COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

BELEL

 

 

Maire      ABBO WAKILI

Tel        +237 670 14 29 14

E-mail  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Nombre de conseillers municipaux  25 conseillers

Superficie 4 000 km²

Densité 10 Hbts/Km2

Nombre d'habitants 40 000

Localisation géographique

Niché sur un sommet de plateau, la commune de Bélel est reliée à la Nationale N°1 par la route Babongo Bélel, à la ville de Ngaoundéré par une route en terre et à la Région du Nord par une route bitumée par endroit.

Il s’agit d’une zone de transit vers le Nord et les pays voisins (le Tchad et la RCA notamment). Cette position carrefour rythme plus ou moins l’activité économique de la ville et imprime sa marque sur le paysage urbain.

La Commune de Bélel couvre aujourd’hui une superficie de 4 000 km2 pour une population estimée à environ 40 000 habitants en 2012 (estimations de la commune). Elle fait partie de l’Arrondissement de Bélel, l’un des 08 arrondissements du département de la Vina dans la Région de l’Adamaoua.

Elle est limitée à l’Est par la commune de Touboro (dans le département du Mayo-Rey), au Sud par la commune de Djohong au Sud-Ouest par la commune de Meiganga (dans le département du Mbéré), au Nord et au Nord-Ouest Par la commune Nganha et à l’Ouest par la commune de Nyambaka. La situation géographique de Bélel donne à cette commune une position stratégique dans le Corridor du Pipeline Tchad-Cameroun et une zone de transit vers le marché frontalier de Mbaiboum. Commune réputé pour ses marchés à bétails et ses pâturages aménagés, Bélel mérite d’accueillir l’Ecole de Sciences Vétérinaires de l’Université de Ngaoundéré.

Située entre 7°22’11’’et 7°23’35’’ de latitude Nord, 14°4’35’’et 14°31’47’’ de longitude Est, la Commune de Bélel s’étire sur 65 km du Nord au Sud et s’étale sur 52 km d’Est en ouest. Localisé sur le plateau de l’Adamaoua l’altitude moyenne de Bélel est 1500 m. Il est constitué des vallées encaissées et de vastes zones de dépression, de vaste plateaux et des élévations.

Démographie

Avec une population totale estimée à 64 221 habitants répartie dans une centaine de villages. La Commune de Bélel la une densité de 10 habitants au km2. Le taux de croissance de la population est de 3,2% avec un taux brut de natalité de 20°/0, et un taux brut de mortalité de 3°/0. Pour cette raison la population de la Commune est très jeune comme l’illustre sa pyramide des âges à la figure 1. Ceci qui est un sérieux défi pour les pouvoirs publics notamment en ce qui concerne la fourniture construction des infrastructures sociales telles que les hôpitaux, les écoles... Allogènes et Autochtones vivent en parfaite harmonie dans la commune. Les principaux groupes ethniques sont les Gbaya, les Foulbé, Pana, les Laka et les Mboum,. Ce dernier groupe se divise en trois sous-groupes les Mboum Pana, les Mboum Sapou et les Mbéré). De façon générale, la commune abrite une population peu diversifiée où des expatriés sont peu représentés.

Le milieu physique

Le Climat

La Commune est située en altitude avec un climat tropical de type soudanien et une forte influence de l’altitude. Les températures varient de 38°C en mars et descendent parfois à 20°C. Toutefois les amplitudes thermiques annuelles ou diurnes sont importantes. La moyenne annuelle des précipitations se situe autour de 1 500 mm. La température moyenne annuelle est de 23° C avec une amplitude moyenne annuelle de 1,3°C. Ce climat est propice à une campagne agricole au cours de l’année : de mi-avril à mi-juin.

Les sols

Les sols de la commune essentiellement ferrugineux de couleur brune ou rouge. Ils peuvent être classés selon les géologues parmi les sols ferralitiques rouges modaux. Ils sont caractérisés par leur profondeur, leur faiblesse en matière organique et surtout leur forte teneur en oxyde de fer. Ce dernier lui confère sa couleur rouge et explique la présence des gisements de Curiace. L’on retrouve par endroit des sols argileux ou sablonneux recouvert de dépôts alluvionnaires surtout dans les vallées des cours d’eau.

Si l’utilisation des feux de brousse à répétition a pour avantage de régénérer les pâturages, il faut relever qu’elle dégrade progressivement les sols, la faune subit les assauts des feux, ce qui réduit la capacité des sols à se régénérer. Les fortes précipitations et l’effet de battance des bétails jouent également un rôle important sur la qualité des sols.

Le Relief

Du point de vue géo morphologique, la commune est nichée sur le plateau de l’Adamaoua. Deux ensembles géomorphologiques peuvent être identifiés :

- Les hauts plateaux dans la zone de Chabal ;

- La plaine du Mbéré.

D’une manière générale, les vallées sont encaissées avec quelques élévations. L’altitude moyenne est de 1500m.

L’espace urbain pour sa part est niché au sommet d’un plateau. Quelques vallées encaissées délimitent la ville.

Hydrographie

Le réseau hydrographique est peu dense et constitué de cours d’eau non navigables qui subissent une forte influence saisonnière et localement appelés ‘Mayo’. En effet, la majeure partie des cours d’eau tarissent en saison sèche puis prenne du volume en saison pluvieuse. Une analyse du réseau hydrographique montre deux principaux sous bassin d’eau :

- Le sous bassin de la Vina (appelée localement Bini) avec pour affluents Mayo Goumdjel, Magouloum et Ngok ;

- Le Mbéré avec pour principaux affluents Mambaka, Mandim, Koudini, Mayo Dadi et Lebou.

Flore et Faune

La végétation est essentiellement constituée de prairies peuplées d’arbustes et de graminées divers. Elle peut être classée en quatre grands ensembles :

(i) les prairies de la zone de Idool et Tourningal dont les graminées sont propices à l’élevage ;

(ii) à l’Est les savanes arbustives ;

(iii) les savanes arborées de la plaine du Mbéré ;

(iv) les galeries forestières des vallées des cours d’eau exploitées pour le bois de chauffe ou d’oeuvre.

Du point de vue des espèces on peut relever : Cyprès, Eucalyptus, Parkia biglobosa (néré) ; Combretum spp ; Annona senengalensis (assorah), Borasus acthiopum (doubbi), Piliostigma recticulata (barkédjé), Anageissus leiocarpus, etc

Celles-ci sont utilisées pour la construction des toits de chaume, des haies et tout autre objet usuel.

Enfin, pour ce qui est de la faune, elle est pauvre car constitué essentiellement de petits herbivores (gazelles), de rongeurs (lapins, rats, etc.), des rapaces et charognards. Les gros animaux ont dans l’ensemble été décimés.