COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

MOLOUNDOU

 

Maire IPANDO Jean Jacques

Tél.   +237 650 85 84 05

Superficie de 15 000 km2

Nombre de Conseillers 25

 

Localisation de la Commune

L’arrondissement de Moloundou est situé à l’extrême Sud-est du Cameroun. La Commune rurale de Moloundou couvre une superficie de 15 000 km2. La particularité de cette circonscription communale est qu’elle possède des limites nationales et internationales. Les limites nationales sont celles du nord et de l’ouest qu’elle partage respectivement avec la Commune de Salapoumbé et l’arrondissement de Ngoïla. La limite internationale quant à elle est constituée par le fleuve Ngoko au sud qui la sépare du Congo. La ville de Moloundou se trouve à 850 km de Yaoundé, capitale politique du Cameroun, 530 km de Bertoua, chef-lieu de la région de l’Est et à 230 km de Yokadouma, chef-lieu du département de la Boumba et Ngoko.

Milieu biophysique

La Commune se situe dans une zone à climat de type équatorial guinéen caractérisé par l’alternance des saisons pluvieuses et sèches à savoir :

  • La petite saison des pluies de mi-mars à Juin ;
  • La petite saison sèche de Juin à mi-août ;
  • La grande saison des pluies de mi-août à mi-novembre ;
  • La grande saison sèche de mi-novembre à mi-mars.

Les températures moyennes annuelles est de 24°c. La hauteur des pluies atteint plus de 1500 mm par an en moyenne (CTFC 2009). Le graphique ci-dessus montre que les mois les plus pluvieux sont ceux d’octobre, septembre, août et mai tandis que le mois le moins pluvieux est celui de décembre.

Le relief de la Commune de Moloundou est peu accidenté avec une pente comprise entre 0 et 3 %, traduisant une faible sensibilité à l’érosion. L’altitude moyenne est de 650m.

On rencontre particulièrement trois types de sols à Moloundou : Les sols ferralitiques rouges dérivés des roches métamorphiques qui représentent l’essentiel des sols de la zone, Les sols ferralitiques rouges dérivés des roches basaltiques, Les sols à Gley ou alluviaux et les sols hydro-morphes rencontrés en bordure inondable.

La Commune de Moloundou est arrosée par un important réseau de cours d’eau très poissonneux dominé par les fleuves Boumba et Dja qui se versent dans la Ngoko. Ondénombre également un important nombre de rivières à savoir : Beck, Mbandjani, Malapa, Lobeké, et une multitude de ruisseaux Lopondji.

La végétation de Moloundou est caractérisée par des forêts denses sempervirentes et des forêts marécageuses à raphia. Ces formations végétales sont riches en essences commercialisables et en Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL).

Faune domestique, La faune domestique terrestre est très pauvre (poules, porcs, chèvres et quelque moutons et boeufs) et peu diversifiée. Faune sauvage La Commune de Moloundou abrite une faune sauvage très diversifiée et abondante. Cette faune sauvage se retrouve dans les 03 parcs Nationaux que sont Lobeke, Boumba Bek et Nki.

D’une superficie de 217 854 ha, le Parc national de Lobeke (PNL) est crée par décret n°2001/107/CAB/PM du 19 mars 2001. Depuis le 18 Avril 2006 il est sur la liste de proposition de patrimoine mondial de l’UNESCO. Le site du parc fait partie de la forêt dense humide. La région de Lobéké est considérée comme transitoire entre la forêt sempervirente du Dja et la forêt semi-décidue à Sterculiaceae et à Ulmaceae. La hauteur maximale des précipitations est d’environ 1500 mm/an. Les moyennes mensuelles de températures varient de 23,1°C à 25°C, avec une moyenne annuelle de 24° C. L’humidité relative de l’air varie de 60 à 90 %. Cette région est dominée par les sols ferralitiques dérivés de roches métamorphiques anciennes avec par endroits aussi les sols hydro-morphes. L’altitude varie entre 400 et 700 m. Plusieurs cours d’eau drainant la région du parc se jettent dans deux grands fleuves : la Ngoko au sud et la Sangha à l’est. Ces deux fleuves constituent d’ailleurs les frontières naturelles du Cameroun avec respectivement la République du Congo et la République Centrafricaine.

Trois formations végétales caractéristiques des forêts denses humides dominent la zone. Il s’agit notamment:

-des forêts semi-décidues à Sterculiaceae et à Ulmaceae ;

-des forêts mixtes (sempervirentes et semi-décidues) avec une prédominance des éléments de la forêt semi-décidue ;

-des forêts mixtes (sempervirentes et semi-décidues) avec une prédominance des éléments de la forêt du Dja. On retrouve également disséminées à l’intérieur de ces 3 grandes formations, les autres formations végétales telles que :

- les clairières sur sol marécageux où prédominent les herbacées ;

- les forêts mono dominantes à Gilbertiodendron dewwevrei; - les forêts secondaires, sur les anciens sites d'exploitation forestière ;

- les forêts sur montagne rocheuse ;

- les forêts marécageuses à Raphia laurentii et Phoenix reclinata;

- les forêts ripicoles ;

- les forêts inondables.

Sur le plan faunique, les inventaires menés confirment en dehors des petits rongeurs, des chiroptères et des insectivores, la présence de 45 espèces de mammifères dont, (les primates, ongulés, carnivores). Certains grands mammifères menacés d’extinction y sont représentés, avec parfois des densités très élevées. On cite par exemple : gorille, éléphant, panthère, buffle, chimpanzé et bongo.

Boumba Bek et Nki sont deux parcs nationaux contiguës crées par décrets du Premier Ministre du 6 octobre 2005. Ils couvrent une superficie de 547.617 ha, soit respectivement 309.362 ha pour Nki et 238.255 ha pour Boumba Bek. Associés, ces parcs nationaux constituent l’aire protégée la plus vaste du Cameroun. L’altitude d’ensemble varie entre 400 et 700 m. De par cette forme, ce relief a une influence sur le système hydrographique dont les eaux des principaux cours d’eau coulent vers le sud pour rejoindre les rivières Dja et Ngoko, par ailleurs affluents du grand fleuve Congo. Les parcs nationaux de Nki et de Boumba Bek sont constitués par un mélange de forêt sempervirente, de forêt semi-décidue et d’une forêt mixte. Entre ces trois grands écosystèmes sont disséminées des savanes sèches, des savanes humides, des prairies sèches, des prairies humides, des forêts à Raphia spp, des forêts à Gilbertiodendron dewewrei…etc. les formations végétales y ont été trouvées avec des plantes à diamètre à hauteur de poitrine supérieure à 10 cm. En terme de biodiversité, les résultats des inventaires de la faune mammalienne confirment la présence des espèces de grands mammifères communs aux sites. Les chercheurs estiment à environ 180, les mammifères dont la présence reste à confirmer. Les inventaires complets des oiseaux ne sont pas encore effectués. On pense néanmoins que ces parcs regorgent d’une avifaune importante, car ils sont situés entre la Réserve de Faune du Dja et le parc national de Lobeké où des espèces d’oiseaux ont respectivement été identifiées. On rencontre d'importantes colonies de perroquets à queue rouge dans le parc national de Boumba Bek. Des espèces de poissons (deux étant nouvelles à la science : Aphyosemion sp. nov. et Phenacogrammus sp. nov.), des espèces de Lépidoptères y ont déjà été identifiées. En dehors de ces parcs nationaux, on trouve une faune sauvage très diversifiée dans les forêts entourant les villages et la forêt communale.

Milieu humain

L’arrondissement de Moloundou a été créé en 1959 avec l’érection de la région de Boumba et Ngoko en département du même nom. En 1996, il a été créé au sein de l’arrondissement de Moloundou, le district de Salapoumbé qui aujourd’hui est érigé en arrondissement

L’arrondissement de Moloundou compte une population d’environ 30 000 personnes. Le tissu social de cette population est constitué des Bangado, des bakwele (25 000 âmes) et des BAKA (5 000 âmes). On retrouve également aux côtés de ces trois principales ethnies, des peuples halogènes tels que : les Bamouns, les maliens, les Bamilékés et les Nordistes. Deux grandes religions dominent : le christianisme et l’islam.

Activités économiques

Les populations de Moloundou mènent plusieurs activités économiques. En fonction de l’importance de l’activité vient en tête de fil l’agriculture, la cueillette des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL), la chasse, la pêche, le petit commerce, l’exploitation artisanale du sable et l’élevage.

L’agriculture est la principale activité pratiquée par les populations actives de la Commune de Moloundou. C’est une agriculture de subsistance. Les récoltes sont à 75%destinées à la consommation familiale alors que 25% sont commercialisés. Les principales spéculations pratiquées portent sur les cultures vivrières et de rente.

-Les cultures de rente sont le cacao (principalement) et le café. La cacaoculture et la caféiculture sont pratiquées par la quasi-totalité de la population masculine active de la Communauté. La superficie moyenne des exploitations cacaoyères et caféière est de 2ha. La main d’oeuvre est essentiellement familiale et la production assez faible (3 à 4 sacs par ha). Le cacao et le café produits sont généralement écoulés par les Coxeurs (Collecteurs/Acheteurs informels) exerçant dans la région. Les données de la Délégation d’Arrondissement de l’Agriculture et du Développement Rural de Moloundou font état d’environ 80 tonnes de cacao et 20 tonnes de café vendues en 2009 par des GICs et la seule coopérative de cacao de l’arrondissement.

-Les cultures vivrières font intervenir l’agriculture itinérante sur brûlis. Les principales cultures vivrières sont : le manioc, l’igname, la banane plantain, la banane douce, le maïs, la patate douce, le macabo. Ce type de cultures est fait surtout par les femmes. Les produits sont principalement destinés à la consommation et le reste à la vente pour l’achat des produits de premières nécessités entrant dans l’usage courant : le pétrole, les allumettes, etc. On retrouve des arbres fruitiers tels que les manguiers, citronniers, oranger, avocatier, safoutier, etc....

Le secteur agricole fait face à de nombreux problèmes dont les plus récurrents comprennent la

baisse rapide de la fertilité des sols cultivés (dû aux mauvaises pratiques agricoles notamment

l’agriculture itinérante sur brûlis), les maladies et attaques des cultures par des déprédateurs,

les difficultés de commercialisation et de conservation des denrées alimentaires. Ceci a pour

Conséquence l’exode des jeunes vers les villes de Yokadouma et de Bertoua.

La pratique de l’élevage dans la Commune est sous valorisée ; il s’agit d’un élevage extensif caractérisé par des cheptels très faibles. 95% des animaux sont en divagation. Ce secteur est très peu développé à cause de l’abondance du gibier.

La chasse est une activité principale. Elle vient après l’agriculture et son intensité s’explique par la richesse de la faune dans la région. Cependant la faune suscite un regard particulier des pouvoirs publics et des ONG dont l’objectif est de la protéger. On retrouve donc deux types de chasse dans la zone : la chasse contrôlée ou sportive et la chasse traditionnelle de subsistance.

           -La chasse contrôlée

La chasse sportive est pratiquée dans les zones d’intérêts cynégétiques (ZIC) et les zones d’intérêts cynégétiques à gestion communautaire (ZIGGC). Les ZICGC sont des territoires de chasses gérées par les communautés riveraines à travers le COVAREF. Ils peuvent accueillir les chasseurs professionnels, mais généralement les populations négocient avec les guides professionnels sur leurs zones de chasse. Les espèces régulièrement abattues dans les ZIC et ZICGC sont : le Céphalophe bleu (cephalophus monticola), le Buffle (syncerus caffer nanus), l’Eléphant (loxodonta africana) et le Bongo (tragelaphus eurycreros).Comme technique de chasse, les chasseurs utilisent les armes à feu de type calibre 12 et des carabines.

               -La chasse traditionnelle de subsistance

La chasse traditionnelle de subsistance est exercée par les populations riveraines pour la satisfaction de leurs besoins. Les Bakas, les Bakwelés et les Bangandos sont des chasseurs de tradition, cependant la chasse est la principale activité des Bakas. Elle est pratiquée par les hommes et les femmes. Les activités de chasse sont plus intenses en saison pluvieuse. La technique principale de chasse utilisée consiste à tendre les lignes de pièges avec des câbles d’acier. Certains chasseurs utilisent aussi des armes à feu. Chez les Bakas, la chasse à courre est également pratiquée. Les principales espèces chassées sont : le rat de Gambie (cricetomys sp), l’atherure (atherurus africainus), le pangolin à longue queue (manis tetradactyla) et le céphalophe bleu. Malgré les mesures de contrôle des zones de chasse, la faune de la région est fortement menacée par les braconniers résidents et les temporaires qui ravitaillent les zones urbaines. C’est donc pour enrayer ce phénomène qu’une action de la brigade d’intervention rapide (BIR) en concertation avec les forces de l’ordre local, a abouti au désarmement des braconniers. Cette action semble porter des fruits car on constate une nette diminution des quantités de gibier sur les marchés locaux, causant ainsi une rareté des produits et une inflation des prix. L’effet pervers de cette lutte contre le braconnage est que de nombreuses familles qui n’ont pour seule source de revenu que la chasse, ne peuvent plus subvenir à leurs besoins élémentaires.

La pêche est une activité secondaire pour les populations de la zone. Elle est pratiquée par les hommes, les femmes ainsi que des enfants. C’est une activité traditionnelle qui est intense en saison sèche (Décembre- Mars et Juillet-Août), période pendant laquelle les déplacements en pirogue sont moins dangereux dans les principaux fleuves que sont : le Dja, la Boumba et la Ngoko. La rivière Mbandjani qui traverse le village Mambelé a la particularité d’être riche en crevette. Parmi les poissons les plus pêchés on retrouve : les silures, les capitaines, les tilapias et les brochets. Quant aux crustacés on a : les crevettes et les crabes. Les techniques de pêche utilisées sont : La pêche à la ligne et au filet pratiquée par les hommes, La pêche à la nasse et au barrage, pratiquée par les femmes et les enfants. Il faut constater ici que, nonobstant le potentiel de la région, les quantités de poissons écoulées sur le marché local restent insuffisantes. Cet état de chose s’explique par le manque de professionnalisme des pêcheurs locaux, l’absence des pêcheurs professionnels, la qualité rudimentaire des matériaux de pêche et du déficit organisationnel des pêcheurs

.

La Commune de Moloundou possède une forêt riche en essences commercialisable. En faisant recours à l’histoire, nous observons que l’exploitation forestière dans la région date des années 1967avec l’installation de la société PERNOLLET. Deux catégories de titre d’exploitation forestière ont été attribuées par l’Etat, il s’agit de la forêt communale et des unités forestières d’aménagement (UFA). Une activité de récolte de PFNL est également.

Les Infrastructures socioéducative

La commune dispose de plusieurs infrastructures socioéducatives notamment dans le

secteur de la santé et de l’éducation.

Infrastructures hydrauliques

la Commune de Moloundou comptabilise des forages, des puits modernes et un réseau d’adduction d’eau, localisés à Moloundou, Nguilili, Mbateka et Mbangoye. Les forages de Nguilili, Mbateka et Mbangoye sont fonctionnels. Un des 02 forages destinés à l’alimentation du réseau d’adduction d’eau de 30 robinets à pompes manuelles qui alimente les six quartiers de la ville de Moloundou est fonctionnel.

Infrastructures électriques

La ville communale est desservie par des infrastructures électriques qui couvrent uniquement la ville de Moloundou.

Culture

Il n’existe aucun foyer communautaire dans l’arrondissement de Moloundou. Cependant, la culture de l’arrondissement a pour ambassadeur le groupe BAKA GBINE qui est fait de baka qui font régulièrement des tournées nationales et internationales.

Femme et Famille

Il n’existe pas de centre de promotion de la femme à Moloundou.

Travaux Publics

Le réseau routier de la Commune de Moloundou est insuffisant et peu entretenu. Long de 275 km environ, il obéit à la classification : route régionale (75km), routes départementales (150 km), et routes rurales (60km). Ce réseau ne prend pas en compte les pistes forestières.Il se dégage de ce tableau que le réseau routier de la Commune serait de l’ordre de 300 km, soit un indice de 1 km de route pour 43 km carrés. Comparativement à l’indice de la région de l’Est (1km pour 26 km carrés), le réseau routier est réduit, d’où l’enclavement marqué de la zone. Cet enclavement est renforcé par le manque d’entretien de ces routes non bitumées dont la circulation y est difficile en saison pluvieuse. Certaines sont d’ailleurs impraticables en saison des pluies.

Transport

La Commune de Moloundou compte plusieurs pistes d’atterrissage pouvant accueillir des petits avions. Elles sont situées dans la ville de Moloundou et dans le village Kika. Ces pistes sont le fait des entreprises forestières actives dans la zone. Cependant, la broussaille que regorge la piste de Moloundou montre qu’elle est actuellement peu utilisée et pas assez entretenu. Seul celle de Kika est fonctionnelle.

La Commune de Moloundou est dotée de plusieurs ports fluviaux : port de Moloundou, port de Socambo, port de Kika, port de Moukounounou et le port de Ndongo. Tandis que certains sont fonctionnels, d’autres ne le sont plus à cause de l’arrêt ou de l’amenuisement du trafic qui s’y déroulait. Des informations récoltées auprès du chef du sous-quartier de la marine fluviale de Moloundou, il est possible d’attribuer un niveau de fonctionnement à ce port,Le trafic portuaire de la circonscription concerne les produits agricoles et d’élevage, ainsi que des produits manufacturés qui partent du Cameroun pour le Congo voisin. Le bois congolais transite à son tour au Cameroun en passant par le port fluvial de Socambo.

Agriculture et Développement Rural

La délégation d’arrondissement est vétuste et souffre d’un manque de personnel. Le délégué d’arrondissent et un seul chef de poste couvrent tout ce vaste d’arrondissement. Les principales cultures vivrières sont le macabo, l’igname, le maïs, l’arachide.

Elevage, pêche et industries animales

Les infrastructures sont développées. Il existe un abattoir non aménagé au quartier administratif. Le personnel d’encadrement est quasi inexistant.

Jeunesse

Il n’existe aucune structure d’arrondissement du Ministère de la Jeunesse. Les jeunes sont peu encadrés. Cependant, il est important de noter que l’encadrement des jeunes est couvert par le COVAREF et Plan Cameroun.

Affaires Sociale

La délégation souffre d’un manque de personnel et de matériel roulant. Il est difficile d’agir pour des cas spécifiques (Peuples Baka et personnes vulnérables) dans les villages et les campements.

Forêt et faune

Ce secteur y est très important à cause de la richesse de la faune et de la flore à protéger. Il existe à cet effet une délégation d’arrondissement à Moloundou et deux postes forestiers à Kika et à Mambele. Vu l’immensité de la tâche, le personnel est insuffisant. La protection de la faune est aussi assurée par le WWF et le COVAREF.

Petites et moyennes entreprises

Il n’existe aucune structure d’encadrement de ce secteur dans l’arrondissement. Les populations sont peu informées sur les modalités de création d’entreprises. La majorité de l’activité économique est basée sur l’achat et la vente du cacao et la coupe artisanale du bois.

Mines, Industrie et Développement technologique

Aucune ne structure et aucun personnel d’encadrement de ce secteur n’existe dans la localité. Les artisans miniers (extraction d’or) exerçant à Kika utilisent un matériel rudimentaire et travaillent dans des conditions de travail non sécurisées.

Tourisme

Le secteur est peu développé malgré l’énorme potentiel de l’arrondissement qui dispose de 03 parcs nationaux riches en faune cynégétique très diversifiée et très abondante.

L’arrondissement abrite plusieurs sites touristiques tels que le cimetière allemand de Moloundou, le lac naturel de Mokounounou, le rocher au milieu du fleuve Ngoko à Ngako et les chutes de Donedjé, Nki, legoué, Kagna, Mambele. Malheureusement, ces sites ne sont pas aménagés et la capacité d’accueil des touristes est très faible; l’auberge municipale d’une capacité d’accueil de 14 personnes est le seul établissement remplissant les conditions minimales d’hygiènes et salubrité.

Domaines et affaires foncière

Aucune structure et aucun personnel d’encadrement de ce secteur n’existe dans la localité. Les populations vivent dans une insécurité foncière prononcée. Ils ne connaissent pas les procédures d’obtention d’un titre foncier.

Domaines et affaires foncière

Aucune structure et aucun personnel d’encadrement de ce secteur n’existe dans la localité. Les populations vivent dans une insécurité foncière prononcée. Ils ne connaissent pas les procédures d’obtention d’un titre foncier.

Commerce

L’activité commerciale est peu développée. Il existe une cinquantaine de boutique et 02 quincailleries. Les boutiquiers à 75% se transforment en coxeurs pendant la saison cacaoyère. Le marché municipal est mal entretenu et son hangar inachevé.

Administration territoriale, Décentralisation et maintien de l’ordre

Les édifices des structures publiques sont existants et opérationnelles. On note une sous-préfecture, un commissariat de police, et la gendarmerie. La Gendarmerie et la sous-préfecture dispose de moyens de locomotion et la police n’en dispose pas. Dans l’ensemble, les effectifs des forces de maintien de l’ordre sont insuffisants.

Environnement et protection de la nature

Il n’existe pas d’édifice administratif et de personnel de ce secteur dans l’arrondissement de Moloundou.

Développement Urbain et habitat

Il n’existe pas d’édifice administratif et de personnel de ce secteur dans l’arrondissement de Moloundou. Beaucoup reste à faire dans ce secteur car la ville ne dispose d’aucun plan d’urbanisation.

Travail et sécurité sociale

Il n’existe pas d’édifice administratif et de personnel de ce secteur dans l’arrondissement de Moloundou. Pourtant, de plusieurs sociétés forestières emploient les populations. Il serait important que l’Etat s’assure que les ouvriers travaillent dans des conditions décentes en créant une délégation d’arrondissement.

Sport et éducation physique

Il n’existe pas d’édifice administratif et de personnel de ce secteur dans l’arrondissement de Moloundou. Il existe cependant un stade municipal qui abrite les rencontres de football. Dans l’ensemble, il y a une insuffisance d’infrastructure sportive.

Recherche scientifique et innovation

Il n’existe pas d’édifice administratif et de personnel de ce secteur dans l’arrondissement de Moloundou. On note cependant la présence sporadique des chercheurs de l’IITA qui font quelques études dans la localité.

Communication

Il n’existe pas d’édifice administratif et de personnel de ce secteur dans l’arrondissement de Moloundou. La radio communale n’émet que sur 30% de la superficie de l’arrondissement. Le Réseau Orange ne couvre que le centre urbain, et quelques villages environnants. Le réseau MTN et les services internet sont inexistants.

Domaine et affaires foncières

Il n’existe pas d’édifice administratif et de personnel de ce secteur dans l’arrondissement de Moloundou. Peu de personnes au sein de la population maîtrisent le processus d’acquisition d’un titre foncier.

Communication, Poste et Télécommunication

Orange Cameroun est le seul réseau téléphonique existant dans l’arrondissement. On note également la présence de la radio communale qui assure le relais avec le poste national de la CRTV.

Emploie et formation professionnelle

L’arrondissement de Moloundou dispose d’une Ecole Familiale Rurale (EFR) qui forme les jeunes en agriculture et élevage.