COMMUNES ET VILLES UNIES DU CAMEROUN :: UNITED COUNCILS AND CITIES OF CAMEROON

BUREAU NATIONAL :: National Office

GALIM-TIGNERE

 

Maire  IBRAHIM YAYA

Tél     +237 695 85 30 78
         +237 675 40 59 91

  

LA COMMUNE EN TANT QU’ESPACE

La Commune de Galim-Tignère est située dans la Province de l’Adamaoua et le Département du Faro & Déo.

Localisation

A. Region de l’Adamaoua

B. Département du Faro et Déo

C. Immeuble siège : Propriété de la Mairie : oui

Date de construction : 1993

D. Superficie de la Commune : 3500 km²

E. Communes limitrophes :

- Au Nord par la Commune de Mayo Baléo ;

- Au Sud par la Commune de Tibati ;

- A l’Est par la Commune de Tignère ;

- A l’Ouest par la Commune de Banyo.

Les villages constituant cette Commune se répartissent spatialement comme suit :

- Axe Tignère : Lompta, Sabongari, Mbérhi ;

- Axe Banyo : Mayo Dankali, Gonkira, Kossap, Djem ;

- Axe Garbaya : Tagouri Vivres, Djamboutou Nastirdé, Mayo Béeli, Ngouri Bari, Ngouri Haman, Garbaya Iwaré, Garbaya Haman;

- Axe Mbabo : Wogomdou, Mboudoua, Mayo Sagnaré, Tchabbé Kessé, Leggal Goro, Mbabo, Mbontadji II, Tondé Wandou, Assawé et Mayo Perdé.

Les données physiques

Climat

Les saisons

Le climat de l’Arrondissement de Galim-Tignère est de type soudano-guinéen avec deux saisons :

- Une saison des pluies qui dure 7 à 8 mois, elle commence en avril et se termine au mois d’octobre. Il peut y avoir quelques précipitations au mois de mars, mais la vraie saison commence en avril.

- Une saison sèche de 4 à 5 mois qui va de novembre à février. Néanmoins il existe des années où les pluies s’arrêtent en octobre.

La pluviométrie

Comme nous l’avons précisé plus haut la saison des pluies est souvent très longue. Au cours des mois pluvieux on enregistre plus de 15 jours de pluies. La moyenne des précipitations de l’Arrondissement est de 1500 mm par an.

La température

Pendant la saison sèche, les nuits sont très froides. Les seuils critiques de température (10°C) sont atteints en décembre et en janvier. Pendant les mois de février et mars on enregistre les températures les plus élevées qui peuvent atteindre 37°C. Cependant la température moyenne de l’année reste à 22°C.

Relief

Avec une altitude moyenne de 1200 mètres, l’Arrondissement de Galim-Tignère a une morphologie dominée par des plateaux entrecoupés par des vallées et des plaines. L’ensemble de la plaine occupe le tiers de l’Arrondissement. La pleine située sur la partie occidentale de l’Arrondissement est la principale zone d’agriculture. C’est principalement les régions de Garbaya.

On rencontre plusieurs sommets isolés dans l’Arrondissement de Galim-Tignère. Ce sont :

- Tchabbal Mbabo,

- Tchabbal Mbontadji,

- Tondé wandou,

- Wogomdou.

Sols

On rencontre trois types de sols dans l’Arrondissement de Galim-Tignère :

- Les sols ferralitiques qui sont les plus dominants moins propices à l’agriculture présents dans les plateaux,

- Les sols sablo-argileux dans la plaine qui sont très propices à l’agriculture,

- Les sols argilo-limoneux dans les bas-fonds.

I.2.4. Hydrographie

Le territoire de Galim-Tignère présente un réseau hydrographique peu important. Le Faro, principal cours d’eau de la région prend sa source dans l’Arrondissement. Les autres cours d’eau de la localité sont : le mayo garbaya, le mayo béeli, le mayo tagouri, le mayo dankali, le mayo lompta, le mayo djem, le mayo perdé. Ces petits cours d’eau permettent aux populations non seulement de s’approvisionner en eau domestique mais aussi joue un rôle important dans l’abreuvement des animaux en saison sèche.

I.2.5. Végétation

La végétation est le reflet du climat. Elle correspond à une savane boisée ayant ça et là un aspect de forêt claire parcouru par des feux de saison sèche. Elle est donc typique de celle de la savane tropicale et présente deux types : la savane soudano-guinéenne sur les montagnes caractérisée par son aspect élaboré et la savane arbustive sur les plaines.

Les espèces ligneuses principales sont : Isoberlinia doka, Monotes kerstingii, Anogeisssus leiocarpus, Isobertina doka, Khaya senegalensis, Pygeum africana, Afzelia africana, Daniela oliveri, Hymenocardia acida, Lophira lanceolata, Terminalia macroptera, Acacia spp.

Le tapis herbacé est composé de : Hyparrhenia spp, Aristida kertingii, Landetia flavida et des Andropogons spp.

Les savanes arbustives rencontrées autour des villages constituent les formes de dégradation anthropiques de ces espèces végétales. Les espèces dominantes sont : Le Combretum glutinosum, Terminalia spp, Combretum nigricans, Daniella oliveri.

I.2.6. Faune

La faune de la localité est très riche. On rencontre principalement : le Babouin (Papio anubus), le Patas (Erythrocebus patas), le Singe vert (Cercopithecus aethiops), le magistrat (Colobus guereza), les Elans de derby (Tragelaphus derbianus gigas), la Panthère (Panthera pardus), le Guépard (Acinonyx jubatus), l‘Hyène tachetée (Crocuta crocuta), le Phacochère (Phacocoerus africanus), l’Oryctérope (Orycterofus afer), l’Aulacode (Thryonomys swinderianus), le Cob de buffon ( Kobus kob), la Civette (Viverra vivetta), le Daman de rochers ( Procavia capensis), le Porc-épic (Hystrix cristata), le Chacal commun (Canis aureus),… .et plusieurs espèces de petits gibiers.

Les espèces d’oiseaux les plus rencontrées sont : le héron (Ardea spp), le canard à bosse (Sarkidiornis melanotos), l’Aigle pêcheur (Haliaeetus vocifer), l’Epervier (Accipiter badius), Francolin (Francolinus sp), le pigeon (Treron waalia), le perroquet vert (Poicephalus senegalus).

Les fleuves et mayos comprennent une gamme variée d’espèces halieutiques parmi lesquelles : le Capitaine (Lates niloticus), le binga (Hydrocinus vittatus, H. Brevis, H. Forkalli).

Par ailleurs, on y retrouve plusieurs espèces de reptiles telles que le grand python (Phynus sebae), le varan du Nil (Varanus niloticus), le varan de la savane (Varanus exanthematicus) et le naja (Naja spp).

I.2.7. Unités écologiques

La grande partie du territoire de la Commune de Galim-Tignère est située sur les hauts plateaux de l’Adamaoua. L’ensemble des écosystèmes est constitué de :

- des hauts plateaux dans les zones d’élevage ;

- des plaines inondables et de zones marécageuses où se pratique la grande partie des activités agricoles de la région ;

- une petite réserve faunistique dans la zone sud de Mbabo.

Milieu humain

Cultures

Les différentes cultures diffèrent d’un groupe ethnique à une autre. Les caractéristiques des différents groupes ethniques sont les suivantes : les Nyem-nyems, Les Foulbés, les Haoussas.

Les Nyemnyems

Mariage

Généralement le mariage est négocié entre les parents. Le père du garçon choisit la femme à son fils sans l’avis de ce dernier. Il est tout simplement informé par son père du projet de mariage qu’il entreprend afin de se préparer psychologiquement. Après l’entente entre les parents, la fille est ramenée au domicile conjugal sans trop de protocole.

Il est possible de négocier la main d’une fille dès la naissance. La famille du garçon met alors un collier au cou de la fille jusqu’à ce qu’elle grandisse. A l’âge de la puberté, le processus de mariage est déclenché : demande de la main, remerciement, paiement de la dot et célébration du mariage.

Circoncision

A l’âge de 11 ans tous les garçons sont conduits hors du village où les attende le griot responsable de la circoncision. Après les opérations un gardien des circoncis est désigné. Il a pour rôle d’éduquer moralement et physiquement les enfants et les prépare ainsi à la nouvelle vie d’homme. Il doit les apprendre à endurer les difficultés et les dures épreuves de la vie. Ils restent en brousse pendant trois mois.

A la guérison les parents se réunissent et confectionnent des beaux habits aux enfants. Les circoncis sont alors conduits vers une rivière où ils seront lavés, rasés et habillés de beaux habits. Ils sont par la suite chacun porté sur l’épaule de son parrain et ramenés à la chefferie. Une fête est organisée pendant une semaine et les enfants regagnent le domicile de leurs parents à la fin de la fête.

Folklore

Il y a cinq instruments de danse :

- Le Ndim Ndéo : tam-tam exécuté lors des grandes fêtes ;

- Le Pali : une flûte qui accompagne le rythme Toeng ;

- Le Tori : long tam-tam qu’on joue debout et accompagne tous les rythmes ;

- Le Nguengué : cloche frappée pour désigner les femmes à la danse ;

- Le Boeul souroeu : tam-tam frappé pour annoncer le deuil dans le village.

Tabous

- Il est interdit de manger la viande de l’hippopotame,

- Si une femme insulte son mari, celui-ci doit jeûner pendant trois jours, il dort sur une veille natte à terre ou doit boire seulement la bouillie,

- On ne doit pas épouser une jeune fille sans faire un grand billon sur lequel on doit semer le « samedjé » sorte de tubercule voisine de la pomme de terre. Le billon doit être long et très haut de telle sorte que sa fiancée ne puisse traverser.

Les Foulbés ou Peuhls

Mariage

A l’âge de la puberté de la jeune fille et du garçon c’est généralement les parents des conjoints qui s’entendent et annoncent à leur progéniture du projet de mariage entre eux à travers des intermédiaires généralement parentés aux conjoints. Une fois que le garçon et la jeune fille acceptent les parents du garçon amènent la dot constituée d’une valise contenant le nécessaire du mariage. L’union est scellée par un acte religieux appelé Tégal. Après le Tégal, le mariage est célébré en ramenant la fille chez le garçon.

Toutefois avec le modernisme l’entente se fait d’abord entre la fille et le garçon, puis le garçon annonce à ses parents lesquels trouvent un intermédiaire parenté ou non au garçon pour aller demander la main de la jeune fille à ses parents. Une fois que la fille accepte le prétendant envoie la dot, puis le mariage est organisé après la célébration du tégal.

Veuvage

A la mort du mari, on cherche un marabout (imam de la mosquée) qui vient conseiller la veuve sur la nouvelle forme de vie à mener pendant le période de veuvage qui dure 4 mois et 10 jours. Pendant cette période, elle doit vivre en réclusion : pas de contact avec les hommes, pas de parure, pas de toilette attirante (parfum). Elle ne se lave et ne se tresse les cheveux que les vendredis. A la fin du veuvage, elle est lavée, habillée de ses plus beaux habits et parée de ses plus beaux bijoux. A partir de ce jour elle peut se remarier.

Circoncision

Les garçons sont circoncis à l’âge de quatre à cinq ans. Les parents réunissent tous les enfants du village et font appel à celui qui est chargé de faire la circoncision des enfants. Une fois le jour arrivé on conduit les enfants hors du village dans un endroit bien aménagé. Chaque enfant est placé sur des pierres alignées et derrière chaque garçon se trouve un parent chargé de lui fermer les yeux. A la fin de l’opération les enfants restent hors du village dans un hangar préalablement préparé. Les pansements des plaies se font à la rivière la plus proche du campement des circoncis tous les trois jusqu’à la cicatrisation. Le jour du retour au village, les enfants sont lavés, habillés et portés chacun par son parent sur l’épaule. A leur retour une grande fête est organisée et on signifie aux enfants qu’ils sont désormais des hommes.

Les haoussas

Les pratiques culturelles des haoussas sont semblables à celles des Peuhles.

Les données démographiques

Population de la Commune

La population de l’Arrondissement de Galim-Tignère est constituée des trois grands groupes ethniques suivants :

- Les Nyemnyems,

- Les Mbororos,

- Les Foulbés ou Peuhls,

- Les Haoussas.

En plus de ces quatre grandes ethnies, on trouve les Mboums, les bayas et les kanouris. Chaque groupe ethnique se caractérise par son activité et sa culture. Ainsi l’élevage et le commerce sont pratiqués par les peuhls, la chasse et la pêche sont les domaines des bayas, les haoussas et kanouris se retrouvent dans le petit commerce, les Nyem-nyems sont dans l’apiculture et l’agriculture.

Caractéristiques des tribus autochtones

Les premiers habitants de Galim-Tignère sont les Nyem-nyems. Ils ont précédé les Mboums, les Haoussas et les Peuhls sur l’actuel territoire de Galim-Tignère dès la fin du XVIIIème siècle. L’Adamaoua par sa richesse pastorale a attiré des le début du XIXème siècle les pasteurs Peuhls venus du Soudan occidental. Les Peuhls étaient soumis aux tribus autochtones à qui ils payaient les impôts.

Migrations

Les mouvements migratoires

Les mouvements migratoires observés concernent plus les éleveurs pasteurs qui viennent le plus souvent du Nigeria. Ils se déplacent à la recherche du pâturage et des points d’eau pour l’abreuvement de leur bétail. Les installations des pasteurs nomades sur les différentes plaines de l’Arrondissement peuvent être temporaires et souvent peut durer quelques années. Les plateaux sur élevés ou Tchabbé sont également sollicités par les éleveurs.

L’exode rural

L’exode rural est réduit dans l’Arrondissement de Galim-Tignère. Les seuls déplacements se font pour les villes de Banyo, Ngaoundéré, Yaoundé et Douala. Les causes de ces déplacements sont la recherche d’emplois plus rémunérateurs.

Les activités économiques

Les activités économiques dans la commune de Galim-Tignère concernent l’agriculture, l’élevage, la pêche, la chasse et le commerce.