C’est une agriculture de subsistance qui est promue 65% de la production est destinée à la consommation et 35% à la commercialisation. Les principales spéculations pratiquées portent sur les cultures maraichères, vivrières et de rente.La principale culture de renteque l’on rencontre dans la Commune est le cacao. La cacaoculture est pratiquée par une partie de la population masculine active de la Communauté. La superficie moyenne par planteur est de 2ha. La main d’oeuvre est essentiellement familiale et la production assez faible (3 à 4 sacs par ha). L’écoulement de ces produits est de façon général pratiqué par les Collecteurs/Acheteurs informels (coxeurs) exerçant dans la région. Du fait de l’absence des statistiques agricoles, il n’a pas été possible d’avoir les données sur les productions commerciales. Toutefois il n’existe aucune institution de coordination des ventes agricoles dans la commune, rendant ainsi les planteurs vulnérables aux mauvais traitements des acheteurs (prix arbitraire, fausse balance). Depuis 2005, le Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER) a lancé plusieurs programme pour relancer les filières cacao et café tels que : le Programme de Protection des Vergers Cacao Café (PPVCC), le Programme Semencier Cacao Café (PSCC) etc. Mais malheureusement, ceux-ci n’ont pas encore été expérimentés au niveau de la commune de SALAPOUMBÉ. Les cultures vivrières pratiquées sont : le manioc, l’igname, la banane plantain, la banane douce, le maïs, la patate douce, le macabo. Le système cultural repose sur l’agriculture itinérante sur brulis et la pratique de la jachère pour restaurer la fertilité des sols. Ce type de spéculation concerne surtout les femmes. Les produits sont en partie consommés et vendus. Parmi les produits destinés à la vente, seul le manioc est généralement transformé localement en bâton de manioc et en couscous. Cette production est vendue au niveau des marchés locaux, mais également au niveau des marchés voisins (Yokadouma, Moloundou).Le secteur agricole dans la localité fait face à un ensemble de problèmes dont les plus récurrents sont la baisse rapide de la fertilité des sols cultivés (dû aux mauvaises pratiques agricoles notamment l’agriculture itinérante sur brûlis et le non -respect des nouvelles techniques agricoles), les maladies et attaques des cultures par des déprédateurs, les difficultés de commercialisation et de conservation des denrées alimentaires, mais également la pratique de la polyculture. Ceci a pour conséquence directe la faible productivité conduisant de ce fait à la diminution des

revenus à long terme, l’abandon de certaines spéculations (exploitations caféières) et la réduction des espaces cultivés.

Les produits halieutiques occupent après la chasse, une place de choix dans l’approvisionnement des ménages en protéines animales. La pêche constitue la deuxième activité lucrative pour les populations des villages riverains du fleuve Sangha et de ses affluents. Il s’agit ici de relever que cette activité est pratiquée de façon artisanale. Les techniques de pêche utilisées sont pour la plus part le filet, les nasses, les lignes et les produits chimiques (néfaste pour l’environnement et la santé humaine). Cette activité connaît un ralentissement pendant la saison sèche et redevient assez florissante en saison de pluie. Les espèces de poissons les plus pêchées sont entre autres : le Clarias, le poisson serpent (Chana chana), le kanga (l’Hétérotissp), le poisson chat, le tilapia sauvage, les silures.

Du fait de sa proximité avec le bassin du Congo, SALAPOUMBÉ est une zone majoritairement forestière, et qui regorge d’une faune cynégétique autant diversifiée qu’abondante. Cette faune joue un rôle crucial dans l’économie locale et l’alimentation en protéines animales des populations de SALAPOUMBÉ et de ses environs. La chasse est réglementée dans la localité du fait de la proximité avec trois (03) réserves qui sont sous le contrôle des agents du poste forestier, de chasse et de pêche. La pratique de la chasse est de l’apanage des hommes, des jeunes garçons et surtout du personnel de la SAFARIS NGOKO lorsque la nécessité s’impose. Les principales techniques cynégétiques utilisées sont la chasse à courre, la chasse à la nasse, le piège à câble, la chasse à l’arme, les assommoirs, les machettes, les couteaux, les arcs, les appâts empoisonnés et les lances. Le moment de prédilection pour la chasse est la saison pluvieuse. Les principaux clients de ces produits de chasse sont les vendeuses de denrées alimentaires, les usagers de la route de passage dans la localité et les acheteurs des marchés environnants (Yokadouma, Moloundou).

La Commune de SALAPOUMBÉ dispose d’une (01) Forêt Communale de 24150 ha non classée par le MINFOF. L’on note également la présence de plusieurs Unités Forestières Aménagées (UFA 10008, UFA 10009 et UFA 10012) dans la Commune qui sont exploitées par les groupes SEFAC, SEBAC, SEBC et STBK. Il existe les Comités Paysan Forêt (CPF) qui sont là pour défendre les intérêts des populations auprès des exploitants forestiers. Cette forêt est utilisée par différents acteurs à diverses fins à savoir : le bois d’œuvre, le bois de chauffe, la chasse, la cueillette, la paille, l’agriculture, les plantes médicinales.

Le secteur agro-industriel est à son état embryonnaire dans la Commune de SALAPOUMBÉ, l’on relève la présence de boulangeries artisanales dans certains villages de la localité. L’appareillage utilisé dans ces dernières est la résultante des efforts financiers consentis par certains particuliers qui se livre à la production du pain et autres produits dérivés de la farine.

La Commune de SALAPOUMBÉ regorge de plusieurs ressources minières telles que : l’Or, le Diamant, le sable, la Latérite, l’Argile. Ces différentes ressources sont exploitées par différents acteurs et à diverses fins. En ce qui concerne l’exploitation de l’Or et du Diamant, elle est faite de façon artisanale et clandestine par les populations autochtones qui sont à la recherche du bien-être. La commercialisation se faisant au niveau de Yokadouma auprès de certains acheteurs reconnus. Le sable et l’argile sont exploités par les populations locales. La latérite est utilisée pour les travaux de reprofilage et de cantonnage des routes. C’est le cas des sociétés forestières (SEFAC, SEBC, SEBAC et STBK) qui exploitent en permanence des carrières de latérite pour la réalisation des travaux d’entretien des tronçons routiers suivants : Koumela-Libongo-Bela, Tembe Piste-STBK, Momboue-Lokomo et Mikel-Koumela au sein de la Commune de SALAPOUMBÉ.

Le petit commerce dans la Commune de SALAPOUMBÉ se résume pour l’essentiel à la commercialisation des produits de premières nécessités dans les boutiques tenues pour la plus part par les halogènes qui sont généralement des Haoussa, Nigérians, Nigériens et Sénégalais. L’on rencontre également des fripiers, des restaurateurs, des détaillants de produits pétroliers contrefaits, des revendeurs de vivres communément appelés « bayam and sallam », des tenanciers de débits de boissons et des aubergistes pour ne citer que ceux-là.

La forêt de SALAPOUMBÉ abrite divers Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) tels que : le fruit du moabi (Baillonella toxisperma), la Mangue sauvage Irvingia gabonensis), la Cola sauvage, Strophantus, le fruit de l’ébène, le Cacao sauvage, l’Orange sauvage, le Yolimbé, les plantes médicinales, le Raphia (Raphia sp), le Bitter kola (Garcinia cola), le Djangsang (Ricinodendron heudolettii), les rondelles et le rotin. Ces produits sont destinés à la commercialisation et à la consommation. D’une manière générale, ces produits restent sous valorisés dans la zone malgré l’importance du potentiel existant et l’opportunité qu’ils présentent pour le développement local. La collecte de ces produits reste essentiellement une activité de la junte féminine et celle des populations Baka de la localité en particulier.

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

secteur de la santé et de l’éducation.

Infrastructures hydrauliques

L’Arrondissement de Salapoumbé dispose des réseaux d’adduction d’eau (station de Captage et station Scan Water) se trouvent à Salapoumbé, Mikel et Koumela. Ces stations de Scan Water sont non-opérationnelles. L’on rencontre aussi des réseaux privés d’adduction d’eau dans les villages Libongo, Bela et Lokomo qui quant à eux sont opérationnels.

Infrastructures électriques

Des dix villages que compte la Commune de Salapoumbé, huit (08) sont alimentés d’énergie électrique décentralisée. Cinq (05) sont dotés de groupes électrogènes servant à l’électrification rurale (Koumela, Salapoumbé, Momboue, Ngolla et Mikel) et trois (03) sont alimentés par les sociétés forestières d’exploitation de bois qui sont installées dans la commune (Libongo, Lokomo et Bela). Deux (02) villages ne sont pas couverts en énergie électrique à savoir : Tembe piste et Salapoumbé la vie. En outre, aucun campement Baka se situant tout à côté des villages bantou n’est couvert en énergie électrique.

Les infrastructures Culturelles

On retrouve six (06) foyers communautaires dans l’Arrondissement; et ces derniers sont localisés dans les villages : Bela, Koumela, Mikel, Momboue, Ngolla et Tembe piste. L’absence d’un foyer communal se fait remarquée de façon considérable, compte tenu de la forte présence des Bakas dans la commune qui devraient constituer un fort potentiel culturel et touristique

Infrastructures marchandes

La commune de Salapoumbé dispose d’un marché communal inachevé. Dans les localités de Libongo et Lokomo, nous rencontrons des marchés qui sont favorisés par la forte présence d’employés des sociétés forestières. Quant aux localités comme Tembe piste, Koumela, Momboue et même le centre-ville de Salapoumbé, nous retrouvons des boutiques et hangars qui servent aux activités commerciales. Nous retrouvons également deux (02) pépinières qui se localisent à Bela et Lokomo. Le village Momboue dispose d’un parc à bétail permettant aux éleveurs de la localité de faire reposer leur bétail.

Infrastructures de télécommunication et routières

La Commune de Salapoumbé dispose d’une radio communautaire qui malheureusement est non opérationnelle depuis un certain nombre d’années de cela. Le tronçon routier de la commune de Salapoumbé est d’un peu plus de 225 Km. Environ 80 Km de ce tronçon sont la route départementale qui relie le chef-lieu du Département de la Boumba et Ngoko à l’arrondissement de Moloundou. Le reste du tronçon, environ 145 Km est constitué des routes qui conduisent aux sociétés d’exploitation forestière et au Parc National de Lobeke.